Tag: durable

  • Aix-en-Provence : concilier patrimoine et tourisme durable

    Aix-en-Provence : concilier patrimoine et tourisme durable

    Ils sont une dizaine de professionnels du patrimoine, de l’urbanisme, de la culture et du tourisme arrivés du monde entier à s’être retrouvés dans la capitale de Provence, le temps d’une semaine. Venus de Croatie, de Palestine, du Liban ou d’Amérique du Sud, ils ont entamé lundi une semaine de formation internationale, pilotée par l’association des Sites et Cités Remarquables de France.

    Fondée en 2001, elle compte désormais 320 villes et territoires français en son sein. Son activité consiste notamment à réfléchir à la protection et la valorisation du patrimoine. L’événement, privé, a lieu une fois par an dans une ville différente. Un thème sert de fil rouge aux débats et ateliers proposés qui rythment l’emploi du temps des participants : le « patrimoine et tourisme durable ».

    « Au cours de cette semaine de discussions et d’échanges, on va se rendre compte qu’au travers de cultures, de pays différents, nous avons en fait des projets communs, des visions qui peuvent être identiques comme différentes. Et l’on s’enrichit des différences des autres », contextualise Marie-Pierre Sicard-Desnuelles, vice-présidente de l’association et adjointe au patrimoine de la Ville. Pour intégrer la semaine de formation, les participants ont dû répondre à un appel à projet, lancé par Sites et Cités il y a quatre mois. Plusieurs visites des lieux culturels de la ville et de ses alentours sont au programme pour les participants sur place.

    « Aix est une ville

    assez exemplaire »

    Notamment le musée Granet, le grand site de la Sainte-Victoire, mais aussi le village de Puyloubier… Plusieurs conférences, échanges et débats sont également prévus. Parmi les intervenants attendus, Michel Fraisset, directeur de l’Office de Tourisme d’Aix, Edane Edane Dorgelet Adonis, directeur de l’Office de tourisme d’Ebolowa, au Cameroun, Anne Vourc’h, docteur en sociologie et conseillère du réseau Grands sites de France…

    « L’idée globale de cette rencontre est de voir comment une ville, grâce à son patrimoine, peut être attractive sans rester sous cloche. Soit trouver un équilibre entre un cadre de vie pour les habitants tout en étant touristique, précise Florence Sirot, directrice de Sites et Cités. Aix est une ville assez exemplaire sur cette caution d’attractivité touristique, de gestion du tourisme… Cela nous semblait naturel de le faire ici. Aussi, tout le département travaille sur (la question du tourisme durable), pour éviter, par exemple, que les mêmes sites soient visités. »

    Mais Florence Sirot de préciser : « Attention, nous ne sommes pas là pour dire quoi faire. On reste sur de l’échange et du partage d’idées. »

  • Le Passage des créateurs de retour aux Docks Village

    Le Passage des créateurs de retour aux Docks Village

    Aquarelles pour décorer les chambres d’enfants, chapeaux et casquettes upcyclés, jeux et jouets en bois, bijoux, créations végétales… Quelque 14 créateurs participent au Passage des créateurs, une boutique éphémère qui s’ouvre ce jeudi 1er octobre et jusqu’au 31 décembre aux Docks Village à la Joliette (2e).

    L’idée : proposer une mode durable et des objets « made in chez nous » mais aussi permettre à ces entrepreneurs fragiles de se soutenir dans un contexte économique particulièrement difficile.

    Se serrer les coudes

    « Nous avons lancé cette initiative après le confinement. Notre rôle, c’est d’aider les professionnels de la mode et les petits créateurs dans leur développement », explique Jocelyn Meire, le fondateur de Fask et président de Mode in Sud. Cette vitrine commune permet de jouer collectif et de se différencier « même si nous ne sommes pas à armes égales dans la bataille que nous menons face aux mastodontes chinois » précise-t-il.

