Tag: écoles primaires

  • Au piquet !

    Au piquet !

    Calculette d’un côté, visée pédagogique de l’autre. Le « bon sens » avancé par le ministère de l’Éducation nationale, incarné par un technocrate pur jus, le transparent Édouard Geffray, est d’adapter les moyens aux besoins du terrain. Or, selon ses calculs, une chute de la démographie scolaire justifie les fermetures de classes dantesques prévues dès la rentrée 2026 dans l’académie d’Aix-Marseille et de Nice, dont dépend le département du Var. Quelle aubaine, ces statistiques. C’est imparable : moins d’enfants, moins de classes ! Hourra aux économies budgétaires, aggravées de 6 milliards supplémentaires. Pas d’enfants, pas d’école ! Encore mieux.

    Les syndicats de l’éducation opposent à cette logique comptable la pédagogie, des classes vivables… Ce à quoi le ministère répond qu’ils ont leurs vapeurs : c’est être, en effet, « émotif » que de vouloir enseigner dans de bonnes conditions. Pour eux, pour les enfants.

    Le ministre qui n’annonce rien !

    La baisse des effectifs entraîne donc un renforcement de l’encadrement. Insupportable pour les calculettes du ministère. L’instrumentalisation des projections des effectifs à dix ans permet au gouvernement de réduire les moyens humains dans les services publics de l’éducation nationale. Cet acte dangereux réclame une résistance et des actions communes entre syndicats, parents et élus. Le ministre a annoncé qu’il… n’annoncerait rien pour la rentrée, pour garantir « la sérénité ».

    Avec les cartes scolaires en mode disette, il a mis dans une colère noire la communauté éducative. Au piquet !

  • Les livreurs de la cuisine centrale d’Avignon reprennent le travail

    Les livreurs de la cuisine centrale d’Avignon reprennent le travail

    La situation est revenue à la normale dans les cantines scolaires d’Avignon depuis ce lundi 30 mars. Les chauffeurs‑livreurs, en grève depuis le jeudi 13 mars, ont repris le travail, au moins temporairement.

    « Ils ont repris le travail aujourd’hui pour permettre à la nouvelle mandature de s’installer, de donner une chance de régler la situation », précise ainsi Dalila Djoudi, secrétaire CGT des territoriaux. Avec une date limite pour régler le conflit fixée au dimanche 12 avril. En attendant, les repas seront bien livrés dans les 36 écoles primaires et les CCAS de la Cité des papes.

    Reprendre l’enquête

    Les revendications syndicales portent toujours sur les suites données à une enquête administrative visant des vols de plusieurs dizaines, voire centaines, de kilos de viande destinés aux cantines. « Nous allons poursuivre et intensifier nos démarches auprès de cette nouvelle équipe, avec une exigence claire : que ce dossier soit enfin traité avec sérieux, rigueur et impartialité. Il n’est plus question de tergiverser, ni de reproduire les erreurs passées », pointent les syndicats, dans un communiqué de presse commun. Ils dénoncent également l’agression d’un chauffeur-livreur par un parent d’élève de la cantine de l’école Camille-Claudel à Montfavet, le mercredi 25 mars. « Les parents qui soutiennent le mouvement de grève expriment aujourd’hui une lassitude profonde face à une administration qui se contente de discours sans jamais passer à l’action concrète », abondent la CGT et FO, qui chargent les élus de la précédente mandature. Une rencontre avec la nouvelle équipe municipale est en cours d’organisation.

  • Nouvelle mobilisation dans l’éducation annoncée jeudi

    Nouvelle mobilisation dans l’éducation annoncée jeudi

    Non au budget d’austérité ! Des moyens pour l’école ! » Ce sont les mots d’ordre de l’appel à la grève générale pour ce jeudi 26 mars par l’intersyndicale des Bouches-du-Rhône, qui rassemble la CGT Educ’Action, la FSU, la Fnec FP-FO et SUD éducation.

    « Nos revendications portent sur les moyens humains. Les personnels sont impactés par la loi de finances avec les suppressions de postes qui se matérialisent par la fermeture de classes dans le premier degré et la perte d’heures dans les lycées généraux, professionnels et polyvalents », explique Magali Hidalgo, membre de la CGT Educ’Action. Assistantes sociales, enseignants et lycéens devraient suivre l’appel à la grève et se mobiliser ce jeudi.

