Tag: Économie

  • Six entreprises innovantes et « positives » mises à l’honneur

    Six entreprises innovantes et « positives » mises à l’honneur

    Près de 200 personnes se sont réunies ce jeudi au Stade marseillais université club (Smuc) à Marseille à l’occasion de la 12e édition des trophées des entrepreneurs positifs organisés par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) des Bouches-du-Rhône. Sur 75 TPE et PME candidates, six entreprises du département ont été récompensées selon 6 catégories pour leur engagement social ou environnemental et représenteront le département lors de la finale régionale en novembre. Parmi les lauréats figurent Benmecheta à Martigues, distinguée pour sa préservation des écosystèmes marins, bAAM! à Marseille pour son engagement pour une nutrition bio, Tiers-Lab des transitions à Marseille pour sa coopération avec des associations locales, VB Tech à Marseille pour son innovation sur les maladies neurologiques, Ma petite fraterie à Tarascon pour son travail sur le bien commun, ou encore Jouga à Aix-en-Provence pour son modèle de réemploi de jouets.

    Un territoire qui regorge de talents

    Cette cérémonie a récompensé des dirigeants qui ont choisi d’entreprendre « autrement », en conciliant performance économique et impact positif. « Être entrepreneur aujourd’hui n’est pas un long fleuve tranquille. Face aux tensions, ils prennent des risques (…) Ces trophées sont la preuve que notre territoire regorge de talents, d’énergie et d’engagement », a souligné Corinne Innesti, présidente de la CPME 13.

  • Camille Galtier à la rencontre des entreprises du territoire

    Camille Galtier à la rencontre des entreprises du territoire

    Camille Galtier a visité, mardi matin, les sites de deux entreprises locales, à Valensole. Accompagné d’autres élus de la communauté d’agglomération, de Manosque et de Valensole, il a d’abord exploré le site des laboratoires de cosmétique BEA. « On va investir dans des nouvelles technologies de machines, comme des laveuses pour améliorer les conditions de travail, et créer un nouvel atelier à Valensole pour stabiliser les emplois sur le plateau. Le maintien de l’emploi est un élément fondamental. À Forcalquier, on est à l’étroit et on a des outils limitants », a expliqué Mounir Tabbiza, directeur général des laboratoires. « On a hérité d’un bâtiment historique, pas dimensionné pour notre activité. Il y a une nécessité de transformation, d’améliorer les flux et d’investir dans de nouvelles lignes », a précisé Marc Ayme, directeur du site de Forcalquier. Les laboratoires ont ainsi prévu un plan d’investissements jusqu’en 2030. « Il faut adapter les bâtiments, mettre les bureaux à l’étage », a conseillé Camille Galtier.

    « On a un fort ancrage sur le territoire. On aurait pu aller ailleurs ou rassembler les deux sites, mais c’est hors de question. On veut garder les emplois à Valensole, Manosque et Forcalquier », a insisté le directeur général. Dans son nouvel atelier de Valensole, BEA prévoit de transférer certaines lignes de production du site de Forcalquier, ainsi qu’une nouvelle ligne qui devrait démarrer courant décembre pour rentrer en production l’année prochaine.

    Le directeur général des laboratoires a également fait part de ses difficultés pour obtenir des aides, notamment de la Région. « On est démunis. On nous a répondu que ce n’était pas la priorité et qu’il n’y avait plus le budget », a-t-il confié. « Il n’y a que vous qui pouvez nous aider à faire entendre notre voix », a-t-il lancé aux élus de la DLVA, de Manosque et de Valensole présents. « On a rattrapé des dossiers qui ne passaient pas », a voulu rassurer Camille Galtier.

    « S’engager socialement »

    L’été, à Forcalquier, les laboratoires de cosmétique accueillent des jeunes qui peuvent ainsi être actifs, travailler et être rémunérés. « On est prêts à s’engager socialement et à le rendre à la cité », a affirmé le directeur général. Il a insisté sur l’importance d’attirer des jeunes dans leur entreprise. Camille Galtier a évoqué un prochain Salon de l’étudiant « pour montrer les formations et les entreprises sur le territoire, sans partir loin ». Les laboratoires prennent déjà « entre quatre et six stagiaires » chaque année.

