Tag: EELV

  • Amine Kessaci candidat aux côtés de Benoît Payan pour les municipales à Marseille

    Amine Kessaci candidat aux côtés de Benoît Payan pour les municipales à Marseille

    Après avoir perdu son petit frère Mehdi, assassiné par un commando le 13 novembre dernier, alors que son aîné avait été retrouvé en 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture, Amine Kessaci, fondateur de l’association Conscience à Marseille, ne lâche pas son combat contre le narcotrafic.

    « Oui à une vie meilleure, c’est ce que l’équipe du Printemps marseillais a porté. Il y a une volonté de dire que notre ville est généreuse et unie. Il était évident pour moi de dire que Marseille doit être vitrine de la lutte contre le narcotrafic. On portera cet accompagnement des familles de victimes. Je dis : Debout ! Et on y arrivera », a déclaré Amine Kessaci devant les nombreuses caméras venues à l’Après M, dans les quartiers nord de la ville.

    Après avoir apporté son soutien au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, puis à Magali Brunel (PS), candidate de la gauche et des écologistes à Toulon, il s’engage encore plus fermement ce lundi 26 janvier dans sa propre ville, en se portant candidat aux côtés du maire DVG sortant, Benoît Payan. Ce dernier, par ces mots, confirme : « C’est avec beaucoup de respect que nous avons décidé d’engager ce chemin ensemble.»

    Pour mémoire, Amine Kessaci s’est présenté pour la première fois à l’âge de 20 ans comme candidat EELV à l’occasion des élections européennes de 2024, puis aux législatives sous la bannière du Front populaire, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, couvrant actuellement le 13e arrondissement, dont il est originaire, une partie du 12e et du 14e. Il avait alors perdu de 835 voix son duel au second tour contre Gisèle Lelouis, la candidate d’extrême droite.

  • Venezuela : un débat pour y voir clair ?

    Venezuela : un débat pour y voir clair ?

    Les députés sont attendus à 17 heures dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour un débat sans vote, convoqué par le gouvernement en vertu de l’article 50-1 portant sur « le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela ». Un échange organisé sous forme de questions/réponses qui se poursuivra à 21 heures au Sénat.

    Après l’attaque militaire américaine le 3 janvier sur le Venezuela dans le but de kidnapper son président Nicolás Maduro et son épouse la députée Cilia Flores, la France a été critiquée pour sa réaction. Pour rappel, une centaine de personnes sont mortes dans ces bombardements visant Caracas. Et pourtant, dans sa première intervention, Emmanuel Macron écrit sur X « le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir » suivi d’un long message qui, a aucun moment, n’évoque l’intervention de Washington. Le président français a, par la suite, repris ses déclarations sous la pression de la gauche qui, dans une rare unanimité a condamné avec fermeté cette agression.

    Les partis demandent d’éclaircir la position de Paris face aux appétits impérialistes de Donald Trump. Pour le PCF, « cette politique de force ouverte est de nature à aggraver les tensions internationales et les risques de guerre. Elle appelle la plus large riposte internationale des forces progressistes et l’émergence d’un grand mouvement mondial pour la paix, pour défendre le droit international et la démocratie », dit le parti qui a appelé aux rassemblements dans tout le pays pour soutenir le peuple vénézuélien. Plusieurs se sont notamment tenus à Marseille. La France insoumise qui y a participé continue d’exiger « la libération immédiate de Nicolás Maduro et de son épouse, la garantie pleine et entière de leur sécurité, ainsi que leur retour immédiat et sans condition sur le sol vénézuélien, conformément au droit international ». Le dirigeant vénézuélien est actuellement emprisonné à New York, accusé de trafic de drogue.

    Olivier Faure dénonce : « Sous le faux nez de la lutte contre le narcotrafic, les États-Unis de Donald Trump renouent avec leur stratégie d’ingérence dans la vie des nations du sous-continent latino-américain qu’ils considèrent historiquement comme leur “arrière-cour” », insiste le chef du PS. Le président américain a d’ailleurs rapidement menacé la Colombie, le Mexique et Cuba du même sort. Et si Maduro est conspué au sein même de son pays (lire entretien ci-contre), « la condamnation de ces dérives internes ne saurait en aucun cas justifier des ingérences extérieures. La défense de la souveraineté des peuples implique de s’opposer à toute intervention militaire unilatérale, sans complaisance à l’égard des régimes autoritaires », fait valoir la porte-parole des Écologistes Aminata Niakaté.

