Tag: dimanche

  • Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Au cœur d’un début de saison particulièrement corsé, marqué par un calendrier peu clément et un enchaînement d’affrontements face à des cadors de la Ligue 1, l’OM n’a pas encore trouvé les ressources nécessaires pour sortir la tête de l’eau. Défaits dimanche soir au Vélodrome lors du célèbre « Classique », les Olympiens sont tout de même parvenus à tenir tête au Paris Saint-Germain, double champion d’Europe en titre, qui a, lui aussi, affiché une certaine maladresse depuis le début du championnat.

    Mais une défaite reste une défaite aux yeux de Bruno Genesio, frustré de voir les mêmes scénarios se répéter semaine après semaine. « À Marseille, on ne peut pas se satisfaire d’une défaite honorable. Ce n’est pas une défaite honorable qui va me satisfaire. On perd souvent sur les mêmes erreurs. Ce groupe-là a donné le maximum ce (dimanche) soir et a même fait plus que le maximum. Mais je ne peux pas me satisfaire de ça. Je ne fais pas ce métier pour me satisfaire de perdre 2-1 parce que c’est la meilleure équipe d’Europe en face. Ce n’est pas pour ça que je fais ce métier », a lancé le technicien marseillais.

    Ce dernier reproche notamment à ses joueurs un manque de maturité et de concentration, deux défauts criants sur le second but parisien, intervenu seulement trois minutes après l’égalisation phocéenne. Cette quatrième défaite en seulement cinq journées a ainsi précipité l’OM à la dix-septième et avant-dernière place du championnat, à l’aube de la première trêve internationale.

    Genesio ne lâche pas

    Sur le terrain, la blessure d’Igor Paixão, touché à la cheville à la demi-heure de jeu, n’a pas encore livré son verdict. En cas d’absence prolongée, malgré les trois semaines de pause qui se profilent, l’attaque marseillaise se retrouverait notamment entre les mains d’un Amine Gouiri inspiré, entouré de jeunes encore inexpérimentés et de briscards en manque de temps de jeu. Parmi ces derniers, Neal Maupay est passé à côté de son match dimanche soir, en manquant notamment deux grosses occasions devant la cage de Safonov.

    « Je suis un attaquant, je veux marquer des buts et ça aurait récompensé la plutôt bonne performance de l’équipe. J’aurais aimé marquer, j’aurais dû marquer. C’est compliqué pour moi, parce que quand on est attaquant et quand on se retrouve dans ces positions, on doit mettre les occasions au fond. J’aimerais bien être comme Harry Kane ou Erling Haaland et marquer cinquante buts par saison, mais ce n’est pas comme ça », souligne le Francilien de 30 ans, remplacé en fin de match par Faris Moumbagna.

    Emporté dans cette spirale négative, l’entraîneur olympien a également assuré à l’issue du match qu’il n’avait « pas l’idée de démissionner ». « Je ferai un point avec la direction, avec mon staff, avec les joueurs, parce que pour l’instant, ce qui m’importe, c’est de faire progresser l’équipe », ajoute l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais, du Stade Rennais et du Losc, entre autres.

    Après la trêve, durant laquelle un match amical est prévu le 3 octobre au stade Francis-Turcan à Martigues face à Montpellier, l’OM sera confronté à des adversaires jugés « plus abordables » sur le papier, à l’image de Troyes, Angers et du Havre. « J’entends que ça va aller mieux après. On sait que tous les matches en Ligue 1 sont difficiles. Sur les derniers matches, on n’est pas payés, mais on n’a pas fait suffisamment pour mériter mieux, également », estime Bruno Genesio.

  • [Maj] Déferlante citoyenne contre la loi « Permis de tuer » à Marseille

    [Maj] Déferlante citoyenne contre la loi « Permis de tuer » à Marseille

    Pari gagné à Marseille. La jeunesse qui a compris qu’elle était dans le collimateur, est descendue en masse dans la rue au cri de « Nous sommes tous antifacistes ! »

    Ils étaient plus de deux milliers à remonter dimanche à 14 heures la Canebière, s’arrêtant devant le commissariat de Noailles puis poussant jusque devant la Préfecture pour dénoncer la loi votée le 7 juillet dernier par 313 députés contre 199 et qui instaure une « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ». Un véritable « permis de tuer » dénoncé par 732 000 signataires d’une pétition que la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a écarté d’un revers de la main sans ouvrir de débat. Toutes les associations de défense des droits humains, la Défenseure des Droits et toute la gauche réunie critiquent ce texte très inquiétant.

