Parmi les structures impactées par le non-vote du budget de la Métropole, l’Atelier de la langue française. Sur le territoire, l’association, montée il y a treize ans par une équipe de six étudiants, est notamment connue pour l’organisation du prestigieux Festival de l’éloquence, tenu aux alentours du mois de mai. L’annonce, pour elle, est abrupte : plus aucune subvention de la part de la Métropole cette année 2026, soit une coupe de 110 000 euros, au total, pour l’Atelier. Précisément, moins 80 000 euros versés par la Métropole et, par « rebond », moins 30 000 euros normalement versés par la Ville. Les équipes de l’Atelier s’attendent aussi à ce qu’aucune subvention ne leur soit versée pour l’année 2027. « Pour assumer une telle baisse alors qu’on est en fin d’année, c’est très compliqué. On freine tout. On va passer une partie des équipes en chômage partiel, on se débrouille comme on peut pour que ça ne coule pas mais on n’est pas magiciens », se désole Gislain Prades, secrétaire général de l’Atelier de la langue française. L’association est aussi contrainte de déménager, dans les mois à venir et de réduire ses déplacements. Pour poursuivre leurs diverses missions sociales, qui s’étendent au-delà du festival, l’Atelier de la langue française lance également un appel aux dons. Pour ce faire, un lien est accessible via le site de l’Atelier.
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[Souscription de rentrée] « La Marseillaise » a besoin de vous
Six ans après la reprise de notre journal que la crise Covid avait conduit à la liquidation, « La Marseillaise » s’est surpassée.
Plus de contenus, plus de lecteurs, plus d’événements, 7 départements dans sa zone de diffusion, une appli mobile, un siège historique rénové…
Vous êtes nombreuses et nombreux à nous dire votre satisfaction et vos encouragements devant les progrès accomplis.
En cette rentrée, « La Marseillaise » a plus que jamais besoin de vous pour atteindre ses objectifs et aborder de manière offensive 2027, année essentielle pour l’avenir de notre pays.
D’importantes tensions de trésorerie, notamment liées à nos activités événementielles, nécessitent un soutien immédiat pour que nous puissions continuer à aller de l’avant
« La Marseillaise » est à vous, elle compte sur vous !
Les dons à La Marseillaise sont défiscalisés à hauteur de 66%, vous pouvez les réaliser en ligne ou en adressant un chèque libellé à l’ordre de « Presse et pluralisme – La Marseillaise » à La Marseillaise 15, cours d’Estienne d’Orves 13001 Marseille.
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À Marseille, les douanes font don de lingettes
Un contrôle renforcé coordonné par la division portuaire des douanes de Marseille-Fos, mobilisant le Centre de ciblage maritime de Marseille (CCMM), et la brigade scanner mobile de Fos-sur-Mer et la brigade de surveillance extérieure (BSE) de Port-Saint-Louis-du-Rhône, avait permis le 3 mars dernier d’identifier à l’intérieur de deux conteneurs en provenance des Émirats arabes unis à destination de l’Italie, 26 tonnes de cigarettes, soit 136 450 cartouches, la plus importante saisie de tabac jamais réalisée par la direction des douanes de Marseille, cachées derrière plusieurs rangées de lingettes pour bébé. Après contrôle de leur conformité, la Croix-Rouge, le Secours Populaire et les Restos du Cœur vont se partager ce précieux chargement remis par
le directeur des douanes de Marseille, Michael Lachaux, en présence de sept agents
de la brigade à l’origine
de l’affaire. -

À Ollioules, la propriété léguée ne peut abriter une école privée
« Nous sommes navrés d’avoir à renouveler notre ferme opposition, quitte à saisir toutes les instances compétentes, à la cession de la propriété Fraisse léguée sous conditions à la ville d’Ollioules, telle qu’elle est présentée au conseil municipal. » Les élus d’opposition du groupe « Ollioules Autrement », Claudie Cartereau-Zunino (Les Écologistes) et Christian Bercovici (PCF) sont intervenus en séance publique pour faire lecture du courrier adressé au maire (LR) Robert Beneventi et à son adjointe à l’urbanisme Laeticia Quilici.