    Repères

    L’UD CGT 13 en soutien aux travailleurs vénézuéliens

    Dès le 3 janvier, l’Union départementale de la CGT des Bouches-du-Rhône a condamné l’agression militaire américaine et appelé à la solidarité internationale rappelant que « ce sont toujours les peuples qui paient le prix des guerres et des interventions militaires : destructions, morts, appauvrissement, recul des droits sociaux et syndicaux », insiste le syndicat. Le soir même, des rassemblements étaient organisés.

    La LDH du Var condamne l’agression américaine

    Dans une prise de parole lors d’un rassemblement à Toulon, le président de la Ligue des droits de l’Homme du Var Roland Bianche a condamné l’attaque américaine sur Caracas. Selon lui, « la solution à la profonde crise vénézuélienne doit être civile et démocratique par les Vénézuéliens et les Vénézuéliennes eux-mêmes sous les auspices de l’ONU et des espaces multilatéraux compétents », martèle-t-il.

    No Pasaran 84 alerte sur l’ingérence en Europe

    Le collectif antifasciste No Pasaran 84 a participé au rassemblement en soutien au peuple vénézuélien à Avignon. Il appelle à rester vigilant « Trump a déjà menacé d’autres territoires et États : le Groenland, la Colombie, Cuba… Ses sbires menacent d’ingérences dans les élections européennes afin de favoriser l’arrivée au pouvoir de gouvernements d’extrême droite. Mobilisons-nous contre les fascistes et leurs guerres. »

  • Municipales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche rassemblée hors LFI dans 60 communes

    Municipales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche rassemblée hors LFI dans 60 communes

    Une première depuis des décennies. Les partis traditionnels de gauche ont scellé, en fin d’année dernière, un accord départemental pour les municipales 2026. PS, PCF, EELV, Génération écologie, Gauche républicaine et sociale, Debout ! et Mouvement des progressistes se sont unis dans plus de soixante communes des Bouches-du-Rhône. « Un accord historique par son ampleur », saluait le sénateur communiste Jérémy Bacchi, tandis que Yannick Ohanessian, premier fédéral du PS, rappelait qu’en 2020, « la gauche était absente des trois quarts des communes ».

    L’objectif est double. Peser face à la poussée de l’extrême droite, d’abord. Même si la comparaison avec des scrutins nationaux mérite nuance, aux législatives de 2024, la coalition RN et alliés a frôlé les 41%. Un mois plus tôt, aux européennes, la liste Bardella avait recueilli près de 37% des suffrages. Se donner les moyens de reconquérir des bastions perdus, ensuite. Depuis 2020, la gauche municipale est à la tête d’une vingtaine de communes seulement, sur les 119 que compte le département. Cet accord vise à en gagner plus d’une soixantaine. Un cap qui pourrait permettre aux progressistes du territoire de prendre les rênes du conseil métropolitain.

    Vitrolles et Marignane font exception

    La France insoumise, elle, est restée en marge, refusant l’union départementale pour privilégier des alliances locales à géométrie variable. Un pari risqué qui pourrait peser lourd dans la bataille de Marseille, où le Printemps marseillais de Benoît Payan (DVG) devra défendre son bilan de mandat face à une extrême droite qui toque avec insistance à la porte de l’Hôtel de ville et une droite en perte de vitesse. Mais pas que.

    Sept des dix plus grosses communes des Bouches-du-Rhône sont confrontées à ce départ en ordre dispersé. On pense à Martigues, où Gaby Charroux, le maire (PCF) sortant, repart en campagne, comme à Aix, Arles, Salon, Aubagne et La Ciotat, toutes dirigées par la droite, mais où une gauche unie pourrait nourrir des ambitions de reconquête. à Istres, le doute plane encore autour d’une liste citoyenne. Vitrolles et Marignane, tombées dans les mains de l’extrême droite (FN, ex-RN) dans les années 90, semblent épargnées. à Rognac, seule commune du territoire dirigée à ce jour par le RN, une liste citoyenne est annoncée à gauche.

