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  • [Apnée] Défi relevé dans les Calanques pour Sven Narbonne

    [Apnée] Défi relevé dans les Calanques pour Sven Narbonne

    « À jamais le premier ! », s’exclame Sven Narbonne après avoir plongé à plus de 100 mètres de profondeur au cœur de l’eau glacée qui entoure Marseille, jeudi vers 10h45. Personne n’était allé aussi loin que le natif de Bandol dans ces eaux pouvant avoisiner les 10 degrés lorsqu’en surface, la température tourne autour de 25 degrés. Cette performance est le résultat d’une lourde préparation menée depuis plus d’un mois, en vue des championnats du monde d’apnée à Chypre, le 3 octobre.

    Plusieurs bateaux avaient été affrétés, dont un pour les proches de l’athlète du Yachting Club de la Pointe-Rouge et un autre à bord duquel Sven Narbonne était accompagné d’autres plongeurs chargés d’assurer sa sécurité : « Ce sont les copains et les copines qui deviennent plus que ça, des anges gardiens. Sans une sécurité mise en place aussi importante, c’est impossible de plonger sereinement. C’était super d’avoir tous ces gens de différents horizons. Sans cette énergie, que ces presque trente personnes ont fédérée, je n’aurais pas fait ça comme cela. »

    La plongée était millimétrée pour que Sven Narbonne évolue dans les meilleures conditions. Après trente minutes de repos sur le bateau, il a passé un peu plus de cinq minutes, chronométré par un jury, à la surface de l’eau à effectuer des exercices de respiration. Une préparation exigeante qui lui à permis d’atteindre les 100 mètres en un peu moins de 2 minutes et de remonter à la surface une minute et demie après, accueilli par tous ses amis dans l’eau, exultant de joie. Afin de valider sa performance, deux jurys internationaux, membres de son club, étaient à bord de son bateau, rempli d’émotion au moment où il remonta à la surface. Une performance qu’il n’est pas près d’oublier : « Très très fier d’avoir accompli ce cap des 100 mètres que j’avais en tête depuis que j’ai commencé ce sport. Quelque chose explose émotivement en moi, je suis remonté très vite par rapport à d’habitude, c’est super chouette. »

    Pour Julien, proche de Sven Narbonne, son ami peut viser encore plus haut : « On a l’impression que c’est facile pour lui notamment car il a un calme hors du commun. Il a de la marge, oui, il peut passer les 110 mètres l’an prochain ! ».

  • [Apnée] Le défi de Sven Narbonne pour entrer dans l’histoire de Marseille

    [Apnée] Le défi de Sven Narbonne pour entrer dans l’histoire de Marseille

    On pourrait croire qu’être à la fois sportif de haut niveau et acteur sur des tournées au théâtre serait impossible. Pourtant, Sven Narbonne, né le 16 octobre 1987, plongé dans l’univers aquatique depuis sa jeunesse, non loin d’ici à Bandol en chassant les poissons, nous prouve le contraire. La tentative qu’il va réaliser ce jeudi est le fruit d’un travail et d’une persévérance digne d’un scénario de cinéma.

    Une histoire qui a pris un tournant quand le sudiste était au plus bas : « Ma pratique a bouleversé ma vie. J’étais alcoolique, je faisais presque 100 kg, je ne prenais pas soin de moi puis le contact avec l’eau m’a permis de me rendre compte que c’était incohérent avec la volonté de performer ». Il raconte notamment les sacrifices qu’il a dû faire pour arriver au haut niveau : « J’ai toujours eu envie d’aller vers l’excellence. J’ai pris des décisions avec l’interdiction de manger du gluten, plus du tout de lactose aussi pour les sinus, j’ai perdu 20 kg en faisant régulièrement de la course à pied, du vélo et du yoga ».

    Au-delà de la performance, la plus grande motivation pour l’homme aux mille facettes reste sa famille. Avant chaque plongée, il s’assure d’avoir à son poignet les bracelets de son fils et de sa femme, qui l’a soutenue même quand Sven était en difficulté : « Je l’ai rencontrée au travail car elle est metteuse en scène, donc on se côtoyait souvent et elle voyait que j’avais un problème. Fumer, boire pour s’échapper de la réalité. Et un jour, on se réveille en ne se reconnaissant plus. Elle m’a énormément aidé, surtout avec la parole pour libérer mes problèmes. C’est courageux de dire à la personne qu’on aime “Je te reconnais pas“ ».