    « Le RN en a fait son programme, les macronistes et leurs alliés l’ont voté main dans la main avec le RN » a lancé à la foule le président de l’association SAVE (Stop aux violences d’État), Islam El-Khalfaoui dont le fils Souheil, 19 ans, a été tué à la Belle de Mai par la police le 4 août 2021. « Après Carcassonne, quelle preuve vous faut-il encore ?! Ce n’est pas une bavure, c’est un organigramme !, a t-il encore dit, le racisme tient le micro, le parti protège, le gouvernement lui vote un permis » faisant référence aux six heures d’insultes racistes tenues par un policier municipal encarté au RN dans cette ville dirigé par le Rassemblement national.

    * Chiffre de la Préfecture

  • [Week-end] Des chœurs dans les parcs de Marseille

    [Week-end] Des chœurs dans les parcs de Marseille

    En plus, toute la journée, plusieurs chœurs marseillais investiront les allées, sous les arbres et au détour des chemins, pour surprendre les promeneurs par des chants venus du monde entier. À la manière de crieurs publics, les chanteuses et chanteurs surgiront spontanément parmi le public, sans scène ni annonce, pour célébrer musicalement le lancement du festival. Ce projet original des « chanteurs de jardin » est né lors d’un voyage à Pékin en 2007, où des groupes de chanteurs répétaient librement dans les parcs, au bord des lacs ou au sommet des collines, pour le plaisir des passants. Cette façon de faire a séduit les organisateurs. Depuis, ils ont décidé de reproduire cette expérience chaque année dans les espaces verts marseillais.

    Le festival se poursuit jusqu’en octobre et investira différent lieux emblématiques de Marseille tel que la Cité de la musique avec le concert de Leï, « Feu de vie », ou encore l’Église Saint-Pierre-Saint-Paul accueillant l’ensemble vocal Gyptis dirigé par Bénédicte Pereira.

    Gabrielle Cartellier

  • [Week-end] Malemort-du-Comtat fête le raisin

    [Week-end] Malemort-du-Comtat fête le raisin

    Toute la journée, un marché des producteurs et des artisans, ainsi qu’un vide-grenier, auront lieu avenue du Docteur Tondut. Dans la matinée, il sera possible de visiter le patrimoine de la commune avec un guide, le rendez-vous est donné à l’entrée de la salle des fêtes à 10h.

    Musique et apéro

    Avant le déjeuner, Fruiventoux, une association de défense de l’AOP muscat du Ventoux, offre un apéritif en musique avec des déambulations du groupe Condor jouant du galoubet-tambourin, instruments traditionnels provençaux. Pour l’après-midi, la mairie a prévu une visite du moulin La Colombe, suivie d’une deuxième possibilité de visiter le patrimoine de la commune. La journée se conclut avec un concert gratuit du groupe Condor à 21h.

    Gabrielle Cartellier

    Rendez-vous : parking de la salle des fêtes.

  • Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Comme chaque dimanche matin, dix chiens sauveteurs aquatiques de l’association Terre-neuve 13 s’entraînent avec leur maître dans la base nautique de Corbières. « Ils nagent la brasse avec leurs quatre pattes palmées comme des canards. Leur musculature est puissante, leur poil est huilé de sebum, c’est leur combinaison. »

    Etrangement, ce chien qui a un instinct de sauvetage très développé n’est intégré à aucune équipe de secours en France, alors que les noyades explosent. On est à l’opposé du Saint-Bernard en montagne. « On aimerait aider les maîtres-nageurs à surveiller les plages. En Italie, ils le font depuis 40 ans, c’est très efficace et en plus on est des bénévoles, mais en France, ça ne semble pas intéresser. On fait des démonstrations, de la surveillance de course de natation à l’occasion de la fête de la mer. Tout le monde nous félicite, dit que ce sont des chiens extraordinaires, mais ça s’arrête là », s’étonne avec regret Michelle Salel, la présidente de cette association qui forme au secourisme canin.

