Tag: démocratie

  • Les opposants à la Très haute tension demandent un moratoire à l’État

    Les opposants à la Très haute tension demandent un moratoire à l’État

    Trente-six associations, une quarantaine d’élus, plusieurs syndicats agricoles. C’est forts de ces chiffres et personnalités du territoire concernés par le futur projet de ligne à Très haute tension que les opposants à RTE et l’État, porteurs du projet, ont réalisé une « photo de l’union sacrée » jeudi matin au Mas des Bernacles.

    « Le passage en force de l’État constitue une remise en cause de la démocratie territoriale » affirme le collectif THT13/30, mobilisé pour demander « un moratoire sur l’instruction de la déclaration d’utilité publique et l’arrêt des démarches de RTE pour préparer les futurs travaux ». Dans la même veine, l’opposition de l’Union pour Arles renouvelle sa « proposition de consultation citoyenne » et affirme que « les propositions concernant l’enfouissement méritent d’être examinées ». Le président (Ren) de la Région Paca Renaud Muselier a également pris position dans un courrier au préfet de région le 11 juin. « Il faut trouver une solution d’équilibre, avec une définition des besoins assortie d’un calendrier des projets industriels » avance l’élu, soulevant « l’idée d’un miniréacteur nucléaire à étudier » à plus long terme.

    Le patronat presse

    Le collectif patronal Provence Fabrique des possibles balaie ces perspectives. « Les besoins électriques de notre région ont été établis par RTE à +4GW d’ici 2030, communiqués lors du débat public global » affirme le collectif, insistant : « La seule solution à même de répondre aux délais et à la consistance électrique. » Et aligne les promesses : « 60 000 emplois directs et induits » pour 2030. Les deux enjeux sont-ils irréconciliables ?

  • [Tribune] Marseille libre et républicaine

    [Tribune] Marseille libre et républicaine

    Par 60 signataires de moins de 40 ans se revendiquant de l’héritage du gaullisme

    Qu’est-ce que le gaullisme, en 2026 ? À l’heure précise où, sur tous les bancs de l’Assemblée nationale, on se réclame du général de Gaulle, la question mérite d’être posée. À plus forte raison à Marseille, notre ville, forte de vingt-six siècles d’histoire, cité libre capable de survivre à tous les régimes, toutes les tempêtes et tout le fracas de l’histoire.

    L’appel du 18 juin 1940 résonne d’une façon différente, cette année. La guerre d’Ukraine menée par la Russie vient de dépasser, en durée, la Première Guerre mondiale. Le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences posent la question de la stabilité du monde. Les modèles issus de l’après-guerre semblent se déliter, inlassablement.

    Et la France, dans tout cela ?

    Et Marseille ?

    La grande singularité de la France Libre tient à ce qu’elle sut rassembler bien au-delà des clivages et des luttes qui avaient émaillé le pays dans les années 1930. Sous la Croix de Lorraine, se retrouvèrent des femmes et des hommes venus d’horizons politiques, philosophiques et sociaux différents – voire opposés. Des communistes aux monarchistes, des bonapartistes aux socialistes, des croyants aux libres-penseurs, tous acceptèrent de se mettre au service d’une seule cause : la France.

    Bien sûr, à chaque époque, ses mœurs. Pourtant, cette leçon demeure d’une brûlante actualité. Dans les périodes de tensions, de fractures et d’incertitudes, la tentation est grande de céder à l’affrontement permanent, aux postures et aux radicalités. Et si, en riposte, Marseille devenait le creuset d’un nouveau gaullisme ?

    Précisément parce qu’à Marseille, nous nous trouvons au cœur de ce combat devenu mondial et civilisationnel à la fois !

    Et nous, signataires de cette tribune libre, nous faisons le choix de la constance, de la cohésion et de la clarté.

    Nous sommes tous différents. Nous avons des parcours, des sensibilités et des approches distinctes. Cependant, nous partageons une conviction commune et presque sacrée : Marseille est républicaine, Marseille est notre trésor commun et seule Marseille compte.

    C’est pourquoi nous l’affirmons aujourd’hui : nous continuerons, sans ambiguïté, à nous opposer à l’impasse des extrêmes.

    Nous voulons incarner une alternative exigeante, fidèle à la République, fondée sur les principes de liberté, de responsabilité, de justice et de rassemblement.

    Oui, le débat démocratique peut exister sans sombrer dans la haine.

    Oui, on peut se combattre politiquement sans se haïr, ni se condamner mutuellement.

    Oui, on peut construire plutôt que détruire. Dans notre cité libre plus encore qu’ailleurs !

    Nous ne sommes pas les héros de 1940, tout simplement parce que les circonstances restent – par bonheur – différentes. Mais, en nous hissant sur les épaules de ces géants, nous pouvons croire au sursaut : un sursaut fondé sur un courage politique.

    Nous le devons aux futurs enfants de 2040, au monde, au pays et à la ville dans lesquels ils naîtront, un siècle après l’appel.

