Tag: écoresponsable

  • Un grand défilé écoresponsable pour clôturer la Slow Fashion Week

    Un grand défilé écoresponsable pour clôturer la Slow Fashion Week

    C’est dans un cadre idyllique, en face de la rade de Marseille, que 105 silhouettes ont défilé, vêtues uniquement de matériaux recyclés. « Il y a 405 kilos de déchets textiles du territoire qui ont été revalorisés », sourit Marion Lopez, fondatrice du Studio Lausié et du collectif Baga qui est à l’origine de la Slow Fashion Week.

    Pendant une semaine, la ville de Marseille a accueilli des conférences, des ateliers de couture et des défilés destinés à mettre en lumière la mode écoresponsable. « C’était magnifique. Je suis très heureuse de cette semaine, et ce soir, très fière de mes élèves. »

    Pour les 21 étudiants de l’école, ce défilé marque l’aboutissement de deux mois de travail. « Les matériaux que j’ai utilisés viennent de mon village d’enfance. Je travaille les plaquettes de médicaments et les filets de pomme de terre », détaille Sascha, qui a réalisé une collection inspirée de la culture alternative, rave et punk.

    « À jamais les premiers »

    L’objectif de ce défilé : que les looks présentés n’aient pas à pâlir face à la haute couture. « Ça nous tient à cœur de montrer que la mode écoresponsable a sa place sur les podiums », campe Marion Lopez. Un pari visiblement réussi : depuis la création de la Slow Fashion Week, « beaucoup d’écoles se sont mises au réemploi ».

    Premier en France à prôner la mode durable, l’événement sensibilise aussi le public à une pratique plus inclusive, encore rare dans ce milieu. Devant la Major, des mannequins de tout âge, tout genre ou en situation de handicap ont défilé. « Marseille a toujours été un port d’accueil (…) Je voudrais que le phare de ce port éclaire tous ceux qui sont dans la démarche de cette mode pleine de valeurs », a salué Jina Luciani, présidente de Maison Mode Méditerranée.

    Alors que la fête s’achevait, Marion Lopez s’est réjouie de l’essor de la mode écoresponsable à Marseille. Une dynamique qu’elle résume par une formule simple : « À jamais les premiers. »

  • La Slow Fashion Week s’élance pour une 2e édition engagée

    La Slow Fashion Week s’élance pour une 2e édition engagée

    En juin 2025, près de 10 000 personnes ont assisté à la Slow Fashion Week. Une première qui affichait la volonté de faire de Marseille la capitale française de la mode responsable. Cette année, le Collectif Baga revient avec une deuxième édition lancée ce vendredi et qui se poursuit jusqu’au 13 juin. Une cinquantaine d’événements sont prévus dans divers lieux emblématiques de la ville : défilés, expositions, ateliers et conférences autour des enjeux écologiques de la mode durable, responsable et éthique.

    Marion Lopez, cofondatrice du Collectif Baga et fondatrice de l’école de mode Studio Lausié, confie : « On a reçu des centaines de candidatures du monde entier. Mais à la base, l’objectif reste de mettre en lumière les marques de Marseille et de la région. » Une centaine de membres actifs ont été retenus pour organiser et participer aux événements. Marion Lopez souligne : « Il y a une charte à respecter, fondée sur des valeurs communes : accessibilité, inclusivité et écoresponsabilité. »

    L’an passé, le collectif avait invité la Maison Cléo. Cette année, c’est Amour Collective qui sera mise à l’honneur, une marque établie en Normandie. « La démarche est complètement en accord avec ce qu’on fait : les castings de ses défilés sont inclusifs et elle ne travaille qu’à partir d’une revalorisation des matériaux qui existent chez de grandes maisons », complète Marion Lopez. Contribuer au développement, notamment des jeunes marques, est une nouveauté que la Slow Fashion Week instaure, cette année, grâce au partenariat passé avec le salon parisien Who’s Next, qui permet à des acheteurs de découvrir des nouvelles marques.