    Un nageur déjà palmé

    Équipés d’un harnais de sauvetage, Cara, Enjoy, Mikki, Ronan, Alba, Vick, Agathe et les autres aboient gaiement, impatients de bondir dans l’eau. Mais avant, Patrick, éducateur canin, les sociabilise, les fait s’exercer avec leur maître pour reproduire dans l’eau les ordres appris à terre. « Assis, pas bouger, suite au pied. »

    « Le Terre-neuve est un chien très têtu qu’il faut canaliser, lui apprendre des codes de sauvetage. C’est une éducation ferme mais douce qui commence à partir de trois mois », explique-t-il en tenant Ronan, un mâle de 6 ans qui pèse déjà 70 kilos. Dans le groupe, une chienne semble jouir d’un statut particulier. « C’est Cara la mamie, elle a 9 ans, elle est à la retraite. »

    En mer, le chien apprend à saisir un manchon, tirer une bouée. Il paraît lourd mais flotte sur l’eau. Sa nage ne consiste pas à battre frénétiquement des pattes avant mais à équilibrer sa brasse. « On fait toujours attention qu’avec ses griffes, il ne blesse pas la victime en s’approchant. » Avec une forte capacité pulmonaire, il peut tenir deux heures dans l’eau sans se fatiguer. Leurs pattes ont des membranes très développées qui relient les doigts jusqu’à la base des griffes. Le Terre-neuve est comme un nageur déjà palmé.

    La récompense pour un exercice réussi, ce sont toujours des félicitations du maître, beaucoup de câlins et parfois des friandises pour ces ours de mer totalement affectueux. « Ce sont des chiens puissants qui fonctionnent toujours en binôme de soutien avec leur maître. Le sauveteur va sécuriser la personne en détresse qui peut avoir des gestes de panique. Le chien lui s’occupe du paddle puis quand la victime est sécurisée, qu’elle tient bien le “rescue tube” ou les sangles de prise du harnais, le chien remorque tout le monde jusqu’au bord. Ils peuvent tracter une tonne en mer. » En plus du harnais de sauvetage, certains chiens sont équipés autour du cou d’un airbag. « C’est une sécurité ultime pour nos chiens qu’on déclencherait en cas d’urgence. C’est arrivé une fois pour un chien qui comme un humain a fait un malaise. Il a eu une hydrocution. L’airbag gonfle une bouée qui tient émerger la tête du chien hors de l’eau », explique Martine, la coordinatrice.

  • La halle Delacroix rappelle l’état d’urgence du centre-ville

    La halle Delacroix rappelle l’état d’urgence du centre-ville

    « L’effondrement des planchers [du 3 Halle Delacroix, Ndlr.] est un incident grave. Le sujet prioritaire pour nous était de savoir si la façade tenait », explique Franck Caro qui sort la tête de l’eau après plusieurs journées de stress et d’angoisse. « On a décidé de renforcer le 16 rue d’Aubagne. On a remis des étais, des étrésillons aux fenêtres. Samedi soir, on a été sûr qu’il était stable. Ce qui nous a permis dimanche de faire tomber les éléments les plus fragiles afin qu’ils ne touchent pas les toitures périphériques. »

    La façade instrumentée de détecteurs du 3 Halle Delacroix est jugée correcte. « Nous n’avons pas détecté de mouvements significatifs. Nous allons poser plusieurs étais tirants de 10 mètres. » Des engins d’élévation passeront par-dessus la façade pour accompagner la descente de manière délicate de bouts de toiture. « J’ai demandé aux ingénieurs de se réassurer sur les calculs. La nuit dernière, un butonnage métallique a été mis en œuvre de haut en bas avec de gros triangles qui renforce la façade. Ensuite, nous dégagerons les bas de mur pour les observer, vérifier en particulier le 3 rue Vacon qui a vibré, mais on n’est pas très inquiet. » Viendra ensuite « l’évacuation en toute sécurité des gravats avant l’étape des experts pour comprendre la cinétique de ce qui s’est passé ».

