Tag: durable

  • Donner une seconde vie aux objets à Aubagne

    Donner une seconde vie aux objets à Aubagne

    Installée dans ses nouveaux locaux de l’Îlot d’Aubagne, lieu de vie mixant tertiaire, restauration, activités à vocation sociale et espaces naturels au 1100 chemin de l’Avelanède, la ressourcerie le Dirigeable ouvre cet été ses portes et propose six créneaux d’upcycling entre le 21 juillet et le 27 août. Au programme : réparation et customisation de vêtements, création d’un oiseau suspendu en bois, découverte de la couture ou transformation de vaisselle en objet de décoration…

    « C’est l’occasion pour les habitants du territoire de découvrir l’espace création et de repartir avec un objet fabriqué de leurs propres mains », soulignent les organisateurs. Toujours planifiées l’après-midi, les séances durent entre 1h30 et 3h, coûtent entre 12 et 25 euros et sont à destination de petits et grands.

    Espace de progression sociale

    Fondé en 2016 au sein de l’association Evolio, le Dirigeable est, au-delà d’un lieu de collecte et de revente d’objets de seconde main, un espace de progression sociale. Tout en s’inscrivant dans une démarche d’économie circulaire en encourageant les pratiques de réemploi, de réparation et de recyclage, la ressourcerie travaille à l’insertion des personnes précaires et éloignées de l’emploi en faisant de leur passage dans la structure un tremplin vers un projet professionnel durable. Les salariés en insertion, qui bénéficient d’un accompagnement social personnalisé, ont pour rôle de « trier, réparer, restaurer, créer de nouvelles pièces à la vente » et de « reconditionner des vélos et des appareils électroniques ».

    L’occasion de « remettre un pied dans le monde du travail » mais aussi de « retrouver confiance en eux en acquérant de nouvelles compétences », précise le site web de l’association. En 2025, 81 personnes en insertion ont été accompagnées par la ressourcerie.

    Inscription sur le site www.ressourcerie-ledirigeable.fr

  • Nicolas Isnard tente de trouver une issue budgétaire

    Nicolas Isnard tente de trouver une issue budgétaire

    Après une conférence des maires ce mercredi 8 juillet, Nicolas Isnard (LR) va soumettre au vote en septembre le principe de création d’un fonds de concours d’un montant « équivalent à la baisse de dotation solidaire communautaire ». Les élus avaient refusé de voter le budget 2026 le 28 avril dernier, le président de la métropole estimant que l’État était responsable d’un trou de 144 millions d’euros, laissant la main à la Chambre régionale des comptes et au préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski. Au-delà des 91 millions d’euros d’économies dans le fonctionnement et les investissements de la collectivité, les magistrats financiers proposaient de sabrer 53 millions d’euros dans la dotation de solidarité communautaire.

    Pour le maire de Salon-de-Provence, pas question de recourir à l’impôt pour redresser la barre et une idée fixe : préserver la capacité d’investissement des communes.

    Des marges de manœuvre très réduites

    « Le budget arrêté réduit fortement les marges de manœuvre des communes. Il était de notre responsabilité de trouver une solution qui permette d’atténuer cette perte. En transformant cette perte de Dotation de solidarité communautaire en fonds de concours pour 2026, nous apportons une réponse concrète, rapide et solidaire, tout en respectant les équilibres financiers de la Métropole », souligne-t-il.

    Les 92 maires ont également convenu « d’engager immédiatement les travaux sur le futur pacte financier et fiscal entre la Métropole et les communes. » Un groupe de travail étant mis sur pied pour examiner « l’ensemble des leviers permettant de construire un cadre financier durable et équilibré. » Attributions de compensation, dotation de solidarité communautaire, fiscalité… « Toutes les pistes seront mises sur la table afin de préparer la suite du mandat dans un esprit de responsabilité et de dialogue », assure la présidence de la métropole. La première réunion devant se tenir dès ce jeudi.

  • La Région Sud lance son plan canicule dans les gares

    La Région Sud lance son plan canicule dans les gares

    «Madame, un chapeau ou un éventail ? C’est la Région qui vous l’offre », demande éric, responsable satisfaction client, occupé à distribuer des équipements aux voyageurs sur le quai de la gare Saint-Charles. Ce lundi 22 juin, alors que Météo France a placé une large partie territoire en alerte orange canicule, la Région Sud a déclenché son plan canicule dans les trains régionaux pour informer et accompagner les usagers confrontés aux fortes chaleurs.