    « Le temps du geste lent »

    L’événement ne propose pas que des défilés : « Nous voulons prendre le temps du geste lent de la confection. On veut mettre en avant l’artisanat local, des savoir-faire qui sont un peu perdus, comme la broderie ou de la réparation », souligne-t-elle. Une manière de montrer que ces pratiques sont accessibles, notamment, « l’upcycling ». La fondatrice prend l’exemple des élèves de l’école de mode du Studio Lausié : « Ils récupèrent absolument tout et ils créent des pièces incroyables. C’est montrer que la mode écoresponsable, ça peut être digne de grande maison de couture. » La clôture sera symbolique avec le défilé des étudiants du Studio Lausié. « Une passation à la nouvelle génération qui veut changer les codes de l’industrie », confie Marion Lopez. La Slow Fashion Week, conclut-elle, c’est « célébrer Marseille, la mode écoresponsable, l’entraide et la collaboration ».

    Accès libre. Programme et modalités sur baga-collectif.fr

  • Une société varoise crée des biberons sans plastique

    Une société varoise crée des biberons sans plastique

    Après avoir donné naissance à son troisième enfant dans les années 2010, Allison Piraud s’interroge. Comment éliminer les plastiques des objets nécessaires au quotidien d’un nourrisson tels que les tétines et les biberons ? « Mon mari, qui travaille dans la plasturgie, me déconseillait formellement le plastique pour les risques de migration de substances vers le lait. Je me suis alors tournée vers le verre, mais il cassait. » Après deux années de recherche, l’idée du silicone pur de grade médical, matériau biocompatible (donc toléré par l’organisme), s’impose comme la meilleure alternative. Utilisé, comme son nom l’indique, en médecine, du soin infirmier jusqu’à la chirurgie, garanti sans BPA, BPS, phtalates, PVC, plomb ou nitrosamines, ce matériau ne libère aucune substance volatile ni microparticule sous l’effet de la chaleur, et constitue une alternative saine et sûre aux contenants alimentaires traditionnels. « Je cherchais un matériau qui puisse répondre à des exigences sanitaires extrêmement élevées pour des produits destinés aux nourrissons. Et au-delà de l’aspect sanitaire, le silicone médical est aussi un matériau durable et réutilisable, conçu pour durer dans le temps », souligne Allison Piraud. Elle lance alors l’entreprise Elhée, en 2018, dont le nom est inspiré de celui de sa fille, Éléonore.

    Objectif : multiplier le chiffre d’affaires par 3 ou 4

    Naît alors le « Biberond », premier produit de la gamme, un biberon anti-coliques, qui offre un confort digestif et sensoriel. Dans sa lignée sont conçus d’autres objets (tétines, tasses, chauffe-biberon…), en collaboration avec d’autres marques de l’univers de la puériculture, et bientôt une ligne de soins dermocosmétiques. Toujours avec une double visée sanitaire et écoresponsable : « Nos produits sont évolutifs, avec des accessoires interchangeables et des pièces détachées pour prolonger leur durée de vie et limiter les déchets. »

    Avec des produits imaginés à Toulon et conçus en Isère, Elhée entend privilégier des circuits courts, des matières premières sourcées en Europe et une conception durable. Actuellement « dans une phase d’accélération importante », tel que le décrit sa présidente, présente dans 35 pays, la marque revendique un chiffre d’affaires de 4 millions en 2025, et vise 7 millions cette année, puis 15 à 20 millions à l’horizon 2030. Des objectifs d’expansion qui vont « s’accompagner d’investissements industriels et du renforcement progressif des équipes », prévoit Allison Piraud, qui compte aujourd’hui cinq salariés et une vingtaine d’emplois indirects générés à travers ses partenaires industriels et ateliers français.

