Tag: Draguignan

  • Plongez dans l’héritage sacré des Incas à Draguignan

    Plongez dans l’héritage sacré des Incas à Draguignan

    À travers un parcours à la fois chronologique et thématique, découvrez une vision du monde où le Sacré joue un rôle primordial, loin des religions telles que nous les pensons en Occident. En effet, pour les Incas, tout dans l’univers avait un caractère sacré de la nature aux hommes en passant par les ancêtres, le vivant et les dieux qui cohabitaient en parfaite harmonie.

    Ateliers et visites ludiques pour les petits

    Plongez au cœur de cette cosmovision andine lorsqu’au XVIe siècle, lors de la conquête espagnole, l’Empire inca s’étendait sur un immense territoire, bien au-delà des frontières du Pérou actuel. Dans le cadre de cette exposition, petits et grands pourront profiter de visites guidées pour les adultes mais aussi pour les enfants avec des visites ludiques proposées les samedis et dimanches à 16h30. À travers différents jeux et accompagnés par un médiateur ce moment à la fois ludique et pédagogique invite à découvrir les objets fascinants de la collection.

    Pour les plus jeunes toujours, un espace ludique a été installé au 3e étage de l’Hôtel départemental et offre de nombreuses activités autour de l’exposition entre 14h et 16h les samedis et dimanche. Sans oublier une chasse aux trésors andins. Avec leurs équipements d’aventuriers, les enfants vont pouvoir se lancer sur les traces de ces civilisations et sur celles du dernier empereur inca, tous les week-ends d’août et de septembre à partir de 14h et toujours au 3e étage du bâtiment.

    Inca, héritage sacré des Andes, jusqu’au 27 septembre à l’hôtel départemental des expositions du Var à Draguignan.

  • [C’est l’été] À Draguignan, les arts plastiques pour tous

    [C’est l’été] À Draguignan, les arts plastiques pour tous

    L’association Trait Libre a réuni petits et grands mardi au parc Chabran pour une séance d’arts plastiques de rue intergénérationnelle, la deuxième organisée cet été.

    Quatre ateliers par semaine

    Les animations se poursuivent jusqu’au 6 août avec quatre ateliers par semaine, gratuits, ouverts à tous, sans réservation et sans matériel à prévoir. Le prochain rendez-vous est fixé ce mardi aux Négadis. Les participants se retrouvent chaque lundi et jeudi au parc de loisirs du Jardin de la Tour, le mardi aux Négadis et le mercredi au parc Chabran. Depuis 25 ans, l’association œuvre pour promouvoir les arts plastiques et les arts thérapeutiques. « Ces moments sont importants pour démocratiser la pratique et offrir des espaces pour partager et créer ensemble », souligne Sandrine Guthmuller, membre de l’association. Cet été, les participants explorent trois thèmes : totem, masque et ombre. « Ce qu’on retient surtout, c’est la mixité entre toutes les générations », conclut Sandrine Guthmuller.

  • Fernand Brun nouveau conseiller départemental du canton du Luc, le montant du remboursement de la dette du Grand Prix du Castellet contesté

    Fernand Brun nouveau conseiller départemental du canton du Luc, le montant du remboursement de la dette du Grand Prix du Castellet contesté

    « Ce n’était pas du tout prévu, surtout dans ma tête, parce que quand on est remplaçant de quelqu’un d’aussi dynamique que Dominique [Lain], on ne pense même pas qu’il peut mourir, ce n’est pas possible. » Fernand Brun, maire (DVD) de Pignans depuis 2020, aurait certainement préféré ne jamais devenir conseiller départemental du canton du Luc, avouant même qu’il « ne se (serait) jamais présenté de (lui)-même ». Mais la disparition de son « ami » Dominique Lain, maire du Luc, le 14 juin dernier, a poussé celui qui était son suppléant depuis 2015 à embrasser la fonction.

    À 73 ans, cet ancien infirmier et cadre de santé, passé par le PS dans sa jeunesse, qui a occupé les fonctions de président de l’association nationale de formation des personnels hospitaliers et de secrétaire fédéral FO Santé (de 2007 à 2014), espère « apporter (sa) très modeste contribution. J’ai occupé des fonctions qui m’ont permis de cottoyer beaucoup de politiques. J’ai fait beaucoup de choses dans ma vie, cela m’a servi d’expériences. » Il travaillera en binôme avec la maire de Collobrières Christine Amrane, tandis que la place de vice-préisdent laissée vacante par Dominique Lain sera occupée par Robert Beneventi, conseiller du canton d’Ollioules.