    Rencontrés en pleine préparation de leurs corners, créateurs et créatrices, dont chacun va se relayer pour tenir la boutique, témoignent des bénéfices de l’opération pour leur activité. « Nous avons des fidèles, des clients qui viennent nous voir à ce moment-là » se réjouit Léïla qui vient pour la troisième fois des Pennes-Mirabeau avec sa marque « L’arbre à papa » et propose des cadres végétaux et autres objets déco avec des plantes séchées stabilisées. De quoi également toucher un autre public pour ceux qui n’ont pas pignon sur rue et créer des collaborations…

  • Des rencontres pour attirer les futurs dentistes

    Des rencontres pour attirer les futurs dentistes

    Dans les Hautes-Alpes, décrocher un rendez-vous chez le dentiste n’est pas toujours une mince affaire. Mais ils sont de plus en plus nombreux à s’y installer : actuellement, 112 chirurgiens-dentistes sont en exercice sur le département, contre 97 en 2022. Pour continuer à développer cette offre de soin, l’Agence de développement des Hautes-Alpes et le conseil départemental de l’ordre des chirurgiens-dentistes sont allés en cette période de rentrée à la rencontre des étudiants de 6e année des facultés d’odontologie de Nice et Marseille.

    L’objectif était de leur présenter des opportunités concrètes : besoins de remplacement, possibilités de collaboration, praticiens prêts à accueillir des stagiaires et cabinets à reprendre. « La stratégie repose d’abord sur le stage », indique l’Agence de développement. Le conseil de l’ordre mobilise les dentistes souhaitant devenir maîtres de stage. De son côté, le Département contribue à lever un potentiel frein économique : les étudiants peuvent bénéficier de 600 euros pour leur logement, ou d’un logement départemental, et 200 euros pour leurs déplacements.

    Entre 2025 et 2026, huit étudiants ont effectué leur stage dans les Hautes-Alpes avant d’y réaliser des remplacements. « L’une d’elles exerce aujourd’hui comme collaboratrice à Gap, ce qui montre que cette première expérience peut déboucher sur une installation réfléchie, durable, avec un vrai projet de vie », explique Arnaud Bompar du conseil de l’ordre. Après ces rencontres, déjà une quinzaine d’étudiants étaient intéressés par une expérience dans le département.

    Agathe Di Lenardo

  • Le lycée Golf-Hôtel d’Hyères investit ses nouveaux locaux

    Le lycée Golf-Hôtel d’Hyères investit ses nouveaux locaux

    Tout vient à point à qui sait attendre. « Et ce n’est pas qu’un plaisir, c’était une impatience ! », s’exclame Christophe Garrione, nouveau proviseur du lycée Golf-Hôtel de Hyères, après avoir inauguré, ce lundi, les locaux du lycée de l’Hôtellerie, des arts et du commerce (LHAC), composante de l’établissement situé dans la ZAC de la Crestade. Après un chantier qui aura duré plus de quatre ans, une inauguration préalablement prévue en 2024, repoussée à 2025 puis à 2026, et décalée de deux semaines lors de cette rentrée pour cause de problèmes techniques, les 600 élèves des filières concernées ont enfin investi leurs nouvelles salles de classe. Un chiffre voué à grimper à terme à 675 avec, entre autres, l’ajout de BTS.

    Ce bâtiment de 14 000 m² vient suppléer l’ancien, construit en 1975 et en proie à des inondations régulières depuis une vingtaine d’années, sur une partie de ses formations et dans 28 divisions différentes. Avec 90 salles de classe, dont plusieurs équipées en ordinateurs, trois restaurants d’application dédiés aux élèves des cursus d’hôtellerie/restauration, ou encore d’une salle d’analyse sensorielle, une innovation qui permettra à ces derniers d’entraîner leur goût et leur odorat, le LHAC est doté de 2,8 millions d’euros de matériel pédagogique, numérique et mobilier financés par la Région. « Tout ce qui est fait est ce qu’on peut faire dans les lycées aujourd’hui », se félicite François de Canson, vice-président de la Région Sud en charge du développement économique. Cela, en concertation avec les enseignants, qui ont pu exprimer leurs besoins spécifiques : « On a écouté, on a pris le temps de concerter, ce qui fait qu’aujourd’hui, chacun rentre dans des salles qui lui conviennent. » De quoi poursuivre dans la lignée d’excellence du lycée, qui forme régulièrement des lauréats des concours des « Meilleurs apprentis de France ».