  • La « consommation responsable », nouvel axe d’action affirmé

    La « consommation responsable », nouvel axe d’action affirmé

    Alerte sur la pollution des plages (1975), boycott du veau aux hormones (1988), interdiction du phosphate dans les lessives (2007), scandale des lasagnes au cheval (2014), lancement du Nutriscore (2017), encadrement des loyers dans les grandes Agglos (2020)…

    Depuis sa création en France en 1951, l’UFC Que Choisir a été de tous les grands combats contre l’industrie de la malbouffe et dans le souci de protéger les consommateurs des dérives de la société de consommation. À l’occasion de ses 75 ans, la célèbre association loi 1901 qui regroupe 4 500 bénévoles, 120 000 adhérents (dont 1 600 dans l’Hérault), 325 000 abonnés et 1 million d’inscrits à sa newsletter, a décidé de changer de nom et de logo mais pas de combat. Désormais, ce sera Que Choisir ensemble. À l’antenne de Montpellier qui fête ses 50 ans, Gilbert Rieu justifie la démarche. « On a un public plus âgé (en moyenne 69 ans) que celui des consommateurs (42 ans). On a voulu une image plus engageante, plus moderne pour nous rapprocher des jeunes et de leurs modes de consommation », justifie le président.

    1 598 litiges traités

    en 2025 dans l’Hérault

    Il est formel. Face à l’explosion du e-commerce, « les consommateurs se sentent parfois impuissants face au système. Ils ont besoin de se protéger, d’être briefés ». Pour l’association, cette étape est aussi l’occasion de compléter ses statuts. Ainsi l’objectif de tendre vers une « consommation responsable » fait son apparition. De même que les impacts de nos achats sur l’environnement et la santé sont gravés noir sur blanc. Pour une meilleure proximité, des abonnés et des personnalités qualifiées seront intégrés au conseil d’administration national de l’association.

    L’an passé, les achats groupés d’énergie de l’association ont fait économiser à 160 000 consommateurs quelque 25 millions d’euros dont 509 000 euros à 3 111 Héraultais. Dans ce département, 1 598 litiges ont été traités en 2025 (90 000 en France). À l’avenir, les achats groupés d’énergie et les tests comparateurs de prix seront maintenus. De nouveaux services (application « Quel produit », nouvelle plateforme « Que Choisir réclamations ») sont déjà proposés. Parmi les futurs combats figurent l’encadrement strict du démarchage téléphonique, la traque des frais bancaires injustes, un meilleur accès aux soins, la lutte contre les clauses abusives ou encore la réduction des emballages plastiques.

    « Notre combat ne change pas mais nous souhaitons agir davantage sur le système », insiste le responsable communication, Claude Gaubert. Que Choisir ensemble qui se bat contre les projets de retenues d’eau du Département de l’Hérault, contre le projet de forage de la Castillonne à Montagnac ou encore les déserts médicaux et les pesticides, serait-elle anticapitaliste ? « Nous n’avons pas d’a priori anticapitaliste. Mais on considère qu’il existe des besoins et droits essentiels qui sont altérés par des déséquilibres », répond Gilbert Rieu. Et Claude Gaubert de conclure. « Savoir choisir, c’est savoir dire stop. »

  • À Marseille, le marché de producteurs du Département prend les couleurs de Noël

    À Marseille, le marché de producteurs du Département prend les couleurs de Noël

    Les habituels stands d’agriculteurs bucco-rhodaniens côtoyaient des producteurs de mets festifs. Huîtres de l’étang de Thau, noix ou nougats sont en vente pour préparer les banquets des fêtes de fin d’année. Les badauds ont pu également tester un simulateur de descente de ski ou de bobsleigh. Enfin, sur le stand de la Fabrique de Provence, des sacs, portefeuilles, pochettes pour ordinateur et même des sapins réalisés à partir de bâches publicitaires recyclées étaient en vente, pour un Noël écoresponsable.

