Tag: Économie

  • Euromed dévoile ses priorités et mise sur l’échange

    Euromed dévoile ses priorités et mise sur l’échange

    Isabelle Campagnola-Savon n’a pas caché son envie de donner un nouveau souffle à Euromed 2 « Je vois que de nombreuses personnes ne connaissent pas le projet. » Un fait étonnant pour le 3e quartier d’affaires français. La présidente a dévoilé son plan en trois axes majeurs : la création d’une foncière (structure qui possède, gère et loue des biens immobiliers), la rencontre avec des acteurs économiques et les habitants, ainsi que la poursuite d’un « Euromed vert ».

    « Lutter contre le réchauffement climatique »

    L’avenir est clair pour la présidente : « On a stabilisé notre capacité financière, politique et stratégique pour les 15 prochaines années, puisqu’on a voté et signé, en début d’année, notre nouveau protocole financier jusqu’en 2040. » La création d’une « foncière » aurait pour but de stabiliser les loyers et de sécuriser les projets. Un moyen pour Euromed d’incarner le rôle de constructeur et celui de gestionnaire de la vie urbaine. L’objectif est de « passer de la logique de projet à celle d’une ville vivante et durable », confie la présidente.

    Isabelle Campagnola-Savon compte organiser une rencontre avec les acteurs économiques et les habitants, une « agora » pour mobiliser autour du projet : « On veut que ce quartier soit pour les Marseillais. »

    Aurélie Cousi, directrice générale, explique que le plan d’affaires a pour objectif d’accueillir « des restaurants, des commerces de bouche et des commerces issus de l’économie sociale et solidaire ». Dans une volonté continue de favoriser un « Euromed vert » et de « lutter contre le réchauffement climatique », l’établissement public indique avoir planté 400 arbres en 2025 et poursuivre la construction de pistes cyclables. La présidente insiste sur l’emploi de matériaux bas carbone et a rappelé une nouvelle fois le projet du parc des Aygalades, ainsi que l’ajout de 2 hectares supplémentaires au parc Bougainville, pour 2027.

  • La fréquentation touristique à Aubagne a battu des records l’an dernier

    La fréquentation touristique à Aubagne a battu des records l’an dernier

    Les vignerons parleraient d’un millésime exceptionnel. Pascal Coudurier, directeur de l’Office de tourisme intercommunal (OTI), qui regroupe 12 communes et compte 111 705 habitants sur une superficie de plus de 244 km2, évoque, pour 2025, « une fréquentation exceptionnelle. » 2025 a même coiffé sur le poteau l’année 2019, jusque-là « meilleure année de référence ».

    Il détaille : « La fréquentation physique de l’Office progresse de 14 %, avec 12 967 visiteurs accueillis » dans les locaux actuels du 8, cours Barthélémy. L’OTI a par ailleurs comptabilisé 18 319 actes d’accueil ou ensemble des demandes traitées par l’Office en 2025 (+ 9% par rapport à 2024).

    Pour Gérard Canavese, président de l’OTI, l’autre raison de se réjouir est que désormais « les flux touristiques sont étalés toute l’année. » La fréquentation repose majoritairement sur une clientèle française (91% des visiteurs). Parmi eux, 40% sont issus de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. À Aubagne, les visiteurs sont intéressés par l’univers de Marcel Pagnol, mais aussi par les activités de randonnée, le patrimoine et les manifestations locales.

    43,5 millions de retombées économiques

    Année Pagnol oblige (2025 a marqué les 130 ans de la naissance de l’écrivain à Aubagne), la visite de la maison de Marcel Pagnol a « crevé le plafond ». 16 795 visiteurs y sont venus l’an dernier, soit le niveau de fréquentation le plus élevé depuis au moins dix ans. « La dynamique observée à la Maison natale se retrouve sur l’ensemble des sites touristiques du territoire », fait observer Pascal Coudurier. Le Petit Monde de Marcel Pagnol enregistre 12 618 visiteurs en 2025, soit une hausse de 6% par rapport à 2024, et affiche l’un de ses niveaux de fréquentation les plus élevés depuis 2019.