    Jean-Pierre Serrus, vice-président de la Région Sud en charge des transports et de la mobilité durable, est venu présenter le dispositif. « Ce plan canicule, comme son nom l’indique, est activé chaque fois qu’on est dans des conditions de canicule, explique-t-il. Nous adaptons nos dispositions selon les alertes Météo France. »

    Pour l’occasion, les agents de gare distribuent des chapeaux, des gourdes et des éventails sur les quais des trains régionaux. Des bouteilles d’eau sont également mises à disposition à bord des trains. « On a reçu tout le matériel avant même qu’on sache qu’il y avait une canicule. Dès qu’il y a de fortes chaleurs et que la Région donne son feu vert, on vient distribuer des éventails, des chapeaux et des gourdes. Des réassorts sont prévus pour avoir de quoi faire pendant la canicule », précise Éric.

    Des messages de prévention sont également diffusés sur les écrans de la gare pour rappeler les bons comportements à adopter, indique la Région. Toujours selon elle, des brumisateurs sont installés sur certains sites et huit gares régionales disposent désormais de fontaines à eau.

    Le dispositif semble bien accueilli par les voyageurs, selon Gaëlle, venue en renfort pour la distribution : « Ils ont tous le sourire, ça se voit que le dispositif est apprécié. » Jean-Louis, voyageur, confirme ce constat : « On vient d’arriver en train et on reste 48h à Marseille. Je trouve que c’est une bonne initiative de faire ça. Avec ma compagne, on n’avait qu’une gourde pour deux et maintenant, on en a une chacun ! »

    Des réponses aux fortes chaleurs

    Pour Jean-Pierre Serrus, ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large d’adaptation de la Région au changement climatique : « Nous sommes ce lundi matin aux côtés des usagers, mais cela fait dix ans que nous travaillons sur cette transition. Le plan climat repose sur deux temps d’action : d’abord l’adaptation des gares et du réseau aux températures, puis l’atténuation afin de réduire l’impact de notre activité sur le climat. »

    L’élu insiste également sur les investissements nécessaires pour améliorer le confort en cas de fortes chaleurs. « Aujourd’hui, il faut que les trains soient climatisés, que les gares soient aménagées avec des ombrières et des salons où l’on peut se rafraîchir. Évidemment, il faut que les rails et les infrastructures soient les plus résilients possibles en cas d’augmentation anormale de la température. »

    La Région poursuit le déploiement de son plan canicule en gare d’Avignon Centre, ce mardi matin.

    EN BREF

    Aubagne

    La Ville prend des mesures exceptionnelles « jusqu’au vendredi 26 juin inclus ». Si l’école est maintenue, la municipalité recommande aux parents « de récupérer leurs enfants l’après-midi ».

    Des lieux sont mobilisés pour permettre aux habitants de se rafraîchir, comme la Maison du Partage, ouverte et climatisée de 14 à 18h, et le parc Jean-Moulin, accessible jusqu’à 23h. Pour les agents, la Ville annonce le « décalage des horaires de travail et une limitation des tâches physiques ». La question du maintien de la grande braderie, le 28 juin, reste en suspens.

    Avignon

    La Ville ouvre exceptionnellement ses parcs et jardins jour et nuit jusqu’au 31 août pour offrir des espaces de fraîcheur. Les parcs de la Croix de Noves, de la Cantone et le jardin des Doms ne sont pas concernés et restent ouverts jusqu’à 22h.

    Toutes les déchetteries du Grand Avignon passent en horaires « canicule ». Celles de Caumont, de Sauveterre, de Vedène et de Velleron sont accessibles de 7h à 12h30 sur leurs jours d’ouverture. Les déchetteries de Courtine, d’Entraigues et de Montfavet ferment leurs portes à 14h.

    Bollène

    À compter de ce mardi, la Ville indique que les écoles sont ouvertes uniquement le matin, la piscine gratuite l’après-midi et la veille sanitaire auprès des publics fragiles activée.

    Les activités sportives et extrascolaires sont suspendues durant l’alerte.

