Tag: Départements

  • L’œnotourisme, une priorité pour les Vignerons Indépendants

    L’œnotourisme, une priorité pour les Vignerons Indépendants

    Pour son assemblée générale, la Fédération des Vignerons indépendants Var Alpes Corse avait l’embarras du choix parmi les sublimes domaines viticoles qui jalonnent ses départements d’appartenance (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Corse-du-Sud, Haute-Corse et Var). Elle a choisi celui de Bunan, jonché dans les premières pentes de la Sainte-Baume, à la Cadière-d’Azur.

    Créée en 1979 au niveau national, la Fédération accompagne au quotidien ses 7 000 vignerons-adhérents dans la défense de leur métier, en tant qu’organisation syndicale, s’appuyant à cet égard sur 33 fédérations départementales, et fait remonter leurs demandes au niveau national. Elle contribue à améliorer les compétences des vignerons dans tous les aspects de leur activité à travers de nombreux services : conseils, notamment juridiques, conditions d’achats privilégiées, formations, informations… Elle constitue un relais entre l’adhérent et la Confédération nationale, les douanes, les fraudes, la Chambre d’Agriculture, l’interprofession, les Organismes de défense et de gestion (ODG), et de manière générale tous les organismes professionnels agricoles et institutions publiques.

    À l’heure de dresser le bilan 2025, un petit contraste apparaît de prime abord : malgré un chiffre d’affaires en hausse (+8,3%, de 625 000 à 677 000 euros), la Fédération des Vignerons indépendants Var Alpes Corse enregistre un déficit de 73 000 euros. « Il était budgété », rassure son trésorier Pierre Boyer, qui avance une trésorerie de plus de 400 000 euros et des capitaux dépassant les 1,1 million d’euros.

    Entre communication

    et simplification

    En cause : l’augmentation du budget communication (+78 000 euros). « La communication devient importante par la force des choses. Exister ne suffit pas, il faut le faire savoir », martèle Ludovic Walbaum, secrétaire général de la Fédération des Vignerons indépendants de France, qui avait fait le déplacement. Cela passe par le développement des packagings, mais surtout, de l’œnotourisme, « un aspect économique important », alors qu’il « paraissait inconcevable de faire payer les visites de nos exploitations il y a quelques années », soutient Ludovic Walbaum. Dans cette optique, la Fédération locale a lancé la plateforme « Passez au domaine », une sorte d’appli de rencontres avec les domaines viticoles, basé sur un faux questionnaire de personnalité, qui fonctionne en réalité par géolocalisation pour drainer de potentiels clients chez le vigneron le plus proche d’eux. Celle-ci recense plus de 3 000 visites depuis son lancement l’été dernier.

    Autre cheval de bataille pour l’œnotourisme : la simplification. « Nous vivons une crise profonde marquée par des charges toujours plus lourdes », déplore Nathalie Roubaud, présidente des Vignerons indépendants Var Alpes Corse. « Et il n’y a toujours pas d’assouplissement des règles, ni de clarification fiscale. » Un certain nombre de freins sont relevés : règles d’urbanisme inadaptées, cadre fiscal, délais de traitement… Des obstacles que la mission interministérielle sur l’agritourisme, à laquelle a participé la Fédération, et dont le rapport a été déposé fin mars, doit participer à assouplir, bien qu’aucune mesure n’ait encore vu le jour. « Mais désormais, les mondes de l’agriculture et du tourisme se parlent », positive Ludovic Walbaum. Toujours dans une visée de simplification, ce dernier milite pour la création d’un guichet unique européen des droits d’accises (impôts indirects frappant certains produits, dont le vin), pour faciliter la vente aux particuliers européens, qui demeure bien souvent un casse-tête fiscal.