Pour mémoire suite à leur demande auprès du préfet d’exercer un contrôle de légalité sur l’opération, le projet initial avait été suspendu. Ils s’étonnent donc aujourd’hui que le nouveau présenté ne tienne pas compte, selon eux, des causes initiales du report. Le représentant de l’État dans le département pointant alors un « projet s’éloignant de l’objectif poursuivi par le legs ».
« Or non seulement les conditions du legs ne sont toujours pas respectées, mais elles ne le sont pas non plus dans le cahier des charges sur lequel devaient s’appuyer les candidats à l’achat de la propriété », dénonce la gauche.
Et de rappeler une fois encore que Cécile Beckeric (épouse Fraisse), décédée en juin 2017, a fait dont de cette propriété à la collectivité à la condition que soit créé sur celle-ci un lieu destiné à la petite enfance. Ce qui n’est manifestement toujours pas le cas aujourd’hui, du moins pas dans son intégralité, environ un tiers seulement du bâti à venir.
Le projet pour lequel le groupe Suprana se porte acquéreur prévoit la construction d’une école de 11 classes de la maternelle au collège. Ce qui présente pour commencer une vision quelque peu élargie du terme petite enfance.
Mais ce qui choque encore plus la gauche et les écologistes c’est la nature de l’établissement hors contrat avec l’Éducation nationale qui doit y être érigé : le cours Tabarly, une école du réseau Espérance banlieues.
« Peut-être n’avez-vous pas eu le loisir de lire les nombreux articles parus dans la presse nationale et syndicale évoquant les différentes enquêtes judiciaires concernant le réseau Espérance banlieues ? », lancent les élus d’opposition au maire. Plusieurs enquêtes sont actuellement en cours, mais aucune condamnation judiciaire définitive n’a eu lieu.
« Quand on sait que le fondateur du réseau Espérance banlieues, Éric Mestrallet est proche des milieux catholiques intégristes dont certains militent pour l’abolition de la République, vous comprendrez qu’on s’étonne que la municipalité d’Ollioules puisse faciliter l’installation d’un établissement scolaire appartenant à ce réseau », ajoutent les élus. Et de conclure : « La ville ne peut pas trahir les conditions du legs et laisser se construire sur la propriété autre chose qu’un établissement pour jeunes enfants de 0 à 6 ans ! » Pour la municipalité, « la principale critique du préfet, qui avait évoqué l’existence d’un “risque juridique”, portait sur des activités annexes aujourd’hui abandonnées ». Le nouveau programme s’inscrit donc, pour elle, dans une parfaite conformité.
L’opposition va donc porter l’affaire devant le tribunal administratif.
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À Sanary, dernier jour pour la collecte pour les sinistrés des incendies
Après un week-end de permanence assuré par les élus de la commune, la collecte se poursuit pour une dernière journée ce lundi 3 août, à la salle 35 de l’Espace Vie Associative 99 avenue Desmazure, de 8h à 16h30. Les dons collectés seront ensuite acheminés dans le cadre d’une organisation mutualisée à l’échelle de l’Agglomération Sud Sainte Baume.
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Au centre d’hébergement de Lorgues, la solidarité pour réchauffer le cœur des évacués de l’incendie du Gros Bessillon
Samedi, midi et demi. L’heure du repas au centre d’hébergement de la salle François Mitterrand de Lorgues, où étaient accueillies jusqu’à 90 personnes évacuées en provenance du Val, de Montfort-sur-Argens et de Carcès, entre vendredi et dimanche. Dans les assiettes, taboulé fait maison, gigot d’agneau et boulettes de bœuf. Et surtout, une bonne dose de réconfort pour celles et ceux dont le quotidien a à nouveau été bouleversé par la reprise de l’incendie du Gros Bessillon vendredi. « À Carcès, on avait été très bien accueillis mais on n’avait eu que des sandwichs, là c’est un vrai bon repas » saluent Jacqueline et Frédéric, couple de retraités vivant à Montfort, dont c’est la deuxième évacuation. Ils passent la journée au centre, mais dorment dans un studio généreusement mis à disposition par une habitante de Lorgues, au vu de leur santé fragile.
