Tag: département

  • Un centre d’imagerie médicale pour la clinique de l’Étoile à Aix

    Un centre d’imagerie médicale pour la clinique de l’Étoile à Aix

    Proche de la bâtisse mère de la clinique de l’Étoile, de nouveaux locaux sont récemment sortis de terre. 530 mètres carrés de bâtiments préfabriqués abritent désormais un IRM, et un scanner. Le centre d’imagerie, qui accueille déjà les patients depuis cet été va « compléter l’offre de soins qu’on avait sur l’Étoile, et pour les patients ici, mais aussi pour les patients de l’extérieur », précise sœur Marie Foucault, médecin généraliste. Ces machines ? « La technologie au service de l’humain », conclut-elle. Et installées dans un lieu « imaginé en circuit et en consultation avec nos équipes », précise de son côté Hugues Lebel, directeur de l’établissement.

    Une maternité à l’origine

    À la fois association à but non lucratif et établissement de santé privé d’intérêt collectif, la clinique est une référence sur le territoire en termes de service mère-enfant. Celle-ci vient de fêter ses 50 ans et la naissance du 100 000e bébé. Historiquement née comme maternité, la clinique propose désormais une offre plus large d’accompagnement, allant de la périnatalité, au post-partum, en offrant aussi soins et prise en charge autour de la fertilité, la ménopause… Sans compter son pôle orthopédique pour enfant, son centre de rhumatologie, son travail de dépistage du cancer… « On s’intègre aussi dans toute la vision portée par L’agence régionale de santé (ARS) et les CPAM, qui se demandent comment l’on peut diminuer le coût de la santé, en améliorant le diagnostic, en évitant les reprises, en comprenant donc mieux ce qu’il se passe », contextualise Hughes Lebel. L’investissement massif dans ce nouveau matériel, pour l’établissement – avec une caution financière du Département et de la Ville d’Aix ont permis de financer ce projet entre 5 et 6 millions d’euros – est l’une des étapes de son plan Clinique 2030, qui va vers la multiplication de ses offres de soin, notamment dans les hospitalisations de jour qui se développent sur la clinique. « Les gens qui viennent à l’Étoile viennent de très loin », précise Hughes Lebel, qui estime que d’ici janvier 2027, 18 parcours devraient composer l’offre de l’Étoile.

  • Sensibilisation aux dangers de la route au Département de Vaucluse

    Sensibilisation aux dangers de la route au Département de Vaucluse

    Objectif premier, « sensibiliser les agents des centres routiers aux risques liés à la conduite dans le cadre professionnel et personnel, au travers d’ateliers pratiques animés par des professionnels de la sécurité routière », précise la collectivité. Mais il y avait un côté plus festif. Car cette journée a aussi été choisie pour célébrer les 30 ans du Campus sécurité routière. Chaque année, un peu moins d’une dizaine de collèges sont choisis pour des ateliers de prévention. Depuis 1996, 130 000 collégiens ont été sensibilisés.

  • La 12e université de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe à Toulon pour mieux faire connaître l’Europe aux collectivités

    La 12e université de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe à Toulon pour mieux faire connaître l’Europe aux collectivités

    Jean-Louis Masson, le président (LR) du conseil départemental du Var, le revendique en toute occasion : les normes l’irritent, qu’elles soient nationales ou européennes. « On applique aux pêcheurs varois les mêmes normes que celles qu’on applique aux pêcheurs de haute mer en Bretagne ou en Normandie. On ne peut pas tout prévoir à Bruxelles, pas plus à Paris d’ailleurs, car c’est souvent l’État qui surtranspose les normes européennes », précise-t-il. Pour autant, l’Europe « est un financeur sur des sujets majeurs, comme les fonds sociaux européens, qui nous ont apporté autour de 10 millions d’euros en 2026 », admet-il. « Et il faut aller chercher ces fonds, ce serait dommage de s’en priver. »

    Pour cela, il faut être au fait des réglementations et des opportunités. C’est la mission de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe (AFCCRE), qui vise à faire davantage connaître l’Europe aux collectivités, à travers, notamment, ses universités annuelles, dont la 12e édition a lieu à Toulon ces jeudi et vendredi.