  • L’Unicef met en lumière les droits des enfants

    L’Unicef met en lumière les droits des enfants

    « On fait comprendre aux enfants qu’ils ont des droits et une véritable valeur », explique Stéphane, bénévole à l’antenne de Gap de l’Unicef. Formé par l’organisation, il intervient dans les écoles pour informer les élèves sur leurs droits. « Il y a toujours à faire, même en France, bien que la situation soit moins grave que dans d’autres pays », ajoute-t-il. Brigitte Pinel Pedro, bénévole dans les Hautes-Alpes, précise : « Les enfants sont les premières victimes des guerres. Ils ne peuvent pas se débrouiller seuls dans ce monde, c’est pour ça que la Convention des droits de l’enfant est aussi importante. » Mais alors, quels sont ces droits ? Il en existe quatre principaux, explique Bruno Enjolras : « La non-discrimination, chaque enfant, peu importe d’où il vient, a les mêmes droits. Le droit pour les enfants de donner leur avis. Aussi, l’intérêt supérieur de l’enfant, car toutes les décisions prises par les adultes doivent s’y inscrire. Enfin leur prise en compte dans les politiques publiques. » Le secrétaire général revient sur la situation en France : « Le suicide est la première cause de mortalité chez les adolescents. Un enfant meurt sous les coups d’un proche tous les cinq jours. » Après la diffusion d’un court-métrage sur la santé mentale, il insiste : « Les enfants doivent avoir conscience de leurs droits, cela peut les pousser à parler, se confier et éviter le pire. »

    Former aux droits des enfants

    Maeva, jeune ambassadrice de l’Unicef, revient sur l’organisation des Gap Good Game, un événement autour du jeu et du numérique : « Nous avons présenté une exposition en réalité virtuelle pour sensibiliser aux droits à l’éducation et à l’importance de l’eau. » Le président détaille sa volonté, cette année, de développer les partenariats « écoles amies » qui ont pour objectif de former les acteurs éducatifs aux droits des enfants, et ainsi les diffuser plus largement dans les départements de la région Paca. Bruno Enjolras rappelle que les élections municipales représentent un enjeu important : « Si les valeurs de l’Unicef ne sont pas intégrées par les mairies, le travail peut devenir difficile. » La journée s’est terminée par une table ronde animée notamment par la pédopsychiatre Pascale Louarn et la sophrologue Marie-Lyne Rozanes autour de la santé mentale des enfants et des adolescents. « Une thématique devenue centrale depuis la crise du Covid-19, qui a accentué le mal-être des jeunes », rappelle Morgane, également bénévole.

  • L’Entraide 13 passe la main à Habitat et Humanisme

    L’Entraide 13 passe la main à Habitat et Humanisme

    Le sort de l’association Entraide des Bouches-du-Rhône a été scellé, lundi 2 mars, devant le tribunal des activités économiques de Marseille, qui a validé l’offre d’Habitat et Humanisme Soin et ordonné la cession de l’intégralité des établissements exploités, à ce jour, à cette association lyonnaise. Les six Ehpad et quatre résidences autonomie sont cédés pour 7,48 millions d’euros, dont 6,8 millions d’actifs immobiliers. La valeur très théorique du parc immobilier était estimée à 33 millions d’euros.

    Ce choix d’une « offre viable » venue de l’économie solidaire « permet de préserver 448 emplois et de maintenir 725 personnes âgées dans leur lieu de vie actuel, et d’entrevoir des perspectives positives de renouveau avec les différents investissements prévus, notamment pour les travaux de rénovation et de réhabilitation », expose le tribunal dans son jugement de 23 pages.

    Le scénario catastrophe redouté est évité

    La résidence du Roy d’Espagne (dans le 8e à Marseille) ne pouvait être dans le deal puisque fermée en juillet 2024 et préemptée par la Ville de Marseille pour y créer une « résidence autonomie de nouvelle génération », qui sera confiée au CCAS. L’Ehpad du Clos Saint-Martin, à Pélissanne, n’est pas non plus concerné, ayant été fermé par l’ARS en septembre 2025 après le constat de graves dysfonctionnements.