    Toulon

    La Ville et le CCAS ont lancé leur dispositif de veille saisonnière le 2 juin, pour accompagner les personnes vulnérables et isolées face à la chaleur. Celui-ci prévoit des appels, SMS et interventions à domicile pour les personnes dites à risque, en cas de canicule. La démarche d’inscription s’effectue par téléphone auprès du CCAS (04.94.24.65.25), et peut être réalisée par les proches des personnes concernées.

    Draguignan

    La mairie met à disposition des habitants une salle climatisée à la Résidence autonomie de l’Îlot de l’Horloge, un établissement d’hébergement pour les personnes âgées autonomes. Elle est accessible de 12h à 21h, au 130 rue de la Juiverie.

  • L’agriculture durable à l’honneur à Marseille

    L’agriculture durable à l’honneur à Marseille

    Promouvoir une agriculture durable et ouverte à tous, telle est la mission que se sont donnés les Paniers marseillais, il y a déjà 19 ans. Née de l’idée de faire des consommateurs des « consomm’acteurs », l’association permet à chacun de s’approvisionner auprès de producteurs locaux et bios et ainsi de faire vivre l’économie du territoire.

    Pour ce nouvel anniversaire, elle investit le parc du 26e centenaire, dimanche, de 9h à 17h, avec « une programmation gourmande et participative », indique l’association. Un marché bio de 20 producteurs proposera des produits frais et locaux, ainsi que des dégustations. Tout au long de la journée, des initiatives de consommation alternative seront présentées au village associatif, comme le supermarché collaboratif Super Cafoutch.

    Sensibiliser les jeunes

    Pendant une journée, les Paniers marseillais laissent entrevoir une nouvelle manière de cohabiter avec la nature et de la respecter. Il sera ainsi possible d’apprendre à fabriquer son levain, de participer à un atelier sur les plantes sauvages ou encore à une découverte du métier de potière.

    Des ateliers sont également prévus pour les enfants, afin de sensibiliser la jeune génération aux enjeux agricoles. Après quelques saynètes théâtrales participatives, la journée s’achèvera avec l’assemblée générale annuelle de l’association, pour faire le point sur ses activités.

    Accès libre, de 9h à 17h.

  • La Slow Fashion Week s’élance pour une 2e édition engagée

    La Slow Fashion Week s’élance pour une 2e édition engagée

    En juin 2025, près de 10 000 personnes ont assisté à la Slow Fashion Week. Une première qui affichait la volonté de faire de Marseille la capitale française de la mode responsable. Cette année, le Collectif Baga revient avec une deuxième édition lancée ce vendredi et qui se poursuit jusqu’au 13 juin. Une cinquantaine d’événements sont prévus dans divers lieux emblématiques de la ville : défilés, expositions, ateliers et conférences autour des enjeux écologiques de la mode durable, responsable et éthique.

    Marion Lopez, cofondatrice du Collectif Baga et fondatrice de l’école de mode Studio Lausié, confie : « On a reçu des centaines de candidatures du monde entier. Mais à la base, l’objectif reste de mettre en lumière les marques de Marseille et de la région. » Une centaine de membres actifs ont été retenus pour organiser et participer aux événements. Marion Lopez souligne : « Il y a une charte à respecter, fondée sur des valeurs communes : accessibilité, inclusivité et écoresponsabilité. »

    L’an passé, le collectif avait invité la Maison Cléo. Cette année, c’est Amour Collective qui sera mise à l’honneur, une marque établie en Normandie. « La démarche est complètement en accord avec ce qu’on fait : les castings de ses défilés sont inclusifs et elle ne travaille qu’à partir d’une revalorisation des matériaux qui existent chez de grandes maisons », complète Marion Lopez. Contribuer au développement, notamment des jeunes marques, est une nouveauté que la Slow Fashion Week instaure, cette année, grâce au partenariat passé avec le salon parisien Who’s Next, qui permet à des acheteurs de découvrir des nouvelles marques.

