Tag: dialogue

  • Sylvie Vinceneux à la rencontre des commerçants de Saint-Cyr

    Sylvie Vinceneux à la rencontre des commerçants de Saint-Cyr

    Journée de tractage pour Sylvie Vinceneux et ses colistiers. Mercredi après-midi, la responsable de la commission nationale du logement du PCF, est allée à la rencontre des commerçants saint-cyriens, afin de connaître leurs inquiétudes et besoins. Tout en leur soumettant quelques idées, qu’elle exposera plus largement lors de la présentation de sa liste, qui aura lieu ce samedi, à 11h15, au Café de France.

    La liste présentée samedi

    Si la question du prix du stationnement fait l’unanimité, des améliorations sont attendues, ou a minima souhaitées dans d’autres secteurs, notamment, sur la question des loyers commerciaux : « C’est une aberration qu’il n’y ait pas un prix fixe du mètre carré. Avec les promoteurs et certains propriétaires, on est à Saint Tropez ici, c’est un braquage ! », s’indigne Pilar, coiffeuse dans la rue Victor Hugo, où elle se trouve « isolée. Il y a encore des Saint-Cyriens qui nous découvrent. Des commerçants se sont unis pour faire des animations, mais ici, on n’a rien », dénonce-t-elle.

    Une rue que John, qui vient de lancer sa boutique de prêt-à-porter et décoration, souhaite voir évoluer : « Il faudrait un coup de propre dans la rue qui n’a pas bougé depuis 20 ans. Il suffit qu’il y ait un camion en livraison pour créer une pagaille monstre. Il y a des trous partout, des racines qui ressortent et qui sont dangereuses pour les passants », déplore-t-il. Autant de doléances entendues par Sylvie Vinceneux, qui veut proposer davantage d’animations, mais aussi « a minima un dimanche piéton par mois » pour créer davantage d’émulation.

    « C’est notre deuxième tournée. On est étonné des réactions assez fortes sur le manque de dialogue avec la municipalité. Pour nous c’est vraiment important car une commune doit être facilitateur, travailler avec la chambre de commerce », explique la tête de liste, qui évoque aussi « un problème de pouvoir d’achat. Il faut tout faire pour faire connaître les spécialités, les nouveaux commerces… »

    Un phénomène qui a également trait à la question des loyers, évoquée précédemment et priorité de la candidate, tant sur l’aspect commercial que sur le logement : « Il peut y avoir des préemptions de locaux vides. Ça demande des moyens, aussi pour créer de l’emploi dans le tourisme, l’agriculture, l’artisanat… En plus de la création de logements sociaux, il faut tenter de peser sur l’encadrement des loyers, même si c’est compliqué. C’est le rôle d’un maire d’être audacieux et toquer à toutes les portes », soutient Sylvie Vinceneux, qui présentera samedi à 11h15 au Café de France, les grandes lignes de son programme, et sa liste, portée par le PCF et le PS avec le soutien des Écologistes, et de nombreux colistiers non encartés.

  • Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    « Dans ce combat, les communistes doivent être en première ligne. » L’opération de tractage a été décidée voilà quelques jours dans toutes les sections communistes marseillaises. Pour Anthony Gonçalves, chef de file PCF aux municipales, le sondage La Marseillaise /Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié dans nos colonnes ce 13 janvier, qui met à égalité au premier tour le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat du RN avec 30% d’intentions de vote, a renforcé la nécessité de s’engager dans la bataille. À l’aune de l’histoire des communistes dans la ville, « acteurs majeurs de la Libération, les armes à la main », il s’agit pour lui d’un « coup de tonnerre » : « On est saisi par l’effroi que cette dynamique RN fait peser sur la ville. »

    Faire s’exprimer les quartiers populaires

    Saluant l’entrée en campagne de Benoît Payan, il ajoute que cette opération va permettre de « rappeler que le rassemblement à gauche, des citoyens, des écologistes, du monde du travail autour de [cette] liste doit se faire maintenant, de la façon la plus large possible et dès le premier tour ». Un rassemblement où le PCF a son rôle à jouer.