    De futurs logements pour les travailleurs saisonniers sur le site de l’ancien lycée

    Au-delà de l’aspect purement pédagogique, le site compte par ailleurs un internat de 150 places, un gymnase, ou encore un plateau sportif mis à la disposition des élèves. L’architecture du bâtiment a été pensée pour répondre aux défis de l’époque : outre sa modernité visuelle, il s’inscrit dans une vision durable, avec, entre autres, l’utilisation de bois, de nombreux espaces végétalisés (dont les toits terrasses), 500 m² de panneaux photovoltaïques, ventilation naturelle… Il est, enfin, desservi par des autobus zéro émission.

    Le coût du projet est estimé à 65 millions d’euros, bien loin des 46,5 millions annoncés en 2020 lors de son lancement. Un autre établissement va également être construit au Luc-en-Provence, à horizon 2030, permettant de tourner définitivement la page d’un lieu devenu désuet en accueillant les 400 élèves des formations (mécanique, travaux publics, électricité) qui y sont restés. Quant à ce dernier, il convient encore de savoir ce qu’il en sera fait sur le long terme, mais dans un premier temps, « on fera certainement des logements pour les saisonniers sur une partie », annonce François de Canson. « On gérera avec des associations adaptées à ce genre de gestion. Ces logements pourront aussi servir de logements pour les entreprises quand elles viennent faire des chantiers sur le secteur », ajoute-t-il.

  • Remobilisés, les opposants à la LEO ont des contre-propositions

    Remobilisés, les opposants à la LEO ont des contre-propositions

    Si Olivier Galzi s’enorgueillit d’un pack territorial, engageant représentants économiques et collectivités locales, pour relancer la LEO, le maire aura de la résistance en mêlée. Farouche opposante au projet, l’association de sauvegarde de la ceinture verte d’Avignon (ASCVA) a annoncé, fin juin, avoir « officiellement relancé sa mobilisation » contre la volonté du maire de « remettre sur la table le tracé ancien, inefficace et très largement contesté depuis son origine ». Le 25 juin, l’ASCVA a organisé une réunion d’information, réunissant une soixantaine de personnes.

    Il a été notamment question des « nombreux obstacles administratifs, juridiques, environnementaux et financiers qui se dressent encore devant les promoteurs de ce projet antique, inefficace et ruineux ». L’ASCVA prévient : « Nous ne laisserons pas sacrifier notre patrimoine agricole et naturel et l’avenir de nos quartiers, sans lutter ! ».

    Dans ce combat, elle peut compter sur le soutien de Confluences citoyennes. Le mouvement politique lancé par l’ex-adjoint à l’urbanisme Paul-Roger Gontard (La Convention) a produit un livre blanc de 50 pages sur la LEO. Le document, loin d’être un pur pamphlet anti-LEO, interroge sur « son efficacité réelle » et surtout ouvre des perspectives dans un esprit de « ni immobilisme, ni passage en force ». « Les difficultés de circulation à Avignon sont réelles, mais elles ne peuvent être résolues par une approche simpliste, réduite à une seule infrastructure routière pensée il y a plus de vingt ans », estime Confluences citoyennes.

    La LEO actuelle serait donc « moribonde » et « un acharnement excessif que de faire croire qu’elle peut être utile au territoire, rapidement et à un coût maîtrisé ». Confluences citoyennes plaide pour des solutions à court, moyen et long termes issues « d’une stratégie à l’échelle du bassin de vie, et non d’une réponse isolée ». Développement des continuités cyclables sur les axes domicile-travail les plus chargés, créer un réseau de transports en commun plus structuré, réaliser le barreau de Rognonas (1 km en sortie de la phase 1 de la LEO), jonction A7-A9 à Orange, RER métropolitain et alternative au tracé sur la rive gauche de la Durance sont autant de pistes soulevées.

  • Donner une seconde vie aux objets à Aubagne

    Donner une seconde vie aux objets à Aubagne

    Installée dans ses nouveaux locaux de l’Îlot d’Aubagne, lieu de vie mixant tertiaire, restauration, activités à vocation sociale et espaces naturels au 1100 chemin de l’Avelanède, la ressourcerie le Dirigeable ouvre cet été ses portes et propose six créneaux d’upcycling entre le 21 juillet et le 27 août. Au programme : réparation et customisation de vêtements, création d’un oiseau suspendu en bois, découverte de la couture ou transformation de vaisselle en objet de décoration…

    « C’est l’occasion pour les habitants du territoire de découvrir l’espace création et de repartir avec un objet fabriqué de leurs propres mains », soulignent les organisateurs. Toujours planifiées l’après-midi, les séances durent entre 1h30 et 3h, coûtent entre 12 et 25 euros et sont à destination de petits et grands.