    Si l’OTI fonctionne avec une subvention de fonctionnement, allouée par la Métropole Aix-Marseille à partir de la taxe de séjour encaissée, soit près de 627 000 euros en 2024 pour le territoire ; son budget est notamment abondé par ses ressources propres : vente de prestations touristiques, commerce en boutique. Le chiffre d’affaires de l’OTI a atteint l’an dernier près de 368 000 euros. Le territoire totalise près de 790 000 nuitées touristiques, pour une consommation touristique estimée à 43,5 millions d’euros, hors excursionnistes. « Les retombées économiques directes et indirectes pour le territoire sont éblouissantes », commente Gérard Canavese. Alors que, assure-t-il, le personnel de l’OTI est à l’étroit dans ses locaux loués ; l’OTI est à l’origine de la volonté de construire un nouvel Office de tourisme à plus de 1,8 million d’euros sur le cours Voltaire, ce qui nourrit une polémique à Aubagne depuis plusieurs mois. Certains y voient un projet inutile, coûteux disent-ils pour le peu de touristes visitant Aubagne, et qui nuirait aux commerces. Le président de l’OTI pense tout le contraire.

  • Fadelha Benammar-Koly : « Nous sommes la liste des solutions »

    Fadelha Benammar-Koly : « Nous sommes la liste des solutions »

    La Marseillaise : Comment se sont déroulées les discussions après l’annonce de Gaëlle Lévêque ?

    Fadelha Benammar-Koly : Nous nous sommes assez rapidement entendus pour partir sur un binôme d’élues issues de la majorité, à savoir Nathalie Rocoplan et moi. Il y a six mois, je n’étais candidate à rien, donc il a fallu se poser la question. Beaucoup de travail a été fait dans la précédente mandature, mais il en reste encore beaucoup. Nous avions envie de poursuivre ce qui a déjà été mené et de continuer l’union que nous avions avec d’autres forces à gauche.

    Quelles sont vos priorités ?

    F.B.-K. : Nous en avons cinq ! D’abord « une ville qui bouge », qui concerne l’économie, la mobilité, la culture et le sport. « Une ville qui protège », avec les questions de sécurité mais pas que car la protection c’est aussi le logement et la santé. « Une ville belle », avec l’occupation de l’espace public pour tout le monde. « Une ville fraternelle » car la solidarité est un pilier de la ville de Lodève et nous avons par exemple un plan de lutte contre la solitude. Et enfin « une ville qui dialogue », parce que les gens veulent s’impliquer et être entendus. Je crois beaucoup au trio élus, agents et citoyens. Nous sommes la liste des solutions.

    En quoi êtes-vous en rupture avec la municipalité sortante ?

    F.B.-K. : Nous aurons une liste renouvelée aux deux tiers. Il y a une envie de renouveau dans la ville et c’est normal. Nous sommes là pour concrétiser ce renouveau tout comme la continuité est importante car des projets et des programmes ont été enclenchés et il faut les mener à terme. C’est le cas pour le parc municipal ou le pôle d’échanges multimodal par exemple. Nous voulons aussi qu’il y ait plus de dialogue avec la population.

    Quelles sont vos propositions pour le cœur de ville ?

    F.B.-K. : J’ai pu faire un tour du centre avec un paysagiste et je me suis rendue compte que le centre-ville n’était pas bien identifié. Il y a tout un travail de signalétique à réaliser pour qu’il devienne une balade. Les aménagements piétons doivent aussi être revus. Et il faut revoir également le plan de stationnement pour pouvoir consommer dans les commerces de proximité.

    Pourquoi l’union avec l’ancien député insoumis Sébastien Rome n’a pas été possible ?

    F.B.-K. : Quand on veut l’union, on montre une attitude favorable à l’union. L’union existe avec notre liste qui s’appuie sur des socialistes, des communistes, des citoyens, Génération.s et peut-être demain les écologistes. Sébastien Rome veut l’union de la gauche derrière lui. Ce n’est pas une posture d’humilité, d’autant que tout le monde est uni et qu’il n’y en a qu’un qui est à l’extérieur.

  • Les salariés d’Alinea expriment colère et inquiétude samedi devant le magasin

    Les salariés d’Alinea expriment colère et inquiétude samedi devant le magasin

    Les salariés de l’enseigne d’ameublement et de décoration Alinea sont inquiets, et à juste titre.

    Selon les différentes offres de reprise de l’enseigne Alinea, propriété de la société Néomarché en redressement judiciaire depuis le 20 novembre dernier : 148 personnes, sur 249 à Aubagne, dont 59 au magasin et 89 au siège de Napollon, perdraient leur emploi… La « meilleure » offre de reprise « sauverait » 575 des 1 172 salariés au niveau national… La nouvelle a été reçue comme un coup de massue. La « reprise se ferait avec moins d’emplois, moins d’expertise, moins d’accompagnement, et une pression accrue sur les équipes restantes », dénoncent des salariés dans un communiqué non signé appelant au rassemblement ce samedi devant le magasin. « Depuis des années, les salariés travaillent avec une épée de Damocles au-dessus de la tête, décrivent-ils : incertitudes, reports, annonces contradictoires… Aujourd’hui, beaucoup ressentent un paradoxe douloureux : le soulagement que cette attente cesse mais aussi la colère face à un traitement indigne au regard de l’investissement consenti. »

    Et de rentrer dans le vif du sujet : « Quand un grand groupe lié à la plus grande fortune de France annonce qu’il ne peut faire mieux que 5 000 euros par salarié, peut-on encore parler de responsabilité sociale ? », souhaitent-ils questionner publiquement . « Derrière les chiffres, il y a des hommes et des femmes, des familles, des parcours de territoires entiers fragilisés », lancent-ils.