    Sans réel ancrage territorial, LFI se tient pour l’heure en retrait sur les plus petites communes comme Septèmes-les-Vallons, Port-de-Bouc, Le Rove, où les maires communistes sortant André Molino, Laurent Belsola et Paul Sabatino, qui a pris la succession de Gerges Rosso, brigueront un nouveau mandat. à Allauch, LFI vient même en soutien de la liste « citoyenne écologiste, sociale et solidaire » menée par Frédéric Dutoit. à Fos, Rémi Esnault, désigné pour succéder à René Raimondi (PS), trouve face à lui une candidature dissidente socialiste. à Port-Saint‑Louis, une liste de gauche autour d’Aurélie Grache est pour l’heure déclarée.

  • Un sondage donne David Fournier en tête à gauche

    Un sondage donne David Fournier en tête à gauche

    Un sondage commandé par nos confrères de La Provence, publié ce samedi 20 décembre, place le candidat socialiste David Fournier en tête des listes de gauche. Avec 18% des intentions de vote, il se place à la troisième position derrière Olivier Galzi (DVD) avec 21% et Anne-Sophie Rigault (RN) avec 22%.

    Tandis que derrière se suivent l’insoumise Mathilde Louvain avec 14% et Stéphan Fiori (DVD) avec 10%. Puis, plus loin, se talonnent Joël Peyre (PRG) avec 5%, Paul Roger Gontard (Convention) avec 4,5%, Zinèbe Haddaoui (ex-PS), pourtant pas officiellement candidate, avec 3,5%, et Benoît Belvalette (Place publique) avec 2%.

    Rassemblement attendu

    Si ces chiffres, issus d’un échantillon d’un peu plus de 600 personnes, ne donnent qu’une photographie incomplète à plus de trois mois du scrutin, ils doivent cependant alimenter les discussions. Notamment à gauche, où tous les candidats appellent au rassemblement. Comme Joël Peyre, dont certains, lors de l’inauguration de son local de campagne ce mercredi 17 décembre, envisageaient une entente avec Avignon Collectif, le mouvement du PCF et de Génération.s, avec Zinèbe Haddaoui. Tandis que celui qui serait en tête à gauche, David Fournier, assure dans un communiqué émis ce lundi 21 décembre que sa liste, à laquelle se sont joints notamment EELV, l’Après ou encore le Parti animaliste, « apparaît comme la seule option crédible et la plus rassembleuse pour l’avenir de notre ville ».

    Avant d’insister que « face à la menace du Rassemblement national et à une droite libérale déconnectée de toute réalité avignonnaise, l’union est la seule option et la condition de la victoire ».

  • Frédéric Grimaud tête de liste du Collectif martégal

    Frédéric Grimaud tête de liste du Collectif martégal

    « Il n’y a pas de faux suspense », lance Frédéric Grimaud (LFI) aux quelque 70 participants à l’agora du Collectif citoyen martégal de mardi soir, salle Dufy, quelques instants avant d’être désigné à la tête d’un « quatuor tête de liste » avec Barbara Brouchos (SE), professeure agrégée de SES au lycée Lurçat en deuxième place.

    « C’est une double tête de liste pour deux campagnes, l’une municipale et l’autre métropolitaine », avance l’enseignant « candidat pour être maire ». Barbara Brouchos indique « expérimenter » la politique et pense que « la Métropole est sous estimée par le maire actuel, qui la présente en opposition comme une excuse ». « Il faut se battre au sein de la Métropole pour améliorer le ramassage des déchets et l’adaptation au changement climatique qui se fera avec » et pas sans, selon la candidate.

