Tag: défilé

  • À Martigues, les lycéens manifestent « à leur échelle »

    À Martigues, les lycéens manifestent « à leur échelle »

    Imprévisibles, les lycéens ? À Martigues, le plan d’action de l’acte 5 de la mobilisation a changé « toutes les 30 secondes », reconnaît Mevann, l’un des jeunes organisateurs. À l’origine, une marche devait partir de l’établissement Paul-Langevin à 10h en direction de la place Jean-Jaurès. Finalement, le départ a été décalé à 11h, et les manifestants se sont dirigés vers Jean-Lurçat pour y récupérer d’autres élèves, avant de se rendre en centre-ville. « On vit au jour le jour, à la minute la minute », plaisante l’élève. La police municipale et les syndicats (CGT, SUD, Snes-FSU) ont joué le jeu de l’improvisation, sécurisant le joyeux cortège le long de son périple. Une centaine de personnes y ont participé, d’après les chiffres de la préfecture.

    Pour Mevann, la mobilisation est un franc succès : « Marseille, Aix-en-Provence, Arles… ce sont des villes étudiantes. À Martigues, on n’a pas de fac au-dessus du lycée, donc on ne peut pas se rattacher aux étudiants et à leurs organisations. Mais c’est important quand même de se faire entendre dans les petites villes où on subit le plus le manque de moyens. Heureusement, on est très suivis et soutenus par nos professeurs et les syndicats. À notre échelle c’est très bien ce qu’on fait. »

    Lou*, lycéen de terminale à Jean-Lurçat, explique que de nombreux camarades sont allés grossir les rangs de la manifestation à Marseille. Lui a préféré rester à Martigues. « Il y a de bons arguments de chaque côté. Certains préfèrent s’unir, et donc vont dans les grandes villes. D’autres plaident pour une action au niveau local, en disant que les lycées périurbains sont encore plus délaissés que dans les métropoles… J’ai pas la réponse, les deux choix sont corrects tant qu’on se bat. » Pour lui, tout l’enjeu est de ne pas laisser tomber le mouvement, que le gouvernement « tente d’étouffer », ou qu’il « déraille dans une lutte sans idée ». « On espère qu’après les vacances on aura des réponses ou des pistes de réponses, parce que là c’est plus possible. »

    Supprimer Parcoursup

    et la réforme Blanquer

    Pour Lou, le plus urgent est de « supprimer Parcoursup et la réforme Blanquer ». « Ça changerait beaucoup de choses, au niveau emploi du temps, santé mentale des jeunes… Même si ça ne réglerait pas tout, ça montrerait qu’on est écoutés et qu’on est dans la bonne direction. »

    Derrière une banderole, dans le cortège, Carla témoigne : « On veut pouvoir avoir une vie en dehors du lycée, voir nos amis, notre famille, faire du sport… C’est compliqué de gérer devoirs et extrascolaire. Et à vouloir tout faire, on fait tout mal. » À ses côtés, India acquiesce : « Notre santé mentale est en danger, on nous écoute pas, on se prend des réflexions et des reproches à longueur de temps alors qu’on va mal et qu’on fait notre maximum. » Carla dit être tombée en dépression « à cause de la pression de l’école » l’an dernier. « J’ai arrêté de venir, du coup j’ai dû redoubler. Maintenant j’essaye de faire de mon mieux. » Les deux amies demandent de meilleures conditions d’apprentissage, mais surtout une véritable écoute de la part du gouvernement pour « retrouver confiance en l’avenir ».

    *Le prénom a été modifié.

  • Ollioules : opération coup de poing de la CGT à Carrefour

    Ollioules : opération coup de poing de la CGT à Carrefour

    Préparée dans le plus grand secret – le lieu ayant été précisé au dernier moment à la presse – pour que l’électrochoc fonctionne à plein régime et éviter aussi que la direction ne vienne mettre des bâtons dans les roues, la mobilisation s’est déroulée dans une parfaite fluidité. Entrés sans encombre dans le magasin dès 9h, les manifestants ont défilé dans l’allée centrale de l’hypermarché, arborant drapeaux et chasubles de la CGT. Une centaine de salariés de l’enseigne sont venus inviter leurs collègues d’Ollioules à les rejoindre dans le combat pour défendre leurs droits et leurs intérêts.