    « Maintenir la décentralisation »

    Rôle des collectivités dans le budget européen, jumelages, réseaux de coopération… Autant d’enjeux discutés durant deux jours par près de 200 participants élus, agents territoriaux et partenaires institutionnels venus de toute l’Europe. Car dans une UE sur laquelle la commission pèse fortement, et dans le contexte de la baisse de 4,9 milliards d’euros de la dotation globale de fonctionnement des collectivités locales – suite à un amendement porté par le RN dans le projet de loi de finance 2026 -, l’apport des fonds européens demeure primordial. À cet égard, « il est important de maintenir la décentralisation, pour avoir une réponse au plus près des besoins des territoires, au niveau des départements mais aussi des communes, qui peuvent bénéficier de fonds sur de nombreux projets. », affirme Mélanie Lepoultier, présidente déléguée de l’AFCCRE, présidente de la délégation française au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, et maire de Sommervieu (Calvados).

    Dans le Var, Collobrières, et sa maire Christine Amrane, également présidente de la commission Europe du département, sont de bons élèves en la matière : « À chaque fois que je peux, je vais chercher des fonds », abonde cette dernière, pour qui « on méconnaît ce que l’Europe peut apporter aux territoires. » Ces deux jours sont ainsi l’occasion de « faire remonter les problématiques locales aux institutions », pour influer sur les politiques européennes, notamment en matière « de changement climatique. Il faut construire des projets communs sur la protection de demain », milite-t-elle.

  • Contre le harcèlement, le département des Bouches-du-Rhône veut faciliter les alertes

    Contre le harcèlement, le département des Bouches-du-Rhône veut faciliter les alertes

    Déployée par la collectivité dans les établissements volontaires, la « Boîte à Maux » permet aux élèves « de signaler, en toute confidentialité, une situation de mal-être ou de harcèlement. Les équipes éducatives peuvent ainsi intervenir rapidement et apporter un accompagnement adapté aux jeunes concernés ». Cette visite était aussi l’occasion de mettre à l’honneur la Journée nationale du sport scolaire, dédiée aux élèves de 6e. Un temps fort qui « valorise la pratique sportive comme vecteur d’intégration, de santé et de cohésion au sein de la communauté éducative ».

  • [Entretien exclusif] Martine Vassal : « Je veux rétablir mon honneur et la vérité sur la Métropole »

    [Entretien exclusif] Martine Vassal : « Je veux rétablir mon honneur et la vérité sur la Métropole »

    La Marseillaise : Vous êtes restée dans une forme de réserve sur la Métropole depuis que vous en avez quitté la présidence. La situation financière de l’institution fait couler beaucoup d’encre. Pourquoi prendre la parole aujourd’hui ?

    Martine Vassal : Après l’avis de la Chambre régionale des comptes sur les finances de la Métropole, la publication de l’audit financier de la RTM m’autorise aujourd’hui à une petite mise au point après six mois de silence. Quand j’ai quitté la présidence de l’institution, le budget était prêt, il restait à faire des arbitrages pour répondre aux besoins de financement. Il n’y a jamais eu de « trou » dans les finances de la Métropole. Il y avait un pacte financier et fiscal qui avait été établi et qui se terminait en 2026. Il fallait effectivement le renouveler. Le besoin de financement sur les transports était annoncé depuis 2022. Le préfet lui-même a indiqué que la Métropole était loin d’être en faillite. Lors des dernières séances, Nicolas Isnard mais aussi Benoît Payan et Sophie Joissains ont dit haut et fort qu’il n’y avait pas de problématiques financières de l’ancienne gouvernance. Le déséquilibre financier de 144 millions, ramené à 118 millions, cela représente une somme conséquente mais sur un budget de 5 milliards ce sont des arbitrages que l’on doit faire. Il ne faut pas oublier que pendant deux années, nous avons désendetté la Métropole de 208 millions quand même. Je revendique d’avoir laissé un outil solide, parfaitement en capacité d’agir sur la totalité du territoire métropolitain. C’est à l’exécutif actuel qu’incombe de prendre désormais les bonnes décisions. Je suis en soutien de Nicolas Isnard depuis que j’ai déclaré que je ne voulais plus être présidente de la Métropole. Je suis à ses côtés. On est chacun dans nos compétences et nos responsabilités. Le Département sera au côté de la Métropole comme il l’a toujours été. Que certains tentent de faire de la politique politicienne pour essayer de mettre des coins entre lui et moi et entre nos institutions, c’est peine perdue. Au début il y a eu un problème Gaudin-Joissains, après ça a été un problème Vassal-Payan maintenant ce serait Isnard-Payan. Il ne faut pas de problèmes de personnes, rester sur les projets et l’intérêt des habitants.

