Tag: Élections municipales 2020

  • Nicolas Koukas en campagne pour « un mandat de la proximité » à Arles

    Nicolas Koukas en campagne pour « un mandat de la proximité » à Arles

    « On rentre dans le vif du sujet. » Baptiste Guéri, de l’équipe de campagne de Nicolas Koukas (PCF), ne croit pas si bien dire, alors que la tête de liste de l’Union pour Arles a lancé la campagne, jeudi soir, dans l’école André-Franck de Trinquetaille avec plus de 200 participants annoncés.

    La participation est justement l’un des enjeux majeurs développés par l’équipe de l’Union pour Arles. Le directeur de campagne, Jean-Frédéric Déjean, a introduit cette aventure comme « n’appartenant pas à une tête de liste, ni aux partis, ni à personne, mais à chaque participant ». Nicolas Koukas a répété que « les Arlésiens en ont assez que des décisions soient imposées sans concertation », à l’image du contournement autoroutier d’Arles, pour lequel il réitère sa proposition de consultation citoyenne.

    Même constat dans les quartiers. Comme à Barriol, où cet habitant conteste un programme immobilier : « On veut un square et du vert, plus de béton ni de grands immeubles qui nous ont été imposés sans concertation. » « On ne peut pas passer en force comme ça », lui répond le candidat.

    Une charte d’engagement

    Au-delà de la consultation, le candidat insiste sur la proximité et la démocratie participative. « Les gens veulent discuter, échanger, voir leurs élus en physique », insiste la tête de liste. C’est sur ce fondement que Nicolas Koukas annonce de premières mesures. « Nous réouvrirons des mairies annexes pour renforcer notre présence dans tous les quartiers, hameaux et villages » de même que « nous demanderons à nos élus d’être présents et de tenir une permanence chaque semaine ». Pour ce faire, le candidat souhaite également « une charte de déontologie et d’engagement des élus avec présence obligatoire dans les quartiers ».

    Un volet financier est prévu à ce sujet. Nicolas Koukas propose de construire « un budget participatif avec les habitants », dont la participation serait « organisée sous forme de conseil de quartier ». « Ce sont les quartiers les plus difficiles qui ont été abandonnés, il leur faut une enveloppe à la hauteur des enjeux », souligne le candidat, en réaction à une habitante évoquant la perte de subventions pour de nombreuses associations.

    Pour le financement, l’équipe vise notamment les fonds européens.

  • Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    « Le contournement autoroutier est ma plus grande fierté. » Près d’un mois après avoir annoncé sa candidature aux élections municipales de mars 2026, le maire (PCF), Laurent Belsola, tire le bilan de son premier mandat à la tête de Port-de-Bouc face à la presse, autour d’un café pris au restaurant des Arcades, mercredi matin. Le douanier de métier, toujours à mi-temps, se dit satisfait d’avoir « réalisé 90% de ce qu’on avait annoncé » en 2020.

    équipements publics

    Plusieurs équipements publics ont été rénovés ou créés. Comme le réseau de chaleur Seanergies, pour lequel les travaux sont engagés depuis début septembre, en même temps que la réfection des canalisations d’eau et des routes « percées dans toute la ville », comme précise l’édile. Le maire énumère aussi « la rénovation énergétique de la maison des services publics, du centre culturel Triolet, la salle Gagarine et la maison des associations ».

    Au niveau sportif, Laurent Belsola indique que « le parc Jean-Christophe Unia est fini », avec gymnase, stade, trois courts de tennis et deux de padel, au nord-est de la ville. Le stade Bianco, en centre-ville, a été entièrement refait avec « tribunes, éclairage et pelouse synthétique », inaugurés en avril 2024.

    La culture n’est pas en reste. La Micro-Folie est aussi « une grande fierté » pour Laurent Belsola : « Ce musée numérique permet à ceux qui ne peuvent pas aller à Paris ou Madrid de voir les œuvres et de se les faire expliquer comme avec un guide. Il est déjà réservée sur 2 ans par les écoles ! » Une nouvelle maison des jeunes « sera inaugurée en janvier », promet l’édile, « un bel outil hors des quartiers, central pour la jeunesse, qui pourra aussi servir pour des expositions » dans l’ancienne criée du port Renaissance.

    Tranquillité publique

    Autre sujet majeur, la tranquillité publique. « Le combat mené avec la population contre les narcotrafics à payé », considère Laurent Belsola. « Nous avons une présence régulière de la police, une trentaine sur le terrain. Ils ont assaini une situation difficile avec six points de deal au début du mandat et maintenant un et demi », poursuit le maire. Ce dernier estime avoir « gagné une bataille, mais pas la guerre », après avoir « rencontré les préfets et deux ministres », notamment Bruno Retailleau (LR) avec Fabien Roussel (PCF), en début d’année.

    C’est dans ce cadre que l’édile a demandé à l’état, en septembre, de créer « un commissariat mixte des polices nationales et municipales, pour lequel nous avons des locaux ».