    Négociations en cours

    Rien n’avait véritablement filtré, ce vendredi, des premières heures négociations entre les syndicats CFE-CGC, SEGA, FO, CFTC, et CFDT et la direction, à propos de l’accompagnement des personnes licenciées. Alinea, enseigne créée en 1989 à Avignon, est la propriété de la famille Mulliez. Les propositions de reprises ont été jugées « catastrophiques » par les salariés, selon les mots de Sébastien Laisne, délégué syndical CFDT et salarié du siège social situé dans la zone Napollon, et cité par nos confrères de La Provence. « Des six ou sept offres présentées au tribunal, une seule prévoit la reprise d’une partie des magasins et d’une partie des services centraux », précisait-il, cette semaine. Pour dire.

  • Les offres de reprise d’Alinea sabrent dans les effectifs

    Les offres de reprise d’Alinea sabrent dans les effectifs

    Une énorme claque. Alors que la société Néomarché, maison-mère de l’enseigne de décoration et mobilier, est en redressement judiciaire depuis le 20 novembre dernier, les repreneurs potentiels avaient jusqu’au 26 janvier pour faire connaître leur offre auprès du tribunal des affaires économiques de Marseille. Sur les 6 à 7 offres reçues, le repreneur le mieux disant « ne reprendrait que 575 salariés sur les 1 172 au niveau national », observe une salariée, qui souhaite garder l’anonymat. Ce promoteur immobilier « a fait la proposition de reprendre plusieurs magasins, dont une partie du siège social de Napollon », indique-t-elle. Sur les 184 salariés de Napollon, 89 perdraient leur emploi… La météo sociale est tout aussi sombre pour le magasin Alinea de la zone des Paluds à Aubagne. Une autre offre, détaille la salariée, celle de Centrakor, du groupe Cargo, également propriété (comme Alinea, Kiabi, Norauto, Midas…) de la richissime famille Mulliez « voudrait n’occuper qu’un étage du magasin, et ne reprendre que six salariés sur les 65 actuels… Encore faudrait-il que le bailleur accepte ». Les repreneurs ont jusqu’au 2 mars pour améliorer leur offre.

    Round social

    Pour les organisations syndicales, une autre bataille commence. Le 19 février est la date butoir fixée pour négocier, avec la direction, les mesures d’accompagnement de ce plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Et le premier round, auxquels participent les syndicats CGC-CFE-Sega, FO, CFTC, CFDT débute dès ce vendredi. « On va se mobiliser pour obtenir quelque chose de décent, honnête par rapport à l’investissement qu’a eu chaque salarié. Certains ont plus de 40, 50 ou même 60 ans, cela va être compliqué pour eux de retrouver du travail. La conjoncture économique est compliquée, le coût de la vie a augmenté », plaide la salariée. Alors que la direction doit présenter aux organisations syndicales ce vendredi 6 février « son enveloppe, avec par exemple le budget de départs anticipés à la retraite, les mesures supra-légales ; si ce n’est pas raisonnable, on ne pourra pas accepter l’inacceptable. Et il faudra absolument maintenir le mouvement de mobilisation prévu samedi à Aubagne ». Dans un climat pesant, la direction fait en effet pression sur syndicats et salariés pour que celle-ci n’ait pas lieu, « pour ne pas nuire à la reprise », évoquerait-elle. Contactée depuis mercredi, elle n’a jamais répondu à nos sollicitations. Pour la salariée interrogée, Alinea aurait fait de « mauvais choix », et n’aurait pas su s’adapter aux nouveaux modes de consommation, mais aussi au pouvoir d’achat, en baisse, des clients.

  • La ministre de la Mer et de la Pêche lance un vaste appel à projets pour la décarbonation du secteur maritime

    La ministre de la Mer et de la Pêche lance un vaste appel à projets pour la décarbonation du secteur maritime

    « Ça y est, on a un budget ! Et on a inscrit la décarbonation du secteur maritime dans celui-ci via la déclinaison nationale d’un appel à projets », explique-t-elle. Ces appels sont en lien avec le marché carbone européen (ETS)* du secteur en place depuis 2024 et seront lancés « d’ici fin mars avec le ministère des transports » et « opéré par l’ADEME ». Ils portent sur « 3 thématiques : le déploiement de technologies de décarbonation à bord des navires, le soutien au chantiers navals pour les flottes et le financement d’infrastructures portuaires ».