    Malgré un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros en 2024, la situation de l’Entraide 13 n’avait cessé de se dégrader avec un résultat négatif de 4 millions d’euros, qui rendait impossible tout plan de continuation. Huit candidats s’étaient manifestés. Trois offres sérieuses ont été déposées in fine, mais une seule exposée à la barre du tribunal. Le sérieux de l’offre de l’association lyonnaise a convaincu les magistrats. Habitat et Humanisme Soin assure déjà la gestion d’un réseau de 59 établissements d’accueil et de soins de seniors dans 20 départements, soit près de 4 900 lits et emploie environ 2 000 salariés.

    L’Agence régionale de santé et le conseil départemental avaient émis un avis très favorable à cette reprise, qui « n’implique aucune fermeture de site et préserve au mieux les intérêts des résidents et de leurs familles et des salariés ». En effet, 448 des 468 emplois sont sauvés « avec leurs droits acquis », soit 96% des emplois. Les 20 salariés du siège social d’Entraide ne sont pas repris, ce qui doit conduire à 18 licenciements. L’administratrice judiciaire de l’Entraide a été entendue, elle qui soulignait qu’un effort devrait être fait par le repreneur « pour apaiser le climat social concernant les droits acquis des salariés repris ».

    La somme totale déclarée au passif, au jour de l’audience du 17 février, est de 59 millions d’euros, dont 22 millions contestés, soit une somme finale qui avoisine les 40 millions d’euros tout de même, composée à 80% de dettes bancaires et 20% de prestataires. Le Département reste garant de certains prêts bancaires à hauteur de 12 millions d’euros. Si le tribunal se dit conscient de « l’impact économique » de cette cession pour les contrats non transférés, il retient « l’effort financier manifestement réel, même s’il ne permettra pas un apurement direct du passif ».

    Si le prix de cession fixé à 7,48 millions d’euros est « décorrélé de la réalité du passif », le tribunal considère que le coût total de la reprise est en réalité de 32 millions d’euros en tenant compte des congés payés, des départs à la retraite, de l’hypothèque de l’Ehpad La Marylise (dans le 11e à Marseille), des dépôts de garanties et des fonds de roulement à reconstituer, des travaux de réhabilitation et de remise aux normes estimés à 12,5 millions d’euros sur un parc assez vétuste.

    Une trentaine de contrats sont repris. Pas celui de la restauration collective conclu en 2024 avec la société marseillaise Ascent pour 5 ans, ce qui est « de nature à inquiéter tant ses prestations sont essentielles à la poursuite de l’activité », énonce le tribunal, qui prend acte toutefois d’échanges en cours entre les parties. L’ARS et le Départemental se sont engagés à procéder au transfert effectif des autorisations d’exploitation nécessaires au repreneur dans les 48 heures. La période d’observation a été prolongée jusqu’au 22 juillet 2026.

    Un « heureux dénouement » pour le CD 13

    « Je dirais ouf et enfin ! » réagit Jean-Marc Perrin (DVD), conseiller départemental, l’autorité de tutelle. « Nous sommes heureux et soulagés de ce dénouement. C’est la fin d’un long processus judiciaire qui évite une casse sociale terrible et la perte d’une capacité d’un millier de lits en grande majorité habilités à l’aide sociale », salue l’adjoint au bel âge, à l’archéologie et la paléontologie. « Nous avons travaillé main dans la main avec l’ARS pour éviter une catastrophe. Habitat et Humanisme sont de vrais pros compétents qui gèrent déjà 60 établissements, qui ont la fibre des bailleurs sociaux et de l’habitat inclusif. Quand j’entends que les anciens dirigeants de l’Entraide essayent de trouver des responsabilités chez les autres, je rappelle qu’en sortie du Covid et en plein scandale Orpea, et alors qu’ils commençaient à être dans le rouge, deux dirigeants se sont augmentés de presque 30% en 4 ans, alors, qu’ils balayent devant leur porte ! »