    Dans sa prise de parole, le délégué syndical Patrick Aitaissa a dénoncé la stagnation des salaires, la réduction des effectifs et les conséquences des conditions de travail sur la santé des salariés, en rappelant les milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés par Carrefour. Histoire d’insister sur le décalage entre les résultats de l’entreprise et leur pouvoir d’achat.

    « Qui fait tourner les magasins ? Nous, les caissières, les employés libre-service, les boulangers, les bouchers, les manutentionnaires, les agents de sécurité... », martèle le responsable syndical. Et de poursuivre : « Les prix du loyer, de l’énergie et du caddie explosent. Et nos fiches de paie n’avancent pas. »

    La CGT pointe ensuite les responsabilités. À commencer par celle de la direction. Le syndicat l’appelle à respecter la clause de revoyure prévue dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), estimant que celle-ci doit permettre une évolution des salaires lorsque l’inflation augmente. « Quand l’inflation dérape, les salaires doivent suivre. Ce n’est pas une faveur, c’est un engagement », rappelle Patrick Aitaissala en demandant donc son application.

    Autre sujet mis en avant lors de cette mobilisation : les conditions de travail. La CGT dénonce « des effectifs réduits à l’os pour faire tourner le magasin » et des cadences qui épuisent et pèsent directement sur la santé des salariés. Mais aussi des changements de planning de dernière minute et les dimanches imposés.

    La CGT estime d’ailleurs que les alertes, lancées par les salariés concernant la sécurité et la souffrance au travail, ne sont pas suffisamment prises en compte. Et cerise sur le gâteau : des licenciements pour inaptitude, selon le syndicat, venant récompenser les loyaux services une fois les corps abîmés.

    Un autre rapport de force

    La mobilisation a en effet également porté sur le devenir de ces salariés confrontés à des problèmes de santé liés à leurs conditions de travail.

    « Nous exigeons l’arrêt de ces licenciements, plus de 3 200 depuis 2018 au sein de Carrefour, et le respect de l’obligation de reclassement », a déclaré le représentant syndical. Et d’évoquer selon lui le cas d’une ancienne salariée du magasin d’Ollioules, qui en a elle-même fait les frais après avoir été confrontée à des problèmes successivement aux deux épaules ayant entraîné plusieurs mois d’arrêt de travail.

    Dans ses communications institutionnelles, Carrefour met en avant un « dialogue social constructif et régulier » ainsi qu’une politique de « prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail ».

    Les inquiétudes relatives aux évolutions annoncées ou envisagées au sein du groupe, notamment la location-gérance et la franchise, ont également été exprimées. Avec à la clé, encore « moins de droits, moins de garanties, moins de protections » et la remise en cause des conquis sociaux. « On est là aussi pour dénoncer la stratégie de notre PDG, Alexandre Bompard, qui finalement, lui, se prend 19 000 euros par jour et nous augmente de 0,9%, alors que la plupart sont payés juste un peu au-dessus du Smic », poursuit Céline Arnaud, la déléguée syndicale nationale adjointe CGT Carrefour Hypermarché. Et de poursuivre : « C’est un rentier, pour gagner toujours plus d’argent, il loue ses magasins et sépare de la masse salariale. »

    La CGT a aussi mis en cause certaines pratiques syndicales. « Le syndicat maison est ici bien en place et maltraite les travailleurs de ce magasin », condamne la responsable cégétiste, qui affirme par ailleurs : « Ici, si tu n’as pas ta carte à ce syndicat, tu n’as pas de tire-pales électriques et tu t’exploses le dos avec un tire-pales manuel. » Une proximité avec la direction et des prises de position jugées indignes d’une organisation syndicale, blâme la CGT. Elle invite donc les salariés à « se réveiller » et voter aux prochaines élections professionnelles en leur faveur.

    Une démonstration bien accueillie qui pourrait porter ses fruits. D’ici là, CGT promet d’aider les salariés à s’organiser.

