Tag: Draguignan

  • Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    « Depuis le 1er juin, le Smic horaire a augmenté de 2,41%, soit 44 euros bruts par mois. [Faute d’augmentation], des milliers de salariés sont passés sous le salaire minimum. Ce n’est pas normal ! », s’indigne la CGT, qui exige « une augmentation immédiate de la valeur du point pour toutes les grilles. Si le Smic augmente mais que nos grilles ne s’adaptent pas, c’est la reconnaissance de nos métiers qui baisse ».

  • Draguignan propulsé dans le monde professionnel

    Draguignan propulsé dans le monde professionnel

    Les performances réalisées sur le terrain suffisent bien souvent pour sécuriser une promotion vers la division supérieure. Mais, au handball, l’accès au monde professionnel se dispute également à coups de dossiers et de rendez-vous avec la Ligue nationale (LNH). C’est ce qu’a vécu le Draguignan Var Handball (DVHB), ces dernières semaines.

    Après un léger temps d’attente, la LNH a validé la montée au deuxième échelon français des Varois. Pour la première fois de leur histoire, ils participeront à la Proligue, l’antichambre de l’élite. « Bien sûr, c’est un soulagement », lance Sébastien Mercère, manager général du club. Il poursuit : « On a beau croire en notre projet, tant qu’on n’a pas l’aval de nos pairs, la LNH, on reste toujours un peu en suspens et on remet forcément un peu notre projet en question. Donc, le coup de téléphone du vendredi matin de la part de la LNH, pour me prévenir que dans la journée je vais recevoir le mail, c’était super émouvant. On retrace un peu le chemin parcouru et toutes ces aventures qu’on a vécues tous ensemble. C’est un peu une consécration. »

    La Ligue et la CNACG, le gendarme financier du handball tricolore, ont mis en avant « un dossier cohérent et ambitieux », avec l’arrivée de, non pas un, mais deux nouveaux clubs. Elite Val-d’Oise, tout comme le DVHB, a obtenu gain de cause et évoluera en D2 dès la saison prochaine. Un vent de fraîcheur, avec deux formations ayant joué le haut de tableau de Nationale 1 Fédérale en 2025-2026. Pour valider cette promotion, les efforts ont été financiers et matériels. Chaque club doit se munir d’un budget d’au moins 1,1 million d’euros. « On tournera certainement autour d’un budget de 1,4 million », affirme le patron du sportif.

    Au-delà de la trésorerie, la salle devait être aux normes imposées, cette fois, par la Fédération française de handball (FFHB). Avec l’aide de la municipalité, la Maison des sports et de la jeunesse sera opérationnelle dès la première journée de championnat. « La salle avait été, grâce à la mairie principalement, remise au goût du jour pour qu’elle puisse passer le cap de la LNH. Maintenant, on peut jouer et recevoir des matchs de 2e et de
    1
    ère division sur les cinq prochaines années. »

    Apprendre à perdre

    après avoir tant gagné

    Pour espérer se maintenir et ensuite se pérenniser au niveau professionnel, Draguignan s’apprête à annoncer cinq recrues : trois arrières, un pivot et un gardien. Des renforts essentiels avant de plonger dans l’inconnu. « C’est avant tout de l’apprentissage, de la découverte, de la compréhension du niveau et rapidement, parce que les défaites coûtent très cher à ce niveau-là. Il va falloir que le staff et les joueurs apprennent à perdre », explique Sébastien Mercère.

    Le DVHB aura fort à faire, en Proligue, face à des historiques comme Créteil, Ivry, Valence, Dijon ou encore Istres. L’apprentissage sera grandeur nature pour les Dracénois, à l’aube de leur entrée dans le grand monde.

  • Liquidation judiciaire pour Solution 30

    Liquidation judiciaire pour Solution 30

    De quoi mettre sur le carreau les 130 salariés, dans la région, de ce sous-traitant d’Orange.
    La CGT FAPT et la CFDT organisaient un rassemblement devant la juridiction, demandant notamment des comptes à la maison-mère luxembourgeoise.

  • Une journée d’hommages à la Résistance

    Une journée d’hommages à la Résistance

    Cette journée a été instaurée en souvenir de la réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) du 27 mai 1943 à Paris, réunissant Jean Moulin, représentant du Général de Gaulle, les représentants des huit grands mouvements de résistance français et les représentants de six principaux partis politiques de la troisième République. Une rencontre fondatrice, qui avait pour but d’unifier et de coordonner toutes les forces et les tendances politiques de la Résistance au sein d’un seul et même mouvement.