    Qu’avez-vous justement à dire
    à la population qui est un peu sidérée que la Métropole n’arrive pas à voter un budget
     ? Comment expliquez-vous la situation ?

    M.V. : J’ai laissé un outil en état de fonctionnement, la bonne preuve c’est qu’à la fois la Chambre régionale des comptes, le préfet et les différents maires le disent. Ce n’est pas mon style de partir en claquant la porte et en ayant cramé la caisse. Je ne suis plus responsable des décisions prises à la Métropole. Je le redis : ce n’est pas un problème de personnes mais d’institution. Je sais que rien n’est facile parce que je suis passée par là. C’est une jeune institution, née dans la douleur. Aujourd’hui on paye les difficultés rencontrées à sa naissance. On a intérêt à trouver des solutions, il y a des enjeux d’emploi, d’attractivité, de proximité. Ceux qui trinquent ce sont les habitants et le territoire. C’est pour cela que, bien avant les municipales, j’avais dit mon souhait d’aller vers un acte III de la Métropole.

    Benoît Payan prédit une année 2027 apocalyptique pour
    la Métropole. Craignez-vous
    son explosion
     ? Avez-vous une recommandation pour l’éviter ?

    M.V. : Non. Je tourne une page, je suis en soutien. J’assumerai mon rôle en tant que présidente du Département mais je n’ai de leçons à donner à personne. Les choses ne sont jamais faciles. Ce que je dis aujourd’hui, c’est pour rétablir mon honneur et la vérité. Je suis fière de tout ce que nous avons accompli. Quand je suis partie la Métropole fonctionnait, il y avait ce besoin de financement connu de tous dès 2022. Il n’y a pas de surprise. Il y a maintenant des décisions politiques à prendre. Ensuite, il faut une loi pour modifier le périmètre métropolitain. Ça n’arrivera pas avant mars 2027.

    Faut-il augmenter la fiscalité pour trouver les ressources manquantes ?

    M.V. : Je ne veux pas que la population ou les entreprises trinquent au niveau des impôts. C’est la raison pour laquelle je me suis abstenue sur l’augmentation de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la suppression de l’exonération pour les nouvelles entreprises. Certains ont peut-être interprété mon vote différemment. Au lieu de faire de la politique politicienne à deux balles, ils feraient mieux de faire des propositions concrètes dans toutes les institutions où ils sont élus. Les gens ont des difficultés de fin de mois, le prix de l’essence explose, le prix du chariot est devenu monstrueux. Au niveau de l’État, on nous dit qu’on va faire des sacrifices sur les retraités mais derrière, on ne nous parle pas de faire des économies sur les dépenses pour arrêter le tonneau des Danaïdes.

    La fusion Métropole-Département pourrait-elle apporter une solution ?

    M.V. : Non, nous avons des compétences complètement différentes. L’acte III de la Métropole tel que je l’imagine, c’est une simplification des dispositifs, le retour de la proximité au plus près de l’habitant. Toute modification nécessite une évolution législative. Les élections de 2027 vont changer le paysage. J’ai hâte de voir ce que les différents candidats vont proposer pour que les élus locaux soient enfin respectés. On reçoit des directives d’en haut, de Paris, parfois plus fortes que celles que l’Europe nous impose et nos propositions restent lettres mortes. Nous ne sommes ni écoutés, ni entendus. Ce n’est plus acceptable.

    Vous aviez annoncé une révolution des transports mais Samia Ghali, nouvelle présidente de la RTM, met en garde contre le possible abandon du tram de la Belle de Mai pourtant structurant pour Marseille. Quelle est votre réaction ?