    Après avoir visité le site de production des laboratoires, la petite délégation d’élus s’est rendue à la Maison de la pistache voisine. « On a une clientèle internationale exceptionnelle ici à Valensole », s’est réjoui Alexis Bertucat, responsable tourisme, communication et RSE pour le groupe Territoire de Provence, qui leur a fait découvrir plusieurs des 160 variétés de pistache existantes.

  • Airbus présente ses avancées écologiques au ministre

    Airbus présente ses avancées écologiques au ministre

    À quelques mètres de l’aéroport international de Marignane, ce samedi matin, une vingtaine de personnes découvrent ce qui se cache derrière les murs de Airbus Helicopters : leur chaîne de production, certains de leurs modèles et une partie du site industriel. Comme dans une centaine d’industries partout en France, cent personnes ont pu venir visiter l’entreprise marignanaise à l’occasion de la première édition des journées de Choose France. Parmi les visiteurs s’est glissé le ministre (Ren.) délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, en déplacement dans la région. L’occasion pour le fleuron de l’aéronautique français de mettre en avant ses innovations et mesures pour réduire son empreinte écologique.

    Sur le tarmac, deux prototypes innovants ont été sortis pour mettre à l’honneur la technologie de l’entreprise. Le Disruptive Lab en est le parfait exemple. Volant avec 100% de carburant durable d’aviation, il a également été pensé pour être le plus léger et ergonomique possible afin de réduire de 40 à 50% sa consommation de carburant. À ses côtés, Airbus tente de faire d’un de ses modèles phares, le super puma H225, un hélicoptère pouvant fonctionner à 100% avec du carburant synthétique alors qu’actuellement son moteur est certifié fonctionner avec 30% de ce carburant seulement.

    Une visite qui a su convaincre le ministre qui y voit « le savoir-faire, l’innovation et l’excellence industrielle française ». Pour le ministre, la transition écologique ne peut pas exister « s’il n’y a pas d’innovation. Et il n’y en a pas, s’il n’y a pas d’entreprises pour y procéder », indique-t-il avant de rappeler qu’il ne faut pas opposer écologie et économie. Et d’ajouter : « Quand on fait mieux, c’est aussi pour la souveraineté et la compétitivité [française]. »

    « Faire plus

    en consommant moins »

    Cette volonté de réduire l’empreinte écologique du site est un vrai défi pour le directeur, Pascal Kuhn. « Car on a une activité qui est en croissance et il faut réduire la consommation d’eau, d’énergie et les émissions de CO2. Il faut donc faire plus en consommant moins. » C’est pourquoi, l’entreprise réfléchit également à l’impact de ses infrastructures et aux mobilités de ses salariés pour réduire cette empreinte au quotidien.

    D’autant que le premier employeur privé de la région espère embaucher 5 000 personnes dans les années à venir, si sa croissance continue. « Mais pour attirer cette croissance et qu’elle profite à Marignane-Vitrolles, il faut adapter le site pour être capable d’accueillir cette production supplémentaire. » Car l’aéronautique suscite encore beaucoup de vocations. Nicolas, 18 ans en bac pro aéronautique à Vitrolles, espère y être embauché « J’ai déjà fait un stage et j’ai tout de suite accroché. J’aimerais vraiment y travailler. »

  • À Aix, les boutiques n’échappent pas aux difficultés économiques

    À Aix, les boutiques n’échappent pas aux difficultés économiques

    Le centre-ville d’Aix-en-Provence n’échappe pas à la fermeture silencieuse de ses commerces. Récemment, l’épicerie solidaire Yapagaspi a baissé le rideau. Le cœur d’Aix a aussi vu Boulanger, mastodonte de l’électroménager quitter le Boulevard des Belges. Plus tôt dans l’année, la Librairie indépendante le Lagon Noir s’en allait. Plusieurs fois, notamment en conseil municipal, la faute aux loyers commerciaux coûteux a régulièrement été pointée du doigt. La Ville, ayant pourtant instauré, dès 2023, un droit de préemption commercial dans plusieurs zones de la Capitale de Provence. Marc Pena, député PS de la 11e circonscription et élu d’opposition, estime que ce sont « 30 % des commerces qui ont fermé (ces dernières années). La diversité se perd, les commerces sont souvent éphémères. Ce qui ne marche pas, ce sont les loyers. Pourtant l’activité, à Aix, n’est pas nulle, il y a des consommateurs pour tout. » Côté commerçants, les causes aux fermetures et difficultés sont diverses : économie nationale, loyers, aussi, beaucoup l’absence de parkings… « Bien sûr que le loyer prend une part importante du chiffre, mais ce qui prend une part beaucoup plus importante par rapport à la productivité, c’est les salaires, explique Sandrine Ratier, gérante de la boutique Artyana et secrétaire générale de l’Association des commerçants du centre-ville. Mais aussi la suppression des exonérations pour les charges des apprentis. » Selon elle, si, depuis le second semestre 2024 la situation commerçante s’est « compliquée », un « élan » économique peut être attendu dans les semaines à venir.

