Tag: documentaire

  • Un film pour témoigner de la mise en concurrence du rail à Miramas

    Un film pour témoigner de la mise en concurrence du rail à Miramas

    « C’est un témoignage de gens qui ne parlent pas à un syndicaliste ou une direction, mais à un cinéaste et avec leur cœur », résume Damien constant, responsable CGT du Comité d’activités sociales inter-entreprises (Casi) des cheminots de Miramas.

    Vendredi soir à 18h30 au cinéma Le Comoédia, le Casi organise la diffusion du film documentaire « #Touscheminots, concurrence, entre défiance et méfiance, entretiens et témoignages en région Paca », réalisé par Balkan Tekelioglu sur une idée originale de l’organisation.

    « Le film raconte l’ouverture à la concurrence du rail au travers des témoignages de cheminots qui ont été transférés dans SNCF sud azur », détaille Damien Constant.

    « Un outil de lutte »

    Il y a une originalité dans la façon de faire. « La réalisation a fait ce qu’elle voulait à partir de notre projet, nous n’avons pas donné de consignes indique Damien Constant. Ce sont des gens qui racontent leur vie, leur entrée à la SNCF, comment leur transfert leur a été annoncé et comment ils l’ont vécu ».

    « Ce film est un outil, une arme pour sensibiliser, transmettre les émotions, et dire qu’on ne veut pas que ça se reproduise. Car vivre la privatisation c’est vivre un drame », appuie le syndicaliste CGT. En d’autres termes, « c’est une autre manière de militer, notre but est que sa diffusion ne s’arrête pas au casi. Il y a pour projet de le promouvoir auprès du grand public », développe Damien Constant, la demande de visa d’exploitation étant en cours et sa diffusion envisagée lors de festivals.

    La séance de vendredi 18h30 au Comoédia est gratuite pour les cheminots, le tarif est de 4 euros€pour le public. Un débat et un apéritif sont proposés à l’issue de la projection.

  • Le festival du documentaire revient au Mucem

    Le festival du documentaire revient au Mucem

    Le festival international Jean-Rouch, porté par le Comité du film ethnographique, revient pour une 11e édition au Mucem, jeudi et vendredi. Au programme, huit documentaires « avec une qualité narrative et de tournage », explique Aude Fanlo, responsable du département recherche et enseignement au Mucem.

    Une programmation « hors les murs », qui permet d’unifier les collections du Mucem avec des productions audiovisuelles. « J’ai le sentiment qu’on peut y voir deux langages qui nous défamiliarisent avec le flux d’information », campe Aude Fanlo. Cette année, le festival a reçu le soutien de la Cinémathèque du documentaire.

    Au cœur de la réflexion

    Parmi les œuvres proposées, le film Le Grand Tout, réalisé en 2025 par Aminatou Echard, sera projeté ce vendredi 16 janvier à 19h30. Ce documentaire retrace le voyage de la réalisatrice au Niger, en 2023. L’œuvre se présente comme une introspection de sa place de femme blanche et française dans un pays autrefois gangrené par la colonisation. Elle décide de s’y rendre, s’appuyant ainsi sur les travaux laissés par sa mère, ethnologue.

    « C’était l’histoire de Nicole [sa mère, Ndlr], pas la mienne », table Aminatou Echard dès les premières minutes du film. Son but n’est pas de se mettre à la place de l’ethnologue qu’était sa mère, explique la réalisatrice : « Je ne voulais pas du tout me mettre dans cette posture, car je suis très critique de cette place, de par ma nationalité et ma couleur de peau. » Sur le terrain, elle dit faire face à un problème. « Pourquoi leur parler d’une blanche qui a travaillé “sur eux” ? », s’interroge-t-elle.

    Elle témoigne de l’impossibilité, à ses yeux, à contourner son identité et essaie de déplacer cette conscience et interroge sa propre représentation. « J’aimerais que le film suscite la réflexion, qu’il fasse réfléchir et ne laisse pas au repos le spectateur », espère-t-elle.

