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  • [En direct ] Un dimanche au Mondial La Marseillaise à Pétanque

    [En direct ] Un dimanche au Mondial La Marseillaise à Pétanque

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  • Le Mondial explose les compteurs

    Le Mondial explose les compteurs

    Pour la deuxième année consécutive, le record de participation est battu. Un signe fort d’une compétition qui grandit, évolue et continue d’attirer aussi bien les joueurs du dimanche venus en famille que les amateurs chevronnés et les champions confirmés, tous réunis au rendez-vous marseillais pour quatre jours d’intense compétition, dans les allées du parc Borély.

    Cette année, les 95 départements métropolitains sont représentés, ainsi que 30 pays venus des quatre coins du monde. Des équipes arrivent de très loin, avec des triplettes du Japon, du Mexique, du Togo, des États-Unis, de Finlande ou encore de Slovaquie, sans oublier les délégations ultramarines de La Réunion, de Guyane ou de Saint-Barthélemy.

    Un an après le sacre de Madagascar, La Marseillaise porte plus que jamais son nom de Mondial. À l’image de la pétanque, elle-même, l’événement s’est profondément internationalisé, avec l’émergence de nouvelles nations comme l’Allemagne, championne d’Europe en 2025, l’Italie, championne du monde en 2024, ou encore plusieurs pays africains tels que le Sénégal et le Bénin, en progression constante. Malgré cette concurrence accrue, la France demeure le principal vivier de champions, et la quasi-totalité des meilleurs joueurs en font un objectif majeur. Anciens vainqueurs désireux de revivre leur sacre ou nouveaux prétendants rêvant d’inscrire leur nom au palmarès : tous poursuivent la même ambition, s’imposer sur l’épreuve phare phocéenne.

    Les femmes et les jeunes ne sont pas en reste

    Autre indicateur d’une dynamique solide : les compétitions associées battent, elles aussi, leurs records de participation. Le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes et le Grand Prix féminin Paprec dépassent à leur tour les chiffres de l’an dernier. Au total, 186 triplettes sont engagées dans le concours féminin, tandis que 195 équipes participent au Mondial des jeunes, réparties en trois catégories : juniors (79 équipes), cadets (72) et benjamins-minimes (44).

    Des petits prodiges au palmarès déjà bien garni, comme Tylan Kapfer, Loni Szczotkowski ou Gianni Seignouret, tenteront de s’imposer une nouvelle fois sur la scène marseillaise. Déjà habitués au succès dans les catégories jeunes, ces talents incarnent une relève en pleine affirmation au sein de la discipline.

    Au-delà du prestige sportif, le Mondial reste avant tout un rendez-vous humain, où les générations se croisent et où la passion du jeu efface les frontières. Une singularité qui contribue, année après année, à renforcer son statut d’événement incontournable de l’été marseillais. Alors, avec ou sans boules en main, seul, avec des amis ou en famille, vous êtes chez vous à La Marseillaise.

    Rocher, Doerr et Feltain présents

    Interpellés mardi dans le Var et en Gironde, les internationaux français Dylan Rocher, Ligan Doerr et Jean Feltain, soupçonnés d’avoir manipulé une partie des Masters de pétanque 2025 à des fins de paris truqués, seront bien présents à La Marseillaise. Si Rocher et Feltain devraient évoluer avec leurs équipes prévues, Doerr jouera aux côtés de Nelson Ziegler et Ludovic Montoro, remplaçant de luxe de dernière minute de Michel Hatchadourian, blessé dans un accident de travail.

  • Marseille : « Tous à bord » veut permettre à tous de prendre le large

    Marseille : « Tous à bord » veut permettre à tous de prendre le large

    Nous mobilisons une trentaine de sociétaires bénévoles et 28 bateaux pour que 25 familles d’enfants handicapés et jeunes adultes souffrant de troubles autistiques puissent partager un moment de plaisir tous ensemble », détaille Catherine Le Roux, la dynamique secrétaire générale de l’union nautique du canal de la douane et des vieux marins bateliers (UNCD & VMB).

