Tag: développement durable

  • Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Espaces de réflexion et d’échange sur les Objectifs du développement durable (ODD), nés en France avant de s’étendre aux autres États (Allemagne, Brésil, Espagne, Équateur, Mexique et Pays basque prochainement), les assemblées de la Terre, portées par le programme Onusien Harmonie avec la nature, sont vouées à préparer le sommet de la Terre 2030 de l’ONU, qui dessinera les lignes directrices pour l’avenir en matière de développement durable.

    Une restitution par an

    Après un coup d’envoi donné le 2 juillet à l’université de Toulon par Caroline Regad et Cédric Riot, enseignants-chercheurs à l’initiative du projet et responsables de son comité scientifique, elles connaîtront ce jeudi leur première réunion de personnes qualifiées, qui abordera le premier lot d’ODD : santé et bien-être (ODD 3), eau propre (ODD 6), changement climatique (ODD 13), vie aquatique (ODD 14) et vie terrestre (ODD 15) avec des possibilités de transversalité.

    « D’ici décembre, on veut avoir une synthèse concernant le premier lot d’ODD, qui pourra encore évoluer, et qui sera présentée le 2 juillet 2025. Il y aura une restitution par lots d’ODD chaque 2 juillet jusqu’en 2030 », expliquent les deux scientifiques. Des sommets régionaux auront ensuite lieu (2029 en Amérique, 2028 en Europe) en vue du Sommet de la Terre 2030.

    Les citoyens, quant à eux, participent déjà en faisant remonter leurs observations via des formulaires qui leur sont régulièrement adressés. Ils seront auditionnés en novembre et pourront ensuite participer à des ateliers.

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.

  • Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    À sept mois des élections municipales, dont le premier tour est fixé au dimanche 15 mars 2026, le PCF se lance dans la bataille à Cuers où aucune liste de gauche n’avait été présentée en 2020. « On fait partie d’un processus de construction avec l’ensemble de la gauche. Celle-ci a une légitimité importante à Cuers. Aux législatives, le Nouveau front populaire (NPF) est arrivé deuxième derrière le RN » avance Alain Bolla, l’un des initiateurs du projet.

    Pour vaincre l’extrême droite, qui a recueilli 54% des voix sur la commune aux législatives anticipées en juin 2024, les communistes lancent un appel au rassemblement : « On propose de construire des ateliers avec les gens pour monter un projet. À partir de là, on constituera la liste », explique Alain Bolla. Il envoie un message aux élus de gauche présents sur la liste de la majorité actuelle : « S’ils veulent nous rejoindre, il en va de leur responsabilité. Des gens de gauche sur une liste de droite (sic), ça brouille le message. » Et affirme cependant que « l’objectif n’est pas de faire tomber le maire Bernard Mouttet. Il a rattrapé une partie de l’inaction des deux derniers mandats, mais il faut aller plus loin. »

    Relancer des industries sur la commune

    Pour ce faire, le PCF promeut quelques axes de travail, en se basant sur la progression démographique de cette commune de quelque 11 500 habitants (+0,3% chaque année) : « La politique sur les écoles est importante, mais aussi dans le sport, la culture, l’éducation populaire, la citoyenneté. Toutes les politiques municipales doivent être traversées par le bien vivre à Cuers en travaillant les questions de prévention, de médiation, de sécurité et de justice, à travers le tissu associatif, et les services publics tels que l’école » affirme Alain Bolla, tout en précisant être « très réservé sur la sécurité “sécuritaire”. Il y a souvent un décalage entre le sentiment d’insécurité et la réalité. Il n’y a pas plus d’insécurité ici qu’ailleurs. » En filigrane, l’immigration, thème de campagne favori de l’extrême droite : « On en fait toute une histoire alors qu’il n’y en a pas plus qu’ailleurs. Il faut des outils pour accueillir et créer du lien », appuie Amaryllis Cimbron, autre porteuse du projet.

    Parmi les domaines d’actions concrets, est évoqué le renforcement de la politique éducative, avec la création d’un centre aéré et d’une piscine intercommunale « pour le savoir nager », ajoute la militante.

    Autre priorité : du pouvoir d’achat, notamment à travers les services publics (lire ci-dessous), et des politiques en matière d’emploi, via la création d’industries de véhicules anti-incendies, et de déconstruction des aéronefs. « C’est considéré comme non rentable par les industriels, mais c’est vertueux écologiquement et donc, à long terme, économiquement », insiste Alain Bolla.

    La gratuité des transports et la mise en place de moyens doux (pistes cyclables, bus verts…) sont aussi évoquées.

    Des mesures qui seront financées sans renoncer à l’impôt : « Nombre de maires font un budget et n’augmentent pas le taux d’imposition, par populisme. Mais l’augmentation est votée par les mêmes au niveau de la communauté de communes. L’impôt, c’est important, il faut le faire comprendre. C’est le socle de la solidarité », conclut le militant communiste.