    Du 15 au 16 janvier. Gratuit. Programme sur mucem.org

  • Un documentaire entre cinéma et littérature sur René Frégni à l’Alcazar

    Un documentaire entre cinéma et littérature sur René Frégni à l’Alcazar

    La bibliothèque de l’Alcazar accueille ce vendredi à 17h30 le documentaire Schizo-Frégni. S’en suivra un débat, une lecture, et des dédicaces en présence des réalisateurs et de l’écrivain René Frégni. « Nous sommes tous les trois documentaristes avec des approches différentes des sujets, là c’est la littérature qui nous réunit, en particulier la façon d’écrire de Frégni », explique Alain Barlatier, pour justifier leur choix de travailler autour de l’auteur René Frégni. « Nous partageons également son côté humaniste et son engagement social certain », ajoute-t-il. Le documentaire de 40 minutes se situe « aux confins de la littérature et du cinéma ».

    « Auteur de l’autofiction », René Frégni a connu les prisons militaires pour désertion, et a pris comme source d’inspiration sa propre vie, tout en y mêlant son lot d’imaginaire. « Nous est venue l’idée de faire un documentaire sur lui de la même façon qu’il écrit ses romans », développe le réalisateur. « Nous nous sommes inspirés de son œuvre “Les vivants au prix des morts”, histoire d’un écrivain en cavale qui a perdu ses mots, et qui part à leur recherche dans les Alpes », précise Alain Barlatier.

    Schizo-Frégni entre dans le cadre d’un cycle de projections à la bibliothèque de l’Alcazar, sur le thème du croisement entre le cinéma et une autre pratique artistique. Le lendemain, Déjà, portrait d’un luther iconoclaste, se situera cette fois au croisement du cinéma et de la musique.

    Entrée libre.

  • Un Toulonnais traverse la Tunisie et la Suède… à pieds

    Un Toulonnais traverse la Tunisie et la Suède… à pieds

    Un homme, ses pieds et ses chiens. À 28 ans, Bacem Guizani, jeune aventurier et documentariste originaire de Toulon, voyage léger. Ce passionné de grands espaces et de philosophie, admirateur de Diogène, aspire à « se détacher de son confort. Ça ne m’attire pas de dormir dans un Airbnb, ce n’est pas une question d’ego ».

    Une soif de découverte née en 2022, lorsque le jeune homme traverse une partie de la Tunisie à pieds, avec ses deux chiens, Iggy et Dante, pour se recueillir sur la tombe de son père. « Je n’avais jamais vraiment voyagé. Ça m’a mis une claque et donné envie d’en voir davantage », décrit-il. Un mois après, en novembre, il part découvrir l’univers des chiens de traîneau, en Norvège, aux côtés d’un musher français, avec l’idée d’en faire un documentaire. Il y retourne un an plus tard, pour quelques semaines, avant de décider de passer une année entière en Scandinavie, en Suède cette fois, dès septembre 2024.

    Carnets de voyage

    Toujours avec sa caméra au poing, Bacem parcourt 200 km à pieds, direction la Laponie. L’aventure n’est pas sans accroc : il apprend le décès d’un ami qu’il tentait de faire venir en Suède en travaillant, en contrepartie, gratuitement chez une musheuse, qui l’exploite. Il s’enfuit alors, d’abord chez un autre musher, puis pour un nouveau périple, de 900 km, cette fois, à travers le pays. Juste avant de partir, l’un de ses chiens se blesse à la gorge sans être correctement soigné par les vétérinaires suédois, si bien qu’il lui faudra de longs mois et un retour en France pour guérir totalement. « Ça n’a pas été facile, notamment à cause du fait qu’il n’a pas fait nuit pendant deux mois », avoue-t-il.

    De ces aventures maghrébines et arctiques, Bacem Guizani veut tout raconter. Il le fait à travers des photos, des carnets de voyage, disponibles sur son site internet*, et via des documentaires, dans lesquels il met en scène ses chiens, fils rouges de ses expéditions : l’un consacré à son voyage en Tunisie, d’autres aux chiens de traîneau, donc, à l’Arctique Norvégien, à sa traversée de la Suède… Des projets en cours de réalisation, qui viennent s’ajouter à d’autres plus locaux, disponibles sur sa chaîne YouTube. Le dernier en date, soutenu par le Muséum départemental du Var, intitulé Le Las, un fleuve et des chiens, et que le documentariste projette de présenter en festival, nous emmène à la découverte de ce fleuve toulonnais aux multiples surprises. Car « avant de découvrir le monde, émerveillons-nous de ce qu’il y a autour de chez nous », soutient-il. Heureux qui comme Bacem…