    Quatuor de tête

    En plus du binôme de tête, le Collectif a désigné Jérôme Druilhe (EELV) et Ada Benouri (SE) comme troisième et quatrième de liste. Et revendique une indépendance vis-à-vis des partis. Frédéric Grimaud affirme que « les candidats défendent le collectif et pas un parti », « LFI et EELV prendront leur décision » pour un soutien ou non. « Nous sommes une alternative à gauche pour les déçus de l’équipe en place », assume le candidat, « car nous craignons la montée du RN depuis la défaite de Pierre Dharréville » aux législatives de 2024. Barbara Brouchos confirme : « Nous n’étions pas là aux législatives et on a perdu sans nous. »

    Ambivalence.

  • A Marseille, Hervé Menchon quitte le groupe des écologistes

    A Marseille, Hervé Menchon quitte le groupe des écologistes

    Moi j’aime la mer, mais je n’aime pas le brouillard en mer », image Hervé Menchon. Ce mercredi, l’adjoint (EELV) à la Mer a annoncé dans un communiqué son départ du groupe Écologistes et pluriel-s, invitant les autres élus « à clarifier rapidement leur position ».

    « Ce n’est pas une question d’inimité ou de frustration, mais dernièrement des signaux ont été envoyés par des membres du groupe qui sont contraires aux orientations prises par mon parti », justifie-t-il. Alors que les Écologistes se sont prononcés à près de 90% pour l’alliance avec le Printemps marseillais (notre édition du 15/10), il cible ainsi l’alliance du collectif Vaï, mené par l’adjoint Sébastien Barles, avec les insoumis, mais aussi l’implication du président (EELV) du groupe Fabien Perez dans le think tank Écologie des solutions, au côté du conseiller régional (UCE) Christophe Madrolle. « Chacun a le droit de défendre les valeurs auxquelles il croit, mais il faut de la cohérence », plaide Hervé Menchon. « Je prends acte qu’il quitte le groupe, mais je ne comprends pas la raison », répond de son côté Fabien Perez, répétant que « ce groupe reste partie prenante de la majorité, il n’y a pas d’ambiguïté ». Quant au président du groupe Printemps marseillais Pierre Huguet (G.s), il indique qu’il « est bien sûr le bienvenu ». Rappelant que le prochain conseil municipal est le dernier avant les municipales.

  • Sanction réduite pour Badji sur le terrain du foot

    Sanction réduite pour Badji sur le terrain du foot

    On n’est pas sur un partout, balle au centre, mais Sabah Badji remonte en partie le terrain. En appel devant la Ligue Méditerranée de football, la cheffe de file des Écologistes pour les municipales a vu sa suspension être réduite de trois à cinq ans, et les motifs de corruption et faux et usage de faux disparaître. Des faits qui, rappelons-le, s’inscrivent dans un cadre sportif lié à l’engagement associatif au sein du district de foot du Grand Vaucluse et non sur le terrain judiciaire.

    En septembre, La Marseillaise révélait que Sabah Badji avait été sanctionnée pour avoir appuyé une tentative -avortée- de révocation du comité directeur du district. En employant donc des méthodes hors des clous, comme la falsification de signatures de présidents d’autres clubs. « Aucun élément matériel, aucun témoignage direct, aucune pièce à valeur probante ne vient corroborer une implication de Mme Badji », estime la commission d’appel.

    Pas de décision politique le temps du recours

    En revanche, la commission d’appel ne déjuge pas certains « faits de fraude et tentative de fraude ». Sur la base de 4 présidents prétendant avoir été trompés par Sabah Badji sur la nature du projet de révocation, la Ligue parle d’un « ensemble d’actions coordonnées, répétées et méthodiquement mises en place ». Des « manœuvres frauduleuses » dont « Sabah Badji doit être tenue responsable ». Jointe par La Marseillaise, la cheffe de file conteste toujours avec vigueur l’ensemble des faits et annonce déposer un recours devant le CNOSF (Comité national olympique et sportif français), un nouvel appel qui est suspensif. « Je n’ai rien fait du tout dans l’affaire », continue de plaider Sabah Badji, qui espère être blanchie. « Tout ce qui a été utilisé pour me salir s’est effondré », note-t-elle, tout de même insistant sur le fait que « les accusations les plus graves aient volé en éclat », comme la corruption et l’usage de faux.

