Tag: diffamation

  • Le candidat Schipani annonce porter plainte contre le maire d’Aubagne pour diffamation

    Le candidat Schipani annonce porter plainte contre le maire d’Aubagne pour diffamation

    Le 3 février, le maire d’Aubagne sera convoqué devant la 13e chambre du tribunal correctionnel de Marseille. C’est ce qu’affirme le communiqué envoyé, ce 9 janvier, par Giovanni Schipani : « J’ai décidé de faire citer directement Gérard Gazay, maire d’Aubagne, devant le tribunal correctionnel de Marseille pour diffamation publique, sur le fondement de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Cette procédure fait suite à des déclarations rapportées dans un article de La Provence publié le 14 novembre 2025, dans lequel il est laissé entendre que j’aurais été écarté de responsabilités municipales en raison de prétendues “affaires judiciaires liées à des accusations d’agressions sexuelles” ».

    Giovanni Schipani a été adjoint au maire à la Jeunesse durant le premier mandat de Gérard Gazay, de 2014 à 2020. Il poursuit : « Je conteste formellement ces propos, que je considère graves, inexacts et profondément attentatoires à mon honneur. Je rappelle n’avoir jamais été condamné pour de tels faits et disposer d’un casier judiciaire vierge. Si un rappel à la loi est intervenu en 2019, aucune poursuite judiciaire n’a été engagée et aucune condamnation n’a jamais été prononcée à mon encontre. » Face à ces « accusations infondées », il indique avoir « choisi de saisir la justice afin que ces propos soient examinés et jugés dans un cadre légal, contradictoire et impartial ».

    Contactée par La Marseillaise, la Ville d’Aubagne a répondu que Gérard Gazay n’avait, à ce stade, reçu aucune information quant à cette affaire, ni aucune convocation.

  • Le maire Gérard Gazay porte plainte pour diffamation

    Le maire Gérard Gazay porte plainte pour diffamation

    Dans un communiqué daté du 17 décembre, la Ville d’Aubagne indique avoir « déposé plainte contre M. Squillari, qui a accusé le maire et les services de la Ville d’utiliser les moyens de la collectivité pour faire campagne, ce qui est entièrement faux. (…) Cette allégation nuit à l’intégrité, à la crédibilité du maire et à la neutralité des services de la Ville. Depuis le 1er septembre dernier en effet, la Ville a pris les mesures nécessaires pour respecter scrupuleusement la législation en la matière en période électorale. » Le 24 octobre dernier, les directeurs de campagne des candidats Jean-Pierre Squillari (Aubagne en commun) et Giovanni Schipani ont annoncé avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne et de financements politiques.

    « Procédure bâillon »

    « On est très sereins », assure David Chiousse, le directeur de campagne de Jean-Pierre Squillari. « Parce que saisir une commission de contrôle, ce n’est pas une diffamation, c’est juste vouloir s’assurer que les actions du candidat Gérard Gazay sont légales, ou qu’elles ne le sont pas. Si on a saisi la commission, c’est bien parce qu’on pense qu’il y a des irrégularités. » Notamment, évoque-t-il, « l’utilisation par Gérard Gazay de son compte Facebook de maire, avec 10 000 abonnés, contre 1 000 sur son compte de campagne. » Il analyse : « Il faut bien comprendre que c’est une manœuvre du candidat Gérard Gazay pour judiciariser la campagne électorale. La droite souvent fait ça, et puis c’est une tendance aussi des grandes entreprises. C’est ce qu’on appelle les procédures bâillon, c’est-à-dire essayer par une action judiciaire de faire taire ceux qui s’opposent et d’empêcher le débat démocratique. Beaucoup de personnes en ont été victimes à gauche. » Il corrige : « Et puis c’est pas la Ville d’Aubagne qui porte plainte, c’est Gérard Gazay, son maire, c’est pas tout à fait la même chose. » Jean-Pierre Squillari renchérit : « Gérard Gazay dit que c’est sa fonction de maire qui a été outragée. Mais je constate quand même que c’est lui, Gérard Gazay, qui me demande 13 000 euros de dommages et intérêts. » David Chiousse observe : « Le maire aurait pu prendre un avocat, ou même le faire payer par sa campagne électorale pour attaquer. Mais non, il demande la protection fonctionnelle, c’est-à-dire que ce sont les Aubagnaises et les Aubagnais qui vont payer… ». « La justice tranchera », réagit Jean-Pierre Squillari.