    *Infos sur 2dogs1guy.com

  • La voix des mineurs resurgit le temps d’un documentaire

    La voix des mineurs resurgit le temps d’un documentaire

    Les coups de pioche se sont tus depuis longtemps en Provence. Les dernières mines, elles, ont fermé au début du siècle. Les gueules noires ont vieilli, beaucoup ne sont même plus parmi nous. Pourtant, dès le 4 décembre, leurs voix résonneront à nouveau, sur le petit écran. Dans son nouveau documentaire Mineurs en Provence, l’histoire oubliée, coproduit par Fred Hilgemann Films et France Télévisions, le réalisateur Lorenzo Consolazione ouvre une fenêtre sur ce qu’était le quotidien des mineurs dans les galeries provençales, la solidarité qui les unissait et les luttes sociales qui ont marqué leur histoire…

    « Autant on connaît l’histoire des mines du nord de la France, celles de “Germinal”. Mais les mines de Provence, ce n’est pas une histoire que je connaissais, pas quelque chose qu’on nous enseignait particulièrement à l’école (…). Les deux histoires sont très différentes, retrace Consolazione. Ce sujet, je suis tombé dessus par hasard, en allant visiter une mine d’ocre dans le Luberon. Je me suis ensuite dit qu’il y avait quelques chose à creuser. »

    Archives sonores

    Ses recherches l’ont conduit au travail de Marie d’Hombres, présidente de l’association Récits. Au début des années 2000, l’auteure réalise des dizaines d’enregistrements de mineurs. « Je suis tombé sur une merveille : elle avait conservé tous les enregistrements. C’est un témoignage qui est exceptionnel, formidable. C’est un autre monde, ce sont des gens qui étaient mineurs au début du siècle et dont les enregistrements nous ramènent dans la Provence du début XXe », rapporte le réalisateur.

    Ce documentaire sera aussi diffusé à travers une série de six épisodes, juste avant le journal télévisé régional de France 3. Ces archives sonores uniques, personnelles et bourrées « d’anecdotes » seront proposées avec des images d’animation, mais aussi des séquences tournées dans chaque recoin de la mine témoin d’Alès, restée intacte, et des entretien, notamment celui de Xavier Daumalin, spécialiste de l’histoire contemporaine de la région. Ces contenus permettent de recontextualiser « la mine dans laquelle les enfants partaient travailler jusqu’à la mine hyper-industrialisée, avant le déclin des mines », précise Consolazione. Le documentaire sera diffusé en avant-première, ce mardi 2 décembre (19h), salle Raymond-Galhuid à Gréasque. Une soirée organisée en partenariat avec la Ville et le musée de la Mine qui, elle aussi, a prêté ses archives pour la réalisation.

    Eva Bonnet-Gonnet

    Inscriptions sur ville-greasque.fr.
    Diffusion ce jeudi à 22h55 sur France
     3 Paca.

  • Une soirée pour financer les IVG hors délais

    Une soirée pour financer les IVG hors délais

    Passé trois mois et demi de grossesse, les Françaises sont obligées d’avorter à l’étranger. Des déplacements qui entraînent des coûts de transport et d’hébergement que toutes les femmes ne peuvent pas se permettre.

    C’est pour aider ces femmes, que le Planning familial 13 organise une journée de soutien pour les avortements hors délais, ce samedi de 16h à minuit, à la Dar. La journée débutera avec la projection d’un documentaire puis de spots de prévention, avant un échange avec des bénévoles. Un goûter à prix libre et un stand de prévention seront également mis en place. à partir de 20h et jusqu’à minuit, des DJ sets sont prévus. Tous les revenus de cette journée seront reversés à la caisse de solidarité IVG du Planning familial 13.

    En France, les interruptions volontaires de grossesses sont limitées à 16 semaines d’aménorrhée, c’est-à-dire sans règles. Pour les femmes ayant dépassé ce délai, pour diverses raisons, il faut donc se rendre en Espagne ou aux Pays-Bas, où les délais sont plus longs, respectivement 22 et 24 semaines. Pour les Marseillaises, l’Espagne est l’option privilégiée car plus proche, mais les frais peuvent aller de 700 à 2 200 euros.

    « Nous recevons au planning beaucoup de femmes qui n’ont pas les moyens de s’offrir cela entièrement. Nous les aidons à réunir cette somme grâce à cette caisse de solidarité », explique Laurence Buffet, directrice du Planning familial. Depuis 2025, deux personnes ont déjà sollicité cette caisse, dans les Bouches-du-Rhône.

