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  • [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    La Marseillaise : Vous étiez présent vendredi au Cercle de Saint-Barnabé pour présenter les événements que vous organisez en Corse et en Espagne. Êtes-vous toujours aussi compétiteur malgré tout ?

    Claudy Weibel : Je suis un peu en transition, j’avoue que j’ai décidé cette année de me retirer de l’équipe nationale belge. Bizarrement et psychologiquement, j’ai l’impression que tout s’arrête. Je ne pensais pas que ça allait faire un effet comme ça, mais j’étais décidé et je ne reviendrai pas sur ma décision. Du coup, ça me vieillit un peu, je deviens nostalgique des super moments que j’ai vécus, notamment ceux en Moselle à Metz Ronde Pétanque avec Serge Sala. Mais aujourd’hui, je porte une autre casquette, celle d’organisateur, parce que j’ai une société événementielle qui s’appelle Pétanque Events depuis dix ans maintenant. Personne ne le sait spécialement, parce qu’on me voyait encore comme un joueur. Ce nouveau rôle ne m’a pas effacé du milieu de la pétanque, mais tout doucement, je me suis retiré des grosses compétitions, et comme je ne suis pas trop demandeur, on me voit de moins en moins.

    Vous avez récemment annoncé votre retraite internationale. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

    C.W. : C’est un peu de ne plus être avec les anciens, les potes, les amis avec qui on a tout gagné (« Dédé » Lozano, Jean-François Hemon, dit « Tichon » et Michel Van Campenhout). Progressivement, on a arrêté de jouer ensemble et il y a des nouveaux qui sont arrivés. C’est difficile à recréer une très belle entente. Je pense que le niveau a vraiment monté dans les autres nations, et puis j’ai perdu un peu de motivation. En plus, on a fait un fiasco cette année au championnat d’Europe et ça a vraiment agi comme un déclic en moi. Je me suis dit que c’était le moment. En plus, Gustave Muntz, qui a toujours été mon coach, mon sélectionneur, et qui est devenu un ami, a lui aussi cédé sa place. J’arrête en même temps que mon coach avec qui j’ai tout vécu.

    On fête cette année les dix ans de votre titre de champion du monde tête-à-tête, où vous êtes comme on dit à Marseille « à jamais le premier ». Est-ce le plus beau titre à vos yeux ?

    C.W. : J’ai été au Luxembourg, j’ai été champion de Luxembourg. J’étais en Belgique, j’étais champion de Belgique. J’étais en France, j’étais champion de France. Je pense que chaque étape a été importante. Mais le Graal, c’est quand on a été pour la première fois champion du monde, parce qu’on tournait autour depuis plusieurs éditions. Par contre, quand j’ai été champion du monde en 2015, il faut savoir que ma sélection a vraiment été remise en question, que ce soit par la fédération, par mon entourage et par mes sponsors de l’époque. Et quand je réussis à gagner ce titre en ayant battu en 8e de finale le joueur qui avait fini premier des groupes, puis enchaîner avec Dylan Rocher, Diego Rizzi, puis une finale mémorable et phénoménale face à Sami Atallah, c’était incroyable. J’ai souvent dit que je suis né sous une bonne étoile. Ce titre a été émotionnellement pour moi, le plus beau, parce qu’il était improbable.

    Parmi les grandes compétitions, on ne vous associe plus aux Masters qu’au Mondial La Marseillaise à pétanque…

    C.W. : Je n’ai strictement rien contre La Marseillaise, au contraire, j’aime y participer, mais ce n’est pas mon but premier. Mais quand j’y vais, j’y vais vraiment avec le plaisir. J’y suis toujours allé avec des amis, je n’ai pas vraiment fait des grosses séries. J’ai souvent joué avec des amis ou des sponsors, mais j’y suis allé dans un esprit ultra-convivial, c’est-à-dire que je prends mon apéro, je bois mon petit pastis, avec cet état d’esprit marseillais. Il va peut-être y avoir du changement maintenant, avec le changement de direction, peut-être avec des autres idées, peut-être avec du renouvellement. Peut-être que ça va monter en gamme, peut-être que ça va faire plus une grosse compétition pour les gros joueurs, plutôt que la masse. Mais, là, comme je ne vais plus faire les championnats du monde, comme je ne fais pas trop de nationaux, il est clair que l’année prochaine je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant, et surtout avec une très bonne équipe.

  • Ax-les-Thermes triomphe au Trophée des Villes à Nice

    Ax-les-Thermes triomphe au Trophée des Villes à Nice

    On s’attendait à voir au moins l’un des trois cadors de notre région en finale du Trophée des Villes. Mais ni l’équipe niçoise de Mickaël Bonetto, ni la formation crauroise d’Henri Lacroix, ni le quatuor de choc fréjusien de Dylan Rocher n’a réussi à se hisser jusqu’à l’ultime face-à-face pour soulever la prestigieuse coupe. Après avoir respectivement battu Nice 2 et Freyming-Merlebach, Ax-les-Thermes et Canohes se sont disputé la victoire finale. Une finale inédite, mais néanmoins relevé sur le papier. D’un côté, les Axéens, menés par le champion de France Luc Laille, ont maîtrisé le sujet d’une main de maître tout au long des trois jours de compétition. De l’autre, les Canouhards, dont la présence du double champion du monde Simon Cortes et du canonnier Maison Durk, ont dû batailler face à de grosses cylindrées, comme Arlanc du maître Christian Fazzino.

    Fréjus voit double

    Après une première partie spectaculaire, où Luc Laille et le jeune Mathias Sogno ont réussi à remporter le premier point alors qu’ils étaient largement menés (1-8), les Ariègeois ont doublé la mise dans la deuxième doublette. Mais les Catalans, qui pouvaient compter sur le trio de choc Cortes-Durk-Bacchin, ont recollé au score avec un fanny. Cette finale a donc dû se départager avec l’épreuve du tir de précision en relais, où la solidité mentale de Sacha Solana a fait la différence pour permettre à Ax-les-Thermes, présent pour la première fois en finale du Trophée des Villes, d’inscrire son nom au palmarès de la compétition.

    Dans le Grand Prix, une sorte de consolante, Fréjus a nettement dominé les débats. La fabuleuse triplette composée de Dylan Rocher, Diego Rizzi et Stéphane Robineau, associé au jeune Dylan Fernandez, s’est imposée en finale face Limoges, et succède ainsi à Revin. Les Varois du Fréjus International Pétanque (FIP) repartent avec un deuxième trophée dans leur valise : celui du tir de précision, remporté par Dylan Rocher contre le grand Henri Lacroix.