  • La région Sud au fil des stands au Salon de l’agriculture

    La région Sud au fil des stands au Salon de l’agriculture

    Dans le hall 7, entouré des stands des départements l’institution provençale met en valeur les AOP, IGP et label bio de ses huiles d’olive, vins rosés et fruits et légumes de son territoire. Les vins régionaux seront particulièrement mis en avant grâce à un parcours œnologique « avec des temps de dégustation et de présentation des appellations contrôlées ». Un espace cuisine permettra également aux visiteurs de découvrir les saveurs provençales. Enfin, l’espace producteur laissera le loisir de tout un chacun d’échanger directement avec ceux qui travaillent la terre, en favorisant les circuits courts. Durant les deux semaines du salon, différentes activités seront également proposées notamment sur l’anti-gaspillage et la souveraineté alimentaire.

    Vaucluse : un marché couvert de la gastronomie

    Pour cette nouvelle année de présence sur le salon de l’agriculture, c’est sous la forme d’une halle que le Vaucluse va investir le parc des expositions. Des producteurs du département échangeront avec les visiteurs dans une reproduction d’un marché couvert. Agriculteurs, viticulteurs, apiculteurs, distillateurs et chefs cuisiniers seront ainsi présents sur ce stand, offrant la découverte des vins vauclusiens et de sa gastronomie. Le champion du monde de Burger sera également présent mercredi 25 février pour proposer des hamburgers avec des produits vauclusiens. Il sera également possible pour les visiteurs de découvrir la traditionnelle soupe au pistou.

    Var : littoral, forêts, rosé et mimosa

    Le stand façon crique méditerranéenne (paillote, pointu [barque de pêche traditionnelle], bar à coquillages), aura pour but de valoriser la viticulture – notamment le rosé, dont le Var est premier producteur mondial, l’horticulture, les produits oléicoles, et les produits de la mer. Plusieurs temps forts : lundi (9h45) une séquence dédiée à la filière du mimosa, deux tables rondes mardi : la première (10h30) sur les « vocations aux métiers agricoles et de la pêche traditionnelle », en lien avec les bénéficiaires du RSA, la seconde sur « l’agroforesterie dans le Var », et les enjeux de protection de la forêt dans un département qui en est recouvert à plus de 70%. Enfin, les visiteurs pourront profiter des stands (vins, plats traditionnels, cosmétiques…) tenus par 18 exposants, pour découvrir les spécialités locales.

    La pomme des Alpes-de-Hautes-Provence fait le voyage

    Cultivée entre le froid alpin et l’air méditerranéen, la pomme des Alpes de Haute Durance est le fruit d’un savoir-faire et d’un terroir unique que le département des Alpes-de-Hautes-Provence a décidé de mettre à l’honneur pour cette 62e édition du salon de l’agriculture. Des producteurs engagés seront présents dès ce samedi pour présenter ce fruit, labellisé IGP. Un espace dégustation permettra également de découvrir chaque jour les produits et saveur du département.

    Enfin, le réseau « bienvenu à la ferme » organisera différentes activités pour faire découvrir le monde agricole au plus grand nombre, avec des jeux ludiques pour les familles.

    Tourton, bleu du Queyras et ravioles pour les Hautes-Alpes

    Dans un écrin de bois de mélèze, les Franciliens pourront se croire quelques instants dans les Hautes Alpes, au sein du stand du département. L’occasion pour ces derniers de découvrir la diversité des spécialités alpines : tourton, bleu du Queyras ou encore ravioles. Une cantine haute alpine sera ouverte pour permettre aux visiteurs de se sustenter grâce aux produits locaux de ce territoire. Le bistrot des Hautes-Alpes sera aussi l’occasion pour les curieux de découvrir les différents alcools et boissons, typiques des cols enneigés du département : du vin au jus de fruit en passant par des spiritueux.