    Bouches-du-Rhône

    À Salon-de-Provence, à 9h30, au Mémorial Jean-Moulin, sur la route nationale 583.

    À Aix-en-Provence, à 11h30, au Wagon du Souvenir au camp des Milles, chemin des déportés.

    À Martigues, à 18h, au monument aux Morts sur la place du 8 mai 1945.

    À Aubagne, à 17h, au Parc Jean-Moulin.

    À La Ciotat, à 11h, au cimetière Sainte-Croix.

    Var

    À Toulon, à 10h, sur la place Gabriel-Péri.

    À Draguignan, à 18h30, au Monument de la Résistance, sur la place de la Paix.

    À Six-Fours, le collectif Six-Fours à gauche, écologiste, régionaliste et citoyenne organise à 10h, au rond-point Jean-Moulin, une cérémonie en réponse à la « cérémonie patriotique » programmée par la mairie d’extrême droite de Frédéric Boccaletti, afin de rappeler que les racines de son parti n’étaient pas du côté de la Résistance. Et de dénoncer : « Une entreprise de récupération et de falsification de l’Histoire, salissant la mémoire des résistantes », selon le collectif.

    Vaucluse

    À Avignon, à 10h, à l’angle du boulevard de la première DB et de l’avenue Pierre-Semard, une cérémonie commémorative se tiendra à l’occasion du 82e anniversaire des bombardements de la ville d’Avignon, et à 10h45, au Monument aux Morts, place
    1ère armée d’Afrique, se tiendra la cérémonie commémorative de la Journée nationale de la Résistance.

    À Carpentras, à 11h, au Monument aux Morts du cimetière.

    À Cavaillon, à 17h, sous le péristyle de l’hôtel de ville.

    Alpes-de-Haute-Provence

    À Manosque, à 18h, au Monument aux Morts, bd Élimir-Bourges, organisée par l’association Anacr.

  • Draguignan sur la voie de la professionnalisation

    Draguignan sur la voie de la professionnalisation

    Le Draguignan Var Handball se rapproche des hautes sphères du handball français. Le DVHB a obtenu, sur le parquet, le droit de monter en Proligue, le deuxième échelon national. Les Varois ont remporté la poule fédérale de Nationale 1, un championnat spécial où chaque équipe peut espérer être promue. Sauf qu’accéder au monde professionnel ne se décide pas seulement ballon en main. Le 15 mai, le club a envoyé son dossier à la Ligue Nationale de Handball (LNH) pour valider sa promotion.

    Sébastien Mercère, manager général, revient sur cette saison jamais vue dans l’histoire de son club. « En un mot, c’est historique. Aujourd’hui, amener cette ville, ce territoire à finir première équipe en N1 Elite, c’était forcément rêvé. On est simplement à la place qu’on s’était fixée il y a maintenant 4 ans, quand on a atteint le niveau Nationale 1. Aux yeux du handball en tout cas, c’était quelque chose, à mon avis, d’un peu invraisemblable et impossible », décrit-il.

    Une ascension rapide pour l’entité varoise, qui a débarqué en N1 Elite la saison dernière. Après une 5e place lors de l’an 1, elle a tout dévasté sur son passage en étant championne… quatre journées avant la fin du championnat. Ce cap franchi est notamment dû à l’expérience engrangée ces dernières années. Le club a accueilli des joueurs expérimentés et de grand talent, comme Kader Rahim (ex-Nîmes) ou encore Igor Anic, passé par Montpellier, Kiel et multi-médaillé avec l’équipe de France. « Il y a aussi eu l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Nikola Vojinovic, qui nous a rejoints. Moi, je passais mon poste d’entraîneur, parce que j’étais jusqu’alors le manager général et l’entraîneur en même temps. Il fallait à un moment donné que je trouve quelqu’un pour prendre le relais et me permettre de me dégager du temps », détaillait Sébastien Mercère.

    Les prochains jours vont donc être décisifs pour les Dragons. Le 2 juin, une visioconférence se tiendra entre le club et la CNACG, le gendarme financier du handball tricolore. Une semaine plus tard, le 9, tous les clubs seront avertis si leur dossier est accepté en l’état.