    « Je vous le dis avec mes tripes »

    Sur ce mur de refends qui a lâché, Franck Caro ne dira rien. « L’urgence est de préserver l’environnement le plus vite possible. Des explications, on en aura. Je comprends évidemment les citoyens de ce quartier qui ont vécu les effondrements de la rue d’Aubagne et qui vivent à nouveau les tremblements de sol, la poussière. » L’homme qui dirige depuis 2021 la SPLAIN est affecté par l’événement. « J’ai des collaborateurs, des compagnons qui travaillent en zone de risque extrême. On se retrouve à être regardé comme des soignants qui maltraitent le malade alors que c’est tout sauf notre philosophie. Oui, il y a eu des erreurs, quelque chose d’anormal qui s’est passé. C’est un incident majeur dont je ne connais pas les causes réelles. Mais ce n’est pas le moment d’en parler, d’accuser qui que ce soit, sinon je démobilise tout le monde. L’urgence, je vous le dis avec mes tripes, c’est d’aller de l’avant car Marseille en a énormément besoin. Évidemment, le temps viendra d’un retour sur ce qui s’est passé », ajoute Franck Caro. « On assumera nos responsabilités mais mon Dieu, cette ville a besoin d’avancer et il ne faut pas que les soignants se retrouvent à être maltraités dans l’opinion publique. »

  • Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Le tournoi international de football espoirs est de retour à partir de ce dimanche 31 mai à 15h en Provence. La Chine affrontera l’Arabie saoudite au Parc des Sports d’Avignon. La compétition se déroulera jusqu’au samedi 13 juin. Dix équipes venues des cinq continents tenteront de succéder à la France, absente pour la première fois du tournoi depuis 2003.

    Une absence notable, mais pas catastrophique pour l’organisation. « La dernière fois que c’était comme ça, il y a eu une finale Portugal-Argentine avec Javier Mascherano et Cristiano Ronaldo sur le terrain. Donc on souhaite la même réussite cette année », tempère Amayes Brahmi, coorganisateur de l’événement. Une absence expliquée par « des raisons budgétaires », qui auraient été avancées par la Fédération française, explique l’organisation, les équipes U21, U18 et U19 étant déjà mobilisées sur différentes compétitions internationales, tandis que les U20 n’ont pas joué depuis la Coupe du monde de leur tranche d’âge, fin 2025.

    Mais les absents n’éclipsent pas les présents. Deux poules de cinq équipes vont se disputer la première place de leurs groupes à Avignon, Aubagne ou Toulon, avant des matches de classement. Avec des pays de « tous les continents », comme le rappelle Laurent Lauricella, coorganisateur. À savoir donc la Chine et l’Arabie saoudite. Mais aussi la République démocratique du Congo, la Tunisie, le Japon, la Côte d’Ivoire, le Venezuela, le Canada, le Portugal et la Colombie. Toutes les rencontres seront également gratuites, « même la finale », insiste l’organisation.

    Plateau relevé

    Les organisateurs insistent également sur le renouvellement des nations invitées, avec le retour du Congo pour la première fois depuis 13 ans, ou du Portugal depuis 2019. Et n’hésitent pas à mettre en avant les grands joueurs qui ont foulé les prés provençaux depuis la création du tournoi, avec notamment quatre Ballons d’or que sont Zinedine Zidane, Cristiano Ronaldo, Jean-Pierre Papin et Hristo Stoichkov. Mais aussi d’autres grands noms, citant pêle-mêle Thierry Henry, David Beckham ou, plus récemment, Marquinhos et Maghnes Akliouche.

    « On promet du spectacle », ajoute Laurent Lauricella, mettant en avant la moyenne de 70 buts par édition depuis la première édition. Il voit l’équipe ivoirienne comme favorite de cette quinzaine avec des joueurs comme Abdoul Ouattara, qui évolue à Strasbourg en Ligue 1, ou Kader Meïté, transféré pour une trentaine de millions d’euros de Rennes au club saoudien Al-Hilal FC, lors du dernier mercato hivernal. Sans oublier le Portugais Mateus Mané, qui évolue en Premier League anglaise à Wolverhampton, ou encore le Japonais Nick Schmidt, défenseur chez les Allemands du FC Sankt Pauli de Hambourg.