    Concrètement, la ministre pointe « un soutien de 70 millions au bénéficie du secteur, via des autorisations d’engagements et 30 millions de crédit de paiement », développe-t-elle. Elle évoque aussi « deux dispositifs complémentaires, l’un avec la mobilisation de garanties de projets stratégiques jusqu’à 20 millions d’euros pour des projets de décarbonation, l’autre le renforcement des financements mobilisables via un dispositif de certificats d’économie d’énergie ». Elle cible des « technologies matures, comme le vélique ou les batteries ». « On veut lancer une vraie dynamique industrielle avec ces appels à projets. On œuvre pour un fléchage des ETS dans le secteur, il y a une légitime attente de ceux qui versent l’ETS mais il faut une vision stratégique pour que la décarbonation irrigue la filière », conclut elle.

    *Système de quota d’émission carbone comme il existe ailleurs, depuis 2024 les entreprises du secteur sont soumises au système d’échange de quotas d’émission (ETS) de l’UE

  • Des idées pour « booster » l’économie marseillaise

    Des idées pour « booster » l’économie marseillaise

    « On est là pour aider les futurs élus à améliorer notre ville, on espère qu’ils s’engageront », exprime avec enthousiasme Jean-Luc Chauvin, président de la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence (CCIAMP) et membre du collectif « Tous acteurs ». Cette association regroupe 180 acteurs économiques du territoire. Réunis ce mardi à la Bourse du commerce, ils ont annoncé 42 propositions concrètes destinées aux candidats déclarés aux municipales, de tous les bords politiques. Ces idées ont été transmises ce mercredi.

    Elles sont articulées autour de cinq grands axes stratégiques : foncier économique et logement, mobilité, centre-ville, attractivités-grands projets et enfin jeunesse.

    Des propositions « audacieuses »

    « L’audace entrepreneuriale, c’est notre moteur, nous voulons proposer de l’ambition », insiste Jean-Luc Chauvin. Une ambition qu’ils veulent insuffler au monde politique. Elle se matérialise dans ces propositions présentées comme « audacieuses », comme la construction d’ici 2030 de 1 200 km de pistes cyclables structurées à l’échelle métropolitaine. L’un de leurs projets les plus ambitieux serait de transformer le terre-plein central de l’autoroute A51, entre Plan de Campagne et La Pioline, en voie réservée sur rail, afin de le connecter au réseau ferroviaire.

    S’adaptant aussi aux besoins à court terme, « Tous acteurs » propose de « petits pas », comme l’idée d’aménager un espace de stationnement dédié aux autocars dans toutes les gares ferroviaires. Le collectif demande également « un engagement public des futurs élus pour débuter une collaboration structurée entre les services publics et le monde économique ».

  • La gauche bientôt à la tête de la mairie de Clermont-l’Hérault ?

    La gauche bientôt à la tête de la mairie de Clermont-l’Hérault ?

    Pour Gérard Béssières, ce mandat était celui « du rattrapage ». C’est donc tout naturellement que l’édile clermontais (Divers) candidate à un second mandat, présenté comme celui de la continuité. « En 2020, nous avons mis en place un certain nombre de projets. Car il y avait beaucoup de rattrapage à faire suite à l’action de l’ancienne municipalité, qui avait plutôt failli dans sa tâche. Il a fallu faire de la réhabilitation au niveau des écoles, des équipements sportifs, des rues, etc. Mais il est impossible de tout faire dans un seul mandat quand il faut faire du rattrapage. Il me semblait important de poursuivre cet élan  », soutient le maire.

    L’ancien maire « qui a plutôt failli », c’est Salvador Ruiz, aujourd’hui élu d’opposition (Divers) et candidat au scrutin de mars. Ce dernier met en avant ses réalisations lorsqu’il était aux commandes, entre 2014 et 2020. Évoquant le parking de la gare et le camping du Salagou, Salvador Ruiz fait de l’économie sa priorité, voulant « accompagner la croissance et renforcer l’activité économique ». Les deux hommes devront faire face à une troisième liste, celle de Claude Blaho-Poncé (Divers gauche), aussi conseillère d’opposition.