    Beaucoup voudraient nous voir basculer. Ceux-là voudraient nous convaincre que la lâcheté est une fatalité. Mais toute l’histoire de l’humanité, dans sa grandeur, montre que c’est faux.

    À l’occasion de cet anniversaire de l’appel du 18 juin, souvenons-nous que les plus belles pages de notre histoire ont été écrites par le rassemblement et le courage.

    Nous l’affirmons aujourd’hui par cette tribune : nous continuerons à nous battre sur le terrain des idées, avec détermination, lucidité et sans outrance. Avec fermeté républicaine et sans sectarisme, en restant fidèles à ce que nous sommes et que nous resterons toujours.

    Des Marseillais, des Français, des Républicains et des gaullistes. Voilà la source de notre engagement, au service de notre ville !

    Rédacteurs : Lionel MODRZYK, collaborateur politique, militant LR et Génération Marseille ; Romain SIMMARANO, président du collectif Génération Marseille, conseiller municipal et métropolitain

    Signataires : Sandra BLANCHARD, avocate, secrétaire général de Génération Marseille ; Marine PUSTORINO, conseillère départementale, porte-parole de Génération Marseille ; Sylvain DI GIOVANNI, conseiller départemental, porte-parole de Génération Marseille ; Aurore BRUNA, conseillère régionale, coordinatrice Cap sur l’avenir 13 ; Marion BAREILLE, conseillère d’arrondissements du 13/14, porte-parole de Génération Marseille ; Sylvain SOUVESTRE, conseiller d’arrondissements du 11/12, porte-parole de Génération Marseille ; Alison DEVAUX, conseillère départementale, membre de Génération Marseille ; Jordan MANGANI, président des Jeunes avec Martine Vassal ; Djihane DIB, référente des Jeunes en marche Bouches-du-Rhône ; Léo KHOZIAN, responsable départemental adjoint des jeunes LR ;

    Juliette BACHELIER, membre de la direction nationale des Jeunes Horizons ; Gérard BLANC, avocat, délégué Renaissance 3e circonscription des BDR ; Thomas ARCADU, jeunes UDI Marseille ; Louise RAMOS, coordinatrice régionale des Jeunes en Marche ; Jean-Sébastien BOURGOGNE, responsable départemental des Jeunes Horizons 13 ; David SOUID, président de France Finance Patrimoine ; Nicolas LAMBERTI, membre des Républicains 13 et de Génération Marseille ; Julien AMAROU, référent régional des Jeunes Horizons ; Emmanuelle CHAIX, militante du Parti Radical ;

    Hamza BAGGOUR, président d’association marseillaise

    Nathan COHEN, avocat, membre de Génération Marseille ; Joachim FERNANDEZ, délégué de section LR de la 4e circonscription, membre de Génération Marseille ; Maxime BOUDET, cadre Renaissance Bouches-du-Rhône ; Kevin CORTI, juriste, membre de Génération Marseille 9/10 ; Audrey BERR, ancienne cheffe de cabinet, petite-fille de résistant et de déporté ; Maxime BOURREL, membre de Cap sur l’Avenir ;

    Amel AMARI, chef d’entreprise ; Sébastien DE HARO, collaborateur politique ; Arnaud BOYER, professionnel de santé ; Simon MARTINO, membre de Génération Marseille ; Karim BENNAMAR, membre de Génération Marseille ; Alexandre CAMARASA, athlète olympique, membre de Génération Marseille ; Mustapha DJEBLOUNE, fondateur d’une Equipe Marseillaise ; Liam ESCARTEFIGUES, référent Jeunes Horizons Marseille ; Lucas SIMON, membre de LR 13 et de Génération Marseille ; Lilian GINOUX, membre du bureau politique de Renaissance 13 et de Génération Marseille ; Tom RICCI, référent Horizons Jeunes ; Mathias MARKARIAN, co-délégué Horizons ; Jed PEILLEX, membre de Génération Marseille ; Ghania BENKEDIA, membre de Génération Marseille ; Yann BESNARD, militant Renaissance Marseille ; Danijela KOVACEVIC, membre de Génération Marseille ; Igor KOVACEVIC, citoyen marseillais et olympien, membre de Génération Marseille ; Yacin BERRABAH, promoteur de boxe ; Lucile DUMON, chargée de projet, membre de Génération Marseille ; Vincent COLONNA D’ISTRIA, chef d’entreprise, membre fondateur de Génération Marseille ; Mathieu MIRGUET, agent du service public ; Ethan LEVI-VALENSI, jeune engagé pour Marseille ; Vincent CANAVESE, chef d’entreprise, membre de Génération Marseille ; Estelle DE CAROLI, juriste, membre de Génération Marseille ; Nicolas PIETRI, cadre infirmier ; Raphaël RUBIO, professeur de philosophie, écrivain ; Hamza HARBI, membre de Génération Marseille ; Baptiste LUCCIONI, élu au Conseil des jeunes métropolitains ; Keltoum TACHEKAFT HASSANI, membre de Génération Marseille ; Gilles FOLIOT, membre de Génération Marseille ; Jimmy VILLEBOIS, agent du service public ; Deïla LEON-RUIZ, militante Horizons Marseille ; Clément FORTIER, membre de Génération Marseille ; Nicolas BONTRON, militant LR 13 ; Harris OVONE MOULENGUI, militant Renaissance 13 ; Sacha PARTOUCHE BARON, chef d’entreprise; Antoine CIRILLO, fondateur de L’Elan.