    Espace de progression sociale

    Fondé en 2016 au sein de l’association Evolio, le Dirigeable est, au-delà d’un lieu de collecte et de revente d’objets de seconde main, un espace de progression sociale. Tout en s’inscrivant dans une démarche d’économie circulaire en encourageant les pratiques de réemploi, de réparation et de recyclage, la ressourcerie travaille à l’insertion des personnes précaires et éloignées de l’emploi en faisant de leur passage dans la structure un tremplin vers un projet professionnel durable. Les salariés en insertion, qui bénéficient d’un accompagnement social personnalisé, ont pour rôle de « trier, réparer, restaurer, créer de nouvelles pièces à la vente » et de « reconditionner des vélos et des appareils électroniques ».

    L’occasion de « remettre un pied dans le monde du travail » mais aussi de « retrouver confiance en eux en acquérant de nouvelles compétences », précise le site web de l’association. En 2025, 81 personnes en insertion ont été accompagnées par la ressourcerie.

    Inscription sur le site www.ressourcerie-ledirigeable.fr

  • Nicolas Isnard tente de trouver une issue budgétaire

    Nicolas Isnard tente de trouver une issue budgétaire

    Après une conférence des maires ce mercredi 8 juillet, Nicolas Isnard (LR) va soumettre au vote en septembre le principe de création d’un fonds de concours d’un montant « équivalent à la baisse de dotation solidaire communautaire ». Les élus avaient refusé de voter le budget 2026 le 28 avril dernier, le président de la métropole estimant que l’État était responsable d’un trou de 144 millions d’euros, laissant la main à la Chambre régionale des comptes et au préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski. Au-delà des 91 millions d’euros d’économies dans le fonctionnement et les investissements de la collectivité, les magistrats financiers proposaient de sabrer 53 millions d’euros dans la dotation de solidarité communautaire.

    Pour le maire de Salon-de-Provence, pas question de recourir à l’impôt pour redresser la barre et une idée fixe : préserver la capacité d’investissement des communes.

    Des marges de manœuvre très réduites

    « Le budget arrêté réduit fortement les marges de manœuvre des communes. Il était de notre responsabilité de trouver une solution qui permette d’atténuer cette perte. En transformant cette perte de Dotation de solidarité communautaire en fonds de concours pour 2026, nous apportons une réponse concrète, rapide et solidaire, tout en respectant les équilibres financiers de la Métropole », souligne-t-il.

    Les 92 maires ont également convenu « d’engager immédiatement les travaux sur le futur pacte financier et fiscal entre la Métropole et les communes. » Un groupe de travail étant mis sur pied pour examiner « l’ensemble des leviers permettant de construire un cadre financier durable et équilibré. » Attributions de compensation, dotation de solidarité communautaire, fiscalité… « Toutes les pistes seront mises sur la table afin de préparer la suite du mandat dans un esprit de responsabilité et de dialogue », assure la présidence de la métropole. La première réunion devant se tenir dès ce jeudi.

  • La Région Sud lance son plan canicule dans les gares

    La Région Sud lance son plan canicule dans les gares

    «Madame, un chapeau ou un éventail ? C’est la Région qui vous l’offre », demande éric, responsable satisfaction client, occupé à distribuer des équipements aux voyageurs sur le quai de la gare Saint-Charles. Ce lundi 22 juin, alors que Météo France a placé une large partie territoire en alerte orange canicule, la Région Sud a déclenché son plan canicule dans les trains régionaux pour informer et accompagner les usagers confrontés aux fortes chaleurs.

    Jean-Pierre Serrus, vice-président de la Région Sud en charge des transports et de la mobilité durable, est venu présenter le dispositif. « Ce plan canicule, comme son nom l’indique, est activé chaque fois qu’on est dans des conditions de canicule, explique-t-il. Nous adaptons nos dispositions selon les alertes Météo France. »

    Pour l’occasion, les agents de gare distribuent des chapeaux, des gourdes et des éventails sur les quais des trains régionaux. Des bouteilles d’eau sont également mises à disposition à bord des trains. « On a reçu tout le matériel avant même qu’on sache qu’il y avait une canicule. Dès qu’il y a de fortes chaleurs et que la Région donne son feu vert, on vient distribuer des éventails, des chapeaux et des gourdes. Des réassorts sont prévus pour avoir de quoi faire pendant la canicule », précise Éric.