    M.V. : C’est bien dommage. Je pense que la mobilité est une des compétences de la Métropole sur laquelle il faut le plus miser. L’audit de la RTM montre qu’elle fonctionne normalement, comparativement à tout ce que j’ai pu entendre. Quand on voit les problématiques de déplacements des personnes, quand on s’aperçoit qu’aujourd’hui certains restent à la maison parce que la sauce leur coûte plus cher que le poisson, je pense que ce n’est pas sur ce sujet qu’il faut faire des économies. Il faut le temps de le mettre en place, mais je prône depuis longtemps l’idée de créer une société à part pour les transports où chacun prendrait sa part un peu comme la RATP. Cela permettrait de gérer mais aussi d’étendre l’offre de transports. La Belle de Mai c’est le quartier le plus pauvre d’Europe, ce projet de tramway permettrait de le requalifier. Les études sont dans les cartons, il faut acter le cheminement définitif et continuer le développement des transports sur tout le territoire. Le BHNS d’Aix les Milles est indispensable par exemple. Il y avait 7 milliards d’euros de projet, on en a fait que 3, il y a de la marge. L’argent qui nous a été donné par l’État, ce serait dommage de ne pas l’utiliser.

    Est-ce que c’est possible dans le cadre de la gouvernance actuelle ?

    M.V. : Je ne sais pas. Je ne suis pas dans l’exécutif. Il faut que chacun soit autour de la table pour prendre des décisions. Le pacte financier et fiscal, c’est le premier rapport du dernier conseil, je ne l’ai pas voté parce que je ne peux pas donner mon avis sur une chose à laquelle je n’ai pas participé. Ce que je sais c’est que les habitants ont besoin de mobilité, de pouvoir d’achat, d’accès aux soins et de sécurité. Nous, élus de la République, nous devons leur répondre. C’est ma feuille de route. Je souhaite que la gouvernance réussisse, que Nicolas Isnard réussisse, que Samia Ghali réussisse, sinon c’est tout le territoire qui en pâtira.

  • Le Département des Hautes-Alpes agit suite aux aléas climatiques de l’été

    Le Département des Hautes-Alpes agit suite aux aléas climatiques de l’été

    Après « un été gravé dans nos esprits », selon le président du Département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard, le conseil départemental a fait sa rentrée ce mardi matin. L’élu a commencé la réunion en rappelant les événements « déstabilisant » de la saison estivale, comme l’incendie au pays des Écrins et les glissements de terrains à de multiples endroits.

    Suite aux crues torrentielles qui ont détruit la route d’accès au Pré de Madame Carle, neuf véhicules sont toujours bloqués. Le Département a décidé de prendre en charge 10 000 euros sur les 15 000 nécessaires à l’évacuation, qui se déroulera par hélicoptère le 24 septembre. « C’est un scandale que les compagnies d’assurances aient refusé de prendre en charge leurs clients », s’est exclamé le président du Parc des Écrins Arnaud Murgia. Début du mois, les élus avaient annoncé que la route ne sera pas reconstruite à l’identique. « Ce serait irresponsable techniquement et financièrement », a justifié Jean-Marie Bernard, tout en affirmant que tous les acteurs compétents travaillent à rétablir l’accès. « Depuis 2023, je vis un jour sans fin, je crains toujours la crue d’après », a dit la maire de Vallouise-Pelvoux Gaëlle Moreau. Pour elle, il est « vital » d’installer une solidarité financière amont-aval dans la gestion Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). « L’échelle intercommunale n’est pas la bonne pour une telle compétence, a complété le président du Département. Il est urgent d’agir, faute de quoi nous pourrons avoir de grandes difficultés pour assurer de manière pérenne l’approvisionnement en eau du sud de la France. » Il a précisé que le préfet de région a été sensibilisé à ce sujet la semaine dernière.