  • Une intersyndicale bien décidée à résister aux politiques antisociales

    Une intersyndicale bien décidée à résister aux politiques antisociales

    « On a décidé, avec les organisations syndicales progressistes, celles qui ont conscience du moment dans lequel on se trouve, de nous mobiliser aujourd’hui devant l’UPV », commence le secrétaire général de la CGT, Richard Roméo-Giberti. Et de poursuivre : « On a des adversaires de classe aussi bien dans la classe politique que dans le patronat visiblement, puisqu’ils s’acoquinent les uns avec les autres. »

    D’où la nécessité de se rassembler et de construire un rapport de force pour refuser cette connivence antisociale et leurs offensives. « La majorité gouvernementale, bien aidée par l’extrême droite, veut voler le 1er Mai aux salariés qui sont en première ligne, c’est-à-dire les salariés du commerce », reprend le patron de la CGT dans le Var.

    Une nouvelle tentative d’enfoncer aujourd’hui un coin dans les acquis sociaux, après deux premières charges infructueuses en janvier et en avril, avec le passage au Sénat « d’une proposition de loi qui ouvre en grand les possibilités de déroger au 1er Mai avec le travail des boulangeries et des fleuristes ».

    Un attrape-nigaud, prévient-il, puisque derrière la rhétorique de défense du petit commerce, c’est encore au profit des grands groupes, comme Interflora et Carrefour, que la majorité veut légiférer. « Et si on laisse passer ça, on s’expose à d’autres coups bas, met en garde Richard Roméo-Giberti. On voit très bien que leur intention, c’est de s’attaquer in fine, notamment à la cinquième semaine de congés payés ». Et de poursuivre : « Le 1er Mai, on n’y touche pas. C’est le seul jour chômé pour tout le monde et c’est le fruit de décennies et de décennies de luttes sociales. »

    Pas de justice sociale

    sans solidarité

    Pas question en tout cas, « après s’être fait voler deux ans de vie avec la retraite à 64 ans », d’accepter de laisser banaliser le travail le 1er mai, « au nom du profit et des lobbies économiques ».

    « Nous refusons cette attaque symbolique et sociale ! Le 1er Mai est un jour de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Il appartient au monde du travail, pas aux actionnaires », affirme avec force Zoé Desmoulins (Solidaires), lors de la prise de parole de l’intersyndicale.

    Géraldine Compain (Unsa) met en évidence, elle, que « faire travailler davantage celles et ceux qui peinent déjà à boucler les fins de mois ne répond en rien à l’explosion des prix de l’alimentation, à l’augmentation des loyers et des factures d’énergie, aux salaires qui stagnent et à la précarité qui gagne du terrain ». D’autant plus une aberration, dénoncent les syndicats, que pendant que « la vie chère étouffe la population, les grandes entreprises accumulent les profits ».

    L’intersyndicale exige donc l’augmentation immédiate des salaires, pensions et minima sociaux ; l’indexation des salaires sur les prix ; ainsi que le blocage des prix des produits de première nécessité et de l’énergie.

    Julie Birebent (FSU) a rappelé comment, pendant ce temps, comme toujours, « l’extrême droite tente de détourner la colère sociale en désignant des boucs émissaires et en essayant de se mettre dans la poche du patronat ». Et vote, impunément pour l’instant, contre les intérêts des salariés, contre les droits syndicaux et contre les solidarités.

    « Le progrès social se construit par l’unité des travailleurs, pas par la division », a martelé Anaïs Pascual (CGT). De l’unité, il va en effet en falloir pour défendre efficacement les droits et les libertés menacés. « Il n’y a pas de justice sociale sans démocratie et sans solidarité », insiste-t-elle. Et de poursuivre : « Nous exigeons des salaires pour vivre, pas survivre ! »

    Une aspiration largement partagée qui devra se traduire par de grandes mobilisations politiques et sociales pour aboutir.

  • [Entretien] « Mon rôle sera d’exiger la transparence totale »

    [Entretien] « Mon rôle sera d’exiger la transparence totale »

    La Marseillaise : Quels seront vos principaux sujets de vigilance ?

