Tag: Département des Bouches-du-Rhône

  • Le département des Bouches-du-Rhône affiche son appui aux forces de l’ordre

    Le département des Bouches-du-Rhône affiche son appui aux forces de l’ordre

    À l’initiative de Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, une immense bâche tricolore, sur laquelle figurent plusieurs visages ainsi que le message « Merci, nous serons toujours
    à vos côtés », a été déployée
    ce mercredi 28 octobre
    sur la façade du siège
    de la collectivité, à Marseille.

    Dans la foulée, Martine Vassal a relayé ce message sur les réseaux sociaux : « À celles et ceux qui nous protègent : Merci ! Jour et nuit, nos pompiers, policiers, gendarmes et militaires répondent présents pour assurer notre sécurité et porter secours à ceux qui en ont besoin. »

  • Le Département des Bouches-du-Rhône valorise ses pouponnières avant les Assises

    Le Département des Bouches-du-Rhône valorise ses pouponnières avant les Assises

    « On ne fait pas d’annonce aujourd’hui, on vient simplement visiter la pouponnière et rencontrer les équipes ». Agnès Amiel, conseillère départementale déléguée à la protection maternelle et infantile, à la famille et à l’enfance, était en visite, mercredi matin, à la pouponnière de Fontainieu.

    Deuxième pouponnière du département, son activité a démarré en novembre 2024 pour épauler celle située à Montolivet (12e), à Marseille. La structure accueille 18 enfants entre 0 et 3 ans, placés sur décision judiciaire, le plus souvent. « Nous sommes très bien dotés dans le département, cela permet de bien accompagner les enfants qui sont placés ici », assure l’élue, membre de la majorité départementale. Elle met en avant le suivi de qualité qui est assuré par la cinquantaine d’employés de la structure : « Les enfants ne peuvent pas avoir de meilleur suivi médical, ils ont une prise en charge pluridisciplinaire avec infirmières, pédiatre, psychologue, psychomotricienne. » Les équipes de la pouponnière sont présentes en continu. Plusieurs activités sont organisées en dehors des locaux.

    Problèmes de fond

    Si l’accueil d’urgence en pouponnières semble efficace, des difficultés demeurent, dans le département, sur la protection de l’enfance, comme le soulignait dans nos colonnes Gérard Frau, conseiller départemental PCF, le 5 octobre dernier : « L’État, qui donne les compétences mais pas les moyens, est le premier déficient. » Agnès Amiel évoque notamment, lors de sa visite, « l’après pouponnière » comme principal écueil.

    À ce sujet, des Assises dédiées à la protection de l’enfance ont donc été convoquées par la présidente du département (DVD), Martine Vassal, les 18 et 19 novembre prochains. Cette initiative est née suite à l’alerte d’élus communistes du Département concernant la situation d’urgence à laquelle la protection de l’enfance est confrontée.

    Ce rassemblement sera « à destination des professionnels de la protection de l’enfance, que ce soit les directeurs de structures, les différents éducateurs et agents. Nous avons aussi invité tous les présidents de Départements français et les délégués à la protection de l’enfance », explique l’élue.

    La tenue de ces Assises permettra de faire un tour d’horizon des difficultés du secteur : « Les différents sujets seront répartis sur quatre demi-journées afin de mettre sur la table ce qui dysfonctionne et avoir de véritables temps d’échange ». Une des finalités de ces rencontres sera de produire « une lettre ouverte à l’intention des candidats à la présidentielle », explique la conseillère départementale.

  • André Molino fait chevalier de la légion d’honneur

    André Molino fait chevalier de la légion d’honneur

    Pleine. La salle Jean-Ferrat de Septèmes-les-Vallons était à l’image de la vie d’André Molino (PCF), le maire de la commune qui recevait ce vendredi la légion d’honneur des mains de Michel Amiel (DVC), ancien maire des Pennes-Mirabeau, fruit d’une démarche engagée par Jérémy Bacchi (PCF), sénateur des Bouches-du-Rhône pour récompenser l’engagement altruiste de son camarade au service de la population. Des mérites également soulignés par la présidente du Département, Martine Vassal (DVD).