    Des messages de prévention sont également diffusés sur les écrans de la gare pour rappeler les bons comportements à adopter, indique la Région. Toujours selon elle, des brumisateurs sont installés sur certains sites et huit gares régionales disposent désormais de fontaines à eau.

    Le dispositif semble bien accueilli par les voyageurs, selon Gaëlle, venue en renfort pour la distribution : « Ils ont tous le sourire, ça se voit que le dispositif est apprécié. » Jean-Louis, voyageur, confirme ce constat : « On vient d’arriver en train et on reste 48h à Marseille. Je trouve que c’est une bonne initiative de faire ça. Avec ma compagne, on n’avait qu’une gourde pour deux et maintenant, on en a une chacun ! »

    Des réponses aux fortes chaleurs

    Pour Jean-Pierre Serrus, ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large d’adaptation de la Région au changement climatique : « Nous sommes ce lundi matin aux côtés des usagers, mais cela fait dix ans que nous travaillons sur cette transition. Le plan climat repose sur deux temps d’action : d’abord l’adaptation des gares et du réseau aux températures, puis l’atténuation afin de réduire l’impact de notre activité sur le climat. »

    L’élu insiste également sur les investissements nécessaires pour améliorer le confort en cas de fortes chaleurs. « Aujourd’hui, il faut que les trains soient climatisés, que les gares soient aménagées avec des ombrières et des salons où l’on peut se rafraîchir. Évidemment, il faut que les rails et les infrastructures soient les plus résilients possibles en cas d’augmentation anormale de la température. »

    La Région poursuit le déploiement de son plan canicule en gare d’Avignon Centre, ce mardi matin.

    EN BREF

    Aubagne

    La Ville prend des mesures exceptionnelles « jusqu’au vendredi 26 juin inclus ». Si l’école est maintenue, la municipalité recommande aux parents « de récupérer leurs enfants l’après-midi ».

    Des lieux sont mobilisés pour permettre aux habitants de se rafraîchir, comme la Maison du Partage, ouverte et climatisée de 14 à 18h, et le parc Jean-Moulin, accessible jusqu’à 23h. Pour les agents, la Ville annonce le « décalage des horaires de travail et une limitation des tâches physiques ». La question du maintien de la grande braderie, le 28 juin, reste en suspens.

    Avignon

    La Ville ouvre exceptionnellement ses parcs et jardins jour et nuit jusqu’au 31 août pour offrir des espaces de fraîcheur. Les parcs de la Croix de Noves, de la Cantone et le jardin des Doms ne sont pas concernés et restent ouverts jusqu’à 22h.

    Toutes les déchetteries du Grand Avignon passent en horaires « canicule ». Celles de Caumont, de Sauveterre, de Vedène et de Velleron sont accessibles de 7h à 12h30 sur leurs jours d’ouverture. Les déchetteries de Courtine, d’Entraigues et de Montfavet ferment leurs portes à 14h.

    Bollène

    À compter de ce mardi, la Ville indique que les écoles sont ouvertes uniquement le matin, la piscine gratuite l’après-midi et la veille sanitaire auprès des publics fragiles activée.

    Les activités sportives et extrascolaires sont suspendues durant l’alerte.

    Toulon

    La Ville et le CCAS ont lancé leur dispositif de veille saisonnière le 2 juin, pour accompagner les personnes vulnérables et isolées face à la chaleur. Celui-ci prévoit des appels, SMS et interventions à domicile pour les personnes dites à risque, en cas de canicule. La démarche d’inscription s’effectue par téléphone auprès du CCAS (04.94.24.65.25), et peut être réalisée par les proches des personnes concernées.

    Draguignan

    La mairie met à disposition des habitants une salle climatisée à la Résidence autonomie de l’Îlot de l’Horloge, un établissement d’hébergement pour les personnes âgées autonomes. Elle est accessible de 12h à 21h, au 130 rue de la Juiverie.