    Antoine Bertrand : Cette commission des finances revient traditionnellement à l’opposition. Il n’y a donc aucune entente avec la majorité, contrairement à ce que certains essaient de faire croire. Mon rôle sera d’exiger la transparence la plus totale sur les comptes publics de la Ville. Michaël Delafosse présente des budgets à l’équilibre, mais quand on regarde les trajectoires budgétaires, il y a de vrais sujets d’inquiétude. Le contrôle financier ne doit pas être seulement dans les mains de l’exécutif municipal : il revient aussi au conseil municipal, qui représente le peuple. Cette fonction, je veux l’exercer avec sérieux, dans l’intérêt général des Montpelliérains.

    Vous critiquez notamment l’augmentation de la fiscalité. Pourquoi ?

    A.B. : Le problème est démocratique. Cette hausse des impôts était visiblement anticipée avant les élections, mais elle n’a pas été annoncée aux Montpelliérains pendant la campagne. Si Michaël Delafosse avait été honnête, il aurait permis un vrai débat budgétaire. Or cette hausse arrive quelques semaines après les municipales, dans les alcôves du conseil municipal et de la métropole. En plus, elle s’accompagne d’une baisse des investissements publics et des moyens pour les services publics : c’est un budget austéritaire. On ne peut pas augmenter la pression fiscale sans engager les investissements structurants dont la ville a besoin. Nous aurions fait d’autres choix : une régie publique de l’énergie, une politique volontariste du logement social et étudiant, ou encore la gratuité des cantines scolaires. L’alimentation n’est pas un bien marchand, c’est un bien commun.

    Vous mettez aussi en cause la responsabilité de l’État. Que lui reprochez-vous ?

    A.B. : Il y a un véritable hold-up de l’État sur les collectivités, commencé sous François Hollande et poursuivi depuis. Les dotations baissent ou stagnent, les fonds comme le fonds vert sont réduits, et les communes doivent chercher des subventions partout. L’État assèche les collectivités, tout en leur transférant toujours plus de charges. Cela réduit leur autonomie fiscale et abîme la démocratie locale. À Montpellier, où le taux de pauvreté est massif, autour de 24%, l’augmentation de la fiscalité est un double coup de massue, surtout avec le coût du logement.

  • Un projet de Maison de la démocratie pour relancer l’intérêt pour la politique à Toulon

    Un projet de Maison de la démocratie pour relancer l’intérêt pour la politique à Toulon

    Elles veulent poursuivre sur leur lancée et œuvrer pour le débat démocratique. Engagées au sein de Toulon en Commun lors des élections municipales, Marie-Elise Vidal, 23 ans, et Charlotte Clementi, 28 ans, toutes deux militantes écologistes, ont lancé, dans l’entre-deux-tours, le mouvement « Jeunesse Populaire Toulonnaise », face au risque de voir le RN accéder au pouvoir, mais aussi avec la volonté de redonner une voix à la jeunesse face au « sentiment que la politique se fait sans eux. On s’est dit qu’il fallait un élan pour réveiller les consciences, et travailler sur la jeunesse car à Toulon, il n’y a pas cette dynamique présente dans d’autres villes », soutient Charlotte Clementi.

    Un lieu qui dépasse

    les clivages partisans

    C’est donc dans cette optique que les deux amies veulent aujourd’hui créer une Maison de la démocratie, « un lieu physique mais aussi conceptuel, où tous les citoyens peuvent débattre ». Une idée née de leur expérience de campagne : « On a constaté que les jeunes n’étaient pas très engagés, mais aussi qu’il y avait une méconnaissance globale des enjeux locaux. »

    Pour changer cela, et lutter contre l’abstentionnisme, « une des bases du projet », cultiver la confiance est primordial : « Il faut informer les gens, pour qu’ils se sentent écoutés, participent, comprennent les choses, et que les décisions ne soient pas simplement prises à la mairie », appuie Marie-Elise Vidal, qui voit en ce projet une possible rampe de lancement pour « des projets participatifs, où les gens seraient consultés sur ce qu’ils veulent mettre en place, dans leur rue, leur quartier ».

    S’il sera protégé par une charte de respect des valeurs républicaines, de la tolérance et de la diversité, « ce qui pourrait de fait exclure certaines personnes », le lieu se voudra ouvert à tous, sans distinction d’âge, et au-delà des clivages partisans. Car il s’agira aussi de « comprendre pourquoi nous avons autant de désaccords, et pourquoi n’y aurait-il pas des choses pouvant nous rapprocher dans une politique de ville. On ne veut pas être reconnu à travers nos attaches partisanes. Chacun aura son espace », affirme Marie-Elise Vidal.

    Un concept basé sur des expériences similaires en place à Tours et Montpellier, par exemple, pour lequel les deux militantes espèrent un engagement de la mairie, avec qui un rendez-vous est prévu dans les jours à venir. « Il faut que ce soit ancré dans la vie toulonnaise. La mairie y a tout intérêt, pour inclure les citoyens et lutter contre le mécontentement », veulent-elles croire.