    Tous les matches sont gratuits. Programme complet sur tournoimauricerevello.com

    La Sud ladies cup n’aura pas lieu

    Alors qu’elle se déroulait en préambule du Maurice-Revello, la Sud ladies cup n’aura pas lieu cette année.

    Le comité d’organisation a jugé que les indicateurs actuels ne permettaient pas de garantir aux délégations étrangères le niveau d’accueil et de performance qui a bâti la réputation et l’attrait de ce tournoi féminin réservé aux U20.

    Loin d’être un désengagement, cette pause est présentée comme « une mise en stand-by et nous aimerions relancer le tournoi, si nous trouvons une solution », confie Amayes Brahmi. Le coorganisateur regrette qu’après le lancement en 2018, « il y a eu de belles paroles, mais peu d’actions malgré de belles affluences ».

    M.Ga.

  • De la rafle de Saint-Jean au camp de Sachsenhausen

    De la rafle de Saint-Jean au camp de Sachsenhausen

    Une délégation de dix membres du Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943 est à Berlin depuis vendredi pour le 81e anniversaire de la libération du camp de concentration de Sachsenhausen situé à 30 km de la capitale allemande. Ces descendants des raflés et déportés y dévoileront dimanche une plaque rendant hommage aux Marseillais du quartier de Saint-Jean qui y ont été déportés et où une centaine n’est jamais revenue comme le boxeur Kid Francis.

    Alors que le fascisme veut renaître de ses cendres, la plaque grave dans le marbre « La rafle du Vieux-Port – Marseille 1943 » avec un texte en français et en allemand : « Le 24 janvier 1943 à Marseille, les 20 000 habitants du quartier Saint-Jean furent raflés. Leur quartier sera entièrement détruit par dynamitage. Plus de 250 Marseillais seront déportés à Sachsenhausen, beaucoup ne reviendront pas. Ce crime contre l’humanité fut perpétré par le nazisme avec la collaboration de l’État français. En mémoire de toutes ces victimes. Restons vigilants. Plus jamais ça ! ».

    Ce devoir de mémoire et de transmission veut remettre en lumière « l’opération Sultan » coproduite par l’occupant nazi et Vichy, suivie du dynamitage de près de 1 500 immeubles, 80 rues et places. Ce 24 janvier, 20 000 habitants sont chassés de cette « Petite Naples ». Un transfert forcé de population civile s’organise avec René Bousquet à la manœuvre. 12 000 hommes, femmes et enfants sont conduits par wagons à Fréjus pour être trié. Ce jour-là, un premier convoi de 1 600 Marseillais dont moitié sont juifs raflés les jours précédents part pour Compiègne. En tout 600 habitants de Saint-Jean seront déportés sur différents sites. C’est en avril 1943 qu’un convoi de 250 Marseillais arrive à Sachsenhausen.

    « Avec cette plaque, tous ceux qui viendront à Sachsenhausen sauront que des Marseillais ont été victimes d’une action conjointe et concertée des nazis et de l’État français de Vichy » résume l’avocat Pascal Luongo qui en janvier 2019 a déposé plainte pour quatre survivants et quatre descendants des rafles pour crime contre l’humanité. « Cette reconnaissance est essentielle dans une période où les héritiers de Pétain côté français et d’Hitler côté allemand, retapent à la porte du pouvoir. Cette rafle doit être enseignée comme la rafle du Vél d’Hiv commise six mois plus tôt par les mêmes acteurs », insiste Me Luongo.

