Tag: Draguignan

  • La gauche dévoile ses priorités lors d’une réunion à Draguignan

    La gauche dévoile ses priorités lors d’une réunion à Draguignan

    La liste « Uni.e.s pour Draguignan » poursuit son cycle de consultations. Vendredi, ce sont les thèmes du logement, de la santé et des discriminations qui ont été portés par l’équipe progressiste, lors d’une nouvelle réunion publique.

    La première thématique avait fait l’objet d’une enquête auprès des habitants. Il en ressort « un mal-logement chronique dans les quartiers prioritaires : logements dégradés, problèmes d’isolation… 62% des sondés renoncent à se chauffer pour des raisons financières », analyse Sylvie Borgogno, colistière (LFI). Les prix des logements demeurent par ailleurs prohibitifs pour 67% des personnes interrogées.

    Pour un centre de santé

    Pour lutter contre la précarité, la liste souhaite encadrer les loyers, favoriser l’accession sociale à la propriété et lancer un programme de rénovation pour intensifier le « zéro logement vacant » et atteindre les 25% de logements sociaux fixés par la loi SRU, dont la construction sera priorisée. L’ensemble doit être réalisé selon un modèle durable, qui s’appliquerait également aux nouveaux programmes immobiliers.

    Concernant la santé, « comme partout en France, il y a un manque de médecins. On est classé en zone d’action complémentaire (ZAC) par l’ARS, on n’est pas complètement sous-doté par rapport aux zones d’intervention prioritaires, mais des gens sont tout de même obligés d’aller jusqu’à Fréjus », analyse Sylvie Borgogno. Alors que 42% des sondés renoncent aux soins faute de moyens et de médecins, que 58% se disent insatisfaits par les services hospitaliers et que 72% ont des difficultés à trouver un spécialiste, « Uni.e.s pour Draguignan » propose de créer un centre de santé (avec des médecins salariés et sans dépassement d’honoraires), un service de téléconsultation et de médecine de garde. La liste souhaite également encourager l’installation de médecins en finançant des étudiants en médecine qui s’engageraient à exercer cinq ans à Draguignan.

    La liste veut aussi favoriser la pratique du sport, la prévention (addiction, santé mentale…), l’environnement (transports verts, végétalisation…) et la nutrition (cantines et marchés bio, épicerie solidaire municipale, repas itinérants à faible coût dans les quartiers prioritaires…).

    Enfin, sur le volet discriminations, la liste veut mettre en place un guichet municipal destiné à la lutte contre les discriminations et les violences intrafamiliales, assorti d’un service d’accompagnement psychologique. Elle souhaite également renforcer les subventions aux associations œuvrant dans ces domaines et augmenter les capacités d’accueil d’urgence. Un plan de prévention est également prévu, incluant des ateliers d’initiation aux métiers de la tranquillité publique, ainsi qu’un moratoire et un audit sur la vidéosurveillance.

  • Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Après avoir réalisé deux enquêtes publiques sur l’école (en septembre) puis sur la gestion des déchets (en novembre), Uni.e.s pour Draguignan a cette fois interrogé, en décembre, les Dracénois sur les questions de mobilités et de démocratie participative. Une enquête réalisée « sur le marché et en porte à porte. Grâce à ça, les gens nous connaissent et viennent nous voir, et cela resserre les liens avec et entre les colistiers », se réjouit Sylvie Borgogno, l’une des colistières (LFI). Les restitutions seront réalisées vendredi, 18h, à la MSJ, après les vœux adressés par la tête de liste (LE) Christophe Terras.

