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  • [Entretien] Dimitri Payet : « Le sport doit avant tout être un jeu »

    [Entretien] Dimitri Payet : « Le sport doit avant tout être un jeu »

    La Marseillaise : Vous avez lancé au mois d’avril un stage de perfectionnement pour les jeunes à Salon-de-Provence et à Gémenos. Quel bilan en tirez-vous ?

    Dimitri Payet : C’était le premier stage que nous mettions en place avec mon équipe. L’objectif était de leur transmettre quelques conseils et de les faire progresser sur une semaine. Nous avons aussi tenu à les accompagner sur tout ce qui se joue en dehors du terrain : la récupération, la nutrition, les réseaux sociaux, ou encore la question du harcèlement scolaire. L’idée était vraiment de les faire évoluer à la fois comme footballeurs et comme adolescents.

    Quel est le conseil le plus important que vous puissiez donner à un jeune joueur ?

    D.P. : Prendre du plaisir. Le sport doit avant tout être un jeu. Il ne faut pas se mettre trop de pression : on ne peut pas savoir à cet âge qui deviendra professionnel et qui ne le deviendra pas. L’essentiel, c’est d’être heureux sur le terrain, d’avoir envie d’aller à l’entraînement, de créer des liens. Jouer avec ses amis, gagner et perdre ensemble : à cet âge-là, c’est déjà beaucoup.

    Ce stage s’inscrit davantage dans une démarche sociale que sportive. À quel point cet engagement vous tient-il à cœur ?

    D.P. : Le sport est un formidable moyen de s’exprimer et de s’ouvrir au monde. Il permet aux jeunes de découvrir des choses et de se construire. C’est une force que l’on doit exploiter. J’ai grandi sur une île, avec peu d’opportunités, mais j’ai su en saisir une. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes en manquent, et c’est à nous de leur en offrir.

  • Amateurs et professionnels jouent à égalité à la Player Cup

    Amateurs et professionnels jouent à égalité à la Player Cup

    Mettre les clubs amateurs et professionnels sur un même pied d’égalité. Nabil Abdou, fondateur de la Player Academy à la Ciotat, propose un concept unique en rassemblant ces deux côtés du ballon rond au travers d’un tournoi international dédié aux U11. Pour sa troisième édition, organisée le 9 et 10 mai au stade Valentin Magri, la Player Cup va rassembler douze équipes amateurs et douze formations professionnelles pour faire passer un message aux joueurs des deux camps. « Ceux qui ont la chance d’être dans un club professionnel vont comprendre qu’il y en a d’autres qui rêveraient d’être à votre place. Et que ce n’est pas le moment de se reposer sur ses lauriers. Inversement, les joueurs amateurs auront à cœur de montrer ce dont ils sont capables. Donc du coup, ça stimule les deux entités », résume Nabil Abdou. L’organisateur, qui a longtemps été animateur dans divers centres sociaux de différents quartiers de la région, a eu l’idée de créer son académie, et par extension sa compétition, après avoir exercé pendant quatre ans le poste de responsable de la section U13 à l’Olympique de Marseille, entre 2020 et 2024.

    Parrains d’exception

    « J’avais identifié un besoin dans ma ville », raconte le Ciotaden. « Il y avait des clubs de foot qui faisaient du mieux qu’ils pouvaient pour faire leur travail. Simplement, il manquait une structure où les jeunes pouvaient venir se développer, se perfectionner davantage via des méthodes d’entraînement qu’on peut voir un petit peu dans les clubs professionnels français et européens, que moi je repérais dans le cadre de mes fonctions à l’OM », poursuit celui qui a eu sous ses ordres Noa Payet, le fils aîné de Dimitri Payet. Aux côtés du capitaine de l’équipe de water-polo du Cercle des nageurs de Marseille, Ugo Crousillat, l’ancien milieu de terrain olympien sera le parrain de cette troisième édition. « On essaie de faire ce qu’on pense le mieux pour les enfants », explique le Réunionnais. « On sait que c’est notre avenir, donc on essaie de faire en sorte de leur donner aussi ce que nous on n’a pas eu. C’est des événements qu’on aurait aimé avoir en tant que jeunes. Ils ont la chance d’avoir des équipes professionnelles, d’avoir des entraîneurs qui arrivent à les encadrer, à leur sortir de leur milieu et de faire en sorte qu’ils aient une chance dans la vie ou dans le sport. C’est pour ça que ça me tenait à cœur de faire partie de cette aventure », ajoute l’international français aux 38 sélections. Sur le papier, on pourrait aisément se dire que les clubs professionnels sont avantagés. Mais dans les faits, les deux premières éditions ont été remportées par des clubs amateurs. « Quand on voit le travail fait par des clubs comme Air-Bel, le Burel ou Nanterre, en région parisienne, qui a terminé premier de sa poule devant des monstres comme le Paris Saint-Germain et le Stade Rennais, la frontière est plus fine que l’on croit. Il ne faut jamais dénigrer les clubs amateurs », martèle Nabil Abdou.

