Tag: Direction régionale des Finances publiques

  • La distribution de la presse en quête de ruissellement

    La distribution de la presse en quête de ruissellement

    « Des aides, 22,5 millions d’euros tous les ans, sont prévues pour la distribution de la presse mais elles n’arrivent pas au distributeur de presse que nous sommes ! » Devant la direction régionale des Finances publiques à Marseille, ce mardi, Nicolas Guglielmacci, responsable transport de la CPMM dépeint une situation pour le moins ubuesque.

    Car depuis que les petites mains marseillaises de la distribution de la presse ont repris l’activité de l’entreprise Sad, ancienne filiale de la messagerie de presse Presstalis, via la coopérative CPMM, c’est une lutte quotidienne pour assurer le pluralisme dans la région. « Ça fait 5 ans, suite à la liquidation de Presstalis, que notre coopérative et ses salariés se relèvent les manches et distribuent de la presse dans les Bouches-du-Rhône, du Var et une partie du Vaucluse. Mais aujourd’hui, la situation de la filière ne permet plus à la coopérative de se projeter dans l’avenir », campe Jonathan di Ruocco, adjoint de direction à la CPMM.

    Une question de survie

    de la filière

    Cette fois, c’est par la case Trésor public que passent les travailleurs, avec la volonté de mettre l’État et ses services face à leurs responsabilités. « On ne demande pas de l’argent supplémentaire, on demande le bon fléchage des aides existantes. Les aides publiques à la distribution de la presse étaient de 18 millions en 2025, elles sont passées à 22,5 millions cette année mais on n’a toujours rien ! », dénonce Nicolas Guglielmacci. Avant que Jonathan di Ruocco abonde : « Elles sont censées aider les acteurs de la filière à supporter les surcoûts de la distribution, comme l’augmentation de l’essence et des coûts de l’énergie. »

    Problème : elles restent bloquées à l’étage du dessus dans la pyramide du ruissellement. « Elles sont données directement aux éditeurs de presse, qui contrôlent les messageries pour lesquelles nous sommes prestataires. Elles n’arrivent pas jusqu’à nous et ne servent pas l’outil de distribution », développe l’adjoint de direction.

    D’où le coup de pression à l’adresse des Finances publiques. Alors que le prochain budget de l’État arrive sous peu en débat au Parlement, il y a urgence pour les salariés de la CPMM. « Dans le nouveau budget, les aides à la presse doivent être fléchées clairement, il faut que les aides à la distribution arrivent bien jusqu’aux principaux concernés », martèle Nicolas Guglielmacci.

    Plus qu’une question de juste redistribution, c’est une question de survie économique pour la CPMM, maillon essentiel de la filière. « On ne peut pas répercuter l’augmentation des coûts : nos prix sont fixés par les éditeurs à travers les messageries. On a donc des coûts fixes mais on n’a aucune possibilité d’augmenter la rémunération », pointe Nicolas Gugliemacci.

    De là à mettre en danger toute une filière ? Rappelons que lors de la liquidation de la Sad, c’est toute une partie de la région qui avait été privée de distribution de presse pendant plusieurs mois. « Sans nous, il n’y a pas de système de distribution et les diffuseurs, comme les kiosques, ne seront pas distribués, ce qui est assez dangereux pour l’emploi mais aussi le pluralisme en année d’élection présidentielle », conclut le syndicaliste. À bon entendeur…

  • Droit d’alerte à l’accueil des Finances publiques du Prado

    Droit d’alerte à l’accueil des Finances publiques du Prado

    « Injures, insultes, menaces ou encore agressions verbales et comportementales. » Dans un communiqué de presse diffusé ce dimanche, la CGT des Finances publiques des Bouches-du-Rhône tire la sonnette d’alarme à propos de la situation subie par les agents de l’accueil du service impôts des particuliers (SIP) du Prado à Marseille. Communiqué qui fait suite à l’exercice d’un « droit d’alerte auprès de la direction régionale des Finances publiques », le 17 avril dernier.

    Une alerte pas anodine puisque la CGT évoque des agents « en état de vulnérabilité ». « Un risque psychosocial sévère induit par l’absence de prise en compte de la conflictualité, une charge mentale de plus en plus difficile à supporter : menaces de mort, insultes [et] une exposition aux risques d’agression physique », développe le syndicat dans le courrier faisant état du droit d’alerte. La raison de cette hausse de tension sur l’accueil du SIP provient, selon l’organisation syndicale, du « choix opéré par la direction régionale de fermer l’accueil généraliste de la Trésorerie amendes ».

    Un choix qui fait effet boule de neige : « Les redevables d’amendes s’adressent aux seuls services des Finances publiques ouverts au public, les SIP », explique la CGT. « Sur les trois premiers mois de 2026, le nombre de signalements effectués par les agents du service, c’est déjà la totalité des signalements pour l’année 2024. » Si la direction avait pris quelques mesures, le 2 avril dernier, dont l’arrivée d’un 3e vigile, la CGT revendique une réouverture de l’accès physique à la Trésorerie amendes de manière permanente, de même que plus de mesures de protection pour les agents.

  • Marseille lance un dispositif en faveur de l’inclusion par le sport

    Marseille lance un dispositif en faveur de l’inclusion par le sport

    L’entrée dans le mois d’octobre correspond au début du Mois de l’inclusion par le sport. Ce dispositif est lancé pour la première fois à Marseille et il est unique en France. Dans la continuité des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, la Ville met en avant toutes les catégories de l’inclusion (handicap, jeunesse, citoyenneté, santé, égalité hommes-femmes etc.) avec le sport comme levier d’unité.

    Les 31 jours de l’événement sont portés par les associations Courir pour la mémoire et Marseille en rose, ainsi que les clubs Algernon et le SCO Sainte-Marguerite. Ces quatre structures ont reçu l’aide de la Direction régionale des finances publiques pour organiser ce mois de partage. Quatre temps forts viendront rythmer octobre, dirigés par les quatre encadrants cités.

    Une réunion sur la santé et la lutte contre le cancer du sein (4 et 5 octobre), des tables rondes et des courses réalisées par Algernon et Courir pour la Mémoire, les 11, 12 et 17 octobre et 23 novembre. Le dimanche 26 octobre, des jeunes de quartiers prioritaires pourront courir l’emblématique semi-marathon Marseille – Cassis, grâce à des dossards donnés dans le cadre du Mois de l’inclusion par le sport. Pour lancer les hostilités, ce jeudi entre 10h et midi, un Forum de l’inclusion par le sport se déroulera au siège de La Provence, partenaire du dispositif.