    « Le temps du geste lent »

    L’événement ne propose pas que des défilés : « Nous voulons prendre le temps du geste lent de la confection. On veut mettre en avant l’artisanat local, des savoir-faire qui sont un peu perdus, comme la broderie ou de la réparation », souligne-t-elle. Une manière de montrer que ces pratiques sont accessibles, notamment, « l’upcycling ». La fondatrice prend l’exemple des élèves de l’école de mode du Studio Lausié : « Ils récupèrent absolument tout et ils créent des pièces incroyables. C’est montrer que la mode écoresponsable, ça peut être digne de grande maison de couture. » La clôture sera symbolique avec le défilé des étudiants du Studio Lausié. « Une passation à la nouvelle génération qui veut changer les codes de l’industrie », confie Marion Lopez. La Slow Fashion Week, conclut-elle, c’est « célébrer Marseille, la mode écoresponsable, l’entraide et la collaboration ».

    Accès libre. Programme et modalités sur baga-collectif.fr

  • [Entretien] Éric Brocardi : « On attend de l’État une politique ambitieuse »

    [Entretien] Éric Brocardi : « On attend de l’État une politique ambitieuse »

    La Marseillaise : Vous alertez sur une chaleur précoce propice aux incendies, la saison estivale sera-t-elle compliquée ?

    Éric Brocardi : Effectivement cette hausse des températures brutales fait qu’on peut être amené à s’inquiéter. Vous avez la pluie en profondeur et puis le reste du couvert végétal en surface… Dans les Bouches-du-Rhône, on sait très bien qu’à partir du moment où il y a des vents chauds et ces températures, ça fait effet sèche-cheveux, la strate arbustive va être fortement impactée.

    En déplacement à Nîmes et dans les Bouches-du-Rhône, le ministre de l’Intérieur annonce l’achat de deux Canadair. Des moyens, c’est ce que vous demandez ?

    E.B. : Bien sûr. On peut saluer effectivement la signature de nouveaux moyens de lutte contre les incendies de type Canadair. Ce que l’on regrette simplement, c’est que dans cette commande, il n’est pas prévu une véritable impulsion sur un choix stratégique, industriel et économique pour l’avenir, avec les prochains constructeurs européens et même français, que sont Hynaero et Kepplair. Acheter un avion ce n’est pas comme une voiture, il faut parier tout de suite. On aurait pu essayer d’apporter un soutien à ces deux constructeurs. On risque d’entendre de nouveau la musique d’il y a 5 ou 6 ans, c’est-à-dire l’arrêt de la chaîne de la société qui construit les Canadair qui pendant un moment n’a plus pu fournir des appareils à la France. Alors est-ce que c’est un investissement durable ? On l’espère. Est-ce que c’est un investissement qui défend les intérêts français et européens ? Non.

    Vous réclamez également
    la pérennisation des moyens terrestres…

    E.B. : Les avions seuls n’éteignent pas les incendies, et ça dans les Bouches-du-Rhône, vous le savez très bien. Ce sont les forces terrestres qui permettent de compléter le dispositif d’attaque massive sur un feu naissant, en se déployant sur l’ensemble du territoire. Or la première chose, c’est que dans le cadre du projet de loi de finance, le budget alloué aux collectivités territoriales pour l’achat d’engins supplémentaires a été divisé par deux. Après il faut aussi des gens à mettre dedans. Nous, à la Fédération, on attend du gouvernement une véritable politique ambitieuse et de valorisation sur le sujet du volontariat. On a certes obtenu la bonification des retraites pour ceux qui sont en fin de carrière. Désormais le sujet ce sont les nouveaux entrants. Il faut voir comment on peut se rendre plus attractif, essayer d’enlever toutes les frictions dans le cadre de l’engagement, du recrutement et des mutations.

  • Une société varoise crée des biberons sans plastique

    Une société varoise crée des biberons sans plastique

    Après avoir donné naissance à son troisième enfant dans les années 2010, Allison Piraud s’interroge. Comment éliminer les plastiques des objets nécessaires au quotidien d’un nourrisson tels que les tétines et les biberons ? « Mon mari, qui travaille dans la plasturgie, me déconseillait formellement le plastique pour les risques de migration de substances vers le lait. Je me suis alors tournée vers le verre, mais il cassait. » Après deux années de recherche, l’idée du silicone pur de grade médical, matériau biocompatible (donc toléré par l’organisme), s’impose comme la meilleure alternative. Utilisé, comme son nom l’indique, en médecine, du soin infirmier jusqu’à la chirurgie, garanti sans BPA, BPS, phtalates, PVC, plomb ou nitrosamines, ce matériau ne libère aucune substance volatile ni microparticule sous l’effet de la chaleur, et constitue une alternative saine et sûre aux contenants alimentaires traditionnels. « Je cherchais un matériau qui puisse répondre à des exigences sanitaires extrêmement élevées pour des produits destinés aux nourrissons. Et au-delà de l’aspect sanitaire, le silicone médical est aussi un matériau durable et réutilisable, conçu pour durer dans le temps », souligne Allison Piraud. Elle lance alors l’entreprise Elhée, en 2018, dont le nom est inspiré de celui de sa fille, Éléonore.