    « On doit être à l’avant-garde du dialogue avec les quartiers populaires, celles et ceux qui ne veulent pas revenir à cette ville de classes construite pendant 25 ans de gestion de droite », assène Anthony Gonçalves. Pour convaincre là où, souvent, on ne va plus aux urnes, les communistes comptent sur leurs propositions qui ont « infusé » le programme, mais aussi sur leur bilan au sein du Printemps marseillais : « Je pense au combat pour l’accès aux soins, le logement, l’égalité homme-femme. Il y a aussi ce qui a été fait par nos adjoints, Audrey Garino dans le domaine de la solidarité, Jean-Marc Coppola à la culture. »

    Et d’insister aussi sur le développement du port, inquiet de ce que « certains veulent en faire, y compris d’où on ne l’attendrait pas »… En clair, des insoumis. « Nous sommes partisans de lier de façon indissoluble développement économique et exigences écologiques. Ce n’est pas en les opposant qu’on va avancer », estime-t-il.

  • Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    À quelques jours seulement de l’annonce de sa décision concernant sa plus que probable candidature, à laquelle à La Marseillaise nous n’avons jamais douté, tout le monde essaie de décrypter le moindre signe ou de lire entre les lignes. Mais bien sûr rien ne transparaît dans les propos de la maire sortante sans étiquette Josée Massi ce mardi matin en salle des fêtes. À moins que…

    « Soyons honnêtes, l’année 2025 n’a pas été simple. Elle a comporté son lot de difficultés et d’incertitude », commence-t-elle, en expliquant qu’elle ne souhaite pas s’appesantir dessus. Et pourtant il y aurait eu matière. Et d’expliquer : « Ce que j’en retiens, c’est que notre ville, une fois encore, a su faire face. »

    Une capacité de résilience face aux lourdes péripéties traversées pendant ce mandat qu’il est en effet bon de souligner. La première étant la déflagration qu’a provoqué la condamnation de son prédécesseur Hubert Falco. Le contexte économique, la cure d’austérité imposée par l’État aux collectivités et l’instabilité politique au niveau national faisant le reste. Sans compter l’adversité locale. Mais de tout cela Josée Massi maire de Toulon ne dira mot. Elle préfère voir plutôt « la solidité de l’administration mise en lumière par les défis relevés, avec professionnalisme ».

    « Toulon ne pourrait rien sans vous »

    La première magistrate a donc salué « l’esprit de responsabilité dont chacun a su faire part ». Celle aussi « des services, qui ont assuré la continuité des missions, dans des conditions parfois complexes ». Tout comme « les équipes de terrain, Ville et Antennes, qui maintiennent ce lien de proximité absolument indispensable avec la population ».

    Sans compter aussi l’esprit de responsabilité des élus, qui ont travaillé en étroite coordination avec les agents territoriaux pour garantir la cohérence et la stabilité de l’action publique.

    Et de poursuivre : « Dans ces moments, une évidence s’impose : Toulon ne pourrait rien sans vous. Votre engagement, votre expertise, votre sens du devoir et votre attachement au service public constituent la plus grande force de notre collectivité. »

    Une reconnaissance des missions accomplies qui a visiblement touché le personnel venu nombreux assister à ces vœux.

    Et la maire de Toulon de conclure : « J’en suis persuadée, on n’arrive à rien tout seul. L’esprit d’équipe est un atout précieux : cette coopération entre les services, la capacité à se soutenir, à partager les connaissances, à trouver des solutions ensemble, ont été déterminantes tout au long de l’année, et elles le resteront. En ce début de nouvelle année, je formule le vœu que la Ville poursuive dans cette voie : celle de la cohésion, de la rigueur, de l’écoute, du dialogue, du respect des valeurs du service public. »

    Presqu’un programme.