    Référendums pour les grands projets

    Sur un territoire aux accès parfois difficiles, au sein d’un département où la question du logement est prégnante, notamment pour les jeunes, la mobilité, particulièrement la mobilité douce, demeure un enjeu d’importance. Sera notamment abordée la question du vélo et des infrastructures vouées à viabiliser sa pratique (pistes cyclables, parkings, moyens de location et d’acquisition…), mais aussi celle de la marche, via des rénovations urbaines et la création de parcours. Dans la même optique, le sujet des trottinettes électriques, pratiques mais décriées pour le manque d’encadrement de leur usage, sera mis sur la table, à travers, justement, un prisme sécuritaire et la proposition d’opérations de sensibilisation.

    Toujours au rang des moyens de transport individuels, Uni.e.s pour Draguignan proposera des alternatives pour limiter l’usage de la voiture (parkings relais, covoiturage…). A ce titre, les transports en commun ont forcément un rôle important à jouer. La liste désire augmenter leur portée et leur vertu écologique, et propose la gratuité pour certains publics (écoliers, retraités, précaires…).

    Les Dracénois sont ainsi invités à venir débattre de ces sujets, dans un esprit démocratique, autre thématique de l’enquête publique. « Nous soumettrons les investissements importants, typiquement le projet de PTE, à un référendum. Nous créerons une procédure de référendum d’initiative citoyenne qui permettra à tous les habitants et habitantes de participer directement à la démocratie locale. Le maire sera accessible et consacrera une demi journée par semaine pour répondre aux questions des habitantes et habitants », dévoile, entre autres, Sylvie Bourgogne.

  • Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Depuis des siècles, Rembrandt (1606-1669) a fait l’objet de nombreuses expositions. Celle qui prend ses quartiers au Musée des Beaux-Arts de Draguignan se démarque dans le sens où elle interroge la façon dont ses productions ont été perçues « au XVIIIe siècle en France, où ses œuvres influencent profondément artistes et collectionneurs ». À l’origine de ce parcours, intitulé Le phare Rembrandt, le mythe d’un peintre au siècle de Fragonard, et visible jusqu’au 15 mars, deux tableaux au sein des collections du Musée, « considérés pendant des siècles comme des peintures de Rembrandt », rembobine Yohan Rimaud, conservateur en chef des lieux. Mais « on s’est rendu compte que ces tableaux étaient des pastiches peints après la mort de l’artiste. Pas un phénomène rare, mais cela témoigne de l’importance du goût pour Rembrandt. Il peignait quasi exclusivement pour le marché hollandais et ce n’est qu’après sa mort que ses œuvres ont commencé à être exportées, surtout en France, car Paris est devenue au XVIIIe siècle la capitale européenne du marché de l’art », situe-t-il à propos de cette exposition qui « se concentre sur la perception de Rembrandt après sa mort, plutôt que de l’artiste de son vivant ».

    Inspirations, imitations

    Parmi la soixantaine d’œuvres exposées, certaines de Fragonard, Chardin et Rigaud qui ont été inspirés par le coup de pinceau majeur du peintre hollandais. Ou encore de ses imitateurs les plus zélés, « comme Grimou, qualifié de Rembrandt de la France au XVIIIe siècle car il regardait un tableau de Rembrandt et le transcrivait dans le langage de son époque. Grimou nous apparaît comme un satellite de Rembrandt, toute sa carrière a été une appropriation totale. Il a fait preuve d’une grande finesse et intelligence et a très bien compris le travail de Rembrandt », explique encore Yohan Rimaud.

  • Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Depuis des siècles, Rembrandt (1606-1669) a fait l’objet de nombreuses expositions. Celle qui prend ses quartiers au Musée des Beaux-Arts de Draguignan se démarque dans le sens où elle interroge la façon dont ses productions ont été perçues « au XVIIIe siècle en France, où ses œuvres influencent profondément artistes et collectionneurs ». À l’origine de ce parcours, intitulé Le phare Rembrandt, le mythe d’un peintre au siècle de Fragonard, et visible jusqu’au 15 mars, deux tableaux au sein des collections du Musée, « considérés pendant des siècles comme des peintures de Rembrandt », rembobine Yohan Rimaud, conservateur en chef des lieux. Mais « on s’est rendu compte que ces tableaux étaient des pastiches peints après la mort de l’artiste. Pas un phénomène rare, mais cela témoigne de l’importance du goût pour Rembrandt. Il peignait quasi exclusivement pour le marché hollandais et ce n’est qu’après sa mort que ses œuvres ont commencé à être exportées, surtout en France, car Paris est devenue au XVIIIe siècle la capitale européenne du marché de l’art », situe-t-il à propos de cette exposition qui « se concentre sur la perception de Rembrandt après sa mort, plutôt que de l’artiste de son vivant ».