    Un dossier qui a des répercussions politiques au sein des Écologistes, tiraillé par de lourds antagonismes locaux à tel point que le parti a été mis sous tutelle du national. Confiance est maintenue à Sabah Badji tant que les recours ne sont pas tous épuisés. « On attend la décision de l’appel et on se positionnera en fonction », expose François Thiollet, membre du bureau national, qui n’a pas prévu « d’audition » de la cheffe de file. Fin octobre, une alliance prioritaire a été actée auprès de David Fournier (PS). « L’enjeu c’est de permettre un large rassemblement autour de lui et que ce ne soit pas des sujets connexes qui pénalisent l’unité de la gauche », assure François Thiollet.

  • La famille et les amis de Mehdi Kessaci toujours sous le choc

    La famille et les amis de Mehdi Kessaci toujours sous le choc

    Douleur et sidération devant le petit cimetière de Saint-Henri (16e) où Mehdi, 20 ans, a été inhumé ce mardi 18 novembre. Le jeune frère d’Amine Kessaci, militant écologiste, 22 ans, très engagé dans la lutte contre le narcotrafic après avoir perdu en 2020 son aîné, Brahim, retrouvé calciné dans une voiture, a été assassiné froidement par un commando à moto jeudi à quelques pas du Dôme (4e), alors qu’il attendait sa mère, au volant de la voiture familiale.

    La piste d’un crime « d’avertissement » restant pour le moment privilégié indiquait lundi le procureur de Marseille, Nicolas Bessone. Une hypothèse devenue affirmation ce mardi, dans la bouche de Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur. Un cran supplémentaire dans la violence et l’horreur qui a touché en plein cœur Amine, sa famille mais aussi ses amis, les associatifs, les militants politiques ou les élus mobilisés à ses côtés depuis des années. La peine est immense, la peur palpable. Où désormais, le simple retard d’un enfant après l’école donne des sueurs froides.

    En hommage, le petit parking où a eu lieu le drame a été couvert d’un tapis de fleurs dans la journée. Plus tard dans la soirée, ils sont nombreux à être venus partager un moment de recueillement le temps d’un repas, dans les locaux de l’association Conscience, dans le quartier de Château-Gombert (13e). Elle a été fondée par Amine Kessaci justement pour sensibiliser aux ravages du narcotrafic. Dans la rue comme dans la cour intérieure, le dispositif policier, avec six fourgons et des agents en nombre, est impressionnant. Lorsqu’un convoi de trois voitures déboule vers 19h15, ils font corps pour le laisser entrer. À bord, Amine Kessaci désormais protégé par les hommes du Raid, lourdement armés. Évidemment dévasté, il sortira du véhicule sous les applaudissements.

    Une marche blanche samedi

    « Amine, je l’ai connu il avait 17 ans, lors de la campagne où je me suis engagée aux côtés du Printemps marseillais, il combattait le narcotrafic, lui aux côtés des victimes par balles, des jeunes qui croyaient pouvoir s’en sortir en acceptant l’argent facile, moi en aidant les usagers de drogue, aussi des victimes » nous confie, émue, Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire de Marseille. Pour elle, avec le meurtre de Mehdi, un « cap a été franchi, la société est en danger » et la seule politique sécuritaire ne saurait suffire. « Il faut aussi des politiques sociaux et de reconstruction de la ville » estime l’élue avec à ses côtés Didier Jau maire écologiste des 4e et 5e arrondissements, Marie Toussaint, députée européenne EELV ou encore Olivia Fortin (Mad mars) maire des 6-8.

    Marion Honde-Amiar, responsable du collectif quartiers populaires du PCF 13 et militante des 13-14, Audrey Cermolacce, membre du conseil national du PCF et élue de Septèmes-les-Vallons, et Marie-José Cermolacce, conseillère municipale déléguée aux nouveaux arrivants et conseillère d’arrondissements déléguée au port et à la sécurité, sont là aussi. Cette dernière oscille entre tristesse et colère. « C’est chaque mois un point de bascule, combien de morts encore va-t-il falloir pour que l’État se mobilise ? » s’indigne l’élue qui n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme au fil des narchomicides, entre lettre au préfet et travail avec ses homologues d’autres villes. Comme beaucoup ce soir-là, elle compte bien qu’enfin les citoyens se fassent entendre, lors de la marche blanche organisée samedi après-midi, à laquelle elle participera.