  • La jeunesse prête à un Acte IV dans toute la région

    La jeunesse prête à un Acte IV dans toute la région

    Les points de rendez-vous :

    Marseille

    10h30, manifestation au départ des Réformés, au 125 La Canebière

    Martigues

    Blocage des lycées Langevin et Lurçat

    Miramas

    9h.Blocage du lycée Cocteau

    Aix-en-Provence

    11h, manifestation au départ de la Rotonde

    Toulon

    9h, rassemblement devant le lycée Bonaparte

    Carpentras

    Blocage du lycée Fabre

    Avignon

    7h30 manifestation à partir du lycée Mistral pour se rendre au lycée Aubanel

    Manosque

    8h, appel à une manifestation devant le lycée Esclangon.

    Gap

    8h, appel au rassemblement devant le lycée Dominique Villard.

  • Les lycéens et travailleurs d’Arles manifestent ensemble

    Les lycéens et travailleurs d’Arles manifestent ensemble

    « On a exactement les mêmes revendications qu’eux ». C’est donc tout naturellement que Lucile Venet, professeure de biologie au lycée Pasquet et syndicaliste FSU, est venue soutenir la mobilisation lycéenne arlésienne, ce mardi. Il y avait déjà du monde au départ, à 10h, devant la Bourse du travail d’Arles. Le cortège a rejoint la sous-préfecture, où une délégation de lycéens et de syndicalistes enseignants a été reçue. Au plus fort de la mobilisation, les organisateurs ont compté 1 100 participants, contre 530 selon la police.

    Le cortège mêlant lycéens, professeurs, syndicalistes et parents était accompagné par un fort dispositif de service d’ordre de la CGT, les chasubles rouges de l’hôpital d’Arles et des dockers ouvrant et fermant la marche. « Notre présence dans leur manif, c’est pour que tout se passe bien, ces jeunes veulent être écoutés et la violence est tout ce qu’ils trouvent à la fin », explique Magali Raffin, professeure en lycée pro et militante de la CGT Éduc’action.

    Tout part de la Bourse du travail

    Tout est parti d’une rencontre. « Des élèves du lycée Pasquet sont venus nous rencontrer à la Bourse du travail pour nous demander de l’aide et du soutien. On leur a proposé d’organiser une AG et cette manif », détaille Magali Raffin. « C’est un symbole énorme » pour cette dirigeante de l’Union locale CGT en lutte pour garder son local à la Bourse du travail.

    Ce soutien est bienvenu pour les lycéens. Amaury Stantina rappelle que la semaine dernière, lors du blocage du lycée Pasquet, « la police était des deux côtés de la rue, ne laissant aucune fuite possible, et gazait sans sommations ». Il estime qu’« il est nécessaire que les syndicats de travailleurs et de lycéens se retrouvent pour demander un changement de politique » face à « la violence systémique et le manque d’argent partout ». Et illustre : « Ça fait une semaine qu’on est dans la rue et là, on voit 500 millions d’euros en moins pour l’éducation nationale » dans le projet de budget du gouvernement. « Un foutage de gueule » assène-t-il.

    Pour la Bourse du travail, comme pour les profs et les élèves, il s’agit d’un « rendez-vous de convergence des luttes ». Une convergence dont Lucile Venet et Amaury Stantina espèrent qu’elle sera victorieuse.

  • [C’est l’été] Défilé inclusif à Hyères

    [C’est l’été] Défilé inclusif à Hyères

    À l’issue du défilé, il y aura un moment convivial autour de mocktails, de bouchées apéritives et d’une animation musicale assurée par un DJ.

    G.C.

    L’entrée se fait sur inscription : https://lnkd.in/ejTjizqZ

  • La Feria de Béziers va s’embraser

    La Feria de Béziers va s’embraser

    Depuis 1968, elle est devenue un tel rituel qu’on en oublierait presque que la Feria de Béziers est, avec sa voisine nîmoise, l’événement qui réunit chaque année le plus de monde en Occitanie.

    Cette année encore, du 12 au 16 août, les Biterrois et les touristes, qu’ils soient aficionados, fêtards ou simples curieux, seront près d’un million à s’immerger cinq jours durant dans la cité Paul Riquet entre traditions, cérémonies et festivités.