  • L’agriculture durable à l’honneur à Marseille

    L’agriculture durable à l’honneur à Marseille

    Promouvoir une agriculture durable et ouverte à tous, telle est la mission que se sont donnés les Paniers marseillais, il y a déjà 19 ans. Née de l’idée de faire des consommateurs des « consomm’acteurs », l’association permet à chacun de s’approvisionner auprès de producteurs locaux et bios et ainsi de faire vivre l’économie du territoire.

    Pour ce nouvel anniversaire, elle investit le parc du 26e centenaire, dimanche, de 9h à 17h, avec « une programmation gourmande et participative », indique l’association. Un marché bio de 20 producteurs proposera des produits frais et locaux, ainsi que des dégustations. Tout au long de la journée, des initiatives de consommation alternative seront présentées au village associatif, comme le supermarché collaboratif Super Cafoutch.

    Sensibiliser les jeunes

    Pendant une journée, les Paniers marseillais laissent entrevoir une nouvelle manière de cohabiter avec la nature et de la respecter. Il sera ainsi possible d’apprendre à fabriquer son levain, de participer à un atelier sur les plantes sauvages ou encore à une découverte du métier de potière.

    Des ateliers sont également prévus pour les enfants, afin de sensibiliser la jeune génération aux enjeux agricoles. Après quelques saynètes théâtrales participatives, la journée s’achèvera avec l’assemblée générale annuelle de l’association, pour faire le point sur ses activités.

    Accès libre, de 9h à 17h.

  • La Slow Fashion Week s’élance pour une 2e édition engagée

    La Slow Fashion Week s’élance pour une 2e édition engagée

    En juin 2025, près de 10 000 personnes ont assisté à la Slow Fashion Week. Une première qui affichait la volonté de faire de Marseille la capitale française de la mode responsable. Cette année, le Collectif Baga revient avec une deuxième édition lancée ce vendredi et qui se poursuit jusqu’au 13 juin. Une cinquantaine d’événements sont prévus dans divers lieux emblématiques de la ville : défilés, expositions, ateliers et conférences autour des enjeux écologiques de la mode durable, responsable et éthique.

    Marion Lopez, cofondatrice du Collectif Baga et fondatrice de l’école de mode Studio Lausié, confie : « On a reçu des centaines de candidatures du monde entier. Mais à la base, l’objectif reste de mettre en lumière les marques de Marseille et de la région. » Une centaine de membres actifs ont été retenus pour organiser et participer aux événements. Marion Lopez souligne : « Il y a une charte à respecter, fondée sur des valeurs communes : accessibilité, inclusivité et écoresponsabilité. »

    L’an passé, le collectif avait invité la Maison Cléo. Cette année, c’est Amour Collective qui sera mise à l’honneur, une marque établie en Normandie. « La démarche est complètement en accord avec ce qu’on fait : les castings de ses défilés sont inclusifs et elle ne travaille qu’à partir d’une revalorisation des matériaux qui existent chez de grandes maisons », complète Marion Lopez. Contribuer au développement, notamment des jeunes marques, est une nouveauté que la Slow Fashion Week instaure, cette année, grâce au partenariat passé avec le salon parisien Who’s Next, qui permet à des acheteurs de découvrir des nouvelles marques.

    « Le temps du geste lent »

    L’événement ne propose pas que des défilés : « Nous voulons prendre le temps du geste lent de la confection. On veut mettre en avant l’artisanat local, des savoir-faire qui sont un peu perdus, comme la broderie ou de la réparation », souligne-t-elle. Une manière de montrer que ces pratiques sont accessibles, notamment, « l’upcycling ». La fondatrice prend l’exemple des élèves de l’école de mode du Studio Lausié : « Ils récupèrent absolument tout et ils créent des pièces incroyables. C’est montrer que la mode écoresponsable, ça peut être digne de grande maison de couture. » La clôture sera symbolique avec le défilé des étudiants du Studio Lausié. « Une passation à la nouvelle génération qui veut changer les codes de l’industrie », confie Marion Lopez. La Slow Fashion Week, conclut-elle, c’est « célébrer Marseille, la mode écoresponsable, l’entraide et la collaboration ».

    Accès libre. Programme et modalités sur baga-collectif.fr