  • Une formation aux dangers de la route au circuit du Castellet

    Une formation aux dangers de la route au circuit du Castellet

    Dans le cadre de sa politique de prévention du risque routier, la direction générale du circuit Paul-Ricard a proposé une journée de formation à destination d’une centaine de salariés. Au programme, six ateliers : écoconduite, quiz sécurité routière, témoignage de victimes d’accidents, freinage d’urgence, sensibilisation alcool-stupéfiants et un atelier deux roues, animé par Philippe Monneret, vainqueur des 24 Heures du Mans en 1991 et vice-champion du monde d’endurance en 1994. « C’est une prise en main, y compris pour ceux qui en avaient déjà fait », explique-t-il, rappelant l’importance de se former : « Si on n’apprend pas des notions comme le frein avant, l’adhérence, les distances, on peut prendre de mauvaises habitudes et créer du danger. »

    Pour Nicolas Deschaux, directeur général du circuit, confie : « En tant qu’employeur, on doit avoir une réflexion sur l’accidentologie des salariés. On travaille là-dessus, pour implémenter une culture durable autour de la sécurité routière, avec une partie sur les comportements dangereux (distraction, alcool…), et une autre sur la vigilance extérieure, par rapport à l’environnement. On y ajoute la dimension écoresponsable », détaille-t-il.

  • Toulon : Aux journées de la réparation, on incite à ne plus jeter ou remplacer

    Toulon : Aux journées de la réparation, on incite à ne plus jeter ou remplacer

    Pendant quatre jours, du 16 au 19 octobre, les Journées nationales de la réparation et de la durabilité des produits ont eu lieu partout en France. Un grand rendez-vous pour encourager les Français à réparer plutôt que remplacer leurs équipements, qui a donné lieu à plusieurs événements dans le Var, comme à l’Amarre, à Toulon. Ce samedi s’y tenait une journée dédiée à la réparation de toutes sortes d’objets (petit électroménager, électronique, vêtements…), encadrée par les bénévoles de ce tiers-lieu participatif lancé il y a quatre ans, et qui s’est doté d’un Repair Café, lieu où chacun peut venir réparer ses objets endommagés.

    Et même si l’association n’a pas besoin de ce cadre pour promouvoir l’idée, « c’est bien de participer à ces journées pour fédérer autour de la réparation », explique Marc Hocdé, secrétaire de l’association et responsable du Repair Café. Ce samedi, un atelier a été installé devant le tiers-lieu. Mais pour les bénévoles, l’objectif n’est pas simplement celui de réparer, mais « de réparer ensemble. Nous sommes bricoleurs, les gens viennent avec leurs objets et nous les aidons », précise le bénévole. Car l’intérêt réside aussi dans le fait de « créer du lien. En général les gens sont ravis, même si on ne répare pas à tous les coups », reconnaît-il, avançant une réussite « de 60% ».

    Halte à l’obsolescence programmée

    Pour bénéficier du service, il faut adhérer à l’association (5 euros pour une adhésion à la journée, 30 pour une adhésion annuelle, et à partir de 1 euro en tarif solidaire). Une modique somme qui offre ensuite accès à l’ensemble des activités de l’association. Parmi les nouveaux adhérents, Sandrine, venue réparer un grille-pain et des vêtements : « Je me suis dit que ce serait plus sympa d’apprendre à réparer moi-même que de confier mes objets à quelqu’un qui incite à acheter du neuf. » Car ceci est fréquent chez les fabricants, qui incitent à l’achat, notamment via l’obsolescence programmée : « Ils créent leurs propres vis, ce qui nous oblige à acheter des outils particuliers. Ils collent, ou font des systèmes de clips indémontables », fustige Marc Hocdé, qui pointe ainsi la viabilité du label QualiRepar, octroyé à des réparateurs pour attester de leur compétence, et qui donne droit à un bonus réparation au consommateur : « C’est super, mais quand les fabricants font tout pour rendre la réparation impossible… »

    Malgré cela, le principe de réparation fait des émules, si bien que le Repair Café a signé un partenariat avec le collège la Marquisanne, où a été créé cette année un champ professionnel Segpa sur la réparabilité. « Il faut lutter contre la surconsommation et pour l’écologie, car un objet réparé n’est pas reconstruit ni jeté. Il y a un double bénéfice. Et ce genre de journée permet de sensibiliser autour de ça », conclut Marc Hocdé.