    La cérémonie a rassemblé des personnalités de tous bords. Le maire du Rove Paul Sabatino (PCF) et l’ancien député Pierre Dharréville (PCF) mais aussi la veuve de l’ancien maire du Rove Georges Rosso, Viviane (PCF). Jean-Luc Chauvin, président de la CCI, Hervé Granier (LR) maire de Gardanne, Eugène Caselli (PS), ex-président de la Communauté urbaine de Marseille, Marc Del Grazia (DVC) maire de Roquefort-la-Bédoule ou encore Michel Illac (DVG) maire d’Ensuès-la-Redonne étaient également présents. Notre journal était représenté par son président et directeur éditorial Léo Purguette.

  • Le préfet des Bouches-du-Rhône recule sur la suspension des transports en commun ce samedi

    Le préfet des Bouches-du-Rhône recule sur la suspension des transports en commun ce samedi

    « La proposition formulée par le préfet du département des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, de suspendre pour 24 heures, sur la journée de samedi 24 octobre, les transports en commun, n’a pas réuni le consensus nécessaire pour sa mise en œuvre », indique la préfecture des Bouches-du-Rhône par voie de communiqué à la veille de la journée de mobilisation du 24 octobre. « La régulation des transports publics au sein de la ville de Marseille sera donc réalisée comme à l’accoutumée, en fonction de la situation d’ordre public du moment », précise le texte.

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce week-end

  • À Marseille, deux jeunes dénoncent l’expulsion de leur hébergement

    À Marseille, deux jeunes dénoncent l’expulsion de leur hébergement

    Ces deux jeunes, dont « un mineur non accompagné et un majeur qui est un ex-mineur non accompagné », d’après leur avocat Me Antonin Sopena, ne sont plus pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, gérée par le Département des Bouches-du-Rhône. Celui-ci leur a demandé de quitter le logement dont ils disposent à Marseille. Mais « aucune réponse ou proposition » n’a été trouvée pour qu’ils ne finissent pas à la rue, estime l’avocat.

    Me Antonin Sopena ajoute : « Le Département leur a demandé de quitter les lieux le dimanche 11 octobre. Sans solution pour être à l’abri, ils ont décidé de rester pour éviter d’être à la rue, dans l’attente d’une orientation. Mes clients ne tirent pas de satisfaction de l’occupation d’un logement qui est destiné à l’Aide sociale à l’enfance. Mais ils ne peuvent pas se résigner à dormir dehors. Le Code de procédure civile indique qu’une expulsion ne peut se faire sans qu’une décision spécifique et explicite n’ait été prononcée. »

    Lundi 12 octobre, les affaires d’un des deux jeunes auraient même été mises dans des sacs-poubelle puis placées en dehors de leur logement, toujours selon l’avocat des deux jeunes.

    Le Département évoque « leur majorité »

    Le Département et l’Association départementale pour le développement des actions de prévention (Addap) semblent décidés à mettre à la porte ces deux jeunes, avance l’avocat. « La serrure de la chambre de mes clients a été changée par l’Addap 13, sur ordre du Département, alors qu’ils avaient un rendez-vous. J’avais pourtant prévenu la structure que ces agissements sont totalement illégaux. » Il poursuit en assurant qu’une plainte et un référé liberté seront déposés. « Ce n’est que grâce à l’intervention de la police que mes jeunes clients ont pu réintégrer leur chambre lundi soir. Mais la problématique semble identique. Ils ne disposent pas de doubles des clés […] », ajoute Me Sopena.

    Contacté par La Marseillaise, le Département affirme que « dans le cas des deux personnes concernées, la cour d’appel a reconnu leur majorité », et que « l’hébergement (…) des majeures relève de la responsabilité des services de l’État ». « Des échanges ont eu lieu avec les services départementaux et les équipes de l’Addap 13 afin de les orienter vers les solutions adaptées à leur situation, dont une possibilité d’hébergement via le 115 proposée à l’un d’eux, qu’il a refusé », assure le Département.

  • Les magistrats financiers étrillent la gestion de la Ville de Marseille

    Les magistrats financiers étrillent la gestion de la Ville de Marseille

    La campagne des dernières municipales bruissait déjà des échos du document, alors que sa version provisoire avait déjà été présentée au maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, au mois de novembre dernier. C’est finalement à l’occasion du conseil municipal de ce vendredi, que sera présenté le rapport de la chambre régionale des comptes portant sur la situation financière et la gestion des ressources humaines par la Ville de Marseille, entre 2018 et 2024.

    Un rapport introduit par une synthèse au vitriol. « La commune n’est pas en mesure de présenter des comptes d’une fiabilité satisfaisante », reprochent les magistrats financiers qui pointent des réorganisations successives qui n’ont « pas porté leurs fruits », un pilotage des politiques municipales qui « doit être significativement amélioré », tant en matière d’investissements que de recrutements. Mais surtout, la chambre régionale des comptes s’inquiète d’un contrôle interne « limité ». « Un substantiel effort est désormais urgent », insiste le document de 90 pages assorties de sept recommandations.

    Pour certaines, elles ne sont que des répétitions pédagogiques. Déjà en 2021, l’Agence française anticorruption avait réclamé une cartographie des risques corruptifs. « Les initiatives récentes sont modestes. Elles ne découlent pas d’un plan d’actions structuré, basé sur une analyse du risque d’atteinte à la probité, pourtant élevé et connu », pointe le rapport qui rappelle les exigences de la loi Sapin II, entrée en vigueur en 2017. Les magistrats financiers déplorent l’absence de contrôle sur les embauches réalisées en mairies de secteur. Les contrôles internes, eux, sont freinés par la baisse des effectifs de l’inspection générale des services, passée de 10,9 équivalents temps plein travaillés en 2021 à 6,7 en 2024. Quant à la cartographie des risques, en particulier pour l’urbanisme et les régies de recettes, la municipalité la promet pour 2027, après avoir renoncé à recourir à un cabinet de conseil. Elle prône une approche « pragmatique et progressive », explique-t-elle. Quand les recommandations de l’Agence française anticorruption devaient être suivies dès 2022.

    Embauches auscultées

    Le rapport cible aussi des confusions entre les responsabilités politiques et administratives de certains collaborateurs, contestées par la municipalité. Dans le viseur aussi de la CRC : les embauches réalisées par la municipalité. Au total, 1 800 agents supplémentaires ont été recrutés entre 2018 et 2024, ce qui représente 968 équivalents temps pleins. Avec des emplois principalement contractuels, qui visent surtout à faire face à un absentéisme en hausse. « La redistribution des emplois vers des agents contractuels a entraîné une diminution de 15 points de la part des fonctionnaires », pointe le rapport. Derrière les chiffres, la politique volontariste de la municipalité pour remplacer les agents manquants dans les écoles, les tatas, pour « respecter les taux d’encadrement », explique la municipalité. Ou encore dans la sécurité, avec 90 postes de policiers municipaux supplémentaires. La CRC s’inquiète de voir ces embauches consommer les ressources issues de la hausse de la taxe foncière et limiter les marges de manœuvres financières. Après avoir pourtant, dès son introduction, alerté sur « de substantiels besoins de services à la population ».

    Réponse salée du maire

    La réponse du maire de Marseille, elle, est aussi salée que la synthèse du rapport. « Le rapport dans son ensemble ne retient pratiquement aucun des progrès accomplis depuis 2020 », déplore Benoît Payan, qui rappelle le manque de financements du Département ou de la Métropole. Et de persifler : « Je ne puis me résoudre à voir dans ces décalages et ces incohérences un choix délibéré. Je préfère y reconnaître les conséquences des contraintes qui pèsent sur votre juridiction, chacun connaissant les difficultés de moyens auxquelles elle est confrontée. »

  • La Banque alimentaire inaugure un camion itinérant à Marseille

    La Banque alimentaire inaugure un camion itinérant à Marseille

    « L’objectif est (…) d’aller vers les personnes en difficulté qui vivent dans des territoires où l’aide alimentaire est peu accessible », a expliqué, mardi, Joseph Arakel, président de la Banque alimentaire 13, devant une assemblée de bénévoles et de partenaires réunis dans les locaux de l’association à la Pomme (11e) pour un café de rentrée. Le chef de structure a en effet profité de ce « rendez-vous traditionnel » pour présenter et inaugurer le nouveau dispositif « Rayon 13 mobile », une épicerie solidaire itinérante. « Pour la première fois la Banque alimentaire va compléter ses actions auprès des centres communaux d’action sociale par une distribution directe aux bénéficiaires, a-t-il détaillé. Les personnes pourront bénéficier, pendant un temps, de produits à prix très très accessible c’est-à-dire entre 10 et 30% de leur valeur réelle. » Le dispositif, qui devrait permettre d’accompagner 300 personnes par semaine, s’appuiera sur quatre points de distribution hebdomadaires, à Roquevaire, Septèmes-les-Vallons, Saint-Menet (Marseille) et Jouques. Trois communes extérieures à Marseille donc, de quoi, peut-être, commencer à combler un déficit d’aide dans le reste du département. « Le Département [premier partenaire de la Banque alimentaire, Ndlr] compte 119 communes. Pourtant, près de 75 à 80% de l’aide est pour Marseille, note Denis Rossi, conseiller départemental (DVD), délégué au Plan pauvreté et aux associations. C’est terrible d’imaginer qu’à Marseille nous sommes entourés d’une situation de grande précarité. Mais il y a un a priori (…) sur certaines communes des Bouches-du-Rhône, qu’on imagine riches. Pourtant, il existe des points où la précarité augmente. Les gens sont isolés, seuls, et n’arrivent pas à trouver de réponse adaptée ». En 2024, le taux de pauvreté monétaire était de 26% à Marseille, contre 18,5% sur l’ensemble du département, selon un diagnostic produit par l’Agence des nouvelles solidarités actives et le Laboratoire de recherche interdisciplinaire en interventions sociales.