  • Un documentaire sur le Madrediosa, à Montpellier, pour France TV

    Un documentaire sur le Madrediosa, à Montpellier, pour France TV

    Réalisateur gersois originaire de Rodez et pas particulièrement lié à la communauté LGBTQIA+, rien ne destinait Adrien Cotonat à s’intéresser au Madrediosa et à sa clientèle. Ce bar ouvert en 2020 dans le quartier des Beaux-Arts s’est imposé au fil des ans comme le repère de la communauté LGBTQIA+ montpelliéraine. Cela n’a pas échappé aux scénaristes de France TV.

    « Le diffuseur avait repéré le Madrediosa comme un potentiel lieu de tournage d’un documentaire qui s’inscrirait dans sa collection ‘Week-ends avec la jeunesse française » explique Adrien Cotonat, le réalisateur. Le projet me tentait alors j’ai accepté. » La série en neuf épisodes réalisée par les antennes régionales de France télévisions dresse le portrait de la jeunesse d’aujourd’hui en suivant un groupe de jeunes, le temps d’un week-end. « Débarquer en tant qu’homme cisgenre (personne dont le genre correspond à celui attribué à la naissance, NDLR) et hétérosexuel n’a pas été un point fort pour légitimer ma demande. En rencontrant Sab et Audrey, les gérantes de l’établissement, nous avons beaucoup discuté sur la manière dont allait être traité la communauté LGBTQIA+ dans le documentaire, pour éviter la stigmatisation », se souvient-il.

    L’art comme moyen de lutte

    Durant treize jours, le réalisateur passe du temps au bar pour « saisir l’ambiance » et « rencontrer la clientèle ». « Je n’y avais jamais mis les pieds, je ne suis même pas de Montpellier, j’habite à Auch, dans le Gers. » Mais par l’intermédiaire des gérantes, il rencontre Hadir, stand-uppeuse, Lé, artiste drag, Julia, colleuse amatrice et Cécile, fan de couleurs et de maquillage. Alors que le documentaire prend place dans un contexte politique compliqué, après le premier tour des élections législatives de mai 2024 où l’extrême droite se positionne en tête, il documente leurs craintes, leurs histoires et leurs luttes. « Chacun·e, par un vecteur artistique différent, milite et s’exprime. Pour ces personnes perçues comme différentes dans la société, le Madrediosa est un repère, un lieu sûr dans lequel elles peuvent enfin être elles-mêmes. »

    Des élections à la Marche des fiertés, Adrien Cotonat découvre en immersion le lien qu’ont tissé Sab et Audrey avec leurs habitués. « Elles ont presque un rôle de “tatas”. C’est assez dingue de voir le nombre de personnes qui, instinctivement, vont entrer en cuisine pour discuter avec Audrey ou passer derrière le bar pour se confier à Sab, parfois même sur des histoires très lourdes. Elles agissent comme des éponges, comme si les gens entraient, se déchargeaient et quittaient le bar remplis d’énergie positive. »

    * Le documentaire est à visionner gratuitement sur France.tv

  • Le festival du documentaire en route pour une 29e édition

    Le festival du documentaire en route pour une 29e édition

    Du 29 novembre au 6 décembre prochain, le Festival du PriMed (Prix international du documentaire et du reportage méditerranéen) lance à Marseille sa 29e édition. « Le but de ce festival est de mettre en avant des sujets sur la Méditerranée, d’actualité ou de mémoire – la mémoire qui éclaire le présent – et de poser le débat », pose Valérie Gerbault, déléguée générale du Centre méditerranéen de la communication audiovisuelle qui organise l’événement depuis 1995.

    Elle assure son succès en alimentant son réseau dans plus de 50 auprès de 50 pays du bassin méditerranéen. « Je viens tout juste de rentrer d’Egypte, où je parcourais tous les soirs trois à six heures de route pour changer de ville », souffle-t-elle. À ses côtés, Daphné Rozat gère la partie programmation des documentaires au Festival du film et forum international sur les droits humains. Elle présidera un jury de cette édition 2025, composé essentiellement de professionnels de l’audiovisuel, de réalisateurs et de journalistes.