  • À Fos-sur-Mer, une réunion du RN provoque une levée de boucliers

    À Fos-sur-Mer, une réunion du RN provoque une levée de boucliers

    C’est un post sur Facebook qui a alerté les forces progressistes. Franck Allisio, Emmanuel Fouquart et Emmanuel Taché, trois députés d’extrême droite du département des Bouches-du-Rhône, y annoncent la tenue d’une rencontre publique, vendredi 19 juin, au sein de la Maison de la mer et du sport.

    Une « salle communale très connue des Fosséennes et des Fosséens, transformée en lieu d’accueil d’une réunion diligentée par le RN », réagit le groupe municipal d’opposition Notre Fos. « Le prêt de la salle a été forcément validé par le maire ! Si le doute persistait encore chez certains, maintenant, nous avons la certitude que notre ville est dirigée par l’extrême droite. »

    Classé divers droite par la préfecture au moment du dépôt des listes, lors de la campagne municipale, Philippe Maurizot avait pourtant rejoint le label du RN « La Provence qu’on aime », portant sur des éléments programmatiques, et reçu le soutien de son délégué départemental, Franck Allisio.

    « Nous, élus et sympathisants de gauche, n’acceptons pas que Fos devienne le lieu de rendez-vous de l’extrême droite du département, voire de la région, écrivent les élus d’opposition, dans un communiqué. Nous refusons que le nom de notre ville soit associé au déclin de la démocratie de notre pays. » Ils appellent « tous les démocrates de Fos, de l’Ouest de l’étang de Berre et du département » à une grande marche populaire et citoyenne devant la Maison de la Mer, vendredi 19 juin, à 18h30.

  • Sophie Binet à l’offensive pour le 54e congrès de la CGT

    Sophie Binet à l’offensive pour le 54e congrès de la CGT

    De notre envoyé spécial Amaury Baqué

    « Un congrès de la CGT, c’est 1 000 luttes en puissance. » C’est devant plus de 1 000 délégués et avec un discours enflammé que Sophie Binet a officiellement ouvert le 54e congrès de la CGT, ce lundi. Lequel se déroule « dans un contexte inédit ». « Les bruits des bottes s’amplifient. Jamais l’extrême droite n’a été au pouvoir dans autant de pays », s’inquiète-t-elle. Une situation qu’elle lie avec la crise du capitalisme. « Pour le capital, la démocratie est maintenant un problème, c’est la raison pour laquelle l’alliée indispensable du capital, c’est l’extrême droite », analyse Sophie Binet. Elle prend pour exemple concret « le Medef qui, pour la première fois depuis 1945, traite le RN comme un parti comme les autres ». Et martèle : « L’extrême droite est la pire ennemie du monde du travail. Face à elle, l’antidote c’est le syndicalisme CGT. »

    Des messages pas anodins puisqu’ils sont en lien avec les échéances électorales françaises à venir : « Nous allons nous mêler du débat présidentiel pour remettre les travailleurs et travailleuses au centre du jeu. » Elle s’adresse d’ailleurs à Fabien Roussel (PCF), Marine Tondelier (EELV), Manuel Bompard (LFI) et Olivier Faure (PS), tous présents ce jour : « Je note que la CGT fait l’unité, pourvu que ça dure ! ». Et de lancer un « appel de Tours » : « aucun candidat n’aura les voix de la CGT, des travailleurs, sans s’engager à abroger la réforme des retraites ».

    Mais ce discours est aussi, et surtout, le moment pour elle de faire le bilan de son mandat. « Faisons les comptes, depuis 2023, quatre Premiers ministres contraints à la démission, cinq réformes enterrées, deux budgets d’austérité en partie vidés de leur contenu », énumère-t-elle. La secrétaire générale revient sur l’exemple de la réforme des retraites. « Nous avons refusé de tourner la page, nous avons fait échouer le conclave et décalé l’application de la réforme des retraites », se félicite-t-elle. Elle réalise aussi un bilan plus critique : « Il y avait plus de manifestants que de grévistes. Nous n’avons pas réussi à étendre la grève le jour où l’intersyndicale avait appelé à mettre le pays à l’arrêt […] Tous les syndicats CGT n’ont pas appelé à la grève. »

    FSU et Ictam comme dossiers chauds

    Le lien est tout trouvé avec les propositions émises par la direction sortante : « Nous sommes rassemblés pour adopter notre plan de bataille pour les trois prochaines années. Pour cela, tirons les leçons de la mobilisation contre la réforme des retraites. » Outre les orientations générales sur lesquelles les congressistes doivent se prononcer comme « socialiser les richesses pour mieux protéger » ou tendre vers une « planification industrielle et écologique », Sophie Binet évoque sans détour les propositions qui peuvent provoquer le plus de remous. Comme le rapprochement avec la FSU : « Il ne s’agit ni d’une fusion, ni de la création d’une superstructure, mais d’un cadre de coopération permanent. » Ou le développement de la CGT auprès des Ictam (ingénieurs, cadres, techniciens, agents de maîtrise) : « La mission des Ictam n’est pas de mener les luttes à la place des ouvriers, c’est de développer les luttes chez les cadres et professions intermédiaires. »

    De quoi occuper les congressistes pour les prochains jours.