    Objectif : multiplier le chiffre d’affaires par 3 ou 4

    Naît alors le « Biberond », premier produit de la gamme, un biberon anti-coliques, qui offre un confort digestif et sensoriel. Dans sa lignée sont conçus d’autres objets (tétines, tasses, chauffe-biberon…), en collaboration avec d’autres marques de l’univers de la puériculture, et bientôt une ligne de soins dermocosmétiques. Toujours avec une double visée sanitaire et écoresponsable : « Nos produits sont évolutifs, avec des accessoires interchangeables et des pièces détachées pour prolonger leur durée de vie et limiter les déchets. »

    Avec des produits imaginés à Toulon et conçus en Isère, Elhée entend privilégier des circuits courts, des matières premières sourcées en Europe et une conception durable. Actuellement « dans une phase d’accélération importante », tel que le décrit sa présidente, présente dans 35 pays, la marque revendique un chiffre d’affaires de 4 millions en 2025, et vise 7 millions cette année, puis 15 à 20 millions à l’horizon 2030. Des objectifs d’expansion qui vont « s’accompagner d’investissements industriels et du renforcement progressif des équipes », prévoit Allison Piraud, qui compte aujourd’hui cinq salariés et une vingtaine d’emplois indirects générés à travers ses partenaires industriels et ateliers français.

  • À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    Rendre les villes plus vertes, un effort auquel chacun peut participer, des collectivités aux habitants en passant par les associations et les commerçants : c’est l’objectif des 48h de l’agriculture urbaine, qui font étape à Toulon et dans cinq communes du département (La Valette-du-Var, Six-Fours-les-Plages, La Farlède, Le Val, Le Castellet) de vendredi à dimanche.

    Festival organisé depuis 2016 par l’Association française d’agriculture urbaine professionnelle (AFAUP), il se veut « l’événement vitrine de l’agriculture urbaine en France et en Europe ». Il défend trois objectifs : promouvoir l’agriculture urbaine et sa diversité auprès du grand public, encourager la création d’espaces cultivés en milieu urbain, et créer du lien social et favoriser les rencontres pour faire émerger de nouvelles initiatives. L’an dernier, 35 villes françaises y ont participé, avec plus de 1 000 activités participatives gratuites (ateliers, visites, projections-débats, conférences et tables rondes, banquets populaires, concerts…) pour débutants et passionnés.

    Marché des producteurs, atelier séchoir solaire…

    À Toulon, c’est au Collectif varois pour l’agriculture urbaine (CVAU) que l’on doit l’organisation de l’événement, avec un programme qui fait la part belle aux acteurs locaux du domaine. Les réjouissances débuteront vendredi, avec un premier atelier, place Vincent Raspail, qui consistera à fabriquer des jardinières à partir de palettes récupérées auprès des halles de Toulon. Celles-ci seront ensuite remplies à partir de compost, puis disposées sur les terrasses des halles. Une activité préliminaire à la soirée d’ouverture qui se tiendra dès 18h30 au Domaine d’Orves, à La Valette-du-Var, et sera le théâtre d’une conférence dédiée aux jardins nourriciers.

    Les animations se poursuivront samedi et dimanche. Des dizaines de producteurs locaux proposeront un marché de saison samedi, dès 8h, rue Paul Lendrin. Vous pourrez aussi découvrir l’agroécologie au jardin du Chemin ver.s.t, au Castellet, vous essayer à la fabrication d’un séchoir solaire au domaine de la Pierre Blanche, dans la même commune, ou pour les débutants, apprendre les bases du jardinage au jardin partagé de la Florane, à Toulon.

    Programme complet à retrouver sur les48h.com

  • Des riverains qui voudraient voir le port aller plus loin

    Des riverains qui voudraient voir le port aller plus loin

    Du progrès mais peut mieux faire… Pour les riverains du port, que représente en partie l’association Cap au Nord, si le branchement des navires à quai est « une bonne nouvelle », le chemin vers le durable reste encore long.

    « C’est bien, on ne peut pas dire le contraire. Mais à quai pour combien de bateaux ? Aujourd’hui, on dit trois. On a entendu toutes ces années une douce musique qui nous disant quatre » rappelle sa vice-présidente, Marie Prost-Coletta, affirmant qu’il y a eu « un jour où il y avait huit bateaux dans le port ».

    Un temps réduit

    Le temps de branchement est aussi réduit estime-t-elle. « On nous dit neuf heures, mais il faut trois quarts d’heure pour remettre en route les moteurs. Et une heure pour brancher correctement. On se retrouve avec sept heures. Et lorsque les bateaux recommencent à chauffer, qu’ils arrivent et qu’ils sortent du port, on est à nouveau sous les fumées », déplore-t-elle. Pas question pour autant de dire « stop aux croisières », mais « nous ne voulons pas de fuite en avant » et que soit géré « correctement le nombre de bateaux qui arrivent ici », pose Marie Prost-Coletta. Sur l’engagement de la Ville de Marseille pour la régulation de ce genre de tourisme, elle attend « le passage à l’acte ». « Quel poids a le maire de Marseille dans une institution qui occupe une place aussi importante dans la ville ? Qu’est-ce que l’État est prêt à accepter comme restriction ? » se demande-t-elle, promettant que Cap au Nord « va continuer à suivre, à dire qu’il y a des choses qui avancent, mais qu’on en veut plus ». Notamment sur la forme 10 qui aurait dû « être la première à être branchée » considère la responsable associative.

  • [Région Sud] Vers une gestion durable du territoire

    [Région Sud] Vers une gestion durable du territoire

    C’est la deuxième fois que le Parlement de la mer, crée en 2022 par la Région Sud pour « répondre collectivement aux grands défis de la Méditerranée », se réunit en assemblée générale. Organisée dans l’hôtel de Région (2e) mercredi, la réunion était animée par Christophe Madrolle, conseiller régional (Union des centristes et des écologistes) et président de la commission « biodiversité, mer et littoral, parcs naturels régionaux, risques », l’une des cinq qui composent le Parlement de la mer. Avec elle : « Une commission pêche, une commission économie bleue, une commission nautisme yachting et une commission sport », détaille-t-il. Parmi les points mis en avant : la volonté de ne pas « opposer économie et écologie », note François de Canson, vice-président de la Région (DVD) en charge du développement économique, de l’attractivité, du tourisme et de la prévention des risques majeurs.

    Et de rappeler la création, en mars 2025, de la certification « Territoires engagés pour la Méditerranée », imaginée pour « valoriser l’identité maritime des territoires et soutenir le développement des politiques publiques qui s’inscrivent dans une gestion durable de l’espace maritime et littoral ». « L’occasion de permettre à tous les acteurs de travailler ensemble », insiste le maire de la Londe-les-Maures (83), première commune labellisée.

    Autres points forts du bilan, d’après la Région : les « 6,6 millions d’euros d’aides régionales mobilisés pour accompagner les ports de plaisance certifiés ports propres » ou encore les « 30 millions d’euros investis dans le cadre du plan escales zéro fumée pour permettre la connexion électrique des ferries et navires de croisière à quai ». Une mesure très attendue.

    Perspectives

    En plus de la poursuite des démarches déjà engagées depuis 2022, la Région annonce ajouter de nouvelles missions au Parlement de la mer.

    Sont notamment prévus : le développement de nouveau carburants pour décarboner les flottes de navires, la mise en place du projet « éolien flottant » pour valoriser l’usage des énergies marines renouvelables, la création d’une labellisation« 100% sud », avec une signalétique « Valeurs du sud » dans les ports pour valoriser les produits et garantir une traçabilité ou encore l’apparition d’un « tourisme contrôlé » avec la création d’un « pass visiteur multimodal ». L’ambition est de « développer les mobilités durables » et de nouveau itinéraires, notamment autour de la « véloroute du littoral », qui doit relier le Gard à Nice par 500km de pistes cyclables. Vaste programme.