    Cette idée est venue du président du club Pascal Passaro dit Calou. « On participe à Octobre rose, opération pour laquelle on arrive à mobiliser 35 bateaux. mais moi, j’avais aussi envie de faire quelque chose avec des enfants », lâche cet homme dont la vie a été rythmée par des années de syndicalisme. Et de poursuivre : « Je voulais faire partager gratuitement la mer et ses bienfaits à des enfants handicapés. »

    Hop, hop, hop, Catherine contacte l’association Soliane membre du réseau parcours handicap 13. « Soliane aide les parents depuis 23 ans quel que soit l’âge et la nature du handicap de l’enfant. Et depuis 3 ans, nous sommes aussi membre d’un réseau GEM (groupe d’entraide mutuelle) TSA, le « ComGem » propose de nombreuses activités différentes aux jeunes entre 18 et 35 ans porteurs de TSA sans déficience intellectuelle, majeurs et autonomes dans leurs déplacements » définit Véronique Mauro la présidente.

    Une après-midi festive

    Et prolonge : « C’est très important de partager des activités avec les frères, les sœurs et les parents. La quasi-totalité n’a jamais fait de sortie en bateau. Nous nous y préparons depuis deux mois. »

    L’UNCD & VMB a prévu l’après-midi en 3 temps. Le rendez-vous est au 62 Quai du Port (2e) à 13h30. Le temps de se présenter, de revêtir les gilets de sauvetages et d’écouter les consignes. Voilier, hors-bord ou in-board, par petits groupes et très encadrés chacun est dirigé vers son embarcation. À 14 heures, c’est le départ pour une balade autour de l’île de Gaby. Le retour est prévu vers 15h30 pour un grand goûter avec une dernière animation festive, avec la Maison de Nina qui propose des animations autour des techniques du cirque. « Ça va être top. Il va y avoir des boules, le rouleau américain, de la jonglerie et aussi de l’aérien sur le portique. Ça va être un beau moment de partage » conclut Nina avec enthousiasme. Un apéro grillade clôturera la journée entre les différents organisateurs.

    Toutes les infos du club sur l’UNCD & VMB

  • « Les cheminots continuent le combat en région Sud-Paca »

    « Les cheminots continuent le combat en région Sud-Paca »

    La Marseillaise : Vous sortez d’une conférence pour le secteur CGT cheminots Paca avec un changement de secrétaire général. Quelles étaient les grandes lignes des discussions entre syndiqués ?

    François Tejedor : Cette conférence se tenait dans un contexte particulier. Il y a une montée des guerres partout dans le monde mais aussi de montée l’extrême droite, là encore à un niveau international. Côté entreprise, il y a l’ouverture à la concurrence, des réorganisations et des situations dramatiques avec un nombre important de suicides depuis le début de l’année. On a une trajectoire qui est au-delà de celle de France Télécom, un service public qui a subi un éclatement. Et c’est ce qu’on vit depuis 2018 mais on constate une accélération dans ce processus d’éclatement. Cette accélération a comme conséquence ces situations dramatiques pour la famille cheminote.

    Cédric Gimenez : En effet, la question de la montée des idées d’extrême droite a fait l’objet d’un certain nombre de débats dans notre conférence. Ce n’est pas par hasard que nous l’avons tenue dans le Var puisqu’elle est particulièrement présente dans ce territoire. Quelque part, cela fait le lien avec les décisions politiques qui touchent notre entreprise avec son éclatement. Dans la région, on est en avance par rapport à d’autres. Il y avait donc un réel besoin d’analyser le niveau d’attaques, les conséquences et la riposte que cela implique. Comme nous sommes la première région a réellement faire face à l’ouverture à la concurrence, la question de notre réaction se pose. On sort rassurés des débats de cette conférence.