  • Diffamation : Hervé Granier, maire (LR) de Gardanne, obtient gain de cause

    Diffamation : Hervé Granier, maire (LR) de Gardanne, obtient gain de cause

    Seul Hervé Rigaud se tenait à la barre du tribunal correctionnel d’Aix. L’ancien conseiller municipal d’opposition et actuel soutien de Jean-Marc La Piana a été reconnu coupable, ce lundi, de diffamation à l’encontre du maire de Gardanne, Hervé Granier candidat (LR) à sa réélection, et condamné à 500 euros d’amende assortie d’un sursis avec obligation de poster sur Facebook un post faisant état de sa condamnation. Tout comme Laurent Deshaies, élu d’opposition du groupe mené par La Piana, absent à l’audience. Les deux hommes, qui n’étaient pas représentés par un avocat, doivent solidairement allouer à Hervé Granier la somme de 1 000 euros, qui sera reversée au CCAS de la commune.

    « Manque de sérieux »

    Les faits ont été ainsi résumés lors d’une première audience le 18 septembre dernier : dans un post Facebook, Hervé Rigaud faisait état d’un éventuel conflit d’intérêts en assurant avoir, clés en main, des éléments de preuve. Une « enquête manquant de sérieux », estime ce jour la cour. Laurent Deshaies avait republié ce texte incriminant « un maire qui croyait pouvoir faire beaucoup pour ses proches. Dans le conseil, il y avait aussi son ex-beau-père qui avait un grand terrain agricole dont l’intérêt d’urbanisation était proche du néant. Dans un élan de générosité le maire accepta de rendre ce lieu constructible et ainsi réserver un lot pour son ex-femme et un autre pour leur fille (…) soucieux d’éviter les affres de la justice, la procédure sera respectée rigoureusement. Mais c’est oublier que le népotisme, les conflits d’intérêts, le trafic d’influence ne sont pas des appréciations procédurales mais managériales. » Les mis en cause feront appel et transmettront les « éléments de preuve recueillis » à SOS Corruption, convaincus du conflit d’intérêts. « La justice a rappelé que la liberté d’expression ne signifie pas que l’on puisse dire tout et n’importe quoi, surtout en accusant un élu de la République d’avoir porté atteinte à la probité, réagit, Hervé Granier à l’issue de jugement. Messieurs Rigaud et Deshaies sont des membres publics et actifs de l’équipe de Monsieur La Piana dont ils sont très proches. Ce candidat compte donc dans son équipe deux personnes condamnées pour avoir commis une infraction pénale. »

  • Les journalistes provençaux exigent la libération de Christophe Gleizes

    Les journalistes provençaux exigent la libération de Christophe Gleizes

    Liberté pour Christophe Gleizes », peut-on lire sur des dizaines de pancartes, ce lundi matin, sur le Vieux-Port. à l’appel de la section de Provence de l’Union des journalistes sportifs en France (UJSF), une quarantaine de journalistes sont venus apporter leur soutien à Christophe Gleizes, incarcéré depuis un an et demi en Algérie,

    Le journaliste sportif a été arrêté dans le nord du pays le 28 mai 2024, alors qu’il réalisait un reportage sur le club de football Jeunesse sportive de Kabylie. Il est condamné, en juin 2025, à 7 ans de prison pour « apologie du terrorisme ». La justice algérienne lui reproche de s’être entretenu avec le président du club de foot qui est également responsable du mouvement de l’autodétermination de la Kabylie (MAK), considéré comme terroriste par l’Algérie depuis 2021. La cour d’appel de Tizi-Ouzou a reconfirmé sa condamnation mercredi dernier.

    Face à cette nouvelle décision judiciaire, l’UJSF a appelé à une mobilisation nationale en soutien à Christophe Gleizes. Un appel auquel a répondu la section de Provence. « Cette action est symbolique pour marquer notre désapprobation, car cet emprisonnement est en contradiction avec la liberté de la presse », explique Gérard Poncié, président de la section Provence de l’UJSF.