    Inspirations, imitations

    Parmi la soixantaine d’œuvres exposées, certaines de Fragonard, Chardin et Rigaud qui ont été inspirés par le coup de pinceau majeur du peintre hollandais. Ou encore de ses imitateurs les plus zélés, « comme Grimou, qualifié de Rembrandt de la France au XVIIIe siècle car il regardait un tableau de Rembrandt et le transcrivait dans le langage de son époque. Grimou nous apparaît comme un satellite de Rembrandt, toute sa carrière a été une appropriation totale. Il a fait preuve d’une grande finesse et intelligence et a très bien compris le travail de Rembrandt », explique encore Yohan Rimaud.

  • Carnavals en série à Draguignan

    Carnavals en série à Draguignan

    Le carnaval n’est pas proprement une fête qu’on donne au peuple mais que le peuple se donne à lui-même. » Signés par Goethe dans ses Voyages en Italie en 1788, des mots résonnant dans le parcours « Carnavals d’ici et d’ailleurs », qui prend ses quartiers depuis ce week-end à l’Hôtel départemental des expositions du Var. Qu’il soit de Venise ou de Rio, de la Méditerranée comme des tropiques, le carnaval comporte un « caractère universel : ils se déroulent entre le mercredi des Cendres, ils sont organisés par la société civile, et non pas par un pouvoir, de manière libre, pour créer un moment festif avec des costumes, déguisements et moments joyeux permettant d’envisager un défilé dans la ville », campent Mireille Jacotin et François Dallemagne, commissaires d’un parcours jalonné de plus de 150 œuvres, objets et documents : d’un marbre Pan et Daphnis, provenant du Musée archéologique de Naples, à des œuvres style « Beaux-Arts et même plus contemporaines. On a voulu montrer comment certains artistes se sont emparés du sujet du carnaval comme Mircea Cantor, Pierre Alechinsky pour le carnaval de Binche, Ben pour celui de Nice, ou Jean Tinguely dont on fête le centenaire ».

    Du Languedoc à Rio

    L’exposition est séquencée en épisodes évoquant par exemple les carnavals du Languedoc et ses mascarades avec un clin d’œil au Sans toit, ni loi d’Agnès Varda (1985), celui de Bâle nourri ses « cliques et lanternes », ou du plus mythique d’entre tous, celui de Rio de Janeiro. « La nature des objets présentés est très variée. Il y a aussi des costumes, tous portés. On pense notamment à ceux prêtés par Alain Taillard, collectionneur belge qui participe à ce carnaval depuis longtemps », illustrent entre autre Mireille Jacotin et Françoise Dallemagne. Autant d’évocations faisant cheminer le visiteur dans la galaxie carnavalesque, mais qui le conduisent aussi à s’interroger finalement autour de la question suivante : « le carnaval d’aujourd’hui n’est-il plus simplement qu’un événement pour servir les politiques d’attractivité des territoires, en lien avec des traditions locales renouvelées et adaptées pour devenir des spectacles où le public est convié à regarder plus qu’à participer ? »

  • Jeu provençal : Draguignan succède à La Crau

    Jeu provençal : Draguignan succède à La Crau

    Les Kerfah, Rouvin, Benmostefa, Job, Terreno constituent le meilleur effectif de France. Ce n’est pas par hasard s’ils ont conquis le titre de champion de France au Jeu Provençal l’an dernier et la Coupe de France le week-end dernier à Montauban. Après une demi-finale très compliquée face à la solide équipe de Lattes, les Varois ont affronté Pont-Trambouze (69) en finale. L’équipe surprise de cette édition très talentueuse. Les Dracénois ont dû sortir le grand jeu pour l’emporter. Une victoire acquise sur une frappe de Anthony Kerfah. Tout un symbole. Ce dernier rejoindra les rangs de Mouans-Sartoux en 2026.