  • La ligne très haute tension de Fos en réponse à une forte demande

    La ligne très haute tension de Fos en réponse à une forte demande

    « On est reparti en légère hausse. » Ce jeudi, dans le siège régional de RTE (Réseau de transport d’électricité) à Marseille, Gilles Odone, délégué de RTE en Méditerranée, entend rester « factuel » lors de la présentation du bilan électrique de la région Sud pour l’année passée. « La consommation est de l’ordre de 39,3 TWh [térawattheure, Nldr.], c’est 1,4% de plus qu’en 2024 », campe-t-il. Une consommation à mettre au regard de la production régionale : 17,3 TWh. « On représente un peu moins de 10% de la consommation nationale mais on ne représente que 3,2% de la production nationale », résume Gilles Odone. Lequel rappelle les particularités locales : « La production hydraulique [via les barrages par exemple, Ndlr.] c’est le premier moyen de production de la région (…) environ 40% de l’électricité consommée vient d’en dehors de la région. »

    Un bilan qui amène l’acteur à assurer que « les conditions sont réunies pour accélérer l’électrification ». Comprenez par là, le passage au tout électrique et la décarbonation de l’industrie. Et c’est justement pour ses projections vers l’avenir que l’acteur est attendu au tournant, puisque porteur du projet de construction de ligne très haute tension (THT) de 400 000 volts entre Jonquières (Gard) et Fos-sur-Mer en vue de cette décarbonation. « La ligne THT est aujourd’hui en instruction », élude Gilles Odone, sans rentrer dans les détails. Concrètement, RTE avance un premier chiffre illustrant les exigences à venir : « Les besoins en électricité de l’ensemble de la région sont évalués à environ 4 000 MW [Megawatt, Nldr.] à l’horizon 2030. » Et un autre qui montre aussi l’ampleur des sollicitations : « On a reçu plus de 6 000 MW de demandes de raccordement, c’est l’équivalent de la consommation actuelle de la région. »

    « Même sans Carbon… »

    Cette demande exponentielle s’explique par deux facteurs : « Il y a des besoins diffus, liés à l’électrification du pays : raccordement de bornes électriques, des navires à quai dans les ports, installation de pompes à chaleur… Il y a aussi les industriels, par exemple sur la zone de Fos, qui vont se décarboner, car ils n’ont pas le choix. » Mais la décarbonation sur le pourtour de l’Étang de Berre reste au stade de la lettre d’intention pour l’heure. Et les projets structurants de son électrification sont en suspens, voire pire comme avec l’exemple de l’usine géante de panneaux solaires, Carbon, qui a été abandonnée. « Il n’y en a pas beaucoup qui ont des décisions d’investissements », reconnaît Gilles Odone. Mais pas d’inquiétude du gestionnaire du réseau : « Même sans Carbon, on est au-delà de 6 000 MW de demandes. Nos infrastructures doivent être robustes. » D’autant que géographiquement, c’est bien cette zone qui concentre les besoins à venir : « Sur les 6 000 MW de demandes de raccordement, les deux tiers concernent la zone de Fos-sur-Mer. » Et même dans le pire des scénarios, où l’électrification des industries se ferait a minima, RTE assure qu’un renforcement des infrastructures serait quand même nécessaire : « Il y aura des sujets à résoudre. » Il cite notamment la question de la production hydraulique au regard du changement climatique. Autre argument : Sur les 4 000 MW estimés, environ 20% vient des « besoins diffus » qui sont eux aussi grandissants. En bref : « La structure du réseau très haute tension du Sud-Est n’est plus adaptée à cette hausse des consommations. »

  • Les centres-villes alpins vidés d’habitants et de commerces

    Les centres-villes alpins vidés d’habitants et de commerces

    Devant le manque de commerces et la désertification des centres-villes, de nombreux Bas-Alpins vont jusqu’à Marseille, Aix ou Plan de Campagne pour faire les magasins et trouver une offre satisfaisante. « Quasiment tous les élus ont mis au cœur de leur programme la redynamisation des centres-villes, parce que c’est une nécessité », avance Jean-Pierre Pradalier, vice-président de la CCI en charge du commerce.