    « Des choses fantastiques et des idées noires »

    De par sa profondeur, la variation de l’environnement et ses nombreux risques, l’apnée est un sport dangereux, potentiellement mortel si les mesures de sécurité ne sont pas bien respectées. Par exemple, en Méditerranée, le delta entre la température de l’eau en surface et celle en profondeur est énorme, environ 10 à 15 degrés. Une donnée à prendre en compte pour que la plongée de Sven Narbonne se passe dans les meilleures conditions : « Il y a un choc thermique unique à cette mer, les plongées sont très exigeantes ici, c’est comme si on rentrait dans un frigo ! L’année dernière, en arrivant à 80 mètres sur une tentative de 83 mètres, je sentais des problèmes de compensation sur les oreilles, je n’avais pas fait le travail correctement et un tympan a explosé. Cette erreur m’a coûté quatre semaines d’arrêts ».

    Sélectionné en équipe de France cette année et cinquième mondial en mer en 2025, Sven Narbonne est devenu une référence dans ce sport qui est en essor depuis quelques années, avec plus de 25 000 licenciés et 750 moniteurs selon la FFESSM (Fédération française d’études et de sports sous-marins).

    En plus des casquettes d’athlète de haut niveau et d’acteur, le Bandolais est moniteur d’apnée au Yachting club Pointe Rouge, où il forme et accompagne les plus curieux au cœur du Parc des Calanques. Lui aussi est passé par la case apprentissage et a réussi à dompter ses peurs : « C’est un bien-être absolu d’être dans l’eau, il y a des choses fantastiques, mais aussi des idées noires, le mental est très important en apnée. Je pense souvent à la mort avant de plonger, ce sport m’a appris que chaque instant compte et que c’est un privilège d’être en vie. Je médite 30 minutes par jour et j’ai appris à écouter le corps pour le connaître car ça reste un endroit dangereux avec la gestion de la pression de l’eau sur le corps qui s’intensifie ».

    Un événement qui a donc pour but d’entrer dans l’histoire du monde de l’apnée en France, mais qui intervient principalement en vue des championnats du monde qui se dérouleront à Chypre le 3 octobre prochain avec, pour objectif, une médaille internationale pour l’athlète français.

  • Une sapeur-pompier de Saint-Martin-de-Crau en Gironde

    Une sapeur-pompier de Saint-Martin-de-Crau en Gironde

    « J’ai toujours voulu être utile aux autres », témoigne Sophie Houles. L’assistante de direction au sein de la mairie de Saint-Martin-de-Crau raconte s’être portée volontaire dès le début des feux en Gironde, il y a maintenant neuf jours. Sapeur-pompier volontaire depuis quatre ans, la quarantenaire jongle entre son métier à la mairie et ses « missions sur des urgences vitales ».

    Sophie Houles est partie ce jeudi matin à cinq heures pour « prendre la relève », « cela fait des jours que ça dure et tout le monde est épuisé ». La sapeur-pompier explique : « Je peux partir grâce à la convention de la mairie avec le Sdis. » Cet accord permet aux sapeurs-pompiers volontaires de bénéficier d’une autorisation exceptionnelle d’absence pour partir soutenir leurs collègues sur les feux.

    Être au service des autres

    « En élevant seule des enfants, je ne pouvais pas me permettre d’être sapeur-pompier », confie Sophie Houles. Aide à domicile pour personnes âgées, puis dans une maison de retraite, et aujourd’hui assistante de direction à la mairie, elle raconte, depuis son enfance, « avoir toujours eu cette envie d’apporter mon petit truc, même si c’est minime ». C’est ce qui l’a poussée à se porter volontaire chez les sapeurs-pompiers.

    « J’aime beaucoup la nature et les animaux, c’est aussi ça qui m’a poussée à me porter volontaire », confie-t-elle. « Forcément, ça me touche de voir tous ces hectares de forêts partir en fumée », ajoute Sophie Houles. Cela représente également un « défi professionnel » pour cette originaire du Sud qui a peu fait face à des feux dans sa carrière.

    Bien qu’elle n’ait jamais parlé à ses enfants de cette envie de faire partie des soldats du feu, sa fille s’est engagée à 14 ans comme sapeur-pompier professionnel. Elle était dans le Var pour combattre les feux jusqu’à ce début de semaine.