    Rappelons aussi le 10 juin, qui a montré qu’on était toujours en capacité de mobiliser les cheminots. Plus que ça : quels que soient les cheminots et quelle que soit l’entreprise. Dans notre conférence, il y avait d’ailleurs naturellement les camarades de Transdev et ceux de la filiale SNCF Voyageurs Sud Azur (SVSA). Cela montre qu’on est capable de s’unir autour d’un même objectif : l’unification de l’entreprise. Et pour y arriver, il faudra franchir des marches tous ensemble, en s’organisant.

    La lutte contre l’extrême droite est un sujet au cœur de l’histoire des cheminots. Quel lien faites-vous entre sa montée et les politiques libérales que vous pointez ?

    F.T. : Nous avons un Conseil régional, pour notre région Sud, qui est dirigé par la droite et l’extrême droite en réalité. À chaque assemblée où il y avait des votes sur des questions d’ouverture à la concurrence et d’éclatement de l’entreprise, c’est la majorité de droite qui portait ces orientations mais avec un accompagnement et des votes favorables de l’extrême droite pour celles-ci. L’extrême droite a soutenu toutes les propositions qui ont conduit à cette ouverture à la concurrence.

    Plus globalement, le Medef reçoit le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, il banalise ses idées. Et ce n’est pas une coïncidence que Jordan Bardella annonce que l’âge de départ à la retraite n’est pas un totem pour lui dans le même laps de temps. On voit bien qu’il sourit au patronat pour accéder au pouvoir, en attaquant les droits des travailleurs.

    C.G. : La lutte contre l’extrême droite fait partie de notre ADN, elle est inscrite dans nos statuts, c’est non-négociable. Tout ce qui sera possible de faire pour la contrer, on le fera. Ce qu’on doit faire aussi, c’est porter nos revendications qui sont reprises par certaines organisations politiques et progressistes. On doit mettre en avant les idées reprises par des partis proches de nous. On doit donc mener un double combat : combattre ces idées de front tout en portant un projet de société. Il s’agit pour nous de parler du développement du service public ferroviaire. Prenons l’exemple des Jeux olympiques 2030 dans les Alpes françaises, beaucoup de choses ont été dites mais les premiers concernés, les cheminots, doivent se faire entendre.

    Ce projet de société que vous évoquez va-t-il évoluer entre le précédent mandat et le prochain ?

    C.G. : C’est un mandat qui sera dans la continuité de ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui. Il n’y a pas de volonté de rupture, c’est plutôt clair. Il y a aussi une volonté de peser dans le débat public. On s’aperçoit que beaucoup de gens parlent du ferroviaire, mais sans vraiment le connaître. On ne dit pas que les cheminots ont la science infuse, mais nous sommes les premiers concernés. Encore plus car la CGT est la première organisation syndicale. Il y a aussi plusieurs enjeux pour ce mandat. Par exemple, la jeunesse où il y a une attention particulière. On a d’ailleurs un collectif jeunes cheminots Paca établi de longue date. Une des annonces phares de notre conférence était d’ailleurs une « initiative jeune » à la rentrée. Autre élément, il y a les élections professionnelles qui arrivent à la fin de l’année. Et qui dit élections professionnelles, dit positionnement de la CGT vis-à-vis d’autres organisations syndicales parfois complaisantes avec le capital ou la direction. Et je dis cela sans dénigrer ces organisations, puisque quand on est unitaire sur un sujet, on a de bons résultats. Mais sur beaucoup de sujets, la CGT est bien seule. C’est un réel enjeu.

    Vous sortez d’une grosse journée de mobilisation, le 10 juin. Elle est le résultat
    d’une colère face à toutes les problématiques que vous évoquez
     ? Quelle suite ?