    Et c’est notamment sur son bilan que Gérard Béssières sera jugé. « Ce mandat était un mandat de projets vitrines qui ne correspondait pas aux priorités d’une ville paupérisée comme Clermont. Il y a des problèmes de circulation, de voirie », soutient Claude Blaho-Poncé. Et ainsi de lister ses priorités : « Nous demanderons un audit de gestion pour recalibrer ces projets vitrines trop dispendieux, comme le tiers lieu de la Filandière, la ZAC de la Cavalerie – qui prévoit 450 logements en plus. Nous réviserons le PLU », précise Claude Blaho-Poncé. À cela s’ajoute le développement des mobilités douces ; une « ville plus juste et plus sûre en misant sur la solidarité et être à l’écoute de tous les citoyens ».

    Le maire défend son bilan

    Un bilan contesté mais défendu bec et ongles par Gérard Béssières. « Nous avons commencé à poser les jalons pour le programme à venir. Les grands dossiers sont lancés, comme le centre culturel de la Filiandière dont l’ouverture est prévue en 2027. Il y a aussi le projet de demi-échangeur, la voie verte qui traversera Clermont. On poursuivra le travail engagé si les électeurs veulent bien nous reconduire », soutient Gérard Béssières. Qui mentionne aussi le projet d’extension du cinéma : « il ne dispose que d’une salle, ce qui est un frein important au développement de la culture et ne satisfait pas la diversité du public. Il aura donc 4 salles et ne coûtera rien en investissement à la commune. »

  • L’économie sociale et solidaire réunie à la Criée

    L’économie sociale et solidaire réunie à la Criée

    Fier d’avoir « installé l’économie sociale et solidaire dans le paysage économique de cette région », Denis Philippe, président de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (Cress), a rappelé dans ses vœux, prononcés à la Criée ce mardi, que « la reconnaissance ne suffit pas ».

    Soulignant le dynamisme des acteurs dans la région, il leur souhaite « une belle année », remerciant Robin Renucci, le directeur de la Criée, pour son accueil, et les a encouragés à « être ambitieux » même si le contexte économique délicat, notamment pour le mouvement associatif, est dans toutes les têtes.

    « Même statut que les chambres de commerce »

    Renaud Muselier (Ren.), le président de la Région Sud, qui finance la Cress, a souligné le poids de l’économie sociale et solidaire dans l’économie régionale : « C’est 13% de l’emploi privé, avec des bastions comme les départements alpins et Marseille à 20%, c’est 12 000 entreprises… »

    Il a également cité les 96 millions d’euros pour l’économie sociale et solidaire mobilisée par la collectivité jusqu’en 2030 et réaffirmé son soutien à la transformation des Cress pour qu’elles soient dotées du « même statut que les chambres de commerce et d’industrie ».

    Quant à Didier Mamis, secrétaire général aux affaires régionales de la préfecture, il a salué « le modèle que vous représentez. Vous alliez l’efficacité économique, l’utilité sociale et la démocratie dans les pratiques de gouvernance. »

    La cérémonie s’est conclue par la remise du prix de l’économie sociale et solidaire à la Cantina, une structure fondée en 2018 pour lutter contre le gaspillage alimentaire, qui a pris son essor avec la crise covid de 2020.

  • Air France baptise un de ses Airbus A 220 « La Ciotat »

    Air France baptise un de ses Airbus A 220 « La Ciotat »

    « L’attribution du nom “La Ciotat” à cet appareil constitue une reconnaissance symbolique de l’identité et du patrimoine de la commune, berceau du cinéma mondial et ville marquée par une histoire industrielle et maritime forte, aujourd’hui engagée dans les enjeux de transition et d’innovation » : la municipalité est plus que ravie de l’annonce réalisée par Air France.

    La compagnie aérienne française lui a en effet fait savoir qu’elle avait décidé d’attribuer le nom « La Ciotat » à l’un de ses avions : un Airbus A220, immatriculé F-HOZB, intégré à la flotte moyen-courrier de la compagnie. Avec une vitesse de croisière d’environ 870 km/h et une autonomie pouvant atteindre 5 000 km, l’Airbus A220 « La Ciotat » est destiné à relier les principales villes françaises et européennes, avec une capacité d’accueil allant jusqu’à 148 passagers.

    « Cet avion contribuera au rayonnement de la ville, dans un contexte de modernisation du transport aérien et de réduction de son impact environnemental », se félicite encore la mairie. L’Airbus A220 est en effet censé se distinguer par des performances économiques et environnementales permettant notamment une réduction de la consommation de carburant et des émissions de CO2₂ pouvant atteindre 25 %. Il serait également moins bruyant avec une diminution de l’empreinte sonore comprise entre 25% et 50%.