Tag: dépistage

  • Le dépistage du cancer du sein de retour à Cavaillon

    Le dépistage du cancer du sein de retour à Cavaillon

    Les chiffres sont assez éloquents : avec plus de 15% en Vaucluse, le taux de mortalité lié au cancer du sein est le plus important de la région. Chaque année, près de 500 nouveaux cas sont déclarés dans le département. Ceci expliquant peut-être cela, le Vaucluse fait partie des dix départements français participant le moins (39%) à la campagne annuelle de prévention. Faute notamment de structures permettant de réaliser les dépistages. Pendant 4 ans, cela a été le cas à Cavaillon, pourtant 4e commune la plus peuplée du département. Depuis 2021, les femmes devaient se faire dépister dans d’autres villes « avec des délais qui pouvaient être très longs », reconnaît l’hôpital.

    Une anomalie réparée depuis ce lundi. Le centre hospitalier vient d’ouvrir les consultations au sein d’un nouveau centre de mammographie. « Le dispositif va progressivement monter en charge pour atteindre 8 demi-journées hebdomadaires courant 2026, l’organisation est calibrée pour faire face rapidement à un besoin de 3 500 dépistages par an, indique l’hôpital. C’est statistiquement 25 cancers du sein qui pourront être précocement diagnostiqués annuellement. » Plus de 70 femmes par semaine pourront ainsi être dépistées. « Grâce au partenariat avec l’assurance maladie de Vaucluse, les examens seront réalisés sans avance de frais », assure l’hôpital, qui a recruté quatre personnes dans le service d’imagerie.

    Un projet qui a nécessité un investissement de 345 000 euros (290 000 euros de matériel et 55 000 euros de travaux) financé par la Région (150 000 euros), la Ville (90 000 euros), l’ARS (55 000 euros) et l’hôpital (50 000 euros).

  • La tuberculose refait surface dans les écoles de Nîmes

    La tuberculose refait surface dans les écoles de Nîmes

    L’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie a confirmé plusieurs cas de tuberculose dans deux établissements d’enseignement de Nîmes : le lycée et l’institut supérieur d’Alzon. Ces cas, sans lien entre eux, ont conduit à la mise en place d’un dépistage préventif d’envergure, coordonné par le Centre de lutte antituberculeuse (Clat) du CHU de Nîmes.

    Le premier cas a été diagnostiqué en juin 2025 chez un étudiant du supérieur. Trois autres cas ont ensuite été détectés, dont deux formes contagieuses. Fin septembre, un nouveau cas a été identifié chez un lycéen, cette fois sans lien avec les premiers. L’origine serait « importée », à la suite de voyages dans des zones où la maladie reste endémique.

    « La maladie n’a jamais disparu »

    Pour prévenir toute propagation, plus de 1 000 personnes (élèves, enseignants et personnels) vont être dépistées dans les prochains jours directement au sein des établissements. Radiographies et tests sanguins seront proposés. « Les établissements ont déployé toutes les mesures nécessaires », assure l’ARS, tandis que la direction d’Alzon salue « la grande efficacité du CHU ».

    Pour la docteure Myriam Chiaruzzi, du Clat du CHU de Nîmes, ces cas rappellent que la tuberculose, « loin d’être éradiquée, circule encore  ». La maladie, transmise par voie aérienne lorsqu’une personne infectée tousse, « nécessite des contacts prolongés pour être contagieuse ». Les symptômes peuvent passer inaperçus : toux persistante, fatigue, perte d’appétit ou sueurs nocturnes. Malgré sa réputation inquiétante, la tuberculose reste aujourd’hui bien maîtrisée. « On en meurt très rarement en France, à condition qu’elle soit diagnostiquée à temps et correctement traitée », souligne la médecin.

  • Top départ pour Octobre Rose au Centre Hospitalier Intercommunal Brignoles-Le Luc en Provence

    Top départ pour Octobre Rose au Centre Hospitalier Intercommunal Brignoles-Le Luc en Provence

    Créé en 1992 aux États-Unis, importé en France en 1994, Octobre Rose s’est peu à peu imposé comme un rendez-vous santé incontournable. Sa vocation : sensibiliser les femmes – mais aussi les hommes – au dépistage du cancer du sein. Plus celui-ci est précoce, plus la prise en charge sera efficace, favorisant la guérison.