    AU PROGRAMME

    Mardi. Les congressistes entrent dans le dur des débats avec le vote du rapport d’activité, qui permet de juger l’appréciation du bilan de la direction sortante. Vient ensuite une initiative autour de la Palestine en présence d’Hala Abou Hassira, ambassadrice de la Palestine en France, de Yousef Habache, du syndicat des journalistes palestiniens, et de Luc Triangle, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI). Avant un meeting « international » contre l’extrême droite en présence de nombreux syndicalistes venus du monde entier.

  • [Entretien exclusif] Josée Massi : « Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais »

    [Entretien exclusif] Josée Massi : « Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais »

    La Marseillaise : Vous êtes parvenue à déjouer tous les pronostics en écartant la menace du RN, grâce notamment à l’électorat de gauche. Une partie de celui-ci a même voté pour vous dès le premier tour. Diriez-vous que cette confiance vous engage ?

    Josée Massi : Je mesure la confiance que tous les Toulonnais m’ont apportée, parce que c’est vrai que si on a réussi c’est grâce à un élan. Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais et avec tous les Toulonnais, quels que soient les partis. C’est bien pour ça que mon slogan, c’était « Toulon, mon parti », et pas un autre. Et je remercie aussi bien la droite que la gauche et même ceux qui n’ont pas de parti. Je crois que ça m’a un peu réconciliée avec la nature humaine. Et ça fait sens.

    Pardonnez-moi d’insister sur la gauche. Elle a disparu du conseil municipal. Est-ce que, selon vous, ce n’est pas un peu dommageable ?

    J.M. : C’est le principe de la démocratie.

    Par contre, j’ai l’intention de les associer, notamment dans les conseils de secteur. Ça sera mon travail de l’été, pour voir leur composition et que cela soit vraiment des conseils de secteur démocratiques. Mais c’est vrai que je n’ai pas encore eu le temps de m’y pencher parce qu’entre la Métropole et la Ville, il y a beaucoup de désignations à faire. Mais j’ai à cœur d’avoir une nouvelle gouvernance et ces conseils de secteur pourraient être un lieu où chacun puisse exprimer ses opinions mais toujours bien sûr dans le sens de l’intérêt général et de la ville.

    En parlant de changement de gouvernance vous avez refusé de donner des vice-présidences à la Métropole aux maires RN…

    J.M. : Oui, ils en réclamaient trois sous prétexte que c’est ce qui se faisait habituellement… Chaque maire avait c’est vrai une vice-présidence. Mais ça se faisait au moment où il n’y avait qu’une majorité. On m’a rétorqué que Marc Vuillemot [ancien maire de gauche de La Seyne, Ndlr.] avait une vice-présidence. Mais il faut rappeler que de lui-même, il était venu nous voir pour dire qu’il était dans la majorité métropolitaine, ce qui n’est pas le cas des trois maires RN. Alors chacun sa place. On ne peut pas être à la fois opposant et dans l’exécutif. Mais je n’oublierai pas les habitants des trois communes, parce que ce sont des habitants métropolitains. Il n’y a pas de souci. Je ne vais pas pratiquer la chasse aux sorcières. Et bien sûr, ils font partie de la métropole. On travaillera avec eux.

    Aujourd’hui, on se retrouve avec un groupe RN très agressif, surtout Mme Lavalette. Ça risque d’être un peu long 7 ans comme ça, non ?

    J.M. : Pour elle vous voulez dire ! Parce que dans l’opposition, elle va au moins y rester 7 ans… Alors, elle a beau dire qu’elle a recueilli 48% et lancer en conseil municipal « Il faut oser, Josée ! », comme je lui ai répondu l’autre fois, les Toulonnais ont osé puisque c’est nous qui avons été élus.

    Elle a la défaite amère. Voilà. Mais en même temps elle croyait tellement être maire… Après, elle a une tribune, une fois par mois, au conseil municipal. En fait, Laure Lavalette ne cherche pas le débat mais à faire le buzz. Ma mère disait que le silence, c’est le plus grand des mépris. Quand on ne peut pas débattre, ce n’est pas la peine.

    Vous insistez sur le fait de n’appartenir à aucun parti mais votre victoire a provoqué un espace politique. Comment cela va se traduire pour les prochains scrutins électoraux ?

    J.M. : C’est vrai qu’ils vont s’enchaîner, là. Mais, oui, je pense que notre étiquette « Majorité municipale » est toute trouvée et qu’on soutiendra des élus. Sauf pour les sénatoriales où je ne pense pas que nous ayons de candidat. Mais vous savez, je suis très convoitée pour ces sénatoriales. J’ai à présent beaucoup d’amis depuis le 22 mars, c’est marrant ! Mais, c’est peut-être le privilège de l’âge : je ne suis dupe de rien. Et je le répète : je n’ai pas d’ambition politique. Vous ne me verrez pas sur des sénatoriales, sur des législatives ou même sur des départementales. Je pense qu’être maire et président de la métropole, c’est plus qu’un temps complet. Et quand on s’engage sur un mandat, il faut pouvoir le tenir.