    Écoles et collèges concernés

    Le premier degré est également touché. Les préoccupations concernent le manque d’enseignants et les remplacements. Des collèges et écoles primaires commencent à rejoindre la mobilisation des lycées dans le département. Le lycée Diderot (13e) créé un mouvement de jonction avec l’école élémentaire Malpassé (13e) avec une réunion publique, ce mardi 24 mars à 18h, pour préparer la journée d’action de jeudi.

    Un rassemblement est organisé par les parents d’élèves de l’école élémentaire Gilles-Vigneault (5e), ce mardi à 16h30, devant l’annexe Pardigon, contre la potentielle fermeture de deux classes. Un appel à la grève nationale est prévu le 31 mars. Il sera un « rebond pour la mobilisation », pour Magali Hidalgo.

    Jeudi 26 mars, le rassemblement est prévu à 11h aux Réformés à Marseille

  • Huit tonnes de vêtements récoltées dans le Grand Avignon grâce à la Textile Race

    Huit tonnes de vêtements récoltées dans le Grand Avignon grâce à la Textile Race

    Et c’est l’école des Rotondes, à Avignon, qui remporte le concours devant l’école de Velleron et l’école Alphonse-Daudet, à Vedène. Au total, ce sont 2 002 élèves du territoire qui ont été sensibilisés aux impacts environnementaux de l’industrie textile. L’intercommunalité évoque aussi « un engagement exceptionnel autour de la réparation et de la customisation textile, avec 652 vêtements réparés ou transformés par les élèves ». Ce qui est un record national en la matière.

  • La FSU veut une enquête sur le financement du privé

    La FSU veut une enquête sur le financement du privé

    « En général, la mixité scolaire n’est pas dans le privé. » C’est le constat de Franck Balliot, cosecrétaire de la FSU 13. Il s’appuie notamment sur « l’Indice de Position Sociale (IPS) des établissements scolaires dans le département ». Une donnée statistique qui « résume les conditions socio-économiques et culturelles des familles des élèves accueillis » et dont les résultats sont parlants : « Dans les Bouches-du-Rhône, 15 écoles primaires privées sur 90 ont un IPS supérieur à 140, donc relativement haut. Quand 5 écoles publiques sur 586 dépassent 140 ». Et cela se retrouve aussi pour les collèges et lycées. « Prenons l’exemple du collège Loyola [établissement jésuite dans le 15e arrondissement de Marseille qui a ouvert en septembre 2025] : l’engagement est d’avoir 30% d’élèves boursiers, alors que les pourcentages sont largement supérieurs dans les établissements alentour », développe le syndicaliste. De quoi pointer une mixité sociale au rabais mais surtout faire le lien avec un financement à deux vitesses du public et du privé. « Beaucoup de collectivités, vont au-delà des obligations légales dans le financement du privé », déplore-t-il. Et reprend le même exemple : « le conseil départemental a financé 10% de la construction du collège Loyola ». Un comble alors même que « les trois quarts du financement d’un établissement privé sont payés par le contribuable : les personnels sont payés par l’État ou les collectivités territoriales, le pédagogique aussi ».

    D’où la demande « d’une enquête à la cour régionale des comptes sur le financement des établissements privés » suite au rapport de la Cour des comptes de juin 2023 où « elle expliquait qu’il n’y avait pas assez de contrôles ».

  • L’école, révélatrice des inégalités

    L’école, révélatrice des inégalités

    École privée, école publique. Le niveau de vie des familles des élèves est mesuré par l’« indice de positionnement social ». Il révèle une réalité déjà connue : les établissements scolaires privés accueillent en majorité les enfants issus de familles aisées, contrairement à l’école publique, ouverte à tous, gratuite et laïque. Son histoire fut celle d’une émancipation vis-à-vis d’un système éducatif très inégalitaire dominé par l’Église catholique. Cet acte de naissance de l’école publique infuse encore dans le débat, notamment lorsque des collectivités locales financent le privé avec zèle et les impôts des contribuables.

    L’enjeu de la mixité ne peut se limiter à l’école

    Si les différences entre les origines sociales des élèves du public et du privé sont connues, les dernières données de l’Éducation nationale indiquent une accélération des inégalités. En ce sens, l’école demeure révélatrice de l’état de notre société et du creusement des inégalités. L’enjeu de la mixité sociale ne peut donc se limiter à l’école. Pour agir contre la ségrégation scolaire, il faut que les politiques publiques agissent contre les ségrégations spatiales entre quartiers. Un phénomène illustré par le nombre grandissant de copropriétés fermées mais aussi, véritable scandale, par les discriminations des agences immobilières selon la consonance des noms de famille des futurs locataires ou propriétaires. Le sujet doit aussi être mis au cœur de la campagne des municipales. Le repli sur soi ou le vivre ensemble ; le clivage ou la concorde. Un choix majeur pour une ville, un pays.