    Plusieurs critères

    et un million d’euros

    Mais quel doit être le contenu de ce fichier ? Plusieurs garanties doivent être apportées. « Elles sont sur pas mal de plans. C’est vrai que le plus important, c’est l’argent. Il faut un budget de fonctionnement qui est de minimum 1,1 million d’euros. C’est une marche compliquée pour beaucoup de clubs qui veulent monter, même pour ceux qui veulent y rester, certains ont du mal à les collecter. C’est un gymnase qui doit être aux normes, c’est de la logistique, ce sont des salariés. Il faut densifier et professionnaliser tous les axes, pour pouvoir répondre à ce nouveau monde », énumère Sébastien Mercère.

    Le dossier varois est complet, mais il y a toujours l’incertitude de la bonne compréhension des attentes. « Ces gens ont une réflexion sur l’élaboration et la structuration d’un club qui n’est pas la même que la Fédération Française de Handball. En quelques semaines, il faut réussir à les comprendre et c’est vrai que ce n’est pas évident. Ils sont très frileux et c’est normal. C’est l’image du handball qui en pâtit derrière. Ils ont peur de faire monter des équipes qui peuvent à tout moment reproduire ce que Vénissieux, Villeurbanne, Bordeaux ont fait. »

  • Durk, Puccinelli et Maurel, rois de Draguignan

    Durk, Puccinelli et Maurel, rois de Draguignan

    Il n’en pouvait être autrement tant le plateau était relevé. À un mois et demi du Mondial La Marseillaise, certains joueurs retrouvent toutes leurs sensations à l’image de Jean-Michel Puccinelli victorieux en compagnie de Pierre Maurel et Maison Durk

    Une victoire acquise face à Pierre Lucchesi, Louis Marsille et José Rivière, tombeurs de Rocher, Rizzi et Robineau en quarts de finale, avant de punir Baudino, Delahaye et Winterstein en demi-finale. Bonetto, Sarrio et Montoro n’ont pu se hisser dans le dernier carré, éliminés en quart de finale par le jeune trio venu d’Eyguières de plus en plus performant, Kenzo Faralli et les frères Bryan et Tony Renard.

    Demi-finales

    Pierre Maurel – Maison Durk – Jean-Michel Puccinelli bat Kenzo Faralli – Bryan et Tony Renard 13-8

    Pierre Lucchesi – Louis Marsille – José Rivière bat Myron Baudino- Adrien Delahaye- Elie Winterstein 13 à 5

    Finale

    Pierre Maurel bat Pierre Lucchesi 13-4

    Cindy Peyrot et Anna Maillard s’imposent

    Elles ont battu en finale une autre équipe de la Boule Tropézienne Sandrine Poinsot et Manon Debard sur le score de 13 à 6. De bon augure pour Peyrot et Poinsot en pleine forme avant La Marseillaise puisqu’elles sont tenantes du titre en compagnie de Maëlle Bertrand.

  • Quand la SNCF déraille, un film donne la voix aux cheminots

    Quand la SNCF déraille, un film donne la voix aux cheminots

    Le Casi des cheminots de Paca est à l’initiative de ce documentaire, réalisé en pleine ouverture du service public ferroviaire à la concurrence. Un film qui s’adresse au grand public. « Une occasion de porter un autre regard sur le monde cheminot face à ce bouleversement et de comprendre l’attachement de ces hommes et de ses femmes à leur entreprise et à leur mission de service public », présente Sébastien Gronnier, secrétaire du Casi.

    En proie à un démantèlement, la grande famille du rail se dit en souffrance. « La concurrence, la filialisation, les transferts de personnels, les horizons bouchés, les réorganisations, y compris dans des établissements qui ne sont pas soumis à des transferts, ce sont de vrais chocs pour les cheminots, a déclaré Romain Pitelet, secrétaire général adjoint de la CGT Cheminots. On en est à treize cas de suicide depuis quelques mois. » Une situation si préoccupante qu’elle a poussé les quatre syndicats de la SNCF à lancer, mercredi 6 mai dernier, un appel unitaire à la grève pour le mercredi 10 juin prochain afin d’exiger un moratoire.

    Le service public sacrifié

    à la rentabilité

    Les syndicats cheminots ont dénoncé le manque d’investissements dans l’outil ferroviaire depuis des années, de même que le découpage de la SNCF en plusieurs entités. Aujourd’hui, la vétusté des rails et des rames fait partie des arguments avancés par l’ex-Premier ministre Jean Castex, devenu PDG de la SNCF, et par Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud, pionnier de cette ouverture à la concurrence, tablant sur l’effet d’aubaine des Jeux olympiques d’hiver pour moderniser des lignes (lire notre édition du 7/05)… qui devront être rentables.

    Mais le service public échappe par définition à toute considération de rentabilité. Un moratoire serait donc l’occasion pour la population « d’avoir toutes les cartes en main pour se faire une opinion sur ce choix politique, précise le secrétaire du Casi. L’ouverture à la concurrence est une vraie bataille des idées. » L’organisation de cheminots a déjà publié une BD sur la privatisation de la SNCF, suivie d’un livre qui collecte des témoignages sur le passage au système concurrentiel. Dans la lignée, le film affiche cette visée didactique. Le grand public est la cible de ce documentaire, dont le parti pris est de focaliser sur le vécu humain et non l’aspect économique des réorganisations de la SNCF.

    On s’y écarte des prises de paroles syndicales pour se fixer sur « des témoignages de cheminots, des hommes et des femmes qui ont fait le train hier et qui le feront demain. Ce sont les mêmes, passés du public aux mains du privé, confrontés à un manque de moyens, une perte de sens. Car pour répondre à un appel d’offres, il faut baisser la facture, donc rogner sur la sécurité et les conditions de travail », résume Sébastien Gronnier. L’Angleterre en a déjà fait les frais. Ici, c’est le rapport de ces cheminots à leur travail qui est exploré, « comment ils vivent et ressentent ces bouleversements. Comment, au guichet, ce qui se faisait à deux est demandé à un seul… ». Dans la salle, le processus de libre concurrence trouve un autre éclairage : « Les gens réagissent et disent que ce schéma a conduit également à une baisse de qualité de service à La Poste ou à EDF. »

    Le documentaire continue son chemin à la rencontre du public. Draguignan était la douzième projection du film depuis le début de l’année. Sept autres suivront avant l’été et le documentaire sera disponible sur les plateformes après la période estivale.

    Prochaines séances : le 18 mai
    à Mandelieu-la-Napoule lors
    du festival Visions sociales (06),
    le 21
     mai à Tregunc (29), le 26 mai à Rouen (76) et à Chambéry (73), le 27 mai à Caen (14), le 10 juin
    à Lille (59) et le 12 juin
    à Annecy (74).

  • Belles enchères de 350 biens mal acquis repris aux voyous

    Belles enchères de 350 biens mal acquis repris aux voyous

    Il n’y a pas que des yachts et des villas que les juges confisquent aux trafiquants. Le tribunal de commerce était le théâtre vendredi d’une vente exceptionnelle organisée par l’Agrasc avec les Domaines d’objets confisqués. 350 lots de bijoux, d’or, de montres, de vêtements et de maroquinerie de luxe issus des scellés des tribunaux de Marseille, Aix-en-Provence, Draguignan et Nice sont partis sous le marteau des commissaires-priseurs.

    Portée par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués et son partenaire, les Domaines qui l’organisaient, cette vente a permis de mettre en exergue que « la justice ne se limite pas à sanctionner les auteurs mais aussi à restituer aux citoyens ce qui leur revient, tout en témoignant de la fermeté des institutions face à la criminalité organisée et aux trafics » explique Charlotte Hemmerdinger, la directrice de l’Agrasc.

    « Cette vente représente déjà tout le travail accompli en amont par les enquêteurs de police, de gendarmerie, des douanes. Elle permet à l’État de récupérer des sommes non négligeables » souligne pour La Marseillaise, Franck Rastoul, le procureur général près la cour d’appel d’Aix-en-Provence, présent avec des chefs de juridiction pour le lancement des enchères. « Il faut évidemment des réponses pénales contre les trafics et notamment des peines d’emprisonnement, mais on sait très bien que pour lutter il faut être capable d’infliger une sanction patrimoniale pour reprendre l’argent généré par les trafics et ces biens de luxe vendus qui sont des vecteurs de blanchiment. »

    Estimée à 750 000 euros, les organisateurs espéraient atteindre 1,2 million d’euros. « On verra à la fin, mais il ne faut pas perdre de vue que ces sommes considérables sont à mettre en regard avec les millions d’euros qui chaque semaine sont générés par les reventes de stupéfiants. On ne peut que se féliciter de la multiplication de ces ventes vertueuses qui sont la partie émergée de l’iceberg. C’est la réaction de l’État face aux trafics et l’Agrasc joue un rôle essentiel », ajoute M. Rastoul.