    Les Toulonnais vous ont élue sur un programme. À quoi peuvent-ils s’attendre prochainement ?

    J.M. : Sur la sécurité, on met en place la police de proximité sur le Pont du Las et sur Saint-Jean du Var. De façon à ce que les habitants connaissent les équipes et qu’on ne soit pas seulement dans la répression mais aussi dans la prévention, c’est important.

    Sur la proximité, on travaille sur les maisons de santé. Celle de Claret est bien lancée et j’espère pouvoir l’inaugurer au premier trimestre 2027. Pour celle de Pont du Las, la ville a préempté le local. En parallèle, on facilite également l’implantation de toutes les maisons de santé privées, avec différents médecins qui se regroupent.

    Proximité encore avec la concertation. On a pu le voir sur les plages de Mourillon, avec l’inauguration de la plaine de jeux que j’avais initiée en 2023. C’est un lieu qu’on améliore d’année en année avec une vraie concertation avec les utilisateurs de la plage. Il faut que le Mourillon reste ce lieu où les Toulonnais qui ne partent pas peuvent se considérer un petit peu comme s’ils étaient en vacances.

    Et dans les 5 jours, une expérimentation va débuter sur le boulevard de la République avec l’aménagement d’une piste cyclable sécurisée à double sens. On va voir ce que ça donne par rapport aux flux de voitures qu’amènent les embarquements de ferries. Mon objectif, c’est de faire des pistes cyclables continues, un réseau.

    Concernant le scandale des crèches privées, comment se prémunir de ce type de dérives ?

    J.M. : Nous avons prioritairement des crèches publiques et des crèches associatives que l’on finance. Vous savez, je l’ai souvent dit, l’objectif des crèches privées c’est faire du business. Et je peux vous dire, pour en avoir gérées, que pour faire du bénéfice sur une crèche, il faut soit réduire l’encadrement et avoir des personnes moins diplômées, soit rogner la qualité des services qu’on rend aux enfants. Alors nous on va en construire une de plus. On a rénové les deux de Lamalgue et on finance les associatives, puisqu’il y en a une qui va se faire à Barbès. Et on s’engage à ce que tous les parents qui travaillent aient une place en crèche.

    On a vu la semaine dernière dans cette barre délabrée de Pontcarral que la misère sociale continue de causer des ravages…

    J.M. : Un drame épouvantable ! Mais j’en profite pour rappeler à nouveau, qu’il n’y avait eu aucun signalement concernant cette famille. Ces enfants qui avaient été inscrits à l’école Basse Convention en avaient été radiés au mois de mars, parce que la maman avait déménagé et les avait inscrits à Marseille.

    Mais on ne reste pas sans rien faire. On travaille avec la préfecture sur deux copropiétés qui sont à peu près dans le même état : La Grande-Plaine et Pontcarral. La première étant plus facile à appréhender que celle de Pontcarral, parce qu’il n’y a que deux propriétaires. J’ai écrit au ministre pour avoir une dérogation parce que vous savez qu’on est en Quartier prioritaire de la ville et qu’on n’a le droit normalement de rajouter du logement social. Et si on rénove la Grande-Plaine, on va y faire des services publics en plus, avec un centre social dans la Maison Verlaque.

    Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour ce mandat ?

    J.M. : Que Toulon continue à être une ville apaisée, où il faut bon vivre, où on est contents de s’installer. On veut l’améliorer, mais ce que je veux dire aussi c’est que ça ne se fait pas à sens unique, pour reprendre la parabole du Colibri : il faut que chacun fasse sa part. Et puis que les habitants s’engagent aussi dans les CIL [Comité d’intérêts locaux, Ndlr.] qui sont les mieux placés pour remonter les besoins de la population.

  • Le numérique, un impact tout sauf neutre pour le débat démocratique

    Le numérique, un impact tout sauf neutre pour le débat démocratique

    Impossible d’y échapper. Que ce soit les réseaux sociaux, la vidéosurveillance ou encore l’accès dématérialisé aux services publics, le numérique a bouleversé notre quotidien. « Un adulte passe en moyenne 32 heures par semaine devant un écran », campe Alexandre Basquin, sénateur PCF du Nord et participant au débat, aux côtés de Pierre-Yves Cadalen (député LFI du Finistère), Thomas Dossus (sénateur écologiste du Rhône) et Patrick Blanès (secrétaire fédéral du PS de Vaucluse). « Les plateformes numériques créent des contenus clivants et émotionnels, le débat est polarisé et une partie de l’espace démocratique est aujourd’hui structurée par des entreprises privées », rappelle, en introduction, Sabrina Royer, animatrice du débat.