Un élan de solidarité dont ils n’ont pas été les seuls à profiter. À leur table, Alexis, lui aussi résident de Montfort, a été contraint d’évacuer dans la précipitation, hâté par les cris des gendarmes venus sommer la population de plier bagage vendredi après-midi. « Je ne voulais pas partir, je suis resté dans le secteur, mais j’ai fini par ne pas avoir le choix », avoue-t-il, encore marqué par la vision « de la colline de Montfort dévorée par les flammes ». Toutefois, s’il n’a pas dormi de la nuit, c’est moins par inquiétude que pour l’avoir passée à discuter avec un élu lorguais, venu tenir compagnie aux évacués. « Je retiens davantage le merveilleux accueil qu’on a reçu que la peur du feu », s’émeut-il. À ses côtés, Maryline, sa voisine, qu’il a embarqué avec lui au moment de fuir. Tous deux ont tout juste eu le temps de préparer quelques bricoles et de prendre leurs animaux de compagnie sous le bras. « Ce matin, un bénévole m’a amené des affaires de rechange et d’hygiène », explique-t-elle. « J’avais oublié ma brosse à dents, et sans rien demander, on m’en a ramené une avec du dentifrice dans l’heure », ajoute Alexis, reconnaissant au point de vouloir emménager dans la commune dans les prochains mois.
« C’est la Provence noire, plus la Provence verte »Rien de plus naturel pour celles et ceux qui donnent de leur temps. C’est déjà la deuxième fois en l’espace de quelques jours, « et jamais deux sans trois », plaisante Jean-Louis, l’un d’entre eux, sous les protestations des autres, qui aimeraient voir la situation se calmer. Parmi eux, Pouranne Weise, conseillère municipale. Arrivée à Lorgues il y a quelques années, elle a décidé de s’y engager pour « l’esprit des habitants. Les gens sont très accueillants, à l’écoute des autres. » Illustration : au-delà des vivres et des vêtements, fruits de dons de particuliers, et de dotations du Secours Populaire, de la préfecture et de la mairie, une habitante, psychologue à la retraite, est venue écouter ceux qui en avaient besoin samedi matin.
Malgré tout, l’inquiétude reste dans un coin des têtes. « On va peut-être revenir dans une commune qu’on ne connaît pas », se prépare déjà Alexis. Verdict le soir-même, puisque les habitants de Montfort ont pu regagner leurs habitations au vue de l’évolution positive de la situation, le cœur du village ayant été épargné. La question de l’origine du feu revient aussi, forcément. « J’en suis persuadée, c’est prémédité », n’en démord pas Jacqueline, contrariée par « un sentiment d’impuissance » et qui imagine même « un complot d’État » comme explication à ces incendies intempestifs. Maryline, elle, redoute « des actes terroristes avec tous ces départs de feu simultanés. Quand on a annoncé l’incendie fixé, je pensais que c’était fini. J’ai l’impression d’être dans un film d’horreur ». Quoi qu’il en soit, elle sera désormais intransigeante : « Si je vois quelqu’un jeter son mégot, je n’hésiterai plus à appeler la police », assure-t-elle, dépitée par le coût de l’irresponsabilité, qui change « la Provence verte en Provence noire ».
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À Aix, un appel aux dons pour loger les demandeurs d’asile
Avant d’expliquer les raisons de cette initiative, le collectif Agir, dont le siège est basé avenue de l’Europe à Aix-en-Provence, rappelle ses fondamentaux : « On existe depuis plus de 10 ans. Le collectif a été créé après la décision de François Hollande d’accueillir 25 000 Syriens fuyant la guerre. La question s’est alors posée : où allons-nous les loger ? », retrace Fabien Poilleux, trésorier du collectif Agir.
Depuis, ce regroupement d’associations, passé de plus de 30 membres à 25, prend en charge les demandeurs d’asile « de A à Z ». Notamment sur les questions de logement. Dans cette optique, le collectif, associé à la Fondation des Petites Pierres, plateforme de financement participatif à destination des associations, lance un appel aux dons. L’objectif est de réunir 15 000 euros, grâce à la participation du collectif et à celle de la Fondation des Petites Pierres, afin de financer la location de logements.