  • Uni.e.s pour Draguignan organise une réunion publique sur la gestion des déchets

    Uni.e.s pour Draguignan organise une réunion publique sur la gestion des déchets

    Le projet de Pôle de transition écologique (PTE) au Puits de l’Éouve, à l’est de la commune, ne verra pas le jour, tel que l’avait annoncé le maire (DVD) de Draguignan, Richard Strambio, en avril dernier. Raisons invoquées : son coût (132 millions d’euros), l’absence de subventions de la part de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui refuse depuis fin 2024 de financer la production des combustibles solides de récupération (CSR) destinés à alimenter la chaufferie du PTE, ainsi que la nécessité de créer une piste de défense anti-incendies, qui aurait généré un surcoût de 15 millions d’euros.

    Il faut donc trouver une solution, d’autant que la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) oblige les collectivités à réduire de 50% leur stockage de déchets non dangereux non inertes. Cela signifie que Dracénie Provence Verdon Agglomération doit diminuer de moitié les 33 000 tonnes de déchets stockés annuellement au Cannet-des-Maures et à Bagnols-en-Forêt.

    C’est à ce titre que la liste « Uni.e.s pour Draguignan » organise une réunion publique ce vendredi (18h) à la Maison des Sports et de la Jeunesse.

    Farouchement opposés au PTE, « Uni.e.s pour Draguignan » veut lancer d’autres pistes de réflexion. « On a soumis un questionnaire à la population il y a un mois. On en a recueilli environ 150. On en fera la restitution avant de proposer des solutions », explique Philippe Jérôme, l’un des colistiers (PCF).

    « On militera toujours pour une gestion publique »

    Il ajoute : « On veut s’orienter vers une réduction des déchets avec une campagne sur le tri et sur une restructuration de la déchèterie de Draguignan, qui n’est plus en phase avec l’évolution de la ville, d’autant plus avec l’interdiction de brûler des déchets verts. » Il ne s’agira que « de propositions », assure-t-il. « Notre idée reste de coconstruire avec la population », tel que la liste l’a déjà fait, sur ce même procédé, pour l’école publique, et le fera, prochainement, sur les questions liées aux transports et à la démocratie locale.

    Philippe Jérôme reconnaît toutefois que tout ne pourra être réalisé tel que le voudrait « Uni.e.s pour Draguignan », notamment en raison du renouvellement du renouvellement du contrat de délégation de service public (DSP) sur la gestion des déchets avec Pizzorno jusqu’en 2032 : « On militera toujours pour une gestion publique, mais si on étions élu, ça coûterait très cher de remettre en cause la convention. Nos propositions viennent s’insérer dans le cadre contraint de ce contrat. » Cette réunion débutera par ailleurs par une prise de parole de la tête de liste, qui devrait être investie ce jeudi.

  • Draguignan : l’ancien maire socialiste Christian Martin appelle à réélire Richard Strambio

    Draguignan : l’ancien maire socialiste Christian Martin appelle à réélire Richard Strambio

    Il est le dernier édile de gauche à avoir brigué la mairie, entre 1995 et 2001, avec l’étiquette socialiste. Aujourd’hui, c’est par pragmatisme que Christian Martin dit soutenir la candidature – pas encore officielle – de Richard Stambio (DVD), maire de Draguignan depuis 2014, à sa réélection. « Il est le seul à pouvoir battre l’extrême droite au second tour », justifie le désormais ex-socialiste, parti qu’il a quitté en 2010. « Il faut éviter de diviser le camp des adversaires de l’extrême droite. Et malheureusement, vue la configuration, une liste de gauche n’a aucune chance. »