    Aide à l’arboriculture

    Autre délibération majeure : un investissement de 6 millions d’euros pour la filière arboriculture, « pilier de l’agriculture haut-alpine » et victime de la canicule, selon Christian Hubaud, conseiller départemental délégué à l’agriculture. Dans un contexte de fermeture prochaine d’une importante plateforme de précalibrage, la société Valpom Tri & Jus bénéficiera de cet apport financier pour mettre en service dès 2027 une unité de précalibrage « nouvelle génération », qui permettra notamment de trier les poires, « une première en France ». Une unité de pressage sera également créée pour transformer localement les fruits déclassés, qui sont aujourd’hui perdus ou envoyés hors du département. « Un million de bouteilles de jus pourront être produites, et cela créera de l’emploi », a assuré l’élu.

    Agathe Di Lenardo

  • [Entretien] David Pascal, PCF de Vaucluse : « Le capital est le seul responsable de notre mal-vivre »

    [Entretien] David Pascal, PCF de Vaucluse : « Le capital est le seul responsable de notre mal-vivre »

    La Marseillaise : Avez-vous fait un état des lieux et quel est le bilan de ces premières semaines ?

    David Pascal : Le premier bilan, c’est que l’on est une fédération qui apprend à travailler ensemble avec de nouvelles façons de fonctionner. Il y a quatre mots qui définissent l’objectif de notre mandat, qui est la camaraderie, la fraternité, l’écoute et le respect de toutes et tous. On a mis en place un travail collectif. On a un conseil départemental qui fonctionne, qui s’est déjà réuni deux fois, trois fois sur le comité exécutif, qui est très réactif et qui est composé quand même à quasiment 40% de nouveaux membres qui n’ont jamais eu de responsabilité dans la direction. Ce qui nous apporte quand même aussi des nouvelles façons de travailler, de communiquer. Aujourd’hui c’est l’exemple même de mettre en place des moments de débat collectif, entre camarades, sur des enjeux qui nous touchent tous.

    Quelle est la feuille de route ?

    D.P. : La feuille de route c’est le texte d’orientation qui a été validé à plus de 70% lors du congrès national début juillet à Lille. Concrètement, nous, elle va se décliner de façon peut-être un peu plus précise sur la question de la conscience de classe, sur la réappropriation des territoires ruraux. Là où il y a un terreau ultra-favorable à l’extrême droite, où les citoyens se sentent trop éloignés des centres de décision. Et travailler à ce qu’on change la donne sur le problème réel que nous rencontrons dans notre pays, en Europe et dans le monde. Ce n’est pas l’étranger, c’est, et ce depuis toujours, le capital. Ce qui demande aussi un travail de vulgarisation et de pédagogie de notre côté pour faire entendre à toutes et tous que c’est le seul responsable de notre mal-vivre actuel.

    Au niveau des élections sénatoriales, vous soutenez
    une liste en particulier
     ?

    D.P. : On soutient le sénateur de gauche sortant, Lucien Stanzione (PS) qui avait été élu il y a 6 ans avec un travail d’union de la gauche. On constate que le choix aujourd’hui de sa liste a été fait uniquement dans ses rangs, ce qu’on peut déplorer. Mais avec le refus total et complet de participer à la division de la gauche pour les sénatoriales. Il faut reconnaître le travail que Stanzione a fait pendant son mandat et les bonnes relations que nous avons aussi avec lui en tant que sénateur au niveau départemental. Aujourd’hui, l’enjeu est trop important pour s’amuser à diviser la gauche, et quand on sait qu’en vue des calculs, la possibilité est vraiment réelle d’avoir un sénateur d’extrême droite.

    Comment va se dérouler localement la campagne de Fabien Roussel ?

    D.P. : Elle va s’agrémenter de distributions, d’événements, de réunions publiques, de débats publics. Notamment ici, à Sorgues, puisqu’on a la possibilité quand même d’avoir une salle qui est adaptée à l’accueil de toutes et tous. C’est adapté pour les personnes en situation de handicap. Et ça, c’est quelque chose auquel on tient énormément. On sera présents sur les marchés, dans les luttes, devant les usines, à la sortie des trains, dans les gares. La volonté qu’on a, c’est aussi de mettre en place un processus de distribution et d’action militante coordonnée sur tout le département.

    L’éparpillement des candidatures à gauche offre-t-il un boulevard au RN ?