    Désaccord sur la dette du Grand Prix

    L’autre dossier du jour consistait à prendre acte du rapport d’enquête de la Chambre régionale des comptes au sujet du Groupement d’intérêt public (GIP) Grand Prix du Castellet. Rendu le 23 juin, il fait état de 35,7 millions d’euros de dette et de budget liquidatif, ainsi que de multiples dysfonctionnements : modèle financier structurellement déficitaire, recettes insuffisantes, contournement du conseil d’administration (notamment par la signature d’un protocole d’accord à 550 000 dollars entre le GIP et Formula One Management, branche commercial de la F1, pour l’étude de faisabilité d’un grand prix à Nice, sans que la matérialité des opérations effectuées ne soit établie), marchés passés sans publicité ni concurrence…

    En outre, le Département s’apprête à réaliser un versement d’1.6 millions d’euros sur les 5 qui lui sont demandés par le liquidateur, au titre du remboursement de la dette entreprises. Mais elle bloque les 3,4 restants, en attendant de voir s’il y a eu des malversations. Auquel cas, la saisine du procureur par le Département afin d’alerter d’un risque pourrait se transformer en plainte.

  • Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    « Depuis le 1er juin, le Smic horaire a augmenté de 2,41%, soit 44 euros bruts par mois. [Faute d’augmentation], des milliers de salariés sont passés sous le salaire minimum. Ce n’est pas normal ! », s’indigne la CGT, qui exige « une augmentation immédiate de la valeur du point pour toutes les grilles. Si le Smic augmente mais que nos grilles ne s’adaptent pas, c’est la reconnaissance de nos métiers qui baisse ».

  • Draguignan propulsé dans le monde professionnel

    Draguignan propulsé dans le monde professionnel

    Les performances réalisées sur le terrain suffisent bien souvent pour sécuriser une promotion vers la division supérieure. Mais, au handball, l’accès au monde professionnel se dispute également à coups de dossiers et de rendez-vous avec la Ligue nationale (LNH). C’est ce qu’a vécu le Draguignan Var Handball (DVHB), ces dernières semaines.

    Après un léger temps d’attente, la LNH a validé la montée au deuxième échelon français des Varois. Pour la première fois de leur histoire, ils participeront à la Proligue, l’antichambre de l’élite. « Bien sûr, c’est un soulagement », lance Sébastien Mercère, manager général du club. Il poursuit : « On a beau croire en notre projet, tant qu’on n’a pas l’aval de nos pairs, la LNH, on reste toujours un peu en suspens et on remet forcément un peu notre projet en question. Donc, le coup de téléphone du vendredi matin de la part de la LNH, pour me prévenir que dans la journée je vais recevoir le mail, c’était super émouvant. On retrace un peu le chemin parcouru et toutes ces aventures qu’on a vécues tous ensemble. C’est un peu une consécration. »

    La Ligue et la CNACG, le gendarme financier du handball tricolore, ont mis en avant « un dossier cohérent et ambitieux », avec l’arrivée de, non pas un, mais deux nouveaux clubs. Elite Val-d’Oise, tout comme le DVHB, a obtenu gain de cause et évoluera en D2 dès la saison prochaine. Un vent de fraîcheur, avec deux formations ayant joué le haut de tableau de Nationale 1 Fédérale en 2025-2026. Pour valider cette promotion, les efforts ont été financiers et matériels. Chaque club doit se munir d’un budget d’au moins 1,1 million d’euros. « On tournera certainement autour d’un budget de 1,4 million », affirme le patron du sportif.