    Raison d’être de la Feria, la tradition tauromachique sera au cœur de l’événement. À commencer par les spectacles dans les arènes, qui semblent toutefois souffrir d’une lente et continue érosion des aficionados. Quatre corridas sont prévues du 13 au 16 août chaque jour à 18h. Celle d’El Parralejo lance les hostilités jeudi 13 avec Alejandro Talavante, David de Miranda et le local de l’étape, Sébastien Castella. Le lendemain, place à la corrida de Garcia Jimenez avec Emilio de Justo, Juan Ortega, Andrés Roca Rey. Samedi 15 août, Diego Ventura, Léa Vicens seront les acteurs de la corrida de rejon de Fermin Bohorquez. Enfin, dimanche 16, Juan Leal, Carlos Olsina, Christian Parejo affronteront les taureaux de Robert Margé.

    À noter que 3 novilladas sont également au programme du 14 au 16 août à 11h. Les deux premières (de Roland Durand) sans picadors avec les élèves de l’école taurine de Béziers. La troisième (4 novillos de Robert Margé et 2 de Julio de la Puerta) mettra aux prises Olga Casado, Victor et Clovis.

    Défilés, concerts et sport

    Hors des arènes où se déroulent aussi des spectacles de voltige et d’art équestre en soirée ainsi que des toros piscine, la tradition taurine inonde toute la ville. Les abrivados, ces lâchers de taureaux encadrés par des gardians à cheval sur les allées Paul Riquet, animeront la Feria au rythme du passage des fanfares (bandas y peñas). Outre le patio des pitchouns à l’école Casimir Péret (village occitan), les familles pourront apprécier chaque soir à 22h30 et 23h place de la Madelaine le spectacle sons et lumières.

    Un soir à la Feria, c’est aussi faire un choix de bodega et donc de musique. Du côté de la scène pop/DJ du parvis du théâtre municipal, on retrouvera DJ Cassou, Morgan Rotondo et Mathieu Bost (12 août), le grand concert RTS Live (13 août), une soirée années quatre-vingt avec concert des peñas et bandas et paquito géant (14 août) puis le Show DJ’s avec Le Kid et Maéva Carter (15 août). Au village occitan, après les bals traditionnels de 20h, de grands concerts sont prévus à partir de 22h avec Giramundo (mercredi), Fucking Freedi (vendredi), Christian Almerge / TEST (samedi) et Goulamas’K (dimanche). Enfin, au bas des allées, au village de la 3e mi-temps, le trublion Ricoune fera deux apparitions (les 12 et 15 août à 23h) après le concert festif du groupe auvergnat Wazoo mercredi 21h) et du Tribute Florent Pagny par Marc Amsellem (samedi 21h).

    Comme chaque année depuis l’arrivée de Robert Ménard en 2014, la 59e Feria s’ouvrira sur une série de cérémonies religieuses en présence du maire d’extrême droite qui s’assoit sur le principe de laïcité. Après la procession de la vierge (12 août à 19h), la grande messe (19h30) ouvrira la Feria dans les arènes avant la grande parade nocturne en ville (20h45) avec des chars géants. À noter que deux événements sportifs se tiendront en amont de cette inauguration officielle. D’abord le match de rugby entre l’ASBH et le Racing Club Narbonnais (11 août, 19h30 au stade Raoul Barrière). Le lendemain dès 9h, les plus courageux s’élanceront depuis les allées pour la course des 10 km de la Feria.

  • Un 80e Corso de la Lavande haut en couleurs se prépare

    Un 80e Corso de la Lavande haut en couleurs se prépare

    Dans le hangar des chars du Corso de La lavande, des dizaines de bénévoles s’activent depuis des mois pour préparer les seize chars de cette édition, qui célébrera les 80 ans de la fête traditionnelle du Pays Dignois.

    « Je travaille sur la préparation de cette édition depuis mars. En mars, on commence à préparer les grosses structures en bois et en métal, puis en mai, on commence à coller », explique Aurélien, 15 ans, bénévole depuis déjà cinq ans. Chaque char est préparé par une équipe d’une quinzaine de bénévoles, qui choisissent un thème libre chaque année. Cette année, pour les 80 ans, on retrouve un char bisounours, un sur le thème des montgolfières, un sur le groupe ABBA, sur les années 80, le tour du monde en 80 jours ou encore sur le film Dragons. En plus des huit chars entreposés dans le hangar pendant leur préparation, huit autres chars sont en plein montage chez les pompiers, à l’hôpital ou encore à la préfecture. Les bénévoles profitent de tracteurs prêtés par des paysans de la région pour tirer leurs chars.