  • Faute de financements, le festival Cin’Edison de Lorgues est menacé

    Faute de financements, le festival Cin’Edison de Lorgues est menacé

    C’est devenu un rituel de début de printemps pour plus de 2 000 élèves de Lorgues et de la Dracénie, des écoles primaires, de l’IME de Salernes, du Contrat local d’accompagnement à la scolarité (Clas), du collège, du lycée et aux étudiants de BTS du bassin. Depuis dix ans, au mois de mars, le festival Cin’Edison, porté par la mairie et le Ciné’Bleu de Lorgues, ainsi que par la cité scolaire Thomas-Edison, leur permet de découvrir le cinéma et ses métiers sous de nombreux aspects : ateliers pédagogiques, rencontres avec des réalisateurs, techniciens, monteurs, scénaristes et distributeurs, et surtout, projections de dix films récents ou en avant-premières suivies de moments d’échanges avec les équipes du film, afin de mieux appréhender l’œuvre, sa genèse, sa réalisation et de développer l’esprit critique.

    L’événement vise par ailleurs à sortir des sentiers battus en initiant les jeunes au cinéma d’art et d’essai, et à mettre en pratique leurs apprentissages à travers les concours d’affiches, de bandes-annonces et de courts-métrages. Ces derniers sont réalisés de décembre à février et présentés lors d’une soirée dédiée, en mars, à la fin de la semaine de festival, au cours de laquelle le public, entièrement constitué d’élèves, vote pour son film préféré. C’est aussi l’occasion pour eux de prendre part aux débats avec des adultes en faisant partie du jury qui décernera un prix. Enfin, une masterclass, encadrée par le LAV (Lorgues Animation Vidéo), réalise des interviews et propose des courts reportages des moments forts du Festival, pour une couverture complète et une découverte du milieu médiatique.

    Mais la 11e édition, qui doit se tenir du 20 au 27 mars, pourrait ne jamais avoir lieu. La faute à un manque de financements, dans le contexte de la baisse généralisée des subventions à la culture, matérialisé par la suspension, puis la réattribution tardive du Pass Culture en 2025, une baisse de 50% du budget du festival, et des incertitudes majeures sur les financements EAC (Éducation Artistique et Culturelle) pour l’année 2026.

    Un financement participatif en cours

    Pour y remédier, l’équipe d’organisation lance un appel au financement participatif, via « Trousse à Projets », plateforme officielle de l’Éducation nationale. Le principe est simple : un don de 5 euros = une place de cinéma offerte à un élève. L’objectif est de récolter a minima 8 000 euros d’ici le 9 janvier pour pouvoir assurer la survie de l’événement. « Cin’Edison est bien plus qu’un festival : c’est souvent la première rencontre des élèves avec le cinéma. Un moment de découverte, d’expression et de partage. Nous avons besoin de la mobilisation de tous pour que cette aventure continue d’exister », conclut l’organisation.

    Cagnotte sur trousseaprojets.fr et sur la page instagram @Cinebleu

  • Baptême de plongée sous-marine pour des élèves de primaire

    Baptême de plongée sous-marine pour des élèves de primaire

    Les élèves des classes de Florence Scotto et de Laetitia Gianazzi ont participé le mercredi 1er octobre à une expérience inoubliable : leur baptême de plongée en bouteille, organisé au centre
    UCPA de Niolon dans le cadre des classes de mer.

    Ce dispositif, financé par la mairie du Rove et mis en place avec le Parc marin de la Côte Bleue et le centre UCPA de Niolon, depuis 1984, permet aux enfants de découvrir le milieu marin autrement. Sous le regard bienveillant de leurs enseignants, des parents présents et de Juliette, animatrice du Parc marin, les jeunes écoliers ont franchi avec courage les étapes de cette immersion grâce au professionnalisme du personnel du centre UCPA.

    Le maire du Rove, Paul Sabatino, fidèle à ce rendez-vous, a tenu à encourager les élèves aux côtés de son adjointe déléguée aux écoles, Chantal Giraud, et à féliciter et remercier toutes les personnes impliquées dans la réussite de ces journées. Les conditions étaient particulièrement favorables : une eau à 20/21 degrés et une météo ensoleillée. Mais le souvenir le plus marquant restera sans doute les larges sourires des enfants à leur sortie de l’eau.