    Une prise de position qu’il ne considère pas comme une attaque envers la liste « Uni.e.s pour Draguignan » : « Je respecte leur démarche, qui est intéressante. Mais il aurait fallu une tête de liste connue de la population. » Ni comme un reniement des idées de gauche, qu’il veut insuffler via le collectif « Voix de gauche », constitué à cet effet, « en intégrant au programme des propositions qui répondront aux attentes des électeurs de gauche, pour qu’ils ne soient pas les supplétifs de la droite face à l’extrême droite. J’ai confiance en M. Strambio sur le dialogue ».

    « Voix de gauche » poursuivra ses activités durant le mandat, « en relation avec les partis de gauche », espère Christian Martin, pour qui « il faut recréer un mouvement qui pèse sur le débat et faire émerger une personnalité ». Quant au soutien au maire sortant apporté par LR, « il n’est pas investi mais soutenu. Il a intérêt à marcher sur ses deux jambes », tranche-t-il, admettant que cela « pourrait [le] déranger en termes d’image ».

    « Un ancien de gauche, comme Manuel Valls »

    Du côté d’Uni.e.s pour Draguignan, on dit « se moquer » de cette décision : « Il fait partie du passé. Peu de gens le connaissent. Ce qui nous intéresse, c’est développer nos axes », réagit Christophe Terras, l’un des porte-parole de la liste. « Nous sommes l’une des rares villes où la gauche est unie, et c’est dommage que des gens qui se disent de gauche, mais ne le sont plus depuis longtemps, ne participent pas. M. Martin a un parcours banal, d’ancien de gauche qui se découvre une attirance pour la droite, comme Manuel Valls. »

    Pour Christophe Terras, « ce sont les élections et notre travail de terrain qui feront émerger quelqu’un. Sa façon de travailler, à lui, ce sont des apéros dînatoires avec la mairie. Il est dans le renoncement, nous sommes dans la reconstruction de la gauche. Et il risque de favoriser l’extrême droite en faisant perdre des voix ». De son côté, le maire en place annonce se garder de tout commentaire avant d’avoir déclaré sa candidature.

  • Draguignan : la gauche livre ses idées sur l’école

    Draguignan : la gauche livre ses idées sur l’école

    Lancée dans la course aux élections municipales, la liste de la gauche et des écologistes « Uni.e.s pour Draguignan » lance une série d’enquêtes publiques sur des thématiques liées aux politiques de la Ville. La première d’entre elles, lancée il y a quelques semaines sur l’école, le périscolaire et les centres de loisirs, a recueilli près de 90 réponses, permettant à la liste de prendre le pouls des Dracénois et de formuler de premières propositions.

    Premier point : les bâtiments scolaires. La question de la chaleur et du manque d’isolation et de solutions pour la contrer a été soulignée par 97% des enquêtés, qui sont 68% à considérer la rénovation des bâtiments scolaire et des cours de récréation comme des priorités. Ils sont 55% en ce qui concerne la végétalisation de ces dernières. Des solutions portées par la liste, qui propose également des rideaux occultants et ventilateurs en urgence, et dans une optique solidaire, la prise en charge de fournitures.

    L’exemple Mouans-Sartoux

    Sur le périscolaire, les avis sont partagés. 15% des sondés trouvent le tarif trop élevé, et les points de vue sur les activités proposées sont disparates. Certains réclament plus de variété, une meilleure organisation, plus de personnel et surtout, plus de souplesse sur l’inscription. Autant de points avancés par Uni.e.s pour Draguignan, qui veut proposer des activités liées à la biodiversité, et des fruits à chaque goûter.