  • Bouches-du-Rhône : trois plans de massif à revoir pour mieux prévenir les feux

    Bouches-du-Rhône : trois plans de massif à revoir pour mieux prévenir les feux

    La Métropole Aix-Marseille-Provence programme des études d’actualisation de trois nouveaux plans de protection de la forêt contre les incendies. Ces Plans de Massif pour la Protection des forêts contre l’incendie (PMPFCI) sont la déclinaison opérationnelle d’une stratégie globale définie par le plan départemental de Protection des forêts Contre l’incendie (PDPFCI) pour la décennie 2023-2032.

    Avec 24 massifs forestiers, les Bouches-du-Rhône sont l’un des départements français soumis au plus fort risque d’incendie de forêt sur la région méditerranéenne. Le département compte 185 000 ha de surfaces boisées, soit près de 30% de son territoire. Le mois de juillet 2025 a été particulièrement dévastateur avec le grand incendie des Pennes-Mirabeau qui a ravagé 750 ha et détruit ou endommagé 90 maisons, ou les incendies de Martigues des 17 et 20 juillet qui ont parcouru 240 ha de zones boisées. Les risques ne cessent de croître. On dénombre 250 départs de feux par an pour une surface brûlée de 1 900 ha par an, environ, dans le département. Près de 90% des départs de feu ont une origine humaine, accidentelle ou criminelle. En 2022, 477 feux avaient détruit 1 830 ha.

    Les études programmées par la Métropole porteront sur trois massifs implantés au nord, nord-est et nord-ouest d’Aix-en-Provence : d’abord le plus vaste avec 50 000 ha, le massif du Concors Sainte-Victoire labellisé Grand site de France. Sa dernière étude réalisée par l’Office National des Forêts (ONF) remonte à 2014. Cet ensemble paysager s’étend sur 17 communes et bénéficie d’une inscription Natura 2000 pour ses espèces et son habitat exceptionnels. Le grand incendie de la Sainte-Victoire d’août 1989, qui avait ravagé 5 000 ha, avait suscité une émotion nationale et marqué une prise de conscience sur la nécessité de refonder et de renforcer les moyens de prévention.

    Le massif des Quatre Termes, compris entre les communes de Lambesc, Pélissanne, Coudoux, Éguilles et Saint-Cannat, fait l’objet d’un plan à partir d’études de l’ONF en 2012. C’est l’un des massifs sensibles statistiquement le moins touché par les départs de feu.

    Le plan de massif des Collines de Lançon lié au précédent a été étudié en 2018. Très exposé au mistral, il présente un risque élevé, d’où son compartimentage et son fort maillage en pistes DFCI.

    Prévenir les mégafeux

    Pour ces trois massifs, il s’agit de dresser l’historique des feux et une cartographie sur les trente dernières années, avec l’analyse des départs de feu et les retours d’expérience sur les incendies marquants, l’état de ses ouvrages DFCI (pistes, citernes, vigies) ou encore l’examen des couloirs potentiels de propagation. Un état du milieu naturel comprenant la cartographie des obligations légales de débroussaillement et un inventaire de tous les équipements et travaux de DFCI sont requis.

    Cette actualisation doit permettre d’intégrer l’évolution du risque incendie dans les dix prochaines années au regard du changement climatique et de l’apparition des mégafeux supérieure à 1 000 ha qui ont un impact profond et durable sur les zones urbaines et économiques.

    Les orientations stratégiques devront déboucher sur un programme d’actions DFCI qui fera l’objet d’une concertation la plus large possible avec les acteurs locaux et départementaux : DDTM, conseil départemental, ONF, communes, Métropole, propriétaires forestiers, CCFF, sociétés de chasse, associations locales environnementales et autres usagers de la forêt.

  • Jour d’hommage et de fête pour les sapeurs-pompiers

    Jour d’hommage et de fête pour les sapeurs-pompiers

    Un instant « solennel » pour « honorer le souvenir » des disparus mais aussi un « moment de reconnaissance en cette année intense, sans aucun répit ni sur le front du secours ni sur celui des feux », a introduit ce samedi 6 décembre, Richard Maillé, président du Sdis (Service départemental d’Incendie et de Secours) 13 à l’occasion de la cérémonie de la Sainte-Barbe, protectrice de ceux qui affrontent le feu et le danger.