    « Cette année, il y a beaucoup de mécanismes de mouvement qui ont été installés pour que les papillons ou encore les dragons puissent battre des ailes », se réjouit Julien Di Benedetto, maire de Digne et participant au Corso depuis son plus jeune âge, pendant qu’une bénévole installe une guirlande lumineuse pour le défilé nocturne sur son char bisounours.

    Une histoire de famille

    Le Corso est un rendez-vous annuel primordial pour les Dignois depuis des décennies. « à une époque, chaque quartier faisait son propre char », se rappelle Julien Di Benedetto. « Dans ma famille, il était hors de question de partir en vacances pendant le Corso, cela aurait fait scandale ! Souvent, toute la famille vient même à Digne pour la fête », raconte-t-il, tout ému de vivre son premier Corso en tant que maire. Car le Corso, c’est avant tout une histoire de famille. Les enfants dignois baignent dedans depuis tout petit. « Avec l’actuel premier adjoint, mon ami d’enfance, on traversait la ville à vélo pour coller sur les chars tous les après-midi de juillet, c’était incroyable », se rappelle Julien Di Benedetto, qui participe depuis ses 7 ans.

    Cette année, pour le 80e anniversaire du Corso, le nouveau maire a voulu viser grand en proposant à Cyril Féraud, célèbre animateur de télévision, d’être le parrain de cette édition. « C’est un vieux copain, on était à l’école ensemble. Son papa, décédé il y a sept ans, faisait les plus gros chars du Corso », explique Julien Di Benedetto.

    Cette année marque aussi le premier partenariat avec la marque provençale iconique L’Occitane. « Comme c’était leurs 50 ans et qu’ils venaient de sortir une nouvelle gamme lavande, je leur ai dit qu’il y avait quelque chose à faire », détaille le maire.

    « Une autre nouveauté depuis deux ans, c’est que les chars sont conservés et ressortent pour Halloween et pour Noël. Cela leur permet d’avoir une vie plus longue que pendant les quelques jours du Corso », explique Julien Di Benedetto.

  • Foule des grands jours pour le défilé militaire

    Foule des grands jours pour le défilé militaire

    Si le feu d’artifice a été avancé au 13 pour respecter un « temps national de commémoration pour les attentats de Nice », c’est bien le 14 juillet que Marseille a accueilli son traditionnel défilé militaire. Dès 17h, la foule était au rendez-vous le long du parcours ralliant le quai de la Fraternité et l’esplanade J-4 Gisèle-Halimi malgré d’écrasantes températures. Et, comme le veut la tradition militaire, les festivités ont débuté pile à l’heure, à 17h25, avec un salut au drapeau suivi d’un chant de la Marseillaise.

    Sur le parvis de la mairie, au pied d’une scène sur l’eau pour l’occasion occupée par une fanfare militaire, et face à des gradins pleins à craquer, plusieurs soldats se sont vus remettre des récompenses. Cinq ont été décorés de la médaille militaire, trois ont été distingués du grade de chevalier de l’ordre national du mérite et une a reçu la Légion d’honneur. Un moment solennel auquel a succédé une impressionnante performance vocale de Barbara Bourdarel, chanteuse d’opéra, avant que les quais ne laissent place aux hommes et femmes ce jour-là mis à l’honneur.

    Honneur et divisions

    Une centaine de militaires, policiers et pompiers – qui ont été reçus avec un enthousiasme tout particulier en cette période estivale d’incendies –, ont alors pu entamer leur marche. Cinq parachutistes ont également été largués au-dessus du Vieux-Port avant d’atterrir, en douceur, au pied de la mairie centrale. « C’est un beau moment. On rend honneur aux soldats qui combattent pour nous, aux pompiers aussi, qui sont très importants en ce moment. C’est l’occasion de les remercier », s’enthousiasme Martine, attentive au spectacle. À quelques mètres, Fatima expose un sentiment plus mitigé : « C’est toujours bien de voir défiler les forces françaises mais c’est vrai qu’on ressent un certain malaise. On sent bien qu’au moment de chanter la Marseillaise le public est timide. J’ai l’impression que l’actualité crée un certain sentiment de division », note-t-elle. Plus loin, quelques militants sont d’ailleurs venus revendiquer leur colère : « Loi de présomption de légitime défense des policiers = totale impunité », lit-on sur l’affiche qu’ils ont amenée pour l’occasion.