    Le procureur et les claquettes Louboutin !

    L’appât du gain et un goût immodéré pour le luxe tapageur qui motivent les délinquants s’exposent dans les vitrines surveillées par des vigiles. Des bagues, des colliers, des boucles de grands joailliers Cartier, Van Cleef & Arpels, Bulgari, Boucheron, Mauboussin ou Chopard sont âprement bataillés, à la fois en direct dans la salle et en ligne pour les enchérisseurs discrets ou très éloignés sur les plateformes de vente Drouot.com et Moniteurdesventes.com. Mise à prix 12 000 euros, une bague de marque inconnue en or gris ornée d’un diamant ancien de 5,87 carats, a été adjugée à 24 200 euros. tous les acquéreurs doivent s’acquitter d’une taxe de 11%. Réservés aux professionnels, plusieurs lots de plaques d’or étaient proposés dont un de 620 gr d’or à 24 carats adjugé 71 920 euros.

    Les hommes n’étaient pas en reste pour se disputer des articles de grandes marques d’horlogerie : des montres Rolex, Hublot, Chopard, Audemars Piguet, Breitling, Patek, etc. Une Rolex GMT-Master II mise à prix 30 000 euros s’est vendue 54 000 euros. Une montre Werk en titane et or rose s’est vendue 32 200 euros pour une mise à prix de 6 000 euros. Débuté à 12 000 euros, un chronographe-bracelet Tourbillon Jules Audemars est parti à 27 500 euros. Le coup de marteau pour une superbe montre Yacht-Master en or rose estimée à 8 000 euros s’est posé au prix triplé de 24 500 euros.

    « 4 000 personnes sont inscrites ce matin à cette vente, et j’ai vu qu’il y en a des terres australes françaises, de Polynésie et sur trois continents avec des inscrits au Mexique, à Macao et Hong Kong », se réjouit Alain Caumeil, le directeur national des interventions domaniales (DNID). « Nous sommes en pointe ici dans la lutte contre le blanchiment », intervient Nicolas Bessone, le procureur de la République de Marseille qui souligne que son tribunal contribue à « 73% des confiscations remises à l’Agrasc sur l’ensemble du ressort de la cour d’appel et qui rentrent dans le budget de l’État. Ce sont des politiques partenariales qui portent leurs fruits ». D’exprimer avec humour le regret de ne pouvoir par déontologie participer à une enchère : « Un lot m’aurait beaucoup plu, les claquettes Louboutin ! » Estimée à 80 euros, la paire de « Pool Slides » d’occasion en caoutchouc rouge avec des traces d’usure, peut-être celle que portait l’épouse d’un caïd le jour de son interpellation, est partie à 140 euros. Les enchères se sont achevées par la vente d’un rare sac Hermès, dessiné par et pour Jane Birkin, clin d’œil peut être au duo de gangsters Bonnie & Clyde.

  • L’ombre de l’extrême droite sur Six-Fours et Draguignan

    L’ombre de l’extrême droite sur Six-Fours et Draguignan

    Laure Lavalette n’est pas la seule députée RN à avoir bien avancé ses pions au premier tour des municipales dans le Var. Si Julie Lechanteux, députée de la 5e circonscription, ne semble pas en mesure de prendre Roquebrune-sur-Argens, Philippe Schreck (8e) et Frédéric Boccaletti (7e) sont en bonne position à Draguignan et à Six-Fours, 5e et 7e villes du département, où ils sont en tête après avoir été battus en 2020.

    Le premier, qui n’avait recueilli que 12% des suffrages il y a six ans face à Richard Strambio (DVD), réélu dès le premier tour, en a cette fois obtenu 44,7%, contre 40,03% pour le maire sortant. Le second, candidat à Six-Fours pour la quatrième fois, n’avait pas empêché Jean-Sébastien Vialatte (LR), maire depuis 1995, de rempiler pour un cinquième mandat, lui aussi au premier tour. Il le devance aujourd’hui de 66 voix (45,23% contre 44,86).