    « Digne est plus en souffrance que d’autres communes du département. Les indicateurs ne sont pas bons, il y a un taux de vacance commerciale à 24%. La moyenne nationale est entre 11 et 12%. Donc, à Digne, on a un taux de vacance deux fois supérieur à la moyenne nationale, c’est préoccupant », regrette-t-il.

    « La redynamisation et la revitalisation du centre-ville, c’est le cœur de notre mandat », lance Myriam Sereno, adjointe au maire de Digne déléguée au commerce. « On a eu plusieurs fermetures de magasins importants qui ramenaient du monde, et du coup on a perdu en dynamisme », explique-t-elle. Elle-même ancienne commerçante, elle a perdu 15% de son chiffre d’affaires quand Camaïeu a fermé. « Il y avait des promotions tout le temps. Les gens venaient pour ça. »

    Manager de commerces et parkings gratuits

    Jean-Pierre Pradalier décrit « une spirale négative avec des commerces qui ferment, à partir de là, votre centre-ville est moins attractif, et comme il est moins attractif, les gens viennent moins. Et comme les gens viennent moins, les commerces vendent moins, etc. C’est un cercle vicieux ».

    Lors d’une table ronde sur la dynamisation des centres-villes organisée dans le cadre de l’assemblée générale de la CCI jeudi, le maire de Barcelonnette a également décrit un centre-ville en difficulté : « on a une vraie capacité commerciale historique qui est en train de péricliter », a-t-il regretté. 50% des commerçants ne parviennent pas à transmettre leur commerce quand ils souhaitent prendre leur retraite, selon Jean-Pierre Pradalier. « Une fois le rideau baissé, il faut se bagarrer pour rouvrir. »

    Les élus ont également insisté sur l’importance d’avoir un manager de commerces, qui permet de recenser les locaux vacants et d’aller chercher des repreneurs. Une autre problématique importante pour dynamiser les centres-villes est le stationnement, dans un département où la voiture est inévitable. « Dans des villes comme les nôtres, on ne peut pas chasser totalement la voiture des centres-villes », avance Jean-Pierre Pradalier.

    La ville de Manosque a elle réussi à faire baisser son taux de vacance commerciale de 22% à moins de 10% entre 2020 et 2026, grâce à une manageuse de commerces, au développement de parkings avec trois heures gratuites et à la requalification du centre-ville. La première adjointe a insisté sur la nécessité d’une concertation avec les commerçants pour éviter qu’ils ne souffrent trop des travaux.

  • À Toulon, la gauche intègre la commission finances et celle des services publics

    À Toulon, la gauche intègre la commission finances et celle des services publics

    Après l’approbation des procès-verbaux des deux dernières séances, celle d’hier s’est concentrée sur l’élection des membres des commissions dans lesquelles se construisent souvent les orientations en termes d’urbanisme, de transports, de logement, de finances, de transition écologique ou de développement économique de la collectivité, avant leur adoption en conseil métropolitain de Toulon-Provence-Méditerranée (TPM).

    Dès lors, la présence de l’opposition en leur sein ne relève pas d’un simple équilibre symbolique, mais garantit le pluralisme démocratique et fournit aux élus un précieux regard en amont des dossiers afin de préparer leurs interventions publiques, d’exprimer leurs réserves ou de demander des renseignements complémentaires.

    La présidente de la Métropole, Josée Massi (SE), dans un souci de transparence, a plus que jouer le jeu des équilibres politiques dans les listes constituées. Et la gauche, réduite à la portion congrue dans cette assemblée, avec un seul élu – le conseiller municipal d’opposition de La Seyne, Stéphane Sacco (GRS) –, a ainsi pu accéder à la stratégique commission finances ainsi qu’à celle concernant les services publics locaux.