    C’est dans ce cadre que, comme chaque année, le Centre hospitalier intercommunal Brignoles-Le Luc-en-Provence (CHIBLL) met en place plusieurs initiatives à l’intention des citoyens et patients. Mais aussi des soignants, puisque ces derniers (parmi lesquels 91% de femmes) ont eu droit à une journée de prévention, en lien avec les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) Provence verte, ce mercredi, « pour ne pas les oublier, car ils donnent beaucoup pour les patients, mais se mettent un peu au second plan et ne prennent pas forcément le temps de faire les examens nécessaires. Donc on a voulu commencer par une action à leur profit », explique Mathilde Corvoisier, attachée d’administration au CHIBLL.

    Une fois les cordonniers chaussés, plusieurs journées d’information et de prévention sont prévues pour les habitants du territoire, notamment les 10 et 17 octobre sur les Centres Leclerc de Brignoles et du Luc-en-Provence, avec les soignants du CHIBLL, des CPTS Provence verte et Cœur du var. La Maison de santé pluridisciplinaire Thorsantis organise aussi une matinée de sensibilisation au cancer du sein, le 11 octobre au Thoronet, en partenariat avec les CPTS, qui porteront aussi la traditionnelle Rando’rose (avec la Maison de Santé de Valbelle) le 11 octobre à Tourves.

    Une première collecte

    de fonds au profit de la Ligue

    Pour les femmes ne pouvant pas se déplacer, où qui vivent dans des zones isolées peu dotées en personnels de santé, le gynécobus sillonnera une trentaine de communes et proposera également une journée de prévention à l’intention des professionnels de santé à la polyclinique de Nans-les-Pins, le 23 octobre.

    Enfin, grande première : une collecte de fonds au profit de la Ligue contre le cancer et du CHIBLL a été mise en place, afin de financer l’acquisition de matériel, d’accessoires (casques, gants et chaussons réfrigérants pour adoucir les effets post-chimio, pédaliers pour conserver une activité physique douce…), et de séances de soins (diététique, physique, maquillage) pour améliorer le bien-être, le confort et la résistance des patients en chimiothérapie à l’hôpital de jour de cancérologie. Le festival Drôles de Chouettes s’y associe par ailleurs, à travers une soirée « Girl Power » le 10 octobre, dédiée à l’humour féminin, et une soirée de gala le 11, dont les bénéfices seront reversés à cette collecte.

    Infos et cagnotte sur le page Facebook du CHIBLL

  • « On n’est pas venus en grands sauveurs d’emplois »

    « On n’est pas venus en grands sauveurs d’emplois »

    La Marseillaise : En 1999, vous cofondez l’entreprise Ipsogen de diagnostic in vitro, qui devient HalioDx, avant d’être rachetée en 2021 par Veracyte. Lorsqu’en 2025, cette entreprise américaine lâche le site, que se passe-t-il pour vous ?

    Stéphane Debono : Avec l’autre cofondateur d’Ipsogen, Vincent Fert, on voulait créer une société pour aider les innovateurs du diagnostic en santé humaine à concevoir, industrialiser, produire et expédier à leurs clients leurs innovations. On avait ce projet en tête quand on a vu que Veracyte cherchait un repreneur pour le site marseillais. Ça nous semblait une très bonne idée de reprendre une partie de l’activité de notre ancien site. On n’est pas revenus en grands sauveurs d’emplois, mais parce qu’on a un projet qui fait sens. Avoir pu récupérer une équipe avec 25 ans de réalisation nous permet de démarrer avec des fondations solides.

    Ce sont donc 38 postes, sur les 164 que comptait Veracyte, que votre offre a permis de préserver ?

    S.D. : Oui, c’est l’offre faite au tribunal : 38 immédiatement avec un engagement d’embaucher six personnes supplémentaires et créer deux postes de direction.

    Pourquoi ne pas avoir repris toute l’activité ?