    Assistants sulfureux et peine de prison

    Deux candidats qui, comme nombre de frontistes, savent se faire remarquer. Philippe Schreck, notamment, en ce qui concerne ses assistants parlementaires : l’actuelle, Maylis de Cibon, est membre de la Cocarde étudiante et du groupe néofasciste Luminis, proche du GUD. Il avait été contraint par le secrétaire du RN à l’Assemblée nationale de virer le précédent, Raphaël Ayma, chef de file du groupe néofasciste Tenesoun, quand la presse a évoqué sa participation à des hommages à des figures fascistes.

    Quant à Philippe Boccaletti, proche de Jean-Marie Le Pen, admirateur de Charles Mauras, il a détenu une librairie négationniste à Toulon, de 1997 à 1998 et fut condamné, en 2000, à 1 an de prison dont 6 mois ferme pour « violence en réunion avec arme ». Notons tout de même que son adversaire, Jean-Sébastien Vialatte, a récemment conclu un partenariat entre la mairie et la maison d’édition Fayard de Vincent Bolloré, et avait été condamné pour « provocation à la haine raciale » en 2013, assimilant, dans le contexte de la célébration du titre de champion de France du PSG, des fauteurs de troubles à « des descendants d’esclaves ». Quoi qu’il en soit, dans les deux villes, les progressistes, éliminés au premier tour, sont claires : « Pas une seule voix pour l’extrême droite. »

  • [Tribune] À Draguignan, pas une voix au RN et à ses alliés !

    [Tribune] À Draguignan, pas une voix au RN et à ses alliés !

    Avec 44% des suffrages, la liste du Rassemblement national arrive en tête à Draguignan.

    Ce sont également 44% des Dracénois et Dracénoises qui ne se sont pas déplacés aux urnes.

    C’est historique et ces deux chiffres sont révélateurs à la fois d’un désaveu pour le fait politique et d’un phénomène de repli de notre société jusque dans nos territoires.

    Toute la Dracénie est concernée par la montée de l’extrême droite.

    Le refus de régler les questions sociales laissant la place aux questions sécuritaires et la politique menée par le gouvernement a permis la progression de l’extrême droite dans de nombreux territoires

    À Draguignan, comme dans beaucoup d’autres villes de la Dracénie, le Rassemblement national se nourrit du désarroi des populations et des salariés qui souffrent des politiques économiques libérales.

    Force est de constater que le RN est contre le progrès social.

    La CGT le rappelle avec force : l’extrême droite ne doit jamais être mise dos à dos avec aucune autre force politique. Son projet xénophobe fondé sur la « préférence nationale » s’inscrit en rupture avec les principes républicains que sont l’égalité et le droit du sol. L’extrême droite et son projet violent, raciste, antisémite, sexiste, représente un danger pour notre démocratie et notre République.

    L’extrême droite est la pire ennemie du monde du travail. Elle met en opposition les salariés entre eux.

    À titre d’exemple le député Schreck a voté :

    Contre l’augmentation du salaire minimum (Smic) à 1 500 euros net mensuels.

    Contre le gel des loyers.

    Contre la fin des déserts médicaux.

    Contre la création d’un service public de la petite enfance.

    Contre l’égalité femmes hommes dans la fonction publique.

    Contre le blocage des prix de l’énergie et des produits de première nécessité.

    Contre le rétablissement de l’impôt sur les grandes fortunes.

    Pour la réduction de 5 milliards des dotations financières allouées aux collectivités locales.

    Toujours du côté des puissants, le RN a voté pour permettre aux plus riches d’échapper à l’impôt.

    Les collectivités locales sont en première ligne pour répondre aux besoins essentiels.

    Logement, transports, écoles, crèches, action sociale, culture, services publics de proximité, sport : les choix politiques faits dans les municipalités et les communautés d’agglomération ont des conséquences directes sur la vie quotidienne.

    Fidèle à son histoire et à ses valeurs démocratiques, l’Union locale CGT de Draguignan appelle à faire barrage à l’extrême droite et à empêcher qu’elle ne prenne la tête de la ville de Draguignan en utilisant le seul bulletin républicain restant à disposition.

    Il ne s’agit pas d’un choix partisan mais d’un engagement clair pour défendre la démocratie, les droits des travailleurs, les services publics et les principes républicains.

    Seule la satisfaction aux exigences sociales sera de nature à faire reculer l’extrême droite qui se nourrit des politiques libérales.

    Pour l’avenir, l’Union locale CGT de Draguignan appelle les salarié-e-s à se syndiquer et à se mobiliser fortement lors des journées de grève et d’actions.

    Dimanche 22 mars, aucune voix pour le parti de l’imposture sociale !