  • L’OM avance sans vrai cap pour la saison prochaine

    L’OM avance sans vrai cap pour la saison prochaine

    Avec Alban Juster à la présidence par intérim après la démission de Pablo Longoria, Medhi Benatia pour le moment dans le rôle de directeur sportif et Habib Beye sur le banc, en remplacement de Roberto De Zerbi, l’OM tient, à court terme, son trio décisionnaire. Mais comme toute institution, le club phocéen doit également se projeter sur le long terme, notamment à l’approche de la saison prochaine. Or, à ce stade, l’OM n’a aucune certitude quant à la stabilité de sa gouvernance, que ce soit à la présidence ou à la direction sportive, deux postes clés pour impulser une nouvelle dynamique.

    Dans un entretien accordé à nos confrères du JDD, le propriétaire américain Frank McCourt a néanmoins esquissé le profil recherché pour succéder à Pablo Longoria. « Ma préférence va à quelqu’un qui connaît bien la France et Marseille, je pense qu’il est crucial de comprendre la culture du club. La personne doit être un manager d’envergure et expérimenté. J’espère qu’on l’annoncera avant la fin de la saison », lance l’homme d’affaires bostonien.

    Depuis, les rumeurs se multiplient. L’une d’elles est alimentée par la sortie, lundi, de l’éditorialiste de RMC Sport, Daniel Riolo : « Le nom qui circule le plus, c’est celui de Mohamed Bouhafsi. Un profil que moi, je trouve excellent pour ce poste. D’un point de vue du sport, de la politique ou de la société marseillaise, il coche toutes les cases. Il connaît Frank McCourt, il connaît Medhi Benatia qui va partir, il connaît Habib Beye si celui-ci doit rester, les joueurs, les agents… Son carnet d’adresses dans le foot et ses réseaux sont très importants. »

    Fan de l’OM et régulièrement présent au Vélodrome, Mohamed Bouhafsi ne dispose toutefois pas, à première vue, de l’expérience attendue pour répondre pleinement aux critères évoqués par McCourt, samedi dernier. Dirigeant au sein du groupe Mediawan, le natif d’Oran n’aurait cependant pas besoin d’un tel vécu selon Daniel Riolo. Le journaliste de RMC va même plus loin, affirmant que Mohamed Bouhafsi serait séduit à l’idée de prendre les rênes de l’OM : « Je sais que ça l’intéresse, que c’est l’un des objectifs de sa vie. Nous, on l’a connu très jeune, mais c’était il y a quinze ans, il a fait son parcours. Je répète qu’au niveau du sportif, de la politique, de la ville de Marseille, de la société marseillaise dans son ensemble, il colle parfaitement. »

    Un ex-dirigeant de Puma ?

    Richard Teyssier, ex-directeur marketing et marque monde de Puma, figurerait dans la short-list pour devenir président, selon Foot Mercato. Ce quinquagénaire avait participé à la signature du partenariat entre l’OM et Puma, en 2018, lorsqu’il était directeur de l’équipementier pour la France.

    Le poste de directeur sportif reste également en suspens, d’autant plus que Frank McCourt a confirmé le prochain départ de Medhi Benatia, à la demande du dirigeant marocain. Selon le journaliste Adrien Pittore, de premiers contacts auraient même été établis avec Dimitri Payet et Steve Mandanda, qui disposeraient de clauses liées à une future fonction au sein de l’organigramme olympien.