    F.T. : Cela fait un moment qu’on sent de la colère. Je pense aux contrôleurs en 2022. L’entreprise a lancé une série de chantiers sur les métiers mais sans aboutir. Dernièrement, dans SNCF Voyageurs, la direction voulait remettre en cause 5 jours de RTT, ce qui est une remise en cause déguisée des 35 heures. Les Négociations annuelles obligatoires [NAO] du début d’année n’ont rien arrangé puisque l’entreprise a peu donné alors qu’on a perdu 12% du pouvoir d’achat en 10 ans ! Cette accumulation a créé une colère qui avait du mal à s’exprimer jusqu’au 10 juin. Finalement, le niveau de mobilisation est historique car de même hauteur que lors de la lutte contre la réforme des retraites. Selon les métiers et les lieux, on avait des 80 % à 90 % de grévistes. Il s’est passé quelque chose lors de ce 10 juin. C’est une alerte qui doit être entendue par la direction. Si ce n’est pas le cas, la colère sera encore plus forte.

    C.G. : Il ne faut pas résumer le 10 juin à la date en elle-même. Il y a eu toute une phase de construction en amont, on a arraché l’unité syndicale malgré des intérêts divergents sur fond d’élections professionnelles. Il y aura certainement des suites, puisque le niveau de mobilisation était aussi fort que lors de la lutte contre la réforme des retraites en 2023. Sans présager de l’avenir, on sent que la direction va devoir agir car elle a reçu une alerte très forte. D’autant qu’une table ronde est prévue, le 23 juin. On ne s’interdit rien à l’issue de celle-ci.

  • Incendie : les pompiers des Bouches-du-Rhône appellent à la prudence

    Incendie : les pompiers des Bouches-du-Rhône appellent à la prudence

    Depuis ce mercredi 10 juin, le département des Bouches-du-Rhône est placé en vigilance orange sur la carte Météo des forêts rappelle les Pompiers 13 qui appellent à la prudence.

    « Dans un contexte marqué par des températures élevées, une végétation déjà sèche et un vent soutenu, le risque incendie commence à se faire fortement sentir sur le territoire » indiquent-ils. Depuis mercredi, les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont déjà été engagés sur plusieurs départs de feu.

    Parmi les interventions les plus significatives : un incendie s’est déclaré mercredi en fin d’après-midi, vers 17h30, dans la zone Athélia, à La Ciotat, et un feu de broussailles qui a parcouru 1,5 hectare dans la nuit de mercredi à ce jeudi 11 juin, vers 1h du matin, sur la commune d’Allauch. Plusieurs autres départs de feu ont également mobilisé les secours, dès ce jeudi matin, notamment dans le secteur d’Aix-en-Provence et de Luynes.

    Les conditions météorologiques annoncées pour les prochains jours, avec un vent qui continuera de souffler, maintiennent un niveau de vigilance élevé. Face à cette situation, les Pompiers 13 appellent chacun à la plus grande prudence et rappellent que la majorité des incendies est d’origine humaine et pourrait être évitée grâce à des comportements responsables.

    Et d’enfoncer le clou en insistant sur les gestes de prudence élémentaires : « Ne jamais jeter de mégot au sol ou par la fenêtre d’un véhicule, respecter strictement les interdictions liées à l’emploi du feu, se renseigner et respecter la réglementation concernant l’accès aux massifs forestiers, signaler immédiatement tout départ de feu ou fumée suspecte en composant le 18 ou le 112. »

  • Free fusionne ses centres d’appels, la CGT va en justice

    Free fusionne ses centres d’appels, la CGT va en justice

    Un plan social « déguisé » et une attaque en règle des droits de représentation des salariés. C’est ce que dénonce la CGT Telecoms dans un communiqué sur la situation des centres d’appels de Free, désormais une marque du groupe Illiad dont le président-fondateur reste Xavier Niel. Par un savant principe de fusion de Centrapel à Paris, Certicall à Marseille et Equaline à Bordeaux, puis d’absorption, par une filiale, Protelco, rebaptisée « Free assistance », prévue pour le 4 mai, et la mise en place d’un GEEP (Gestion des emplois et des parcours professionnels), l’entreprise se réorganise en profondeur. Au détriment des salariés, alerte Annabel Ros, élue CGT au CSE de Certicall.