  • [14-juillet] Les rendez-vous dans le Sud

    [14-juillet] Les rendez-vous dans le Sud

    Bouches-
    du-Rhône

    Marseille

    Le feu d’artifice a eu lieu exceptionnellement le lundi 13 juillet à 22h30. Le défilé militaire du 14-Juillet débutera à 17h sur le Vieux-Port. Il rejoindra l’esplanade du J4 après revue des troupes, remise de décorations, spectacle aérien et démonstration de parachutistes.

    Martigues

    Le traditionnel défilé militaire se fera le 14 juillet à 18h30 depuis la place des Martyrs. Suivra un apéritif offert à la population et animé par la Fanfare de Martigues. Trois quartiers du centre-ville accueilleront des concerts de 21h à minuit seront organisés place Jean-Jaurès, cours du 4-Septembre et place de la Libération.

    Port-de-Bouc

    Si le défilé avec fanfare et majorettes a été annulé pour cause de canicule, le dépôt de gerbe au Monument aux morts de la Lèque prévu le 14 juillet à 18h30 avec allocution du maire est maintenu. Un spectacle pyrotechnique offert par la ville est prévu à 22h30 mais pourrait être reporté.

    Vitrolles

    La journée du 14-Juillet s’ouvrira à 18h sur le parvis de l’hôtel de Ville pour la cérémonie officielle. Dès 19h, la place de la Liberté vibrera au rythme d’un concert. Nouveauté de cette année, une projection animée sur la façade de la médiathèque la Passerelle à 22h.

    Istres

    Comme chaque année, la ville célèbre la fête nationale le 13 juillet. Rendez-vous sur l’esplanade Charles-de-Gaulle à 19h30 pour une prise d’armes, suivie d’un défilé militaire à 20h depuis le collège Pasteur. Un bal populaire est prévu à partir de 21h30 sur l’esplanade Bernardin-Laugier.

    Aix-en-Provence

    Le bal se déroulera sur le haut du cours Mirabeau le lundi 13 juillet de 18h à 1h, avec des concerts toute la nuit.

    Gardanne

    Le 14-Juillet s’ouvrira à 17h30 par le défilé des forces de sécurité civile, municipale et militaire depuis le boulevard Bon temps. La cérémonie officielle se fera devant le monument aux morts, face à l’hôtel de Ville. Côté festivités, rendez-vous à 20h pour un spectacle assuré par le groupe de variétés Haute Tension Nouvelle Génération.

    Aubagne

    Le bal aura lieu le mardi 14 juillet sur le cours Foch à partir de 21h30 avec l’orchestre Solaris.

    La Ciotat

    Le bal s’est déroulé le lundi 13 juillet dès 21h sur la place de l’Escalet. Dans la soirée, un feu d’artifice tiré à 22h30 depuis la mer, face au port de plaisance. Le mardi 14 juillet sera consacré au défilé des sapeurs-pompiers dès 9h30 sur le Port Vieux. Une remise de diplômes et décorations est prévue à 10h30, avant le vin d’honneur à 11h45, place Émile-Zola.

    var

    Toulon

    Pour la deuxième année consécutive, le défilé militaire se déroulera sur le boulevard de Strasbourg, au niveau du Musée d’Art à 18h le 14 juillet. En soirée, rendez-vous à 22h sur le Carré du port pour un spectacle de 1 000 drones et le traditionnel feu d’artifice, avant de conclure sur avec le bal populaire, cours Louis Blanc.

    Draguignan

    Le défilé est prévu lundi 13 juillet à 19h sur le boulevard Clemenceau. La soirée du 14 juillet débutera par un concert à partir de 21h30 place Cassin.

    Hyères

    La cérémonie du 14-Juillet se tiendra place de la République dès 9h30 avec prises d’armes, revue des troupes, décorations et hymne national. La journée s’achèvera à 21h30, place Clemenceau, sur un concert en plein air gratuit du New Jazz Big. Le feu d’artifice sera tiré en mer à 22h30.