    D.P. : Non. Moi, je pense que l’union de la gauche n’est pas voulue par ceux qui se sentent hégémoniques à gauche. Aujourd’hui, c’est la résultante des choix faits par la France Insoumise de se déclarer 6 mois avant les autres uniquement en tant que sauveur suprême de la gauche, qui nous a empêchés de créer les conditions globales d’une union de la gauche. Je pense que l’extrême droite fait peur. Les citoyens français n’accepteront pas un gouvernement de quasi-dictature comme leur programme l’annonce.

  • Une aide aux communes varoises victimes des incendies

    Une aide aux communes varoises victimes des incendies

    Alors que les aides aux sinistrés des incendies sont encore en cours de déploiement à de multiples niveaux (assurances, associations, CAF…), le Département du Var va apporter sa pierre à l’édifice. Une aide d’un million d’euros a été votée ce mardi, lors de l’assemblée plénière de rentrée du département, à destination des communes touchées par les feux cet été. Françoise Legraien, vice-présidente du Département et présidente du conseil d’administration du Sdis 83, a, à cette occasion, salué la « mobilisation, qui a permis de n’avoir aucune victime et de sauver 850 millions d’euros sur le bâti en forêt ». Sans oublier d’ajouter : « On attend des mesures fortes de l’État. »

    La gestion des risques

    au détriment de l’écologie

    Car la question de ce soutien financier, auquel il faut ajouter une dotation supplémentaire de 1,5 million d’euros accordée au Sdis 83 pour 2027 (et pour lequel Jean-Louis Masson, le président (LR) du Département, demande une refonte du mode de financement), s’est avérée quasiment anecdotique comparée aux revendications de renforcement de la flotte aérienne de lutte incendie, et surtout, d’autonomie pour les territoires dans la gestion des risques incendies. « Notre volonté politique est contrariée par les obligations et interdictions », pointe Jean-Louis Masson. Cela « pour l’entretien des forêts elles-mêmes, avec certaines interdictions de débroussaillement, de ramasser du bois mort, qui est un tapis de combustion considérable ».

    Celui qui fustige si souvent le poids exercé par les normes sur les collectivités veut « pouvoir mettre en place une vraie politique de gestion des forêts » au sein de laquelle la politique incendies serait « prioritaire, y compris sur la protection de l’environnement. Mais il n’y a pas d’antinomie. Protéger nos forêts c’est protéger l’environnement, mais pas forcément textuellement ». Donc pouvoir faire fi des injonctions de l’Office national des forêts et de l’Office national de la biodiversité. « La synthèse serait de mettre la sauvegarde et le respect de l’humain à même hauteur que le respect de l’environnement. On ne peut pas empêcher les agriculteurs de travailler au nom de la protection de certaines espèces », abonde la sénatrice (LR) du Var Françoise Dumont, qui participe à la mission parlementaire sur les feux de forêts, dont l’objectif est d’enrichir le projet de loi de modernisation de la sécurité civile de propositions sur les risques incendies, et dont les conclusions doivent être rendues la semaine prochaine.

    Christine Amrane, vice-présidente du Département et maire de Collobrières, tempère : « Il faut qu’on réapprenne à travailler la forêt. Si on ne saisit pas l’opportunité, on ne pourra pas dire dans quelques années qu’on n’a rien pu faire. » À cet égard, elle met en avant le projet du syndicat mixte du massif des Maures, dont elle est présidente, « pour adapter la forêt varoise au changement climatique. L’État a donné son feu vert. Ce sera un projet pilote sur le territoire des Maures pour ensuite être déployé sur le territoire varois ». Une prise de position qui prend en compte les responsabilités anthropiques liées au changement climatique, et donc à l’accroissement des risques d’incendies, largement occulté des débats.

  • [Justice] Trois plongeurs martégaux avaient pillé une épave

    [Justice] Trois plongeurs martégaux avaient pillé une épave

    Trois plongeurs martégaux ont été reconnus coupable , ce lundi, de « prospection et fouille sans autorisation et déplacement et prélèvement sans autorisation d’un bien culturel maritime découvert ».