    « Nous avons besoin

    de 3 000 bénévoles »

    Autre point important au menu de ce café de rentrée : l’appel à la mobilisation autour de la Grande collecte annuelle, cette année organisée les 6, 7 et 8 novembre. « C’est un moment important qui nous permet de collecter des tonnages pour ne pas être en rupture, a insisté Joseph Arakel. L’an passé, (…) ça a permis de profiter à 110 000 personnes. C’est colossal. Cette année, nous avons besoin de 3 000 bénévoles pour pouvoir organiser la collecte dans les magasins. » Des bénévoles chaudement remerciés et encouragés par l’ensemble des intervenants, dont Yannick Ohanessian, adjoint au maire de Marseille (PS), délégué à la vie associative.

  • Martine Vassal met les bouchées doubles pour les collégiens

    Martine Vassal met les bouchées doubles pour les collégiens

    « Nous sommes le département en France qui dote le mieux les collèges ». À quelques jours de la rentrée, Martine Vassal (DVD), présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône entend rappeler l’effort fourni par la collectivité pour la rentrée scolaire des collégiens. Et il y a de quoi faire : « Nous avons en charge le bâti des collèges publics, l’entretien, les personnels qui y travaillent mais aussi le temps de cantine », rappelle l’élue marseillaise. La collectivité a donc sous sa houlette 105 000 collégiens pour cette année 2026-2027 et 1 917 agents du département qui officient dans ces établissements.

    Concrètement, elle met en avant son action sur la question du pouvoir d’achat des familles avec le kit de fourniture offert. « Chaque rentrée scolaire est chère : il faut les fournitures, les équipements vestimentaires… Nous voulons être proactifs sur cette problématique en offrant l’équivalent de 800 euros par un collégien qui entre en 6e », vante Martine Vassal. Dans le package qu’auront les minots qui entrent au collège, ils auront notamment un ordinateur portable et une calculatrice scientifique, ce qui concerne tout de même 24 400 entrants en 6e. Et l’ensemble des collégiens, de la 6e à la 3e donc, ont droit à un kit de fournitures scolaires et 150 euros crédités sur la carte Cjeune. Coût total de cette aide aux familles : 17 millions d’euros pour la collectivité. La présidente de cette dernière insiste sur l’utilisation encadrée des ordinateurs : « On a bloqué les réseaux sociaux après 21 heures ». Le tout, sur fond de lutte contre le harcèlement : « Depuis 2024, nous proposons des formations sur le harcèlement scolaire et aujourd’hui, 903 agents ont été formés à ces problématiques ».

    Autre angle d’attaque de Martine Vassal : le coût de la cantine. « Il ne change pas, il est à 3 euros, il reste à 3 euros », martèle-t-elle.

    Sécurité et hommage à Samuel Paty

    Fidèle aux mantras de sa famille politique à droite de l’échiquier, l’élue fait aussi tout un focus sur la sécurité dans, et autour, des collèges. « L’idée c’était de pouvoir équiper les collèges qui le pouvaient du dispositif “100% sécurité” Nous avons installé plus de 1 800 caméras de vidéoprotection », explique l’élue. On compte donc 104 collèges équipés par ce dispositif qui inclut un contrôle d’accès par des sas sécurisés, un réseau de vidéoprotection et un rehaussement des clôtures autour des établissements. Autre totem de Martine Vassal : la projection du film L’Abandon qui revient sur les onze derniers jours de l’enseignant Samuel Paty, assassiné par un terroriste en 2020. « Il y aura au moins 2 classes pour les collèges volontaires qui assisteront, le 12 octobre, à une projection du film dans les cinémas », développe-t-elle, sans s’avancer sur un chiffre précis. Tout un programme pour les minots donc.