    S.D. : Après le rachat en 2021 par Veracyte, les activités sur le site à Marseille ont évolué. Notamment avec une grosse activité de développement de produits pour des sociétés pharmaceutiques ou spécifiques à cette entreprise. Ce sont ces activités qu’on ne reprend pas parce qu’elles sont trop formatées pour Veracyte. Le projet d’Hélio Diagnostics, c’est de proposer notre savoir-faire de 25 ans d’expérience pour aider à développer des diagnostics en oncologie, mais aussi en maladies infectieuses, dans le domaine du vétérinaire ou l’agroalimentaire. Il n’y a pas de limite à ce projet.

    Pourquoi reprendre le site marseillais ?

    S.D. : D’abord, pour hériter d’une expérience de 25 ans. Puis, c’est bien de pouvoir renforcer l’image européenne de l’innovation et de l’industrie du diagnostic. On est impliqués dans l’écosystème marseillais depuis 25 ans et cet impact local est important. Et puis c’est beau ce qui a été construit à Marseille, cette dynamique du pôle santé régional. Si on peut contribuer à tout ça, on en est fiers.

  • Se mobiliser pour Octobre rose et vaincre la maladie

    Se mobiliser pour Octobre rose et vaincre la maladie

    « Nous sommes 14e sur 17 régions en termes de dépistage organisé », lance Valérie Giacomazzi pour la Région Sud rappelant être particulièrement impliquée par son métier d’infirmière et au contact quotidien de cette maladie. Et de rassurer : « C’est un problème qui nous concerne tous, de ce fait, la Région continuera à être aux cotés des organismes de santé pour combattre cette maladie. » La représentante de l’ARS, Eléna Nerriere confirme : « Nous sommes très engagés dans ces missions de dépistage car les besoins et constats sont très alarmants dans notre région. C’est important d’avoir des temps forts pour pouvoir marquer les esprits. » Du côté de l’assurance maladie, Gilles Guash assure que devant de tels chiffres « une reprise des invitations pour les femmes concernées, avec une relance au bout de 6 mois a été organisée depuis l’an passé. Par mail, par message ou par courrier, tout est fait pour maximiser la chance de bien arriver ». Pas de doute, « il est très important de faire rentrer la culture du dépistage depuis le plus bas âge », abonde Ysabelle Paoletti de la CPAM13. C’est donc un maillage avec de nombreux acteurs qui œuvrent de concert pour pouvoir développer les dépistages et faire reculer la maladie.

    Brigitte Séradour est la présidente du Centre régional de coordination des dépistages des cancers Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur (CRCDC Sud Paca). Elle est missionnée par le ministère de la Santé, pour organiser les programmes de dépistage des cancers du sein, colorectal et du col de l’utérus. Depuis plus de 30 ans, la radiologue a pour objectif de développer et renforcer le dépistage organisé tous les 2 ans, chez les femmes de 50 à 74 ans. Pour elle, le combat du dépistage se mène à la fois sur le front de l’imagerie mais aussi sur celui de la santé publique. « En 2024, le taux de participation au dépistage était de 34,3% en Paca, un chiffre en deçà de la moyenne nationale. Il est urgent de renforcer l’information et de faciliter l’accès au dépistage pour toutes les femmes », pose-t-elle en préambule de son intervention. L’objectif est de dépasser les 70% comme des pays européens dont l’Espagne et l’Italie. « C’est la 2e cause de cancer dans le monde avec 2,3 millions de cas en 2022 et 660 000 décès. C’est le 1er cancer féminin avec plus de 61 000 nouveaux cas en France en 2023 », poursuit la radiologue. Et de préciser : « Les Bouches-du-Rhône sont les plus dépistés de France mais les femmes se moquent du système. Elles ne rentrent pas dans le cadre du dépistage organisé et ne bénéficient donc pas de la seconde lecture. » C’est-à-dire ? « En clair, dans les années 80, au début du programme, on avait 15% de cancers en plus, maintenant nous ne sommes plus qu’à 5% rattrapés par la seconde lecture. »

    Le dépistage organisé permet aussi d’avoir des statistiques, on peut comparer l’évolution. Il y a aussi de bonnes nouvelles, comme l’arrivée de l’intelligence artificielle (IA). « Si elle ne peut remplacer l’humain, elle s’interpose entre la 1ère et la 2e lecture offrant ainsi un rôle d’aide à la détection. Les 1er résultats seront présentés en octobre 2025. Et les définitifs en 2027 », annonce le directeur Patrice Heid du CRCDC Sud Paca.

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