    L’élu communiste assume « se différencier de la droite qui favorise la police au détriment du sport, de la culture ou de l’éducation ».

    Rénovation urbaine

    Laurent Belsola inscrit la rénovation urbaine « dans la continuité de ce qui a été lancé en 2015 », lorsqu’il était adjoint aux sports de Patricia Pédinielli (PCF). En cette fin 2025, l’édile souligne que le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) prévoit de « faire tomber les maisons en ruine et la barre de la Lèque », ainsi que de « refaire la place comme avant, près des commerces et piétonnisée, d’ici fin 2026 ». Il concède « des temps administratifs » longs, mais assure qu’« on a relogé tout le monde et on entre dans la phase de destruction », comme pour les Aigues Douces, où les rendez-vous avec les habitants se sont multipliés récemment.

    L’actuel maire ne cache pas sa « fierté quant au contournement autoroutier attendu depuis 50 ans. Quand il sera réalisé, on pourra réaménager la RN 168 en boulevard métropolitain, ça va redessiner la ville ».

  • Le Printemps marseillais en quête de l’accord parfait

    Le Printemps marseillais en quête de l’accord parfait

    Ce ne sera sans doute pas aujourd’hui, pas mardi, peut-être pas mercredi non plus, mais jeudi, vous verrez, ça va discuter. Le cuir se sera adouci des deux côtés. » En vieux baroudeur de la politique locale, Robert Assante avait presque vu juste au lendemain du second tour des municipales.

    Garde rapprochée

    Après avoir progressivement établi le contact en début de semaine, Michèle Rubirola, cheffe de file du Printemps marseillais, et l’ex-socialiste, Samia Ghali, arrivée en tête dans les 15e et 16e arrondissements, se sont enfin rencontrées jeudi. Objectif : tenter de régler l’épineuse question de ces municipales sans fin à Marseille. Et plus particulièrement ce 3e tour qui permettra d’élire samedi le futur maire de la deuxième ville de France.

    L’enjeu est connu. À la tête d’une majorité relative de 42 conseillers (sur 101), le Printemps marseillais doit s’efforcer de franchir la barre des 51 sièges pour obtenir la majorité au conseil municipal. Plus qu’utile par exemple pour voter le budget.

    Et pour y arriver, les huit sièges décrochés par Samia Ghali dans les 15e et 16e arrondissements, comptent beaucoup. C’est tout l’enjeu des discussions qui se sont accélérées lors d’un dîner jeudi soir.

    Autour de la table, Michèle Rubirola était accompagnée de sa garde rapprochée. Une délégation resserrée autour de quatre membres du Printemps marseillais venus sonder de près le camp Ghali.

    L’affrontement électoral, rude, dans le 8e secteur, où elle avait été élue en 2014, a laissé des traces. L’heure était donc venue de tout mettre à plat. Pas grand-chose n’a filtré de cette soirée. Mais cette première réunion ne devait pas forcément aboutir. Des discussions étaient encore prévues aujourd’hui.

    Union de la ville

    Désireux de porter un véritable changement, le Printemps marseillais avait posé les jalons de la discussion en amont. Dès le matin, Olivia Fortin (tête de liste du PM dans les 6-8), en a rappelé le cadre sur les ondes de France Bleu Provence, balayant d’un revers de la main l’idée que Samia Ghali puisse dealer ses huit places au conseil municipal contre un poste de 1ère adjointe.

    « L’avenir de Marseille ne se jouera pas sur des ambitions de postes, ou des mauvaises combinaisons politiques. Notre ville mérite mieux, elle mérite une alliance de projets », avait précisé la veille, Michèle Rubirola dans un communiqué.

    Quasi muette depuis des semaines, Samia Ghali, s’est fendue d’un tweet dans la matinée. « Samedi, #Marseille ne se fera pas sans les quartiers nord. Le moment de l’union de la ville, de la réconciliation entre le nord et le sud doit enfin arriver » pouvait-on lire.

    Placée au centre du jeu par le « pacte de raison » porté par le président LR de la Région Sud-Paca, Renaud Muselier, la sénatrice affichait des exigences fortes depuis des semaines. Aussi bien à droite qu’à gauche d’ailleurs. D’un côté, le poste de 1ère adjointe au maire, on l’a dit, et deux ou trois délégations phares pour ses colistiers. De l’autre, des délégations et la direction d’Euromed. Un accord sur les départementales et les régionales à venir était même étudié avec l’un des deux camps.

    Tout ceci est aujourd’hui plus qu’incertain. La droite républicaine, battue par le vote populaire, divisée comme jamais, faisant même les yeux doux à l’extrême droite respire la défaite et ne paraît plus une issue de secours crédible pour Samia Ghali.

    Vainqueur dans les urnes et porteur d’un projet, la promesse du Printemps apparaît comme le seul havre de paix. Pour elle comme pour tous les Marseillais.