    Pendant 1h30, les propos ont fait le procès du numérique, du moins l’usage généralisé qui en est fait sans réel garde-fou. « Sans les réseaux sociaux, on n’aurait pas battu Aulas à Lyon », souligne quand même Thomas Dossus quand Patrick Blanès relève leur « utilité pour structurer certains mouvements ». « Oui, mais par exemple, Facebook a banni toute référence à la Palestine », nuance Alexandre Basquin, rétif aux réseaux sociaux. « Je dois être l’un des seuls parlementaires à ne pas y être car on cherche plus à convaincre à l’extérieur que la personne face à soi, c’est mortifère car il faut être excessif pour être viral », déplore le sénateur nordiste.

    Manière d’aborder les logiques d’algorithmes qui confortent chacun dans ses biais tout en clivant encore plus les contenus. « On zappe d’une info à l’autre, c’est l’économie de l’attention », resitue Patrick Blanès, alarmé aussi par l’irruption de l’intelligence artificielle, « qui pourrait bientôt rendre des décisions de justice ». « Mais ce capitalisme de l’attention doit avoir ses limites et être régulé au niveau européen », plaide Thomas Dossus, pour qui « les grandes plateformes doivent être tenues pour responsables ». Si le sujet n’a pas été abordé, on a vu des récents déferlements de haine et de racisme en ligne sur des pages Facebook de nos confrères. Le tout avec un sentiment d’impunité. Au début du mois, 16 familles ont aussi porté plainte contre TikTok pour abus de faiblesse, accusant le réseau social de pousser des jeunes au suicide.

    Instaurer une vraie régulation publique

    À l’instar des « règles déontologiques pour la presse créées au XIXe siècle », le sénateur écologiste souhaite « un modèle de contrôle public » vis-à-vis des plateformes numériques et « le risque de bulle de désinformation ». Pierre-Yves Cadalen milite, lui, pour la mise en place d’un « pôle public du numérique » pour sortir les médias des « concentrations capitalistiques ». Car derrière les Gafam (acronyme des géants du numérique), « il y a un projet politique de technofascisme, des nouveaux réactionnaires qui veulent abolir la démocratie et supprimer les libertés individuelles », estime le député insoumis. Une idée de pôle public qui ne séduit pas Thomas Dossus, « pas fan car si la gauche peut en faire un outil d’émancipation, je crains que ce ne soit pas le cas si la droite est au pouvoir ».

    Brièvement abordée aussi, l’impact sur la jeunesse, fortement « informée » par les réseaux sociaux, et l’omniprésence dans le cercle scolaire. « Il faut dénumériser nos écoles », conclut Thomas Dossus.

  • « La Marseillaise » mobilisée face aux attaques de l’extrême droite

    « La Marseillaise » mobilisée face aux attaques de l’extrême droite

    Faire bloc face aux assauts menés par l’extrême droite. Après l’attaque en justice pour diffamation contre La Marseillaise, son président et directeur de publication Léo Purguette et l’un de ses journalistes, Tristan Arnaud, par le député du Gard Alexandre Allegret-Pilot, un procès devait de tenir le 7 avril dernier, au tribunal correctionnel de Marseille. La présidente a choisi de fixer la date du procès au fond au 6 avril 2027.

    Citoyens, élus, militants syndicaux, politiques ou associatifs, clubs de la presse de la région…. Depuis la notification de cette plainte dont s’est saisie une magistrate, de nombreuses personnes issues d’horizons divers témoignent de leur soutien à La Marseillaise dans ce combat. Les rassemblements organisés depuis plusieurs mois, à l’initiative des Amis de La Marseillaise et leur président Serge Baroni, du syndicat CGT et des personnels du journal réunissent des centaines de personnes.

    En cause, dans cette procédure initiée par le député d’extrême droite, deux articles, comme l’avait détaillé Léo Purguette, le 25 septembre 2025, jour de l’audition par la juge : « Le premier, parle de ses tweets et les qualifie de racistes, misogynes et transphobes. D’ailleurs, la plateforme X (ex-Twitter), dont on sait qu’elle n’est pas la propriété d’un bolchevique, a supprimé ses tweets et verrouillé son compte, tellement ils étaient outranciers. Le deuxième article, très classique, cite l’enquête de nos confrères du Monde, qui ont remonté le fil du parcours professionnel de ce député. Lorsqu’il était fonctionnaire de Bercy, il a attribué une subvention à une entreprise qui n’était pas encore créée. Ce qui pose évidemment quelques questions. Figurez-vous que nous citons cette enquête du Monde, mais Le Monde, lui, n’est pas attaqué, comme me l’a confirmé Philippe Broussard, de la direction de la rédaction du Monde. »

    La Marseillaise maintient ses écrits, dénonce une procédure bâillon et appelle à la solidarité financière pour assurer sa défense ainsi qu’à la mobilisation de toutes celles et de tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse.