Tag: digestion

  • [#DisMoiPourquoi] Est-ce que l’appendice humain est l’équivalent du gésier des volailles?

    [#DisMoiPourquoi] Est-ce que l’appendice humain est l’équivalent du gésier des volailles?

    Mattéo, 12 ans, au collège des Caillols à Marseille

    L’appendice des humains et le gésier des volailles sont tous les deux associés au système digestif respectif des humains et des volailles, mais différent en tous points (origines différentes, fonctions différentes, localisations différentes). Alors que l’appendice est rattaché au gros intestin des humains, le gésier est une partie de l’estomac des volailles. L’appendice est utile pour la défense immunitaire du corps humain en stockant des bactéries indispensables à son fonctionnement pour les remplacer lorsque celles-ci disparaissent. Le gésier contribue à la digestion des volailles en aidant à broyer les graines grâce à des muscles puissants et de petits cailloux. Le gésier est ainsi vital pour les volailles alors que l’appendice est utile, mais pas essentiel à la vie des humains. L’appendice humain est beaucoup plus comparable au Caecas des oiseaux qui contient des bactéries qui permettent de digérer les résidus alimentaires. »

    Mikaël Akimowicz. Maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • [#DisMoiPourquoi] les animaux peuvent manger de l’herbe, des branches, mais pas nous ?

    [#DisMoiPourquoi] les animaux peuvent manger de l’herbe, des branches, mais pas nous ?

    Titouan, 11 ans. Collège des Caillols, à Marseille

    Les êtres vivants ne fonctionnent tous de la même manière. C’est le résultat d’une longue adaptation avec l’environnement que l’on appelle co-évolution. Chez les mammifères, qui regroupent les humains, les vaches, les chiens, les lapins et même les baleines, certains peuvent se nourrir d’herbe et de branches et pas d’autres. Cette différence s’explique par le fonctionnement des organes qui permettent la digestion.

    L’herbe et les branches sont composées de cellulose, une matière qui nécessite un équipement spécial pour être transformée en énergie. Il faut des dents qui peuvent couper (incisives) et broyer (molaires) pour décomposer mécaniquement la cellulose. Il y a ensuite de nombreuses transformations successives qui se déroulent dans le ventre, notamment grâce à des bactéries et des champignons.

    Les humains ne disposent pas de tous les éléments, donc ils ne se nourrissent pas d’herbe et de branche. Par contre, ils mangent des aliments riches en cellulose que l’on appelle alors fibres en nutrition. »

    Mikaël AKIMOWICZ, maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)