Les habituels stands d’agriculteurs bucco-rhodaniens côtoyaient des producteurs de mets festifs. Huîtres de l’étang de Thau, noix ou nougats sont en vente pour préparer les banquets des fêtes de fin d’année. Les badauds ont pu également tester un simulateur de descente de ski ou de bobsleigh. Enfin, sur le stand de la Fabrique de Provence, des sacs, portefeuilles, pochettes pour ordinateur et même des sapins réalisés à partir de bâches publicitaires recyclées étaient en vente, pour un Noël écoresponsable.
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Jour d’hommage et de fête pour les sapeurs-pompiers
Un instant « solennel » pour « honorer le souvenir » des disparus mais aussi un « moment de reconnaissance en cette année intense, sans aucun répit ni sur le front du secours ni sur celui des feux », a introduit ce samedi 6 décembre, Richard Maillé, président du Sdis (Service départemental d’Incendie et de Secours) 13 à l’occasion de la cérémonie de la Sainte-Barbe, protectrice de ceux qui affrontent le feu et le danger.
Dans le hall cathédrale de l’Hôtel du Département, des hommes et femmes casqués plutôt habitués au terrain, à raison d’une intervention toutes les 3 minutes. Le Sdis 13 étant l’un des plus importants de France avec 1 250 sapeurs-pompiers professionnels et 4 700 volontaires. La collectivité poursuivant une « politique volontariste du recrutement malgré la pression financière », s’est félicité Richard Maillé, ils seront 75 à venir compléter les rangs annonce-t-il. Soit une augmentation de plus de 23% en dix ans, ajoute-t-il.
« Depuis 2015, nous mettons en avant la protection des biens et des personnes », a martelé Martine Vassal, présidente DVD du Département qui en a profité pour adresser un message au préfet Jacques Witkowski.
Un « modèle atypique »« J’espère que vous resterez un long moment dans nos murs, je suis persuadée que vous allez être l’homme de la situation », a-t-elle lancée, rappelant que « nous sommes dans un département particulier où vous avez tous les risques sauf celui des avalanches ». Pour les pompiers, « pas d’économie, que des dépenses pour du matériel et des casernes du XXIe siècle », poursuit l’élue qui prévient : « Les recettes ne sont pas extensibles. » Pour elle, « les départements sont en danger », estimant que « sans eux c’est une régression de la démocratie ». Elle insiste : « Il va falloir qu’au plus haut niveau de l’État, on travaille sur l’équation des recettes et des dépenses, Monsieur le préfet. »
Le représentant de l’État se bornera à la lecture du message de Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, défendant un « modèle atypique fondé sur le volontariat qui nous oblige ». Les sapeurs pompiers vont également pourvoir bénéficier de trimestres supplémentaires pour la retraite « dans un décret pris dans les prochains jours », a promis le ministre.
Cette cérémonie a également été l’occasion de remise de médailles de la sécurité intérieure, échelon bronze argent ou or, et de casques pour la 55e promotion de professionnels, baptisée du nom d’Emma Bouquet, tragiquement décédée à 21 ans en février et, volontaire au centre d’incendie et de secours d’Eyguières depuis 2 ans.
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La douane, maillon essentiel pour le commerce extérieur
C’est par une visite sur la chaîne de contrôle douanier de l’entreprise de livraison internationale, UPS, à Marignane que Nicolas Forissier, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, a terminé ce jeudi 4 décembre sa visite en région Paca.
Une conclusion logique explique-t-il quand les douanes relèvent aussi de la responsabilité de son ministère. « Il y a eu une évolution dans l’organisation de nos administrations, ce n’est plus seulement le ministère de l’Économie et des finances c’est aussi celui du commerce extérieur », indique-t-il. Que les douanes puissent contrôler les millions de colis qui transitent par l’entreprise de fret, afin de détecter les « contrefaçons, les produits illicites des trafics » fait partie de la « crédibilité nécessaire à UPS », et de l’État estime le ministre.
Préserver l’emploi
« chez nous »Détecter les contrefaçons, c’est aussi préserver « des emplois chez nous », enchaîne-t-il. La contrefaçon, « c’est de l’activité économique que l’on vole à ceux qui fabriquent légalement en prenant leur marque, en les falsifiant pour un prix qui ne rémunère qu’à peine ceux qui sont employés dans des pays lointains pour les fabriquer » insiste-t-il, défendant « une logique sociale ».
Pas moins de 33 agents travaillent à Marignane, un des trois bureaux de douane des Bouches-du-Rhône avec celui de Fos et de Marseille, « dixième au niveau national », deuxième du département, précise à ses côtés Michael Lachaux, directeur régional des douanes. Ni portuaire, ni aéroportuaire, il dédouane « des flux pour les entreprises de tout le département », et connaît une augmentation de son trafic ajoute-t-il, sachant que dans les Bouches-du-Rhône, plus d’un million de déclarations par an sont réalisées à l’import-export. « Soit plus de 90% du dédouanement de la région », ajoute Michael Lachaux.