« On a de moins en moins d’hébergeurs solidaires, mais pour accueillir des demandeurs d’asile qui frappent à la porte, on est obligés de prendre des baux locatifs, explique Fabien Poilleux. Les Petites Pierres donnent une moitié, si on arrive à récolter l’autre dans un certain délai. On a deux mois pour réunir 7 500 euros. On a déjà fait la moitié du chemin en 15 jours, mais on souhaite informer le public de l’existence de cette initiative. »
La cagnotte a été lancée cette année « de façon à pouvoir reprendre deux baux locatifs pour au moins un an », note le collectif. Les donateurs imposables peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt correspondant à 75% du montant versé. Pour faire un don, rendez-vous sur le site de la Fondation des Petites Pierres, rubrique « Projets », ou directement sur celui du collectif Agir.
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Une cagnotte pour des étudiants palestiniens en médecine
Depuis 2019, le collectif œuvre pour la santé globale, aussi bien physique que mentale et sociale, principalement en Palestine. Les fonds récoltés serviront à financer les frais d’inscription de quinze étudiants en médecine palestiniens inscrits dans le nord de l’Égypte.
Ce nouvel appel aux dons fait suite à un premier lancé en novembre dernier qui, grâce à un élan de générosité exceptionnel, a permis de récolter 55 000 euros. Cette année, « l’objectif est le même pour couvrir l’entièreté des 15 années universitaires », détaille Baptiste André, hospitalier à la Timone et membre de l’association Rizoma.
Une cagnotte plus que nécessaire pour ces étudiants originaires de Gaza, à l’heure où leur situation se détériore et les frais de scolarité grimpent toujours plus. « Il leur est demandé 3 000 dollars par an, contre 50 dollars pour les étudiants égyptiens, précise Baptiste André. Il y a une vraie discrimination à leur égard. »
Endettés sur plusieurs annéesÀ ces difficultés financières s’ajoutent de lourdes séquelles psychologiques, conséquences des années de guerre à Gaza. « Ceux que j’ai rencontrés sont tous en proie à un syndrome post-traumatique, pointe le médecin, également présent l’année dernière sur la flottille à bord du « Madleen ». Pour une dizaine d’entre eux, leurs familles vivent encore sous les tentes, à Gaza, et à ce syndrome s’ajoute à un sentiment de culpabilité de devoir dépendre de leur famille. »
Pour autant, ces épreuves n’entament pas leur détermination. « Ils n’ont qu’un seul but : retourner dans 5 ou 10 ans exercer la médecine à Gaza », souligne Baptiste André. Cette année, l’enjeu est d’autant plus important que « ces étudiants ont des arriérés et ont contracté des dettes envers leurs universités », poursuit-il.
Avant de conclure : « On espère faire aussi bien, cette année, avec la cagnotte, car il faudra plusieurs années pour éponger ces dettes. »
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À Marseille, les crèches mobilisées pour les Restos du cœur
Le 19 juin, « on a célébré les 40 ans de la disparition de Coluche, qui a été à l’origine de la création des Restos du cœur », rappelle Juliette Masson, adjointe au maire de Marseille en charge de la petite enfance. L’occasion de rappeler qu’à Marseille, les Restos du Cœur subviennent aux besoins de 2200 enfants. « Avec la précarité qui augmente, on a de plus en plus de familles. (…) On les accompagne sur l’alimentaire mais aussi les produits complémentaires : tout ce qui est lié à l’hygiène de la petite enfance, et du matériel de puériculture », partage Alain Evezard, responsable départemental de l’association.
« Une précarité
qui augmente »D’où l’importance de la collecte organisée par les crèches municipales pour les Restos du cœur, impulsée par la précédente élue en charge de l’enfant, Sophie Guérard. Organisée depuis avril, elle s’est terminée vendredi à la crèche Doria dans le 5e arrondissement où les dons étaient concentrés. Ils sont ensuite récupérés par l’association des Restos du Cœur et distribués dans leurs 12 centres d’activités à Marseille, dont trois disposent de « coins bébé », offrant aux familles un espace confortable et intime dédié aux soins des tout-petits, notamment pour l’allaitement et le change.
Ces familles, dont 30% sont des familles monoparentales « n’ont pas la possibilité d’inscrire leurs enfants dans les crèches », explique Alain Evezard avant d’ajouter : « Notre rôle c’est de distribuer des repas pour toute la famille ». Un besoin qui représente près de 2 millions de repas par an, à Marseille.