    Dans la même optique est proposée une grande refonte de la cantine, sur le modèle de la commune de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), pionnière en la matière. Celle-ci s’appuie, depuis 2011, sur un potager municipal pour fournir les écoles en légumes bio, et revendique une cuisine 100% bio depuis 2012, avec 80% de gaspillage en moins et des tarifs selon revenus, à partir de 1 euro. Si les résultats de l’enquête montrent un taux de satisfaction correct (38,7% trouvent les repas bons ou très bons, 46,7% ni bons ni mauvais), près de 77% des parents sollicitent la solution d’une régie bio locale.

    Enfin, l’accès aux centres de loisirs interpelle : l’un des préalables est que les deux parents soient en CDI, ce qui suscite « beaucoup de colère chez les parents », affirme Sébastien Rombeaut, l’un des représentants de la liste, qui précise que « les places sont toutes prises en cinq minutes. C’est un réel problème car ça laisse des gens sans solution. » Seuls 7% des parents se sont inscrits « facilement », 88% voyant l’augmentation du nombre de places comme une priorité. 81% trouvent par ailleurs les activités « moyennes ou médiocres ». « Dans une logique sociale, car il est injuste que des enfants soient privés de loisirs », Uni.e.s pour Draguignan milite pour que chaque enfant soit accueilli, en particulier ceux dont les parents travaillent, et pour des activités liées à l’environnement, en se servant entre autres de la possible future ferme bio locale.

  • Les 150 ans de Gustave Bret

    Les 150 ans de Gustave Bret

    Son nom n’évoque certainement pas grand-chose aux non-mélomanes. Pourtant, Gustave Bret est certainement l’une des plus grandes figures locales de l’histoire de la musique. Né le 30 août 1875 à Brignoles, il fut l’un des chefs d’orchestre les plus éminents de sa génération, et un organiste et compositeur de grand talent, tout en s’adonnant à la musicologie et à la critique musicale.

    Il a également été l’un des principaux acteurs de la démocratisation de Jean-Sébastien Bach, jusqu’alors méconnu. Il fonda ainsi la Société Bach en 1904 et organisa de nombreux concerts voués à la diffusion de l’œuvre du compositeur allemand. Ami et collaborateur de figures telles qu’Albert Schweitzer, Claude Debussy ou Gabriel Fauré, il a toujours privilégié la transmission et le partage, plutôt que la recherche de la lumière.

    Des lectures d’archives après chaque concert

    Pour le 150e anniversaire de sa naissance, Estérel Côte d’Azur Agglomération a tenu à lui rendre hommage à travers une série d’événements gratuits, jusqu’au 11 octobre. Pour ce faire, la collectivité a organisé, pendant plusieurs semaines, une collecte d’archives et de témoignages, qui ont permis d’étayer le projet. Au total, six concerts (entièrement gratuits) au programme dans les communes de l’agglomération (Fréjus, Saint-Raphaël, Roquebrune-sur-Argens, Puget-sur-Argens, Les Adrets de l’Estérel).

    Ce samedi, vous pourrez profiter d’un récital voix et piano à l’église Saint-François-de-Poule de Fréjus (19h30) par Emmanuelle Blanche-Lormand, soprano, violoniste à l’Orchestre Philharmonique de Radio France et arrière-petite-fille de Gustave Bret. Vendredi 10 octobre, place à un concert d’orgue à la Basilique Notre-Dame-de-la-Victoire de Saint-Raphaël. Le lendemain, un concert de chant choral clôturera ce cycle mémoriel à l’église Saint-Jacques de Puget-sur-Argens (19h30). Chaque concert sera par ailleurs suivi d’une lecture théâtralisée d’archives menée par ses arrière-petits-enfants, dont Éric Blanche, membre du chœur de Draguignan (qui participera au dernier concert). En parallèle, une conférence patrimoniale consacrée à Bret sera donnée le même jour à 14h30 à la médiathèque Villa-Marie de Fréjus.