Pour les douanes, les enjeux sont à la fois la lutte contre la fraude et l’accompagnement des entreprises. Une partie importante et méconnue de l’activité douanière.
Reste que dans le premier aéroport régional en matière de fret, juste après les aéroports parisiens au niveau national, le contrôle des colis a pris de l’ampleur. « On consomme de plus en plus par e-commerce, les entreprises utilisent également le fret express pour des raisons de rapidité et de flux tendus », explique le directeur régional. Au point qu’une cellule spéciale a été créée pour traiter ce flux d’environ 1,1 million de colis dédouanés par an, dont 600 000 importés de pays hors UE et 500 000 à l’exportation.
Quand on demande au ministre si un renforcement des moyens est alors envisageable face à la masse de travail, il évoque des « méthodes de travail » à repenser, assurant que l’État est mobilisé et qu’une réflexion au niveau européen est aussi engagée. Et de rappeler que « c’est à la demande de la France que l’exonération des colis de moins de 150 euros de valeur », sera supprimée en janvier.
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La Ville préempte la maison de retraite du Roy d’Espagne
Un projet municipal se dessine pour sauver de la démolition la résidence senior du Roy d’Espagne fermée il y a un an et demi après le départ contraint des derniers résidents. La Ville de Marseille a officialisé, mercredi, sa décision de préempter l’emprise foncière en shuntant le promoteur Sifer qui attaque le refus de permis.
« La Ville de Marseille souhaite porter un projet de résidence autonomie de nouvelle génération, s’inscrivant pleinement dans l’évolution des politiques de prévention et d’accompagnement du vieillissement », annonce dans un communiqué la municipalité qui entend ainsi « préserver une offre de résidence à destination des seniors, particulièrement ancrée dans ce quartier ». L’opérateur sera son centre communal d’action sociale (CCAS). L’école voisine devant être rénovée, la mairie souhaite l’intégrer au projet pour faire « émerger un pôle intergénérationnel en lien avec la communauté scolaire ». Pour ce projet ambitieux, elle espère la collaboration du Département, « seule autorité compétente pour attribuer les agréments de résidence autonomie ».
C’est un immense soulagement pour le Collectif Roy d’Espagne très mobilisé. « C’est la solution idéale qui était dans nos rêves. On échappe à un projet immobilier dévastateur », réagit Perrine Seghier. « Je suis extrêmement satisfaite. C’est un positionnement fort et volontariste de la Ville pour préserver les services publics et prendre soin de ce quartier », déclare Olivia Fortin, la maire des 6-8 qui invite à se rappeler que « ces bâtiments rénovés avec de l’argent public et évacués de leurs résidents devaient être démolis sur des principes financiers au bénéfice d’un projet immobilier de standing qui avait soulevé l’indignation des habitants du quartier ». Elle est confiante pour la suite. « On va tout faire pour que les choses avancent et mettre en place un service public qui maintient les équilibres de ce quartier. Nous allons construire avec le CCAS un projet intergénérationnel avec l’école voisine. »
Sifer Promotion avait conclu il y a deux ans une promesse de vente pour démolir et construire 125 logements de standing. Pour sécuriser l’opération, il avait avancer 3 millions d’euros à l’Entraide en grande difficulté. Le refus de délivrance opposé par le service de l’urbanisme le 23 avril dernier d’un permis a tout fait capoter. Sifer a fait une nouvelle offre à L’Entraide qui l’a acceptée d’où la déclaration d’intention d’aliéner transmise le 1er septembre en mairie. La Ville de Marseille a saisi cette opportunité pour préempter pour un montant qui n’est pas encore précisé. Dans un récent entretien accordé à La Marseillaise, Hervé Cilia, le président du groupe Entraide en redressement judiciaire estimait à 12 millions d’euros la valeur de la parcelle de 12 720m² qui comprend six bâtiments d’habitation et un centre médical.
Déféré préfectoralLa voie est-elle aussi dégagée pour la Ville ? L’avenir le dira. Car avant de partir, le préfet de région Georges-François Leclerc a laissé une surprise dans un tiroir : un déféré préfectoral. Estimant que le permis déposé par le promoteur respecte parfaitement la réglementation et le PLUi, il a saisi le 15 octobre le tribunal administratif d’une requête en annulation du refus de permis, ses services estimant le projet de 125 logements bien intégré à son environnement. Un soutien de poids pour Cyril Simon, le directeur général de Sifer Promotion, qui confirme à La Marseillaise « avoir effectivement contesté le refus de permis de construire ». Que se passera-t-il si le juge administratif venait à annuler le refus de permis ? Peut-être rien si la Ville réussit à finaliser sa préemption.
« C’est un positionnement fort et volontariste
de la Ville » -

La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers
Cérémonie en grande pompe ce mardi 2 décembre au Palais du Pharo (7e) pour le bataillon des marins-pompiers de Marseille, avec au programme une remise de médaille collective de la Ville pour saluer l’investissement des hommes dans la lutte contre les feux de forêt, mais aussi d’autres, individuelles, pour saluer l’engagement de certains sur des opérations marquantes.