    Au-delà de la trésorerie, la salle devait être aux normes imposées, cette fois, par la Fédération française de handball (FFHB). Avec l’aide de la municipalité, la Maison des sports et de la jeunesse sera opérationnelle dès la première journée de championnat. « La salle avait été, grâce à la mairie principalement, remise au goût du jour pour qu’elle puisse passer le cap de la LNH. Maintenant, on peut jouer et recevoir des matchs de 2e et de
    1
    ère division sur les cinq prochaines années. »

    Apprendre à perdre

    après avoir tant gagné

    Pour espérer se maintenir et ensuite se pérenniser au niveau professionnel, Draguignan s’apprête à annoncer cinq recrues : trois arrières, un pivot et un gardien. Des renforts essentiels avant de plonger dans l’inconnu. « C’est avant tout de l’apprentissage, de la découverte, de la compréhension du niveau et rapidement, parce que les défaites coûtent très cher à ce niveau-là. Il va falloir que le staff et les joueurs apprennent à perdre », explique Sébastien Mercère.

    Le DVHB aura fort à faire, en Proligue, face à des historiques comme Créteil, Ivry, Valence, Dijon ou encore Istres. L’apprentissage sera grandeur nature pour les Dracénois, à l’aube de leur entrée dans le grand monde.

  • Liquidation judiciaire pour Solution 30

    Liquidation judiciaire pour Solution 30

    De quoi mettre sur le carreau les 130 salariés, dans la région, de ce sous-traitant d’Orange.
    La CGT FAPT et la CFDT organisaient un rassemblement devant la juridiction, demandant notamment des comptes à la maison-mère luxembourgeoise.

  • Une journée d’hommages à la Résistance

    Une journée d’hommages à la Résistance

    Cette journée a été instaurée en souvenir de la réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) du 27 mai 1943 à Paris, réunissant Jean Moulin, représentant du Général de Gaulle, les représentants des huit grands mouvements de résistance français et les représentants de six principaux partis politiques de la troisième République. Une rencontre fondatrice, qui avait pour but d’unifier et de coordonner toutes les forces et les tendances politiques de la Résistance au sein d’un seul et même mouvement.

    Bouches-du-Rhône

    À Salon-de-Provence, à 9h30, au Mémorial Jean-Moulin, sur la route nationale 583.

    À Aix-en-Provence, à 11h30, au Wagon du Souvenir au camp des Milles, chemin des déportés.

    À Martigues, à 18h, au monument aux Morts sur la place du 8 mai 1945.

    À Aubagne, à 17h, au Parc Jean-Moulin.

    À La Ciotat, à 11h, au cimetière Sainte-Croix.

    Var

    À Toulon, à 10h, sur la place Gabriel-Péri.

    À Draguignan, à 18h30, au Monument de la Résistance, sur la place de la Paix.

    À Six-Fours, le collectif Six-Fours à gauche, écologiste, régionaliste et citoyenne organise à 10h, au rond-point Jean-Moulin, une cérémonie en réponse à la « cérémonie patriotique » programmée par la mairie d’extrême droite de Frédéric Boccaletti, afin de rappeler que les racines de son parti n’étaient pas du côté de la Résistance. Et de dénoncer : « Une entreprise de récupération et de falsification de l’Histoire, salissant la mémoire des résistantes », selon le collectif.

    Vaucluse

    À Avignon, à 10h, à l’angle du boulevard de la première DB et de l’avenue Pierre-Semard, une cérémonie commémorative se tiendra à l’occasion du 82e anniversaire des bombardements de la ville d’Avignon, et à 10h45, au Monument aux Morts, place
    1ère armée d’Afrique, se tiendra la cérémonie commémorative de la Journée nationale de la Résistance.

    À Carpentras, à 11h, au Monument aux Morts du cimetière.

    À Cavaillon, à 17h, sous le péristyle de l’hôtel de ville.

    Alpes-de-Haute-Provence

    À Manosque, à 18h, au Monument aux Morts, bd Élimir-Bourges, organisée par l’association Anacr.

  • Draguignan sur la voie de la professionnalisation

    Draguignan sur la voie de la professionnalisation

    Le Draguignan Var Handball se rapproche des hautes sphères du handball français. Le DVHB a obtenu, sur le parquet, le droit de monter en Proligue, le deuxième échelon national. Les Varois ont remporté la poule fédérale de Nationale 1, un championnat spécial où chaque équipe peut espérer être promue. Sauf qu’accéder au monde professionnel ne se décide pas seulement ballon en main. Le 15 mai, le club a envoyé son dossier à la Ligue Nationale de Handball (LNH) pour valider sa promotion.

