Tag: Egypte

  • Cinemed : Camélia Jordana et l’Égypte en grands invités

    Cinemed : Camélia Jordana et l’Égypte en grands invités

    Avec 180 films projetés, le Festival Cinemed ne fait pas de la figuration. Encore faut-il se repérer dans cette très riche programmation étalée sur neuf jours. La rédaction de La Marseillaise vous en propose un panorama non exhaustif. La soirée d’ouverture du vendredi 16 octobre sera un premier temps fort, avec la projection du prochain film de l’Italien Nanni Moretti, Les Cœurs affamés. En clôture, Nicole Garcia sera présente pour montrer en avant-première 7h40 ce matin-là, avec Marion Cotillard.

    Dans cet intervalle, le public pourra redécouvrir la filmographie de la comédienne Camélia Jordana. Celle qui est aussi chanteuse, viendra défendre Carmen, l’oiseau rebelle, un nouveau film d’animation dans lequel elle prête sa voix. Cette version à hauteur d’enfants du célèbre opéra est signée du réalisateur et illustrateur Sébastien Laudenbach (Linda veut du poulet !).

    Les amateurs de films de genre se régaleront avec une thématique sur le cinéma fantastique arabe. Ils pourront y découvrir Papa Amin, le premier long-métrage du maître égyptien Youssef Chahine, réalisé en 1950. Le jeune cinéma égyptien fera également l’objet d’une thématique à part entière. Les multiples facettes d’un pays marqué par l’autoritarisme seront explorées, de l’entraînement des haltérophiles féminines d’Alexandrie (Lift like a girl, 2020) à la transformation d’un père tyrannique en volatil (Plumes, 2021) en passant par la condition ouvrière (L’entente, 2025).

    Le Cinemed fait une place au cinéma engagé, conscient des rapports de force à l’œuvre dans les sociétés contemporaines. La production brésilo-libanaise Furies (2026) se déroule par exemple pendant la crise bancaire que le Pays du cèdre a connue en 2019. Dans ce film de casse, une jeune femme tente de récupérer ses économies pour financer l’opération de sa petite sœur. Dans Le prix et la valeur (2026), le réalisateur Visar Morina ausculte pour sa part les conditions de vie d’une famille kosovare contrainte à l’exode rural. Le film a remporté le Grand prix du jury au festival de Sundance dans la catégorie des fictions étrangères.

    Rétrospective De Sica

    Pour qui voudrait approfondir ses connaissances du répertoire classique, une sélection des films de Vittorio De Sica, le père du néoréalisme italien, est proposée. Plusieurs séances du Voleur de bicyclette sont organisées. Le film de 1948 figure dans la liste des 39 chefs-d’œuvre recommandés récemment par Martin Scorsese à un étudiant en cinéma.

    Les spectateurs désireux de rester au fait des tout derniers développements du septième art devraient trouver leur bonheur dans les compétitions de courts-métrages. « C’est l’actualité de la Méditerranée, il n’y a que des productions récentes, dont plusieurs premiers films », conseille le directeur du festival, Christophe Leparc. « La Méditerranée est certainement la zone du monde où il y a le plus de diversité et de créativité au niveau du cinéma », ajoute-t-il.

    *En raison des aléas climatiques du mois de septembre, les lieux de la programmation
    du Cinemed ont été modifiés.
    Le public est prié de se rapprocher du service de billetterie afin de préparer sa venue.

  • [C’est l’été] Les pyramides à Orgon

    [C’est l’été] Les pyramides à Orgon

    Ils étudieront en détail leurs modes de constructions, leurs fonctions, leurs décors et leurs renommées mondiales.

    À partir de 10h. 3 euros par enfant.

    Inscription au 04.90.73.09.54.

  • Une journée décisive pour tenter d’aboutir à la paix

    Une journée décisive pour tenter d’aboutir à la paix

    Dans la bande de Gaza dévastée par deux ans de guerre, la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, a annoncé, samedi, que plus de 500 000 personnes déplacées étaient revenues dans le nord du territoire depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, vendredi.

    L’accord entre les belligérants est basé sur un plan en vingt points annoncé fin septembre par Donald Trump. Il prévoit la libération par le mouvement islamiste palestinien, avant lundi 9h, des 48 otages restants, vivants ou morts, enlevés en Israël lors de l’attaque sans précédent du Hamas du 7 octobre 2023 qui avait déclenché la guerre à Gaza.

    En échange, Israël doit libérer 250 « détenus pour des raisons de sécurité », dont de nombreux condamnés pour des attentats meurtriers anti-israéliens, et 1 700 Palestiniens arrêtés dans la bande de Gaza depuis octobre 2023.

    « Conformément à l’accord signé, l’échange de prisonniers devrait débuter lundi matin comme convenu, et il n’y a aucun nouveau développement à ce sujet », a déclaré à l’AFP, samedi, Oussama Hamdane, un haut responsable du Hamas.

    « Nous continuerons à crier et à nous battre jusqu’à ce que tout le monde soit rentré à la maison », s’est exclamé pour sa part Einav Zangauker, une des figures de la mobilisation pour le retour des otages en Israël, lors d’un rassemblement à Tel-Aviv. Son fils, Matan Zangauker, 25 ans, fait partie des 20 captifs présumés encore en vie.

    « Les prisonniers palestiniens [dont la libération est prévue dans l’échange, Ndlr] seront libérés une fois qu’Israël aura la confirmation que tous nos otages devant être libérés demain auront passé la frontière avec Israël », a déclaré dimanche Shosh Bedrosian, porte-parole du Premier ministre israélien, lors d’un point de presse.

    Les otages à Gaza pourraient être libérés à « tout moment » dès à présent, a même affirmé, dimanche, le vice-président américain JD Vance, en amont du déplacement de Donald Trump en Israël à cette occasion. Les États-Unis devront exercer une « pression constante » pour assurer la stabilité à Gaza, a-t-il aussi ajouté.

    L’Égypte a confirmé la tenue, lundi après-midi à Charm el-Cheikh, d’un sommet destiné à « mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, à renforcer les efforts pour instaurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient, et à ouvrir une nouvelle page de sécurité et de stabilité régionale ».

    Emmanuel Macron

    en Égypte

    Outre Donald Trump et Abdel Fattah al-Sissi, sont attendus dans la ville égyptienne sur la mer Rouge, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le président français Emmanuel Macron et les Premiers ministres britannique Keir Starmer, italien Giorgia Meloni et espagnol Pedro Sanchez, entre autres.

    Israël ne devrait pas être représenté à ce sommet. « Aucun responsable israélien ne participera », a déclaré à l’AFP Shosh Bedrosian, porte-parole du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

    De son côté, le Hamas a annoncé qu’il ne participerait pas, un de ses responsables, Hossam Badran, soulignant à l’AFP que le mouvement agissait « par l’intermédiaire des médiateurs qataris et égyptiens ».