Tel le capitaine de frégate Guillaume, commandant des opérations de secours sur l’intervention rue Pollak (1er), le 26 octobre 2024, décoré de la médaille de la Défense nationale, échelon or. Il avait supervisé quelque 80 hommes et permis de sauver 11 personnes en s’engageant lui-même au feu.
Jeunes hérosAprès « 86 ans d’intimité et de confiance », « le bataillon rassure les Marseillaises et les Marseillais » a posé Benoît Payan, maire DVG de Marseille revenant sur un engagement sans faille au cours de l’été contre les flammes, notamment à l’Estaque au cours d’un « des plus grands feux depuis 20 ans » estime le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon. Trois jeunes habitants de la Castellane se sont aussi vu remettre une médaille pour leur « intervention qui a contribué à sauver des vies », rappelle le maire se souvenant au passage de « ceux » qui avaient « plongé » dans les fake news, accusant les jeunes de vol. Entendre Martine Vassal présidente DVD du Département et de la Métropole, qui avait relayé la rumeur… Au fil des courriers, il estime aussi se heurter à un mur en matière d’indemnisation des sinistrés. La saison estivale 2025 a représenté 81 jours de mobilisation, 365 interventions pour « feu de végétation » et 262 hectares brûlés.
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L’espace parent-enfant, un outil en faveur des jeunes placés à Avignon
Le soleil est train de se coucher ce mardi 25 novembre et les rires et cris d’enfants qui font des allers retours sur un toboggan résonnent devant les locaux de l’Association Départementale Vauclusienne de Sauvegarde de l’Enfant à l’Adulte (ADVSEA). Une scène qui peut sembler banale si ce n’est que ces enfants sont des enfants placés et que la structure, inaugurée ce mardi 25 novembre, sert aussi d’outil d’observation à la structure.
Derrière une clôture accolée à l’entrée du bâtiment dédié à la prévention par l’association, on retrouve donc une structure de jeux sur son sol amortissant, puis une terrasse et sa pergolas ainsi qu’une table de tennis de table. Depuis son installation, il y a bientôt deux ans, pas moins de 200 enfants se sont amusés sur la structure pendant un moment avec un parent biologique, un proche voir un tiers pour « garder un lien avec la famille » expliquent sans distinction chaque membre de l’Advsea. Avant cela, les rencontres familiales se faisaient à l’intérieur, dans une petite salle, ou sur le parking. « Cela permet un dialogue plus apaisé quand les enfants jouent et aux éducateur d’observer comment cela se déroule entre les enfants et les adultes. C’est un outil éducatif et d’accompagnement, pas juste un toboggan » précise Jean-Yves Chemin, président de l’Advsea.
Public-privéLa particularité de cette installation se trouve aussi dans son financement. Celle-ci, qui a tout de même couté pas moins de 50 000 euros, a entièrement été financée par la Fondation Crédit Agricole. « Sur ce genre de choses, c’est difficile d’obtenir des financements du Département qui est notre principal financeur. Ce n’est pas jugé comme indispensable alors que c’est vraiment utile » pousse le président. « On ne va pas les solliciter tous les ans mais cela nous ouvre le champ des possibles » se réojouit de son côté Jérôme Leneveu, directeur général de l’association.
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Un forum autour de l’installation des agriculteurs
S’installer en tant qu’agriculteur, cela peut paraître périlleux. Et pour répondre aux nombreuses interrogations, le syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) de Vaucluse organisait ce mardi 18 novembre la 26ᵉ édition du Forum à l’installation au lycée agricole Pierre Le Roy de Boiseaumarié à Orange.
Dans une des salles de l’établissement, une dizaine d’organisations tenaient un stand pour échanger avec environ 150 élèves de différents lycées du territoire, mais aussi des BTS. Comme la Chambre d’agriculture, mais aussi des représentants du Département, de la Région ou même de la Chambre des notaires de Vaucluse.
« On croit à ce qu’il y ait des jeunes qui s’installent et on est là pour les aider », confirme Guillaume Greter, vice-président des JA de Vaucluse et président de la commission sur l’installation. Tout en concédant que « comme dans tous les secteurs c’est difficile » mais qu’il faut « prendre les aléas comme ils viennent », le syndicaliste estime que « le Vaucluse est assez propice avec une courbe d’installation stable chaque année car c’est le département le plus riche en terres agricoles de Paca ».
Agriculture raisonnée« Cela m’ouvre un peu les yeux sur mes possibilités et m’a donné envie de poursuivre mes études dans ce secteur, notamment le secteur viticole », confie ainsi Maxime, élève en terminale, tout en vagabondant de table en table au milieu de ses camarades.
Tables où se trouvent également des structures qui valorisent l’agriculture raisonnée, à l’image de la Fadear, réseau de l’agriculture paysanne. « On peut partir sans rien et augmenter petit à petit tout en prenant soin de l’environnement », confie Clara Landais, co-présidente de la structure.