    Défendre le métier

    Un rassemblement qui ne se limite pas aux journalistes sportifs, mais qui a mobilisé toute la profession. Eric Miguet, journaliste au service podcast de La Provence tenait à être présent : « En tant que journaliste, c’est important de prendre part à cette mobilisation pour témoigner notre soutien à un confrère, emprisonné pour avoir fait son travail. »

    Une entrave à la liberté de la presse qui, d’après Dine Gazoul, journaliste franco-algérien présent au Vieux-Port, n’est plus si rare en Algérie. « Il y a d’autres journalistes qui sont incarcérés simplement pour avoir dit qu’ils n’étaient pas d’accord avec le gouvernement, explique le journaliste. Il faut que les instances internationales et françaises bougent pour exiger que la liberté d’expression soit garantie. »

    Le 27 novembre dernier, un journaliste algérien, Saâd Bouakba, a été condamné à 3 ans de prison pour « insulte et diffamation des symboles de la Révolution », après une émission accusant d’anciens membres du FLN (Front de libération nationale) d’avoir pris le contrôle d’une partie du « trésor du FLN ».

    Noa Thevenin, photojournaliste en formation, est aussi venu pour protéger son futur métier. « L’incarcération de Christophe Gleizes ne fait que confirmer que c’est de pire en pire pour la liberté de la presse, en Algérie, mais aussi partout dans le monde, se désole-t-il. Il faut se mobiliser maintenant pour défendre le métier. »

  • Rapport accablant de la Chambre des comptes sur la gestion des anciens maires de Rognac

    Rapport accablant de la Chambre des comptes sur la gestion des anciens maires de Rognac

    La rentrée politique est explosive et prématurée à Rognac. Ce lundi 25 août, le conseil municipal s’est réuni pour la première fois, après les deux mois d’été, à la faveur du rapport d’observations définitives établi par la Chambre régionale des comptes sur la gestion communale de Stéphane Le Rudulier (LR) et de Sylvie Miceli-Houdais (UDI), de 2019 à 2024. Et les conclusions de la soixantaine de pages sont édifiantes.

    Les magistrats pointent un manque de pilotage, avec un poste de Direction générale des services resté vacant pendant près de deux ans malgré quatre titulaires qui s’y sont succédé, et un cabinet du maire pléthorique comptant jusqu’à dix personnes alors que la loi en impose une pour les communes de moins de 20 000 habitants. Des dépenses de marchés publics explosant les seuils légaux apparaissent également, avec, par exemple, un total des contrats relatifs à l’animation du marché de Noël 2024 de 140 362 euros, bien au-delà des 40 000 euros prévus.

    Treize pages sont dédiées aux frais de mission, avec l’utilisation « dévoyée » d’une carte achat : « Entre avril et octobre 2023, le montant total s’est élevé à plus de 11 000 euros par mois de frais de déplacements, de restauration et de représentation », note la Chambre.

    En campagne

    Sylvie Miceli-Houdais (UDI) dit faire « amende honorable » des douze recommandations formulées par les magistrats, « dont dix sont sur les ressources humaines », mais juge le rapport « sévère envers la gouvernance et notre technostructure ». L’ancienne maire entre 2020 et 2024, battue en novembre dernier par Christophe Gonzalez (RN) lors d’élections anticipées déclenchées par des démissions en pagaille au sein de sa majorité, annonce qu’elle usera de son droit de réponse par écrit, dans les semaines à venir.

    Quoi qu’il en soit, ce rapport ressemble du pain béni pour le nouvel édile d’extrême droite, qui endosse avec plaisir le rôle du bon élève, héraut de la transparence. À chaque recommandation, l’élu oppose une mesure prise par sa nouvelle majorité et ne manque pas d’attaquer les anciens adjoints, au premier rang desquels Willy Nicollet (DVD), son adversaire lors des élections. « Dommage qu’il ne soit pas là aujourd’hui pour nous éclairer sur cette période », lâche-t-il à propos des frais de mission de la Ville ayant « plus que doublé » en 2021.

    Agacés, les conseillers municipaux d’opposition ayant quitté la majorité sous l’ancienne mandature Fabien Nicoletti, Élizabeth Mazet, Frédéric Schacre sont partis de la séance, ce dernier expliquant : « Ça s’appelle de la diffamation. Dans le rapport, on ne nomme pas le conseil municipal, mais seulement deux personnes, les anciens maires. Monsieur Nicollet fait peur, Christophe Gonzalez rentre en campagne. »