    Dans le hall cathédrale de l’Hôtel du Département, des hommes et femmes casqués plutôt habitués au terrain, à raison d’une intervention toutes les 3 minutes. Le Sdis 13 étant l’un des plus importants de France avec 1 250 sapeurs-pompiers professionnels et 4 700 volontaires. La collectivité poursuivant une « politique volontariste du recrutement malgré la pression financière », s’est félicité Richard Maillé, ils seront 75 à venir compléter les rangs annonce-t-il. Soit une augmentation de plus de 23% en dix ans, ajoute-t-il.

    « Depuis 2015, nous mettons en avant la protection des biens et des personnes », a martelé Martine Vassal, présidente DVD du Département qui en a profité pour adresser un message au préfet Jacques Witkowski.

    Un « modèle atypique »

    « J’espère que vous resterez un long moment dans nos murs, je suis persuadée que vous allez être l’homme de la situation », a-t-elle lancée, rappelant que « nous sommes dans un département particulier où vous avez tous les risques sauf celui des avalanches ». Pour les pompiers, « pas d’économie, que des dépenses pour du matériel et des casernes du XXIe siècle », poursuit l’élue qui prévient : « Les recettes ne sont pas extensibles. » Pour elle, « les départements sont en danger », estimant que « sans eux c’est une régression de la démocratie ». Elle insiste : « Il va falloir qu’au plus haut niveau de l’État, on travaille sur l’équation des recettes et des dépenses, Monsieur le préfet. »

    Le représentant de l’État se bornera à la lecture du message de Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, défendant un « modèle atypique fondé sur le volontariat qui nous oblige ». Les sapeurs pompiers vont également pourvoir bénéficier de trimestres supplémentaires pour la retraite « dans un décret pris dans les prochains jours », a promis le ministre.

    Cette cérémonie a également été l’occasion de remise de médailles de la sécurité intérieure, échelon bronze argent ou or, et de casques pour la 55e promotion de professionnels, baptisée du nom d’Emma Bouquet, tragiquement décédée à 21 ans en février et, volontaire au centre d’incendie et de secours d’Eyguières depuis 2 ans.

  • Le projet d’arrêté anti poids lourds entre les mains de la préfecture

    Le projet d’arrêté anti poids lourds entre les mains de la préfecture

    Le projet transmis

    La municipalité d’Avignon annonce, dans un communiqué émis ce mercredi 22 octobre, avoir transmis, ce lundi 20 octobre, un « projet d’arrêté expérimental de limitation de la circulation des poids lourds de plus de 38 tonnes sur la rocade Charles-de-Gaulle ». Cette mesure s’appliquerait de 7h à 19h, du carrefour avec l’avenue Pierre-Semard à celui avec l’avenue de Tarascon, pour une durée d’un an à compter de sa validation par la préfecture.

    La ville d’Avignon précise que ce « projet d’arrêté actuel est le plus proportionné possible, visant la plus haute classe de poids lourds, sur les heures les plus chargées de la journée, lorsque la congestion routière est la plus massive, le trafic piéton et vélo le plus important, lorsque les habitants amènent leurs enfants à l’école ou font leurs courses, et où, en conséquence, l’exposition à la pollution, au bruit et à l’insécurité routière est la plus prégnante ». Un suivi est mis en place, au fil de cette année d’expérimentation, à l’aide de différents indicateurs. Et ce, pour « en apprécier les effets et éventuellement le réajuster ».