    L’élu du groupe Alternative progressiste a confié sa satisfaction d’avoir vu sa candidature retenue à deux reprises : « D’être présent à la commission finances permet de voir en amont tous les projets qui vont sortir. Elle donne une visibilité complète sur l’ensemble des autres commissions. » Et de poursuivre : « C’est important pour nous, opposition de gauche, parce que ça va nous permettre d’avoir un aperçu de tout ce qui va se passer pour notre ville de La Seyne-sur-Mer et d’essayer de porter la voix de La Seyne qui pâtit de la victoire de l’extrême droite à sa tête. »

    Pluralisme démocratique

    Avoir un regard sur les projets alors qu’ils sont en phase d’étude, donc avant leur présentation officielle, donne en effet accès aux informations et la possibilité de poser des questions, de demander des précisions et d’alerter, le cas échéant, sur certains risques ou incohérences.

    À noter également l’élection de la présidente de TPM comme représentante de la collectivité au conseil d’administration de la Société de la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur. L’occasion pour le 11e vice-président, Grégory Audibert, de rappeler que la Métropole toulonnaise « promeut le développement des transports en commun et des modes alternatifs à l’usage de l’autosolisme ».

    À ce titre, elle soutient le projet Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur (LNPCA), qui a notamment pour objectif, sur notre territoire, d’améliorer le cadencement des trains du quotidien au quart d’heure pour le RER toulonnais. Pour mémoire, l’établissement public Société nouvelle Provence Côte d’Azur a été créé pour gérer les financements des collectivités territoriales et des groupements de collectivités territoriales.

    Le vice-président de TPM et maire de Saint-Mandrier Gilles, Vincent (LR), va, lui, représenter la collectivité au sein du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), mais aussi au sein de l’Association nationale des élus littoraux (Anel) et de l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une élection qui va ravir l’Association de protection de l’environnement de Saint-Mandrier (APE) et France nature environnement, qui ne cessent de dénoncer, entre autres, le réensablement des plages de la commune, au mépris du Code de l’environnement et des banquettes de posidonies.

    Le conseil métropolitain a également approuvé la révision dite « allégée » du Plan local d’urbanisme de la commune de Hyères. Elle porte sur un projet agrotouristique dans le lieu-dit Sainte-Eulalie, situé au nord-est de la commune, à proximité du massif des Maures et de la vallée des Borrels.

    Ce projet implique notamment la création d’un secteur de taille et de capacité d’accueil limité (Stecal), qui permet la construction en zones A et N et offre ainsi la possibilité aux exploitations agricoles de se développer. À suivre.

    La séance s’est déroulée sans interventions des élus RN. Il devrait en être tout autrement, ce vendredi matin, au conseil municipal de Toulon.

  • Ruissellement zéro

    Ruissellement zéro

    Des représentants de nombreuses corporations se sont retrouvés à l’appel de la CGT, ce jeudi à Marseille, pour signifier leur inquiétude quant à l’avenir de plusieurs filières économiques majeures de notre région, mais aussi leur exigence de justice sociale.

    Après 10 ans de mandat d’Emmanuel Macron fondé sur la théorie du ruissellement, le bilan est en effet sans appel. En 2025, l’Insee a annoncé un taux de pauvreté record en France depuis près de trente ans : 15,4%, soit près de 10 millions de personnes concernées.

    À l’autre bout de l’échelle sociale, les quarante plus grands groupes français ont versé 107,5 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2025, soit une hausse de près de 55% en quatre ans.

    Ceux qui produisent la richesse

    Si le chômage a baissé, la hausse de la précarité a banalisé la figure du travailleur pauvre dans notre pays.

    Dans de nombreux secteurs, les aides publiques – estimées à 211 milliards d’euros par une mission sénatoriale – n’ont pas été soumises à des critères d’utilité sociale et de renouveau économique. Les exonérations massives de cotisations sociales patronales ont, dans le même temps, fragilisé la Sécurité sociale sans influer sur le niveau de rémunération.

    Bref, le mirage du ruissellement s’est mué en une forme bien réelle de retenue d’argent au sommet de la société.

    Ce n’est pas seulement moralement critiquable, c’est économiquement mortifère. Cette recherche du profit immédiat met en danger des filières toutes entières et obère les perspectives de développement durable, comme en témoigne l’abandon du projet Carbon à Fos-sur-Mer.