  • 18 mois avec sursis requis contre Hammou

    18 mois avec sursis requis contre Hammou

    Le huis clos sollicité par Me Ammar, au nom de son client mineur, et accepté par la présidente du tribunal, n’a pas permis à la presse d’entrer dans le fond du dossier. Désigné le 14 octobre chef de file par EELV pour les municipales à Marseille, Hassen Hammou était, jeudi, face au tribunal pour répondre des chefs « d’incitation de mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à connaître un acte de nature sexuelle ».

    Un délit passible de sept ans de prison et 100 000 euros d’amende. Après trois heures d’audience, le procureur a réclamé 18 mois avec sursis probatoire assortis d’une interdiction professionnelle de rentrer en contact avec des mineurs. Ses deux avocats ont plaidé la relaxe de celui qui est suspecté d’avoir sollicité des rapports sexuels tarifés à un mineur.

    Les faits remontent à juin 2024. Hassen Hammou les conteste et se dit « victime ». Il assure être tombé dans traquenard après être entré en contact, via la plateforme Coco* et Snapchat, avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs. Sur un parking à Aubagne, l’écologiste s’est retrouvé face à deux jeunes de 16 ans qui lui ont soutiré de l’argent, son porte-cartes… En septembre 2024, le tribunal pour enfants les a condamnés.

    Le second dossier de cette affaire qui l’oppose donc à un des jeunes a été mis en délibéré au 16 décembre.

    * Un tchat en ligne fermé par la justice pour des contenus pédophiles et à l’origine de guets-apens tendus à des homosexuels.

  • [Maj] À Avignon, les écologistes votent pour la stratégie en vue des municipales

    [Maj] À Avignon, les écologistes votent pour la stratégie en vue des municipales

    Après un premier vote en juin dernier qui avait désigné Sabah Badji comme cheffe de file des écologistes pour les élections municipales de mars prochain, les militants sont retournés aux urnes ces mercredi 29 et jeudi 30 octobre.

    Pour rappel, Sabah Badji est dans la tourmente du district de football du Grand Vaucluse, où elle était notamment présidente de la commission d’arbitrage. Le 25 août dernier, sur décision de la commission de discipline, elle a été exclue pour cinq ans de toute activité dans les instances, en raison d’accusations de tentative de corruption, fraude ou encore de faux et usage de faux.

    La direction nationale du parti, suite à ces révélations, a mis sous tutelle la section avignonnaise et organisé ces nouvelles élections, dont le résultat sera communiqué ce vendredi 31 octobre.

    Communiqué au vitriol

    Dans un communiqué au vitriol, Sabah Badji affirme être victime d’une « campagne de déstabilisation politique, clairement organisée et alimentée depuis l’intérieur même de mon mouvement pour m’écarter en tant que cheffe de file ». Sabah Badji confirme également qu’une nouvelle « procédure, toujours dans le cadre du district Grand Vaucluse, est relancée » contre elle, tout en assurant avoir « été blanchie par la Ligue Méditerranée de football ».

    Sabah Badji ajoute que, suite au vote interne l’ayant nommée à la tête des écologistes, « un groupe d’arrivistes comprenant des élus locaux qui s’accrochent à un espoir de strapontins essayent par tous les moyens de me salir ». Elle énumère, sans nommer, « un élu déjà condamné par la justice, une élue auteure de mails à caractère raciste et un militant qui, précédemment, était sur une liste RN ». Elle conclut que « les Avignonnais méritent mieux que des compromissions et des ambitions personnelles » et qu’elle est et « reste cheffe de file élue démocratiquement » pour poursuivre sa « mission, qui est de défendre nos valeurs dans l’intérêt de nos concitoyens ».

    Contacté, Jean-Pierre Cervantès n’a pas pu répondre à nos sollicitations. L’enjeu du vote entre les deux camps se porte notamment sur la liste à rallier dans les mois à venir. Sabah Badji penche pour un soutien à la candidate LFI, Mathilde Louvain, tandis que le camp de Jean-Pierre Cervantès semble plus proche du Parti socialiste.