    La préfecture attendue

    C’est donc désormais au préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, de trancher sur la question. Un dossier de longue haleine, car la préfecture avait déjà refusé un premier projet en 2019, qui s’appliquait, lui, aux poids lourds de plus de 19 tonnes. Contacté, le préfet « ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet à ce stade ». Depuis ce refus, la mairie d’Avignon assure avoir réalisé un « énorme travail d’affinage entre 2022 et 2025 ». Et ce, avec des « dizaines » de réunions politiques et techniques, bilatérales et plénières.

    Motivations sanitaires

    La motivation principale de cette décision est notamment sanitaire. La municipalité explique que, bien qu’il faille « maintenir la desserte économique » du territoire, il faut assurer « la protection des populations, confrontées depuis de trop longues années à la pollution de l’air, aux nuisances sonores et à une insécurité routière ». En effet, plusieurs milliers de poids lourds défilent au quotidien sur l’axe autour duquel vivent plus de 17 000 habitants, « exposés depuis de trop longues années à une circulation routière disproportionnée en cœur de ville », souligne la municipalité.

    Un projet également soutenu par la section d’Avignon-Morières-Le Pontet du PCF, qui demande, dans un communiqué, que « la santé des habitants devienne une priorité ». « Sur la rocade d’Avignon, où la circulation dense génère des taux élevés de particules fines, les riverains, notamment les enfants issus de familles modestes, sont particulièrement touchés par l’asthme, la bronchiolite et d’autres pathologies chroniques ».

    D’autant que le projet de Zone à Faibles Émissions, dont la mise en place était prévue par le Grand Avignon, est pour l’heure à l’arrêt. En effet, l’Assemblée nationale a voté la suppression de celles-ci, en juin dernier. Et ce n’est pas près de revenir à l’agenda parlementaire.

    Une forte opposition

    Ce projet d’arrêté ne fait pas l’unanimité, avec, en parallèle, l’arrêt de la Liaison Est-Ouest (LEO), que beaucoup estiment être la solution, contrairement à Avignon et au Grand Avignon. À commencer par les organisations syndicales de transporteurs, qui estiment que cette interdiction forcerait leurs engins à un long détour et nuirait aux entreprises locales. Ainsi que les élus des Bouches-du-Rhône, qui ne veulent pas voir un flot de véhicules débouler sur leur territoire.

    La CGT cheminots affiche une position plus nuancée. La mesure « mettrait à l’arrêt le terminal ferroviaire multimodal de Champfleury » pointe le secrétaire général, Loïc Guigou. « Au regard des enjeux de santé publique, cet arrêté est normal », affirme pour sa part Williams Juan, secrétaire CGT cheminots 84 qui estime cependant qu’il « aurait fallu trouver des alternatives en amont ».

    Dominique Santoni, présidente (LR) du Département de Vaucluse, est aussi opposée au projet. « Aujourd’hui, interdire les poids lourds sur la rocade, de la manière dont c’est fait, ça me paraît aberrant. On a quand même trois départements qui ont donné des avis défavorables. Le préfet de région n’a pas l’air d’être non plus pour. Et on force, on force » confiait-elle, en septembre dernier. « Je comprends parfaitement les enjeux de santé publique, mais on va les envoyer où, ces camions ? La solution, c’est la LEO. On met la charrue avant les bœufs. »

  • La gauche dénonce « une saignée » budgétaire volontaire

    La gauche dénonce « une saignée » budgétaire volontaire

    Martine Vassal et son exécutif ont voulu se montrer rassurants. Malgré 2,2 milliards de dette attendus lors du vote du compte administratif 2025, et une capacité de désendettement de 18 ans, « le bateau est piloté et bien piloté », martèle la présidente (DVD), « Oui le département est solide, oui il agit, oui il regarde l’avenir avec confiance ». Un discours de la méthode (coué) approfondi par Yves Moraine (LR), son rapporteur des finances, en abordant la décision modificative (DM 2) du budget 2025. Saluant un « exercice exceptionnel » pour un budget voté à l’aveugle « sur la base d’un projet de loi de finance qui n’a jamais vu le jour », lui aspire « aux encouragements ».

    Enchaînant les parallèles avantageux avec « la situation dramatique des 100 départements de France », l’avocat s’attribue les bons points, expliquant que depuis 2022, la baisse des Droits de mutation à titre onéreux, a fait perdre à la collectivité 500 millions, l’équivalent de plus d’une année d’investissement.

    L’élu de droite y ajoute « la contrainte des dépenses sociales et de la solidarité » qui « contenu de la situation de sa ville centre », représentent 63 % des dépenses contre 54% en moyenne en France. Insistant sur le fait que le choix a été fait de recourir à l’emprunt pour maintenir l’investissement, ce dernier juge enfin bon de rappeler que le Conseil départemental « dépense moins pour son personnel que la moyenne des départements ».

    « Variables d’ajustement »

    « Finalement tout va bien, pourquoi sommes-nous inquiets ? », ironise Audrey Garino pour le groupe communiste estimant que « cette DM s’inscrit malheureusement dans la continuité du budget d’austérité et de renoncement » voté l’an dernier.

    Évoquant des coupes de 400 000 euros dans la culture, 600 000 dans le sport, 600 000 euros dans la jeunesse, elle, dénonce « une saignée volontaire à défaut d’être assumée » : « Les habitants de nos territoires ne sont pas des variables d’ajustement permettant d’équilibrer vos comptes publics que vos défaillances et vos choix politiques ont grandement fragilisés », glisse-t-elle.

    Plus qu’une « gestion rigoureuse », Azad Kazandjian (PS) pointe un « essoufflement financier inquiétant qui trahit des années d’arbitrages politiques hasardeux centrés davantage sur la communication que sur une véritable stratégie d’investissement au service des habitants ».

    Nouriati Djambae, l’élue écologiste, en remet une couche faisant le lien entre la mobilisation, au même moment devant le Département (lire encadré), d’associations travaillant dans l’aide sociale à l’enfance, « des associations qui protègent nos enfants, étranglés par des coupes budgétaires insensées, des éducateurs épuisés, des jeunes en détresse », et un rapport de la commission permanente actant l’achat d’une villa pour loger le sous-préfet d’Aix, « dans le confort le plus parfait ». « Voilà donc le sens des priorités », tance cette dernière.

  • Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    « Avec l’IUT Rénov, nous offrons à 800 étudiants un campus moderne, durable et exemplaire », a déclaré le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, en précisant que la collectivité a investi 3,5 millions d’euros « pour donner à notre jeunesse les meilleures conditions d’études et à notre territoire les talents dont il a besoin pour relever les défis de demain ».

    Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de rénovation du campus de La Garde, avec pour objectif la préservation des ressources. Il comprend notamment la création d’îlots de fraîcheur pour renforcer la biodiversité, des toitures végétalisées, des panneaux photovoltaïques, ainsi qu’un raccordement à une chaudière biomasse afin de réduire l’empreinte énergétique. Une gestion optimisée des eaux pluviales complète ce dispositif

    Dans le cadre de cette démarche d’éco-campus, l’Université de Toulon a d’ailleurs été lauréate du Prix d’excellence de la planification écologique 2024, qui récompense les initiatives financées par la Région en faveur de l’adaptation du territoire au changement climatique et écologique.

    Éco-campus exemplaire

    « Désormais, les étudiants en génie industriel et maintenance et génie électrique et informatique industrielle vont étudier dans des conditions idéales », s’est félicitée la vice-présidente de la Métropole, Josée Massi (SE). Elle a salué le regroupement de ces deux départements, qui témoigne, selon elle, de la volonté de l’Université de Toulon de « mutualiser les locaux » et de sa « capacité à créer une synergie qui sera bénéfique aux deux filières ».

    L’occasion de rappeler, également, que « ce bâtiment est la première étape d’une restructuration globale de l’IUT, autour de quatre ensembles immobiliers ». Une « politique volontariste », insiste-t-elle qui vise à donner « les moyens à notre territoire de devenir une référence en matière de vie étudiante ».