    Parallèlement, des Free Proxi, mini-centres de 10 personnes, installés dans des appartements, ont été mis en place. Leur mission : répondre aux abonnés et les dépanner, les centres se consacrant aux abonnements pros. « Ils ont vidé les effectifs des centres, avec une baisse de trois quarts, de 4 000 en 2017 à 1 000 en 2025 », assure la syndicaliste, « à Marseille 48 personnes sont parties, 90% ont préféré quitter l’entreprise face une ambiance délétère, profitant de primes de départ supérieures au niveau légal. » Dans les « Proxi », sur « 400 recrutements, on dénombre 107 licenciements et une centaine de démissions », ajoute-t-elle.

    « Aucun collaborateur contraint » selon Free

    Sur le pont de 8h à 21h du lundi au dimanche, sans manager mais avec un « coordinateur », ces petites cellules « plus pratiques quand il s’agit de travailler ensemble ou de partager une pizza », vante Xavier Niel, donnent lieu à de l’isolement, des intimidations avec « entretiens préalables au licenciement fréquents » et des difficultés pour s’organiser syndicalement déplore Annabel Ros. Dans les centres, « des accords sont en cours, puisque la fusion fait tomber tous les mandats, mais on nous propose trois fois moins de représentants qu’actuellement, nous avons décidé d’attaquer en justice », explique-t-elle, soupçonnant « une volonté de se débarrasser des élus ». Après une audience à Bordeaux ce lundi 13 avril, c’est à Marseille que se tient la seconde ce mardi.

    « Free fait le choix de rassembler ses deux équipes d’assistance abonnés, les centres de relation abonné et Free Proxi, au sein d’une structure unique [pour] mettre fin aux silos (…) et mieux servir nos abonnés », se défend la direction du groupe. Mieux, il s’agit pour les salariés d’« une vraie opportunité et une attente », assure-t-elle. Sur le GEEP, signé en 2025, il « repose sur un double consensus social, négocié et signé par la majorité des organisations syndicales représentatives, et intégralement fondé sur le volontariat », insiste Free, assurant qu’« aucun collaborateur n’est contraint de changer de poste ». Mieux, nombre d’entre eux « ont saisi avec enthousiasme l’opportunité de rejoindre ce nouveau modèle ». Free en veut pour preuve des effectifs qui entre 2024 et 2025, « ne sont pas en baisse ». Et de préciser que 195 Proxi ont été déployés en France.

  • La voile fait scintiller la Méditerranée

    La voile fait scintiller la Méditerranée

    Marseille a sorti sa robe de soirée. » Ces mots sont ceux de Paul, l’un des arbitres les plus aguerris du comité de course, qui compte plusieurs Jeux olympiques à son compteur. Une phrase qui résume bien l’atmosphère : la Semaine nautique internationale de la Méditerranée (Snim) s’est lancée avec brio, ce vendredi après-midi, et se poursuit jusqu’à lundi. Les conditions étaient idéales pour naviguer. Pas un nuage à l’horizon, ciel bleu, soleil rayonnant et juste ce qu’il fallait de vent pour permettre aux compétiteurs de s’exprimer pleinement.

    Au total, 115 bateaux et plus de 1 500 marins ont été répartis en sept catégories. La rade de Marseille constitue leur terrain de jeu privilégié, avec une zone nord au niveau du port et une zone sud dominée par la grande roue du Prado et le stade Vélodrome en toile de fond.

    Jeudi matin, veille de grand départ, les navigateurs se hâtaient déjà pour préparer leur embarcation. Carine est venue de Toulouse avec ses six compagnons de voyage. Cette fan de Justine Mettraux, marraine de la 60e édition, était ravie de revenir à Marseille et faire voguer Tigresse, leur bateau. « Nous représentons une association de voile habitable sur Toulouse, qui existe depuis une trentaine d’années. L’année dernière, on avait un skipper féminin et cette année, c’est Alain. On va être trois filles sur sept à embarquer. »

    Le jour J, les pontons de la Société nautique de Marseille, organisateur de l’épreuve, grouillent de monde. Chaque équipage peaufine les derniers détails : remplissage des sacs ou vérification du matériel. Les passants sont intrigués par ce fourmillement, le long du Vieux-Port. « Qu’est-ce qu’il se passe ici ? », s’exclame fortement une touriste anglaise.

    De l’esthétisme malgré

    la compétition

    14h, le flot de personnes sur la péniche de la Société nautique s’est dissipé. Les marins ont passé le Fort Saint-Jean et se trouvent dans la Méditerranée pour entamer la compétition. Mais d’autres personnes restent à terre. Membres du comité technique, Denys et Patrick sont observateurs de bateaux. Pour eux, chaque détail compte. Leur but est simple : faire respecter le règlement de l’épreuve. « Nous jugeons la conformité des embarcations. Il y a des impératifs sur chaque type de bateau, comme la taille de la voile, le poids », expliquent-ils en chœur. Alors que la couleur orangée du coucher de soleil éclaire élégamment la ville, Geneviève attend de vérifier la nouvelle voile de l’un des concurrents. « Ma voile s’est déchirée, je l’avais achetée d’occasion il y a un an », souffle le malchanceux. Geneviève doit donc s’assurer de la légalité de cet échange.

    En mer, le bateau de Pierre-Alain sert au comité de course, dont fait notamment partie Paul. Michel, lui aussi arbitre, détaille son rôle et celui de ses compères : « Le comité organise la course sur l’eau, donne le départ, juge la conformité des départs et des arrivées. » Justement, le petit navire est utilisé comme ligne de départ et d’arrivée en compagnie du viseur. Une ligne GPS est tracée entre les deux et les marins doivent suivre des instructions précises pour ne pas se faire pénaliser.

    Là est toute la beauté de la voile. Le lancement d’une course ressemble à un ballet parfaitement chorégraphié. Aucun navire ne se touche alors que chacun veut posséder la meilleure position en fonction du vent. Un esthétisme poussé à son paroxysme alors que l’erreur est interdite. « C’est joli et on ne se rend pas vraiment compte de la prouesse sportive », lâche Paul, entre deux courses. Pour assurer un certain spectacle, les régates durent 45 minutes, une pratique courante lors d’épreuves comme la Snim.

    Tous ces paramètres, associés à l’expertise de l’ensemble du personnel mobilisé, permettent à la Semaine nautique de continuer de briller et de rester une référence dans le microcosme de la voile.

    « C’est joli et on ne se rend pas vraiment compte de la prouesse sportive »

  • Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Sur le Vieux-Port, mercredi, les Marseillais avaient mauvaise mine. Ils ont pu apprendre la nouvelle survenue dans la nuit de mardi à mercredi : Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. « Rien ne se passe jamais comme prévu dans ce club », réagit Paul, en lisant le journal sur la terrasse du restaurant O’Quinze. « On n’arrive pas à garder des entraîneurs sur le long terme. Comment voulez-vous que ça marche ? », poursuit-il, affichant une vision pessimiste pour la suite de la saison, où l’OM est loin d’avoir acquis sa qualification en Ligue des Champions et, surtout, est toujours en lice en Coupe de France au stade des quarts de finale.

    « Pour moi, c’est une erreur d’enlever un entraîneur en plein milieu de la saison, soutient Hocine, fidèle supporter membre des South Winners. Je n’arrive pas à comprendre, surtout quand on voit son bilan. Au niveau des victoires, c’est l’un des meilleurs entraîneurs passés à l’OM. » Au XXIe siècle, Roberto De Zerbi est en effet l’entraîneur qui a, en moyenne, le plus gagné sous les couleurs bleues et blanches. Avec 57% de victoires, 39 succès, l’Italien devance ainsi ses prédécesseurs Igor Tudor (56%) et Jorge Sampaoli (54%), ainsi que les plus marquants Marcelo Bielsa (51%) et Didier Deschamps (50%).