    Brignoles

    Le mardi 14 juillet, un défilé motorisé et le dépôt de gerbes auront lieu dès 10h sur la place Carami, avant une soirée cabaret suivie d’un DJ live.

    vaucluse

    Avignon

    La cérémonie de célébration de la Fête nationale se déroulera le mardi 14 juillet à 10h30 devant l’hôtel de Ville. À 11h, des Avignonnais seront mis à l’honneur dans la salle des fêtes de l’hôtel de Ville, avant de partager un vin d’honneur à 12h. Le bal se tiendra place de l’Horloge de 21h à 1h du matin, animé par l’orchestre MusicLive.

    Apt

    La soirée du mardi 14 juillet débutera dès 19h sur le cours Lauze de Perret avec un spectacle musical et familial. Le feu d’artifice sera tiré à 23h.

    Carpentras

    Une soirée musicale aura lieu le 14 juillet de 19h à 20h45 au square Champeville. Elle sera assurée par le groupe de reprises The Pickles.

    Alpes-de-Haute-Provence

    Digne-les-Bains

    Mardi 14 juillet, la cérémonie officielle à 19h sera suivie d’un défilé de la place Général-de-Gaulle au boulevard Gassendi. La soirée débutera à 22h30 par un feu d’artifice au Grand Pont et au boulodrome Claude-Ginier et se poursuivra par un bal place Général-de-Gaulle.

    Sisteron

    Le défilé militaire est annulé pour cause de canicule, mais le reste des festivités est maintenu. À 16h, des chars s’élanceront depuis l’avenue Alsace Lorraine, avec Le Quadrille Sisteronais et La Fanfare du Boumas. La place de la Mairie accueillera à 17h la cérémonie des honneurs rendue aux pompiers et à 21h le défilé des chars allumés. Le feu d’artifice sera tiré depuis la Citadelle, à 22h30.

    Manosque

    Les célébrations auront lieu le lundi 13 juillet. La soirée débutera à 19h par un apéro-concert rock au Parc de Drouille. Le feu d’artifice sera tiré à 22h, suivi du bal des pompiers.

    Hautes-Alpes

    Gap

    Le bal et le feu d’artifice sont reportés au mercredi 15 juillet. Le feu d’artifice aura lieu au parc Bernard-Givaudan et sera suivi du bal animé par l’orchestre Gérard Sinclair.

  • Mathys Zidée, du CCAS de Pertuis aux Champs-Élysées

    Mathys Zidée, du CCAS de Pertuis aux Champs-Élysées

    Rendre sa grand-mère fière. C’est pour cette raison que Mathys Zidée, 19 ans, défilera sur les Champs-Élysées le 14 juillet. À l’occasion de la Fête nationale, il fera partie des dix volontaires en service civique qui marcheront avec les forces armées lors du tableau final.

    Avant de s’engager, Mathys aspirait à un tout autre avenir. Après une enfance passée en région parisienne, il est diplômé d’un bac professionnel en informatique. Il déménage ensuite à Pertuis, où il crée son agence de communication. « Mais celle-ci ne fonctionnait pas trop, et je voulais faire quelque chose qui avait du sens », se remémore-t-il.

    L’expérience d’une vie

    Pour donner du sens à sa vie, le jeune homme pense à sa grand-mère. « Elle habitait toujours en région parisienne, j’étais loin d’elle et je n’avais plus trop de liens. » Il décide alors de réaliser un service civique de neuf mois dans le CCAS de Pertuis. « Je devais partager des moments de convivialité avec les seniors isolés à domicile. » Pour le volontaire, cette mission c’était « la meilleure expérience de ma vie ». Maturité, autonomie ou encore patience, sont des qualités qu’il a acquises lors de ces neuf mois.

    Mathys a pu recréer le lien intergénérationnel qu’il avait avec sa grand-mère. Notamment avec Monsieur Berçon, un senior qui vivait dans son garage. « Il était passionné de dessins. Alors j’ai organisé l’exposition de ses tableaux dans les jardins du CCAS. Depuis, on s’appelle tous les dimanches matin. »

    Après la fin de son service civique, Mathys est devenu volontaire ambassadeur, pour poursuivre son engagement. Et quand la directrice générale lui a proposé de faire le défilé, il a accepté « à la minute ». Le jeune homme se dit impatient de cette fête nationale. « Je penserai à ma grand-mère, je sais qu’elle sera fière de moi. »

    En attendant, Mathys retourne répéter sa marche au pas, place de la Concorde.