  • Dans les Bouches-du-Rhône, un exosquelette pour aider les forestiers

    Dans les Bouches-du-Rhône, un exosquelette pour aider les forestiers

    Directement inspiré du mouvement des crabes, cet engin en projet est issu d’une collaboration entre le Département et Aix-Marseille Université.

  • Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche mène campagne unie

    Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche mène campagne unie

    Nous sommes très heureux de repartir ensemble tous les trois », lance la sénatrice socialiste Marie-Arlette Carlotti, sur la terrasse du Polikarpov, cours Honoré d’Estienne d’Orves (1er), ce vendredi. À ses côtés, ses collègues du palais du Luxembourg, le communiste Jérémy Bacchi et l’écologiste Guy Benarroche font part du même enthousiasme. Comme en 2020, tous les trois seront sur la liste d’union de la gauche – hors LFI – dans les Bouches-du-Rhône.

    « Les élections sénatoriales étant la traduction des séquences municipales, nous avons considéré qu’il était tout à fait logique de poursuivre l’aventure et l’unité à gauche avec l’ensemble des forces de progrès écologistes et citoyennes », argumente Jérémy Bacchi, chef de la fédération départementale du PCF, qui sera la tête de cette liste. « Nous sommes dans des groupes politiques différents mais chaque fois que l’intérêt des communes du département des Bouches-du-Rhône était en jeu, nous étions ensemble », pousse la socialiste. Et Guy Benarroche de prendre pour exemple l’expérimentation nationale Territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD) dans la commune de Jouques depuis 2016 : « L’essentiel était que le texte soit prolongé pour que l’expérience puisse continuer, mais pas à n’importe quelle condition. Nous avons pesé de la même façon tous les trois pour que le texte se rapproche de ce que souhaitait la ville », souligne-t-il, citant également le texte sur le statut de l’élu ou sur la police municipale. « Qui dénonce les budgets des collectivités territoriales en baisse dans les deux derniers budgets à part nous ? », interroge le sénateur écologiste.

    Si pour l’instant, ils sont les seuls à se déclarer sur cette liste, les élus font état de rapprochements avec des maires du camp progressiste et au-delà. Jérémy Bacchi relate des discussions avec des édiles du pays d’Arles, sans les citer : « L’un d’entre eux, divers droite, me dit : “On ne sera pas d’accord sur les retraites, sur la sécurité et sur tout un tas de choses. Mais moi, maire d’un petit village, c’est les services publics qu’il faut défendre, donc je voterais pour vous” », raconte le communiste. Avant de citer avec un brin de malice, l’ancien maire de droite de Marseille : « Jean-Claude disait l’élection sénatoriale, c’est la seule élection où ce sont les électeurs qui mentent plus que les candidats », sourit-il.

    Institution de « résistance » à l’extrême droite

    Sur les plus de 3 600 grands électeurs bucco-rhodaniens, 1181 sont Marseillais. Aux 73 élus du Printemps marseillais au Conseil municipal s’ajoutent 704 délégués supplémentaires. Ce qui sécurise deux sièges a minima à la chambre haute du Parlement mais la gauche veut voir plus grand, et en vise quatre sur les huit que compte le département. Qui complétera ce quatuor ? Ce sera assurément une femme, confirment les candidats. Le nom de Mireille Jouve qui avait remplacé Jean-Noël Guérini, réélu sénateur en 2020 avant d’être déclaré inéligible par la justice, est évoqué. « Les choses avancent », résume le communiste.

    Sur la tablée, eau gazeuse et Pac à l’eau, le soleil réussit à s’infiltrer entre les parasols. La gauche, en ordre de bataille, est néanmoins détendue parce qu’elle est unie, du moins à cette échelle. Quand, en face, la droite peine à s’accorder et l’extrême droite part carrément divisée. Mais le camp brun pourrait, pour la première fois, être en capacité de former son propre groupe au Sénat. Alors, les parlementaires veulent rassembler large, « cette institution, même si elle est plutôt réactionnaire, elle est au moins républicaine. On veut continuer à ce qu’il n’y ait pas de groupe d’extrême droite dans le Sénat. Je pense que par les temps qui arrivent, ça sera important qu’il y ait au moins une institution qui fasse de la résistance républicaine », martèle Marie-Arlette Carlotti.