    Sentiment de « fracture »

    Mais, au-delà des résultats, les supporters déplorent un mauvais timing. « Je pense qu’on aurait pu le faire en fin de saison, voire les choses jusqu’à la fin de saison », souligne Hocine, conscient du cruel manque de stabilité à l’Olympique de Marseille. « Ce qui est dommage, c’est que ça crée une cassure qui a deux conséquences possibles : soit un effet positif et on repart sur de bonnes bases, soit ça peut tout casser. »

    Mais une majorité des supporters interrogés voient le départ de l’Italien comme une bonne chose. « On sent qu’il y avait une fracture », martèle Lionel, serveur au bistrot de l’Horloge, qui a vivement débattu de la situation avec ses collègues et ses clients. « Quand tu vois un gardien comme (Geronimo) Rulli qui ne joue plus, (Leonardo) Balerdi qui est contesté depuis toujours et revient à son plus mauvais niveau depuis qu’il est à Marseille… Je pense qu’à un moment donné, le message ne passait plus », estime-t-il. « Quelque chose s’est cassé dans ce groupe », surenchérit Kaï, persuadé que le fiasco face au PSG a été celui de trop. « Il faudrait lancer une opération “stade vide” pour le prochain match face à Strasbourg », lance Alain, qui attend une vive réaction olympienne face à un tel électrochoc.

  • Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Même si plus rien ne nous étonne avec l’Olympique de Marseille, on s’attendait au moins à ce que Roberto De Zerbi aille jusqu’au bout de sa deuxième saison. Mais la cruelle élimination en Ligue des Champions, additionnée à la fessée subie dimanche sur la pelouse du Paris Saint-Germain aura finalement eu raison de lui.

    L’entraîneur italien de 46 ans, qui avait rejoint le club phocéen à l’été 2024, n’est désormais plus à la tête de la formation olympienne. Après de nombreux échanges en interne, son départ a été acté dans la nuit de mardi à mercredi au travers d’un communiqué, où l’OM a annoncé « la fin de leur collaboration d’un commun accord ». Pour le moment, aucune précision n’a encore été donnée sur le futur occupant du banc olympien.

  • Le Grand Prix de Marseille ouvre la saison en roue libre

    Le Grand Prix de Marseille ouvre la saison en roue libre

    Quand tous les ingrédients sont réunis, et que la mécanique bat son plein, la recette ne peut qu’être un succès. Au départ de Château-Gombert, la 48e édition du Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise a été au rendez-vous sur tous les points.

    Notamment sportif avec un scénario plaisant et passionnant. « C’était une belle édition tout simplement parce qu’il y a eu de la course », souligne Lilian Calmejane, ancien coureur professionnel et consultant pour Novo19, le diffuseur du Grand prix. « Si on n’a pas suivi la course de l’intérieur ou qu’on n’a pas suivi à la télé, on se dit au final sprint massif, il ne s’est rien passé. Mais ce n’a pas du tout été le cas. Les coureurs nous ont proposé d’énormes mouvements de course depuis l’Espigoulier jusqu’à l’arrivée. Ça a été indécis avec le dernier gros repris à quasiment 500 mètres. Il y a eu du spectacle », poursuit l’Occitan, qui connaît sur le bout des doigts le tracé marseillais pour avoir terminé par deux fois à la troisième place de cette course d’ouverture de la saison cycliste européenne.

    La revanche du « Coq »

    « C’était un sprint massif, mais un sprint massif bien maîtrisé. Bryan Coquard a pris entre guillemets sa revanche, parce que c’est une course qui lui échappait alors qu’il a toujours pris en début de saison », note-t-il, conscient que « le Coq » était passé proche d’un premier sacre en 2021, année où Aurélien Paret-Peintre avait fait la différence dans un sprint final à trois.

    Mais la victoire du Nazairien n’est en rien une surprise. Surtout comparé à la présence de coureurs inattendus dans le top 10, à l’image de Nicolo Buratti (MBH Bank CSB Telecom Fort) et Xabier Berasategi (Euskaltel-Euskadi) qui terminent respectivement quatrième et cinquième au classement général. « Mais ils sortent d’où ? », s’interroge Lilian Calmejane à l’arrivée, persuadé que d’autres surprises surgiront à l’Étoile de Bessèges à partir de mercredi.