    Sébastien Mercère, manager général, revient sur cette saison jamais vue dans l’histoire de son club. « En un mot, c’est historique. Aujourd’hui, amener cette ville, ce territoire à finir première équipe en N1 Elite, c’était forcément rêvé. On est simplement à la place qu’on s’était fixée il y a maintenant 4 ans, quand on a atteint le niveau Nationale 1. Aux yeux du handball en tout cas, c’était quelque chose, à mon avis, d’un peu invraisemblable et impossible », décrit-il.

    Une ascension rapide pour l’entité varoise, qui a débarqué en N1 Elite la saison dernière. Après une 5e place lors de l’an 1, elle a tout dévasté sur son passage en étant championne… quatre journées avant la fin du championnat. Ce cap franchi est notamment dû à l’expérience engrangée ces dernières années. Le club a accueilli des joueurs expérimentés et de grand talent, comme Kader Rahim (ex-Nîmes) ou encore Igor Anic, passé par Montpellier, Kiel et multi-médaillé avec l’équipe de France. « Il y a aussi eu l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Nikola Vojinovic, qui nous a rejoints. Moi, je passais mon poste d’entraîneur, parce que j’étais jusqu’alors le manager général et l’entraîneur en même temps. Il fallait à un moment donné que je trouve quelqu’un pour prendre le relais et me permettre de me dégager du temps », détaillait Sébastien Mercère.

    Les prochains jours vont donc être décisifs pour les Dragons. Le 2 juin, une visioconférence se tiendra entre le club et la CNACG, le gendarme financier du handball tricolore. Une semaine plus tard, le 9, tous les clubs seront avertis si leur dossier est accepté en l’état.

    Plusieurs critères

    et un million d’euros

    Mais quel doit être le contenu de ce fichier ? Plusieurs garanties doivent être apportées. « Elles sont sur pas mal de plans. C’est vrai que le plus important, c’est l’argent. Il faut un budget de fonctionnement qui est de minimum 1,1 million d’euros. C’est une marche compliquée pour beaucoup de clubs qui veulent monter, même pour ceux qui veulent y rester, certains ont du mal à les collecter. C’est un gymnase qui doit être aux normes, c’est de la logistique, ce sont des salariés. Il faut densifier et professionnaliser tous les axes, pour pouvoir répondre à ce nouveau monde », énumère Sébastien Mercère.

    Le dossier varois est complet, mais il y a toujours l’incertitude de la bonne compréhension des attentes. « Ces gens ont une réflexion sur l’élaboration et la structuration d’un club qui n’est pas la même que la Fédération Française de Handball. En quelques semaines, il faut réussir à les comprendre et c’est vrai que ce n’est pas évident. Ils sont très frileux et c’est normal. C’est l’image du handball qui en pâtit derrière. Ils ont peur de faire monter des équipes qui peuvent à tout moment reproduire ce que Vénissieux, Villeurbanne, Bordeaux ont fait. »

  • Durk, Puccinelli et Maurel, rois de Draguignan

    Durk, Puccinelli et Maurel, rois de Draguignan

    Il n’en pouvait être autrement tant le plateau était relevé. À un mois et demi du Mondial La Marseillaise, certains joueurs retrouvent toutes leurs sensations à l’image de Jean-Michel Puccinelli victorieux en compagnie de Pierre Maurel et Maison Durk

    Une victoire acquise face à Pierre Lucchesi, Louis Marsille et José Rivière, tombeurs de Rocher, Rizzi et Robineau en quarts de finale, avant de punir Baudino, Delahaye et Winterstein en demi-finale. Bonetto, Sarrio et Montoro n’ont pu se hisser dans le dernier carré, éliminés en quart de finale par le jeune trio venu d’Eyguières de plus en plus performant, Kenzo Faralli et les frères Bryan et Tony Renard.

    Demi-finales

    Pierre Maurel – Maison Durk – Jean-Michel Puccinelli bat Kenzo Faralli – Bryan et Tony Renard 13-8

    Pierre Lucchesi – Louis Marsille – José Rivière bat Myron Baudino- Adrien Delahaye- Elie Winterstein 13 à 5

    Finale

    Pierre Maurel bat Pierre Lucchesi 13-4

    Cindy Peyrot et Anna Maillard s’imposent

    Elles ont battu en finale une autre équipe de la Boule Tropézienne Sandrine Poinsot et Manon Debard sur le score de 13 à 6. De bon augure pour Peyrot et Poinsot en pleine forme avant La Marseillaise puisqu’elles sont tenantes du titre en compagnie de Maëlle Bertrand.