  • Nouvelle œuvre œcuménique à Paoli-Calmettes

    Nouvelle œuvre œcuménique à Paoli-Calmettes

    Vingt-cinq ans après la création du lieu de recueillement multiconfessionnel de l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) (9e), Michelangelo Pistoletto, son fondateur, ajoute à sa création une nouvelle œuvre d’art. Au rez-de-chaussée de l’IPC 1, suspendu au plafond au milieu d’un étage balcon, trône désormais un signe du « troisième paradis », constitué d’une suite de tissus multicolores. Considérée comme « le symbole universel de la création au service l’humain », l’œuvre comprend les deux boucles du signe infini, au centre desquelles est ajoutée une troisième, symbolisant une « nouvelle harmonie de vie ». « Ce lieu avant-gardiste de recueillement a été crée pour que les patients qui rencontrent le cancer aient accès à un lieu de paix, qu’ils croient ou non en Dieu, détaille Dominique Maraninchi, ex directeur de l’IPC. Vingt-cinq ans plus tard, nous nous sommes rendus compte que le lieu était encore très fréquenté, donc on a voulu étendre le projet. » L’idée est donc, grâce à cette nouvelle structure artistique, de rendre cet espace plus visible, tout en lui apportant une nouvelle dimension « d’espérance ». Car « quoi qu’en disent les défaitistes, la lutte contre le cancer a progressé », s’enthousiasme Dominique Maraninchi.

    Ode au vivre ensemble

    Pensé comme espace accessible à tous, le lieu de recueillement comprend quatre espace de prière, respectivement destinés aux croyants bouddhistes, musulmans, juifs et chrétiens. Chaque case de méditation est séparée d’une paroi trouée, marque d’un dialogue continu entre les différents cultes. « Ça n’est pas anodin qu’un tel lieu existe à Marseille. On se taquine mais cela fait 2 600 ans qu’on vit tous ensemble. D’autant que dans la maladie, croyant ou non, on est tous pareil », note l’ex directeur. Et Norbert Vey, actuel directeur de l’institut d’ajouter : « C’est un grand moment de fierté pour nous, d’apporter un projet innovant et créatif. »

  • Hôpital de Martigues : vent debout contre la suppression de congés

    Hôpital de Martigues : vent debout contre la suppression de congés

    Rebelote. Une cinquantaine de personnels de l’Hôpital de Martigues ont manifesté en préambule de la séance du Comité social et économique (CSE) de ce lundi matin à l’appel du syndicat CGT. En cause : la suppression de 5 + 3 jours de congés occasionnels ainsi que de la pause méridienne pour les agents du Centre hospitalier de Martigues. Ces dispositions, fruit d’un accord datant d’une quinzaine d’années, sont des « irrégularités » selon le rapport de la Chambre régionale des Comptes portant sur la période 2019-2023 ( nos éditions du 4/11 et 9/12 ).

    À la sortie de la séance, la secrétaire générale CGT du syndicat de l’hôpital Laure Privat regrette que « le directeur reste sur ses décisions » et qu’« aucune négociation ne soit possible depuis le début au prétexte du rapport de la Cour des comptes ». « Ça va vraiment être compliqué pour la pause méridienne car il est plus facile de l’enlever aux agents administratifs qu’à ceux au pied du lit du patient », détaille la responsable, « on en déduit que certaines catégories professionnelles ne pourraient plus s’absenter du service » dans certains cas.

    Sollicitée sur place, la direction du CH de Martigues a refusé de nous répondre au sujet du dialogue social.

    Un manque criant de personnel

    En marge du CSE, la lectrice de la déclaration de la CGT Valérie Rossero, aide-soignante en cardiologie, insiste sur le fait que, « la suppression de la pose méridienne veut nécessairement dire réduction du personnel », sans compter « l’épuisement à force de faire des jours à rallonge ». « À 58 ans si je passe à 12 heures par jour je ne sais pas comment je gérerais la charge de travail sur mes épaules », se demande la syndicaliste.

    Plus encore, « on nous demande d’être polyvalents car on manque de personnel et on fonctionne en mode dégradé », relève Valérie Rossero. C’est-à-dire « aller combler le manque dans les autres services ou travailler sur plusieurs postes à la fois, et il y a un vrai risque de faire des erreurs », conclut-elle.

    Par un surprenant hasard, l’une des élues CGT au CSE a du précipitamment sortir de la séance pour cette raison. « Il manque du personnel au 7e ! », lâche Fabienne Guibaud en courant. Son collègue infirmier du bloc opératoire, confirme : « La direction n’arrive pas à recruter et il manque la moitié de l’équipe spécialisée au bloc » indique-t-il.

    Alors, les offres d’intérim sont pléthoriques. Sur son téléphone, il montre celles proposées pour la semaine. « Il y a 5 missions de remplacement sur 12h ou pour la nuit » précise l’infirmier, sachant que « c’est entre 10 et 12 en période normale ». « C’est pas en retirant les acquis sociaux qu’on recrutera alors que les gens se barrent » déplore-t-il.