    Le monde du travail a de quoi demander des comptes. Il a aussi des propositions pour l’avenir. Il doit être entendu. C’est lui qui produit la richesse ici comme partout.

  • JO : le département des Alpes de Haute Provence promet des retombées économiques

    JO : le département des Alpes de Haute Provence promet des retombées économiques

    À l’approche des JO 2030, il faut que nous ayons ensemble un véritable discours positif et constructif en faveur des Jeux, parce que même si on nous reproche de ne pas être terre d’accueil, vous aurez des retombées », a promis la présidente du département, Eliane Barreille (LR), à l’ouverture des rencontres départementales de l’achat public, mardi. 115 entreprises y étaient présentes, selon elle. « Puisque nous n’avons pas de compétition, nous devons nous positionner comme des hôtes », a-t-elle martelé. La présidente s’est également réjouie des travaux réalisés sur la ligne des Alpes pour les JO. Eliane Barreille a d’ailleurs été désignée coprésidente du comité des territoires non-hôtes des JO.

    Des retombées grâce à l’hébergement touristique

    « On veut et on peut vous financer pour qu’il y ait des retombées économiques », a de son côté assuré la Région, représentée par Sandrine Scholly et Fleuriane Del Peloso de la direction des entreprises. La Région finance notamment la rénovation énergétique et l’emploi saisonnier pour l’hébergement touristique, ont-elles affirmé. La priorité est mise sur la vallée de l’Ubaye, frontalière des Hautes-Alpes. Selon la Région, les retombées économiques sont estimées à 3,6 milliards d’euros et à la création de 50 000 emplois sur l’ensemble du territoire.

    Chambre de l’agriculture, SDIS, DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération), Provence Alpes Agglomération, CCI… De nombreux acteurs locaux étaient présents pour ces troisièmes rencontres départementales de l’achat public, dont l’objectif est de faciliter les liens entre entreprises et collectivités pour mener à bien de nouveaux projets.

  • [Entretien] Jean-Louis Gély :  En matière touristique, notre priorité est la qualité »

    [Entretien] Jean-Louis Gély :  En matière touristique, notre priorité est la qualité »

    La Marseillaise : Qu’est-ce que la labellisation Géoparc va changer pour le département ?

    Jean-Louis Gély : Pour visibiliser ce patrimoine, en prendre conscience d’abord et le communiquer à tout le monde ensuite, afin de le rendre le plus accessible possible, encore fallait-il le structurer, l’organiser et le valoriser. Le label de l’Unesco nous permet de concrétiser et de valider cette démarche, bien mieux que si nous n’étions qu’entre nous, et de l’inclure concrètement dans notre vision territoriale globale et dans notre philosophie de tourisme durable. C’est une chance pour les entreprises, les artisans, les associations, les agriculteurs, entre autres acteurs, d’attirer et de développer de nouveaux projets.

    Comment comptez-vous accompagner cette labellisation ?

    J.-L.G. : Dans l’immédiat, un événement convivial est prévu pour associer à cette réussite tous les acteurs qui y ont contribué : communes, communautés de communes concernées, géomédiateurs, géopartenaires, autres partenaires institutionnels. Ce sera en juin.

    Quelles sont les retombées touristiques et économiques attendues ?

    J.-L.G. : C’est difficile à évaluer précisément. Dans d’autres Géoparcs labellisés par l’Unesco, une hausse de la fréquentation a été observée à hauteur de 30%. Mais nous ne sommes pas dans une course à l’échalote et surtout pas dans une recherche de massification. Bien sûr, l’appréciation quantitative des flux est un objectif, en vue, notamment, de faire tourner l’économie de nos territoires : hébergeurs, restaurateurs, commerçants… Et je ne doute pas que cela va se produire. Mais notre priorité, en matière touristique, c’est la qualité et la valorisation.

    Kléber Mesquida parle du « commencement d’une nouvelle étape », quels sont les nouveaux objectifs ?

    J.-L.G. : C’est une nouvelle étape parce que l’obtention du label de l’Unesco est à la fois une distinction, une reconnaissance et un moment fort pour notre engagement concret. Il est attribué pour une durée de quatre ans : à cette échéance, une réévaluation devra intervenir. Les acteurs du territoire vont donc conduire un travail s’articulant autour des cinq axes stratégiques définis : coordination de la démarche, communication, préservation et valorisation, éducation et développement du tourisme durable.