    Joseph S., 62 ans, plongeur retraité de la Police nationale, est condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis. Vincent P., 61 ans, conseil en construction, écope de 3 000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis. Paul J., 66 ans, ingénieur retraité de chez Total devenu moniteur de plongée, est lui condamné à 3 000 euros d’amende. Le jugement retient qu’« il a persévéré dans ses dénégations, contre toute vraisemblance ».

    L’affaire avait été examinée, le 6 juillet, devant la 6e chambre présidée par la magistrate Margaux Kennedy. Pris de remords, un des plongeurs avait remis à l’audience le sextant récupéré sur l’épave du navire du XVIIIe siècle, au large de Salin-de-Giraud, près de l’épave du Louis, à 12 mètres de fond. Vincent P. avait conservé le sextant après la plongée du 30 août puis l’avait ensuite remis à l’eau une fois convoqué par la gendarmerie maritime. « On n’est pas des ignorants. Pour ma part, je sais qu’il ne faut pas remonter. (…) Ce jour-là, j’ai eu peur. J’ai compris que j’ai fait une grosse bêtise. » Avec cette restitution, il a été relaxé du délit de destruction de patrimoine archéologique.

    « Ils crient lorsqu’ils découvrent le sextant »

    Les trois sexagénaires sont amis de longue date et aguerris à la plongée en bouteille. Paul J., plongeur apnéiste expérimenté, avait pris attache avec le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm) pour déclarer la découverte d’une épave repérée non loin du Louis, un navire coulé en 1898. Des incohérences et des hésitations dans les déclarations avaient aussitôt mis la puce à l’oreille au Drassm.

    Des images d’une vidéo saisie montrait que Paul J. avait manipulé et prélevé le sextant ainsi qu’un plomb de sonde antique, tandis que Vincent P. reconnaissait avoir remonté des carreaux catalans. Joseph S. admettait avoir pris le fémelot (une ferrure de gouvernail) qu’il a remis ensuite au Drassm.

    Pour le tribunal, l’argument selon lequel ils n’avaient pas eu conscience de prélever un bien culturel maritime protégé ne tient pas, « en raison tant de leur expérience personnelle, y compris en tant que moniteur de plongée pour Joseph S., que du fait que les vidéos prises sous l’eau démontrent que les plongeurs crient lorsqu’ils découvrent le sextant, qu’ils avaient parfaitement conscience que de tel prélèvement ou déplacement était interdit, qu’il s’agisse d’éléments du “Louis” ou de la nouvelle épave découverte. »

  • Dix places en résidence d’habitat inclusif à la Garde pour des personnes en situation de handicap

    Dix places en résidence d’habitat inclusif à la Garde pour des personnes en situation de handicap

    Solution destinée aux personnes en situation de handicap et/ou âgées, l’habitat inclusif permet à chacun de vivre chez soi en gardant son autonomie, tout en partageant une partie de son quotidien avec ses voisins. Pour autant, le résident y reste maître de ses choix : l’aspect collectif se veut complémentaire, afin de partager, s’entraider et co-construire des projets. Le tout sous l’égide d’un animateur présent pour faciliter le quotidien, avec la possibilité de faire appel à des praticiens de santé et prestataires d’aide à domicile.

    Un nouvel appel à projet lancé

    C’est le principe de la résidence « Choisir d’habiter ensemble à la Garde » et ses dix logements ouverts en juin 2025, pérennisant les anciens appartements de préparation et d’entraînement à l’autonomie (APEA) de La Garde. Elle a été inaugurée vendredi par les collectivités et APF France Handicap, association dédiée à l’inclusion, qui en est gestionnaire. Le projet, financé par le département via le dispositif d’aide à la vie partagée (AVP) – d’un montant maximum de 7 500 euros par an et par habitant, versé aux porteurs de projets pour en financer l’animation et la coordination – fait partie des « 21 habitats ouverts dans 18 communes, bénéficiant à 163 Varois, avec plus de 250.000 euros investis dans sept lieux de vie » précise le président du département, Jean-Louis Masson.

    Une orientation qui va se poursuivre puisqu’un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour financer plus de 100 AVP supplémentaires vient d’être lancé, avec l’objectif d’atteindre les 450 et 3 millions d’euros par an à l’horizon 2029-2030.