  • Quand la SNCF déraille, un film donne la voix aux cheminots

    Quand la SNCF déraille, un film donne la voix aux cheminots

    Le Casi des cheminots de Paca est à l’initiative de ce documentaire, réalisé en pleine ouverture du service public ferroviaire à la concurrence. Un film qui s’adresse au grand public. « Une occasion de porter un autre regard sur le monde cheminot face à ce bouleversement et de comprendre l’attachement de ces hommes et de ses femmes à leur entreprise et à leur mission de service public », présente Sébastien Gronnier, secrétaire du Casi.

    En proie à un démantèlement, la grande famille du rail se dit en souffrance. « La concurrence, la filialisation, les transferts de personnels, les horizons bouchés, les réorganisations, y compris dans des établissements qui ne sont pas soumis à des transferts, ce sont de vrais chocs pour les cheminots, a déclaré Romain Pitelet, secrétaire général adjoint de la CGT Cheminots. On en est à treize cas de suicide depuis quelques mois. » Une situation si préoccupante qu’elle a poussé les quatre syndicats de la SNCF à lancer, mercredi 6 mai dernier, un appel unitaire à la grève pour le mercredi 10 juin prochain afin d’exiger un moratoire.

    Le service public sacrifié

    à la rentabilité

    Les syndicats cheminots ont dénoncé le manque d’investissements dans l’outil ferroviaire depuis des années, de même que le découpage de la SNCF en plusieurs entités. Aujourd’hui, la vétusté des rails et des rames fait partie des arguments avancés par l’ex-Premier ministre Jean Castex, devenu PDG de la SNCF, et par Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud, pionnier de cette ouverture à la concurrence, tablant sur l’effet d’aubaine des Jeux olympiques d’hiver pour moderniser des lignes (lire notre édition du 7/05)… qui devront être rentables.

    Mais le service public échappe par définition à toute considération de rentabilité. Un moratoire serait donc l’occasion pour la population « d’avoir toutes les cartes en main pour se faire une opinion sur ce choix politique, précise le secrétaire du Casi. L’ouverture à la concurrence est une vraie bataille des idées. » L’organisation de cheminots a déjà publié une BD sur la privatisation de la SNCF, suivie d’un livre qui collecte des témoignages sur le passage au système concurrentiel. Dans la lignée, le film affiche cette visée didactique. Le grand public est la cible de ce documentaire, dont le parti pris est de focaliser sur le vécu humain et non l’aspect économique des réorganisations de la SNCF.

    On s’y écarte des prises de paroles syndicales pour se fixer sur « des témoignages de cheminots, des hommes et des femmes qui ont fait le train hier et qui le feront demain. Ce sont les mêmes, passés du public aux mains du privé, confrontés à un manque de moyens, une perte de sens. Car pour répondre à un appel d’offres, il faut baisser la facture, donc rogner sur la sécurité et les conditions de travail », résume Sébastien Gronnier. L’Angleterre en a déjà fait les frais. Ici, c’est le rapport de ces cheminots à leur travail qui est exploré, « comment ils vivent et ressentent ces bouleversements. Comment, au guichet, ce qui se faisait à deux est demandé à un seul… ». Dans la salle, le processus de libre concurrence trouve un autre éclairage : « Les gens réagissent et disent que ce schéma a conduit également à une baisse de qualité de service à La Poste ou à EDF. »

    Le documentaire continue son chemin à la rencontre du public. Draguignan était la douzième projection du film depuis le début de l’année. Sept autres suivront avant l’été et le documentaire sera disponible sur les plateformes après la période estivale.

    Prochaines séances : le 18 mai
    à Mandelieu-la-Napoule lors
    du festival Visions sociales (06),
    le 21
     mai à Tregunc (29), le 26 mai à Rouen (76) et à Chambéry (73), le 27 mai à Caen (14), le 10 juin
    à Lille (59) et le 12 juin
    à Annecy (74).