    De part et d’autre de la Méditerranée

    Le PriMed, aussi nommé Festival de la Méditerranée en images, promet cette année un rendez-vous, au croisement de la création et de l’actualité. Cinq grands thèmes ont été mis à l’honneur. Leur gravité et leur lourdeur n’ôtent rien au regard fin et complexe qu’ont posé sur eux les réalisateurs.

    La question israélo-palestinienne est évidemment au programme. Ainsi dans Holding Liat, sur une famille dont un couple a été enlevé par le Hamas, qui se bat, pétrie de ses incertitudes et de perspectives politiques contradictoires. Ou encore dans Je suis la nuit en plein midi où il s’agit de penser comment « sortir de l’impasse pour des gens qui sont bloqués dans leurs vies et d’autres dans leur ville », détaille Valérie Gerbault. D’autres réalisateurs ont axé leurs créations sur les espoirs d’une jeunesse en mouvement, faisant le portrait d’une génération prête à tout comme dans Born to fight.

    Les luttes citoyennes ou environnementales auront également leur place, à l’image du travail de Laetizia Battaglia qui, toute sa vie, aura défié l’omerta, documentant les crimes de la mafia. Le Ciel au-dessus de Zenica interroge sur la manière de vivre lorsque l’atmosphère est obscurcie par la pollution des cokeries en Bosnie-Herzégovine.

    Le festival se propose enfin de dire la guerre autrement, en montrant l’espoir qui existe une seconde même avant l’instant fatidique. C’est un peintre kosovar qui survit au conflit armé en réalisant le portrait de son geôlier dans I Believe The Portrait Save Me… Le court-métrage aussi sera de la partie.

    20 films à voir à Marseille

    A l’Alcazar, à la mairie du 1er-7e, au Mucem ou à l’Artplexe Canebière, 20 projections gratuites auront lieu, en présence le plus souvent des réalisateurs. Valérie Gerbault y tient. Le dialogue est au cœur de ses objectifs. « On n’a pas de réponse à apporter aux problématiques, mais on veut montrer le regard que posent les documentaristes sur ces sujets méditerranéens et permettre de dialoguer avec le public, avec les réalisateurs. Vous savez que le documentaire est un point de vue, et justement, l’on peut ne pas être d’accord avec. C’est aussi ça », insiste-t-elle.

  • Un documentaire dédié à Julia Pirotte

    Un documentaire dédié à Julia Pirotte

    C’est l’histoire d’une femme, juive polonaise, communiste, Résistante. Julia Pirotte qui, pour notre journal, a saisi sur la pellicule photographique, les premiers instants de l’insurrection pour la Libération de Marseille, a désormais un documentaire qui lui est consacré. Intitulé « La Marseille Résistante sous l’objectif de Julia Pirotte », le documentaire est signé par Julie Delettre.

    Un hommage largement mérité pour cette pionnière du photo-journalisme qui a risqué sa vie en accompagnant les combattants de la Résistance, l’appareil photo au poing.

    C’est à elle que l’on doit les clichés emblématiques de la Libération de Marseille mais aussi les photos du maquis de Venelles, bien connues de nos lecteurs.

    « Enthousiasmer le monde »

    Dans le film documentaire, en accès libre sur arte.tv, l’historienne Caroline François, Soria Makti la directrice du Préau des Accoules, ou encore Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, témoignent pour replacer son parcours exceptionnel dans les événements de l’époque.

    Dans un enregistrement sonore, avant son décès en 2000, la photographe avait resitué son engagement à La Marseillaise : « J’ai décidé que mes photos devaient se trouver dans La Marseillaise qui a tant réveillé d’enthousiasme, je voulais aussi enthousiasmer le monde ! »

    « La Marseille Résistante sous l’objectif de Julia Pirotte »
    est disponible gratuitement sur arte.tv

  • À Marseille, une soirée dédiée à Cuba et ses enjeux contemporains

    À Marseille, une soirée dédiée à Cuba et ses enjeux contemporains

    Lancé en janvier 2025, l’organisme milite pour développer des coopérations solidaires entre la France et Cuba, faire la lumière sur réalité cubaine actuelle et réclamer l’arrêt du blocus imposé à l’île depuis 1960. Ce rendez-vous était aussi l’occasion de diffuser le film documentaire d’Alain Sabatier De la Camargues à la Cienega de Zapata, deux régions qui ont signé, en octobre, un projet de collaboration.