  • Premier samedi de campagne pour l’équipe de Gaby Charroux à Martigues

    Premier samedi de campagne pour l’équipe de Gaby Charroux à Martigues

    Le lieu est symbolique. Quatre membres de l’équipe de Gaby Charroux ont choisi la Poste de Ferrières, pour ce premier samedi de campagne après la déclaration de candidature du maire communiste de Martigues, jeudi soir. Symbolique par l’énergie dépensée par le maire et son équipe, en lien le comité de vigilance postale de Martigues, durant plus d’un an et demi, pour le maintien du bureau de Ferrières, menacé de fermeture au prétexte de la baisse de fréquentation.

    Cet usager s’en souvient. « Il y a eu pas mal de manifestations pour que le bureau ne ferme pas. Il est très utile pour beaucoup de personnes âgées qui doivent utiliser leur voiture et pour lesquelles se garer à Jonquières est un enfer », resitue Fatih Resaigui, qui vit et travaille à Martigues. « Je sais comment le maire a poussé pour maintenir le bureau de Poste », affirme-t-il, de même qu’il renouvelle sa « confiance pour défendre la Poste, mais aussi tous les services publics ».

    Confiance mais exigence

    Cette confiance de Fatih Resaigui s’accompagne, comme pour plusieurs autres Martégaux rencontrés, d’une exigence. « Il ne faut pas négliger le volet sécurité, nous avons besoin d’une police de proximité qui réinstaure le dialogue avec les gens » recommande-t-il, en précisant que « ça va de pair avec l’activité des centres sociaux ». Même son de cloche pour ce néo martégal arrivé de Pau depuis un an, qui « ne connaît pas la politique locale ».

    Christian Deprez, élu de la majorité, répond qu’« il y aura toujours à améliorer », tandis que sa collègue Marceline Zéphir (PCF) développe : « Nous voulons aussi la police dans tous les quartiers avec un rôle qui ne soit pas que répressif. »

    Grégoire Benoît, néo martégal depuis un an et demi et travaillant dans une ville voisine, pense que « c’est partout pareil, il faut se battre contre la délinquance ». Mais avant tout, le quadragénaire souligne que « Martigues est une ville chaleureuse. Mes enfants sont heureux, mon fils fait du judo et, cet été, je suis beaucoup allé à la plage de Ferrières avec mes enfants. C’est super, elle a été refaite et c’est agréable l’été avec les paillotes. »

    Face aux nouveaux arrivants, Marceline Zéphir rappelle que « cette ville est dirigée par une majorité de gauche depuis 60 ans. Ça veut dire médiathèques et crèches municipales gratuites, ou cantines peu chères, par exemple ». Christian Deprez renchérit : « Le centre d’initiation sportive permet aux enfants de découvrir tous les sports gratuitement. »

    Un bilan qui appelle d’autres propositions lors du premier atelier citoyen, prévu le 6 décembre à 10h, salle Dufy.

  • Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    « Ce banc, c’est une invitation à la rencontre, à s’asseoir côte à côte, comme un premier pas vers la paix », sourit Laura Sahin, co-responsable de la section sud de l’association Les Guerrières pour la paix. Sur la corniche Kennedy, à côté de la plage du prophète, une cinquantaine de personnes se sont réunies, ce jeudi, pour inaugurer la mosaïque de l’association. Un banc de la paix qui a d’autant plus de sens qu’il fait face à la Méditerranée, « une mer témoin des conflits qui frappent ses rives, en Israël, en Palestine, en Ukraine, en Syrie, au Liban », insiste la responsable.

    Débuté en octobre, le projet a été porté par l’association Les Guerrières de la paix, fondée en 2022 par Hanna Assouline, qui rassemblent des femmes juives et musulmanes pour promouvoir un discours de paix et la place des femmes dans ces processus. C’est en partenariat avec l’artiste Paola Cervoni, qui réalise les mosaïques de la corniche, et les élèves de l’école de la Seconde chance que ce banc a été réalisé.

    Pendant 2 mois, tous les mardi, élèves et bénévoles de l’association se sont retrouvés pour discuter de la paix et créer ce dessin de pierre, qui représentent une femme qui souffle les colombes de la paix. « ça fait chaud au cœur de voir le résultat », sourit Fadela Omari, guerrière de la paix.

    C’est donc un message d’apaisement et de solidarité que les guerrières de la paix et Ali Abu Awwad ont voulu porté, ce jeudi, jour du 10e anniversaire des attentats de Paris. « Dans un moment de grande fracture, où le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie montent, on a voulu recréer un espace commun et de dialogue », insiste Hanna Assouline, fondatrice de l’association. Un message de paix partagé par le fondateur de l’association palestinienne Taghyeer : « il faut que l’on soit pro-solution, pour que les Israéliens et les Palestiniens puissent vivre libres, dignes et en sécurité. »

    L’inauguration de ce banc a été suivi par la projection du film Résister pour la paix, au musée d’art contemporain de Marseille. Un film co-réalisé par Hanna Assouline, avec Sonia Terrab, sur des hommes et des femmes qui résistent pour la paix en Israël et dans les territoire palestiniens.

    Le pacifisme comme solution

    Militant pacifiste palestinien, Ali Abu Awwad lutte pour une solution à deux états.

    Une des façons d’agir de manière la plus juste pour nous [les Palestiniens], c’est en faisant de la non-violence notre identité, car nous n’avons pas d’état et le monde entier nous critique si l’on résiste militairement. » C’est la conviction d’Ali Abu Awwad, fondateur de l’association palestinienne pacifiste Taghyeer. Né près de Hébron, en Cisjordanie, il y habite toujours « entouré de grillages et de checkpoints où personne ne peut se déplacer librement ou travailler ».

    C’est pour lutter contre cette réalité qu’il crée Taghyeer (changement en arabe), pour promouvoir une solution non-violente à la guerre Israélo-palestinienne. « Je ne veux pas résister à l’occupation, je veux y mettre fin. Pour cela, il faut une action stratégique qui donnera à mon peuple sa liberté. » Il défend donc une solution à deux états, avec une reconnaissance mutuelle et la libre circulation des populations « pour que les deux peuples puissent vivre libres et en sécurité sur cette terre ».

  • Laurent Belsola vise un second mandat, porté par un large soutien à Port-de-Bouc

    Laurent Belsola vise un second mandat, porté par un large soutien à Port-de-Bouc

    Les trottoirs de la rue Gabriel-Péri sont monopolisés par les voitures. Une file d’attente se forme à l’entrée de la salle polyvalente de l’hôtel résidence Les Aiguades. À l’intérieur, des chaises supplémentaires, sorties du placard en dernière minute, passent de bras en bras. Il faut pousser les murs pour faire entrer tout le monde, lors de la soirée organisée par le comité de soutien de Laurent Belsola, ce jeudi 13 novembre. Des centaines d’habitants ont répondu présent pour appuyer la candidature du maire (PCF) aux prochaines élections municipales.

    Certains sont même là alors qu’ils ne vivent pas dans la commune, à l’instar du sénateur communiste Jérémy Bacchi ou de Marc Ambelas, à la tête du club de plongée et d’archéologie de Port-de-Bouc. Le Martégal explique : « C’est quelqu’un que j’apprécie personnellement pour son engagement, pour sa droiture. Il a de grandes valeurs. Il ne fait pas de promesse en l’air et tient toujours sa parole. La plupart des responsables politiques cherchent le pouvoir. Ce n’est pas le cas de Laurent. Lui s’engage pour la ville, pour se mettre au service de la population. »

    Terrain, proximité et dialogue

    Depuis le début du mandat engagé en 2020, « plus de 10 000 permanences » ont été tenues par les élus pour répondre aux demandes des habitants et « plus de 50 rencontres ont été menées dans les quartiers », précise Évelyne Santoru-Joly, sa directrice de campagne. Pour le mandat à venir, Laurent Belsola compte bien poursuivre son action en gardant le même cap.

    « Je veux continuer à être le maire du concret, du terrain, de la proximité avec une équipe soudée, affirme-t-il. Celui qu’on croise sur les marchés, dans nos commerces, dans les écoles, dans les quartiers. Celui qu’on peut facilement interpeller, qui écoute, qui débat, qui agit. »

    La méthode restera donc la même : « recenser les besoins, construire un projet collectif et hiérarchiser les priorités du mandat au fil des réunions de travail et des concertations », détaille Évelyne Santoru-Joly. Le tout, en « en informant et en ayant bien connaissance des réalités budgétaires de notre commune, en nous démenant pour obtenir le maximum de financements et en proposant des projets qui soient réalisables ».

    Des nombreux défis

    Laurent Belsola l’affirme : « Les années à venir seront déterminantes », avec des enjeux locaux, mais aussi des challenges à l’échelle du territoire. « Le bassin de Fos est au cœur des transformations industrielles et écologiques à venir, rappelle le maire. Nous devons être vigilants, exigeants, mais aussi force de propositions pour concilier amélioration du cadre de vie, de la mobilité, de l’emploi et de la santé dans cette période d’innovation, parce que la transition ne doit pas se faire contre les travailleurs, mais avec eux et pour eux. »

    Une première victoire, et non des moindres, est l’obtention du financement pour le contournement autoroutier de Martigues et Port-de-Bouc, attendu depuis plus de cinquante ans, qui donnera les moyens de « recoudre notre ville et créer un beau boulevard urbain qui permettra de revoir les modes de circulation en y incluant du vélo et du transport en commun ».

    Laurent Belsola souhaite avant tout continuer à défendre un modèle de collectivité « populaire et solidaire » en investissant dans les services publics ; en poursuivant son engagement pour un logement digne avec des programmes de rénovation urbaine comme ceux menés aux Aigues-Douces, à la Lèque, aux Comtes ou à Bellevue ; en défendant l’hôpital public ; en renforçant la tranquillité publique et en créant du lien social grâce aux subventions accordées au tissu associatif (1,6 million d’euros chaque année).

    Amel Ben Messaoud

    Gérante de la boutique Dar Yumi

    « Laurent Belsola est un maire qui apporte énormément à la ville, qui défend les valeurs populaires. Ça fait du bien parce que la France est faite de mixité et lui lutte pour le mettre ça en avant, pour le vivre-ensemble. C’est un vrai humaniste. »

    Sedat Seven

    Restaurateur

    « Grâce à l’engagement du maire, on a vu des changements, à commencer par le contournement autoroutier qu’on attendait depuis 50 ans. L’équipe municipale est à l’écoute, les élus sur le terrain et animent un vrai dialogue. Cette proximité qu’il a avec les gens est précieuse. »

    Élise Taillaumard

    Présidente du Mouvement de la paix

    « Laurent Belsola est un pacifiste qui nous soutient dans nos actions. Port-de-Bouc est ville de paix grâce à lui, son équipe et à leur engagement. Il y a des structures sportives et culturelles de partout, des city stades, des gymnases, le musée numérique Micro-folie… »

  • Le souvenir indélébile du 13 novembre 2015

    Le souvenir indélébile du 13 novembre 2015

    Il y a 10 ans, la France est victime du plus important attentat terroriste de son histoire. Le 13 novembre 2015, 130 personnes sont mortes dans plusieurs attaques simultanées revendiquées par l’organisation état Islamique. Mais, si le temps referme les plaies, les cicatrices sont toujours visibles. à Paris et dans d’autres villes en France, des commémorations s’organisent, en hommage aux victimes et en soutien aux survivants.

    Tout commence par une détonation, entendue en direct lors du match France-Allemagne, le 13 novembre 2015 à 21h16, au Stade de France. Puis, une deuxième quelques minutes après. Ce que le public du match ignore encore, c’est que ce sont deux terroristes qui, ayant échoué à pénétrer à l’intérieur du stade, se sont fait exploser devant l’enceinte. Un troisième islamiste se fait exploser une demi-heure plus tard. Le coup d’envoi d’une nuit macabre.

    Dix minutes plus tard, c’est en plein cœur de Paris que trois autres terroristes ouvrent le feu. Ils visent des terrasses de café, bar ou restaurant dans les quartiers animés des 10e et 11e arrondissement de Paris, tuant 39 personnes. À 21h40, le dernier commando, composé de trois terroristes, pénètre le Bataclan, où se déroule un concert, en tirant dans la foule. Jusqu’à 00h58, le public vit un calvaire dans l’enceinte de cette salle de spectacle parisienne. 90 personnes perdent la vie dans cette attaque commanditée par l’état Islamique. Une soirée de chaos qui laisse de nombreux traumatismes aux rescapés : deux se sont suicidé plusieurs années après, faisant monter le nombre de victimes de ces attaques à 132 morts.

    Des commémorations partout en France

    Une nuit macabre qui a marqué la France entière, par son bilan meurtrier et la multitude des attaques. Une décennie plus tard, la France se recueille et rend hommage à toutes ses victimes. Des commémorations qui ont débuté ce week-end, avec de nombreuses bougies, mots ou fleurs déposées aux pieds de la statue de la place de la République, à Paris. Ce jeudi, le président de la République visitera chaque lieu visé lors de ces attaques, en commençant par le Stade de France à Saint-Denis, puis les bars attaqués et enfin le Bataclan. Des minutes de silence seront observées devant chaque plaque commémorative.

    à 18h, une cérémonie d’hommage aura lieu dans le nouveau jardin du souvenir pour les victimes du 13 novembre 2015, inauguré le jour même à Paris et retransmis en direct sur France 2. Plusieurs discours sont attendus, dont celui d’Emmanuel Macron, mais également de Philippe Duperron et Arthur Dénouveaux, respectivement présidents des associations 13onze15 et Life for Paris. Nombre d’autres villes se joignent à cet hommage national comme Martigues, Avignon ou Aix.

    Justice restaurative

    pour les terroristes ?

    Quelques jours avant cette journée, le dernier terroriste de ces attentats en vie, Salah Abdeslam, condamné à la perpétuité incompressible, a annoncé, par le biais de son avocate Me Olivia Ronen, lors d’une interview à France info, vouloir rencontrer et échanger avec les familles des victimes. Sur X, le président de l’association de victimes Life for Paris, répond à cette proposition : « La justice restaurative, plusieurs victimes des attentats s’y intéressent. » Le directeur de Charlie Hebdo, Riss, dénonce quant à lui une technique perverse du terroriste pour faire de ces attaques des crimes comme les autres. Lundi, la directrice générale de la sécurité intérieure Céline Berthon a affirmé que Salah Abdeslam, toujours « radicalisé ».

    Introduite en 2014 par la loi Taubira, la justice restaurative n’a encore jamais été expérimentée en France dans le cadre d’attaques terroristes. Elle permet à des auteurs de crime ou de délit, qui reconnaissent les faits et qui sont volontaires, de rencontrer leurs victimes ou celles d’autres affaires similaires, pour « trouver l’apaisement par le dialogue », précise le site du ministère de la Justice.

    Les rendez-vous

    Avignon

    À 18h, la municipalité organise sur le parvis de l’hôtel de ville un rassemblement où ceux qui le désirent pourront déposer une bougie.

    Aix-en-Provence

    La mairie organise une minute de silence à 12h sur la place de l’hôtel de ville, pour les victimes.

    Martigues

    La Ville organise un rassemblement à 17h30 dans le hall de l’hôtel de ville pour s’unir aux hommages nationaux.

    Marseille

    Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole, rendra hommage aux victimes sur le parvis de la gare Saint Charles, à 14h15.

  • [En immersion avec les jeunes de la Martine 2/4] Ados mais capables de prendre des décisions

    [En immersion avec les jeunes de la Martine 2/4] Ados mais capables de prendre des décisions

    Ils ont tous 16 ans, des envies et des propositions. Et mieux : les défendent. Autour de la table, au centre social de la Martine (15e), Hadidja, Soulayman, Zayan et Iqbal font partie des jeunes que Kader Allem, coordinateur du service jeunesse, comptent bien voir intégrer officiellement un futur « conseil des jeunes », d’ici janvier.

    Sur l’idée qu’ici « on ne consomme pas des loisirs », explique Kader, qui insiste sur le rôle éducatif du centre social. « On doit vous apporter ce que vous n’allez pas proposer », insiste-t-il face aux jeunes, rappelant la sortie au musée d’histoire de Marseille, le matin même. « Génial », reconnaît Zayan. Il faut dire que sur le passage de Kader, ça déménage. En poste depuis 10 mois, il dynamite les idées reçues. Les presque jeunes adultes participent déjà aux réunions avec les responsables du centre. « C’est bien qu’on nous entende », se félicite Hadidja. Cet été, ils ont par exemple pu organiser une sortie bouée tractée. Cela peut paraître anecdotique, mais il a fallu argumenter et débattre pour y arriver face à une équipe de responsables pas convaincue. Une expérience de démocratie bien concrète.

    « Il faut trouver une activité que tout le monde soit en capacités de faire, avec laquelle tout le monde soit d’accord », explique Zayan. « On met tout à plat, chacun donne son avis et on fait une synthèse », complète Soulayman. Déjà organisés en groupes sur les réseaux sociaux pour échanger, ils ont su porter la parole de la majorité. « On ne peut pas dire aux jeunes “vous avez le pouvoir d’agir” et leur dire non », estime Kader, qui espère les voir intégrer à terme le conseil d’administration du centre social pour leur donner la possibilité de s’exprimer sur les projets, le fonctionnement de l’accueil jeunes. Histoire de « co-construire » la vie du secteur jeunes en « trouvant un équilibre ».

    Question de confiance

    « On aimerait des heures plus adaptées », lance Soulayman quand, aujourd’hui, il faut concilier l’accueil des tout-petits avec celui des ados. Dans un grand sourire, Hadidja se souvient de cette rentrée tardive de rando qui a fini sur la plage avec jeux et pique-nique. Plus de séjours, aussi, seraient les bienvenus. « Cet été, on a fait trois voyages dans les Alpes, à Paris et Argelès », raconte Zayan, heureux que « Kader ait tenu parole ». La confiance restant aussi le maître mot de la démarche.

    Le conseil jeunes, c’est aussi l’occasion d’aborder concrètement la question du financement. Une grande injustice, estiment-ils. « On nous dit toujours, y a pas de sous, on trouve ça dommage », commente Soulayman. Kader ne leur cache pas les difficultés, les dossiers déposés dans le cadre de subventions pour les quartiers prioritaires, « on est obligés de jongler ». Et l’État qui diminue tout. « Cela nous inquiète », alertent les jeunes.

    Ils aimeraient aussi que le centre social s’équipe de minibus pour se déplacer plus facilement. Une priorité pour Kader. Dans la vie de tous les jours aussi, l’expérience porte ses fruits. « Cela nous apprend à être à l’aise, à mieux s’exprimer », reconnaît Hadidja. « On est capable d’avoir un avis et qu’il soit pris en compte », ajoute Soulayman. Même si Zayan reconnaît qu’il « n’y a pas moyen » d’aller contre l’avis de sa mère ou d’un professeur.

    « Le pouvoir d’agir »

    Le « pouvoir d’agir des jeunes », c’est bien là le leitmotiv de Kader, qui doit par la même occasion convaincre les adultes.

    « Je suis assez grand pour prendre des décisions, je suis mature, quelqu’un de construit. Avoir 18 ans ça veut rien dire. Je suis un grand garçon », embraye Iqbal. « Des gens de mon âge ont déjà assez de poids sur le dos, beaucoup de responsabilités. Ils travaillent, paient le loyer de chez eux. Je suis assez grand pour que, ma parole, elle compte quand je dis quelque chose. On a tous notre mot à dire, c’est ça la liberté d’expression », insiste-t-il. Et de revenir sur ce qui se passe dans son quartier la Simiane.

    « On a des loyers trop chers. On est au centre des quartiers Nord, mais on est oubliés. Le syndic ne fait rien pour nous. Alors qu’il y a un terrain, on pourrait en faire un vrai stade comme à l’époque de mon grand frère. Là, je sors, je fais quoi ? Je m’assois sur le banc, je regarde l’heure passer ? Alors qu’il y aurait beaucoup de choses à faire », s’indigne-t-il. « C’est vide », confirme Zayan. Les tentatives de dialogue, n’ont « rien donné », déplorent-ils. « J’ai bien pensé à faire une manifestation », confie Iqbal, « mais les gens s’en foutent, car on n’est pas assez de jeunes, on est des générations séparées ».

    De là à évoquer le droit de vote dans les quartiers, il n’y a qu’un pas, qu’il franchit sans souci. « Je parle beaucoup politique avec mon père, je serai capable. Je veux vraiment que ça change et pas que pour moi, aussi pour les plus petits ! », insiste Iqbal. « Je veux pas déménager, je suis né ici, je veux changer là où j’habite », assène Zayan.