    « C’est très émouvant car papa était dans le convoi du 28 avril. Il avait 21 ans », confie Gérard Agresti. « Il est revenu du camp mais en parlait peu car les choses atroces ne sont pas à entendre pour les petits. » Roger Agresti a été ensuite de longues années typographe à La Marseillaise. « Après deux guerres mondiales, ce serait terrible si cet humaniste et militant de gauche voyait qu’autant de peuples se font massacrer en Europe et au Moyen-Orient. Cette plaque prend absolument tout son sens. Ce n’est pas un témoignage ancré dans le passé. Il doit éveiller les consciences. »

    Vendredi, la délégation a été reçue au lycée John-Lennon de Berlin. Ils ont raconté à ces jeunes Allemands cette mémoire qui relie Marseille et Berlin. « C’est notre devoir de transmettre la mémoire de cette opération concertée entre la collaboration et le nazisme mais aussi de délivrer un message de paix », confie Antoine Migneni. Il avait 5 ans le jour de la rafle. Retenu à Marseille, il a fait lire son texte aux jeunes Berlinois : « Le racisme et l’antisémitisme sont des délits majeurs. Les guerres ne sont pas une fatalité. Les hommes et les femmes ont droit au bonheur et à la paix. Soyez vigilants ! S’il ne faut pas vivre dans le passé, il ne faut pas l’effacer non plus. Un peuple qui l’oublie est condamné à le revivre. »

    Cette plaque est pour Fernand Riberi, un aboutissement. « Ce sera mon lieu de recueillement pour mon grand-père, Francesco Commentale, déporté politique, matricule 65028, mort à Sachsenhausen le 30 juin 1944. Il avait 59 ans. Il habitait rue de la Reynarde avec ma grand-mère et leurs six enfants. C’était un modeste piqueur de sel de la communauté napolitaine. Dimanche, ce sera une émotion intense quand je découvrirai le block 24 où a été enfermé ce grand-père que je n’ai pas connu. »

  • Martine Vassal et la droite marseillaise finissent par s’effondrer

    Martine Vassal et la droite marseillaise finissent par s’effondrer

    Une certitude ce dimanche soir, Martine Vassal (DVD) jouait les outsiders. Arrivée en troisième position au 1er tour avec 12,41% des voix, la candidate de la droite et du centre avait eu du mal à digérer ce revers mais avait fait le choix de se maintenir.

    La chute sera plus dure encore au second tour, cette dernière rassemblant selon les estimations au mieux moitié moins de suffrages, avec 6,3% des voix. C’est très émue que Martine Vassal a pris la parole. Respectant « le choix des Marseillaises et des Marseillais », elle estime qu’il s’agit là d’« un moment de vérité », dénonçant une campagne « difficile » et les effets de la loi PLM qui a entraîné de la « confusion ». Ce chiffre résulte pour elle d’une « fatigue démocratique ».

    Finie la métropole

    Un score qui lui permettrait de remporter 5 sièges au maximum au conseil municipal. En dessous des 5%, son parti en serait exclu. Martine Vassal a annoncé dans la foulée qu’elle ne se présenterait pas à la tête de la collectivité, « un choix de cohérence et de responsabilité ». « Je n’ai jamais trahi les maires le savent » a-t-elle commenté des sanglots dans la voix. Et de promettre de concentrer « toute [son] énergie au Conseil départemental ».

  • Lionel de Cala, pour un nouveau mandat à Allauch

    Lionel de Cala, pour un nouveau mandat à Allauch

    Sur la place de l’Hôtel de ville, l’ambiance est festive et la météo clémente pour ce conseil municipal d’installation. Plusieurs centaines d’Allaudiens et d’Allaudiennes se sont réunies. Lionel de Cala (DVD) avait récolté 75,77% des voix au premier tour. Le maire sortant a été officiellement réélu pour un deuxième mandat avec 32 voix, à l’issue du vote des conseillers municipaux.

    La première ambition du maire reste : « La préservation de notre cadre de vie. » Il est revenu dans son discours sur son engagement pour « maîtriser totalement l’urbanisation et résister aux pressions foncières », et compare Allauch au « village gaulois qui résiste aux grands promoteurs immobiliers et aux pressions de l’État au titre de la loi SRU ». Un sujet que la gauche, qui revient au conseil municipal, aura à cœur de défendre, promet d’ores et déjà le communiste Frédéric Dutoit. Débat en perspective.