    « L’anxiété et la peur, on les met de côté lorsqu’on part sur ce type de mission », assure-t-elle la voix ferme. Ce qui prime pour elle, c’est « ce que je vais pouvoir apporter sur le terrain ».

    Gabrielle Cartellier

  • Deux coureurs à l’assaut de La Routo, jusqu’en Italie

    Deux coureurs à l’assaut de La Routo, jusqu’en Italie

    Après un voyage à vélo et en course à pied en Amérique du Sud, trois accompagnateurs en montagne ont décidé de jouer à domicile en parcourant la Routo, d’Arles vers le Piemont en Italie, puisque deux d’entre eux sont originaires de l’Ubaye, et le troisième de Nice. Jason Costa et Loïc Preghenella se sont donné le défi de battre le record de temps de parcours en course à pied, tandis que leur ami Bruno Maximim les suit en camion pour les ravitailler. « On nous a prêté un camion dans lequel on dort. On ne sait pas si c’est un bon cadeau ou un cadeau empoisonné vu toutes les galères qu’on a avec ! », lance ce dernier. « Les pratiques d’antan, la transhumance sont aussi importantes pour nous », explique-t-il.

    Les sportifs parcourent environ 62 kilomètres par jour, et se lèvent à cinq heures tous les matins. « Demain, on attaque les montagnes et les gros dénivelés », expliquent les coureurs de passage à Digne mardi. « Dès qu’il y en a un qui va moins bien, on se fait des blagues pour se remotiver », confie Jason. « Quand on repart après manger avec un ressenti de 39 degrés, en courant sur du bitume, on se demande pourquoi on fait ça », avoue-t-il.

    Sur leur route, ils rencontrent de nombreux personnages. « Avant-hier, on a dormi chez des gens qui sortaient d’une mise en bouteille de leur vigne. On leur a promis de boire la bouteille qu’ils nous ont offerte à notre arrivée à Cuneo », racontent-ils. « À Aix, un petit jeune de 13 ans est venu courir avec nous toute la journée ! », se rappelle Bruno. « Ce matin, on s’est arrêtés 30 minutes pour discuter avec un berger », se réjouit Jason.

    Les deux amis visent une arrivée à Cuneo en Italie ce dimanche au plus tard. Ils espèrent faire un film et écrire un livre sur leur aventure.

  • Grosse affluence matinale au Défi Monte-Cristo

    Grosse affluence matinale au Défi Monte-Cristo

    La tension était palpable sur le ponton du château d’If, dimanche matin, au moment du départ des deux plus longues distances de cette 27e édition du Défi Monte-Cristo. Les quelque 1 000 participants engagés sur les parcours de 5 et 6 km affichaient des visages fermés, concentrés sur l’effort qui les attendait.

    « On va devoir prendre notre courage à deux mains pour rejoindre le rivage », souffle Ingrid. Cette Martégale s’attaque pour la première fois à l’épreuve inspirée de l’évasion d’Edmond Dantès dans Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas. Quelques instants avant le coup d’envoi, le traditionnel discours de l’organisateur, Dominique Léna, et la présence du parrain Philippe Lucas, généreux en conseils à l’égard des participants, ont contribué à rassurer les plus anxieux.

    Des histoires de vie

    « C’est impressionnant d’avoir un tel monsieur devant nous », confie Nicolas, passionné de natation qui s’était fixé comme objectif de rejoindre la plage du Petit Roucas-Blanc en moins de deux heures. Un défi relevé par près de la moitié des participants engagés sur le 6 km. Si le chronomètre reste un repère, de nombreux nageurs viennent surtout au Défi Monte-Cristo pour se mesurer à eux-mêmes et à leur propre parcours de vie.

    Sylvain, un Arlésien d’une soixantaine d’années, a été victime d’un cancer du côlon en 2019. Sur les conseils de son oncologue, il s’est mis à fréquenter régulièrement les bassins avant de se tourner vers la nage en eau libre. « Au début, c’était difficile car je ressentais beaucoup de fatigue. Mais plus mon traitement avançait, mieux je me sentais », raconte celui qui s’élançait pour la première fois sur une distance de 5 km. « Je n’avais pas peur de ne pas finir la course, parce que c’était déjà une victoire pour moi d’être au départ », souligne l’Arlésien. Doucement mais sûrement, Sylvain a finalement bouclé le parcours, les deux poings levés vers le ciel. Comme un signe du destin.

  • Tous en selle pour relever un beau défi solidaire au Rove

    Tous en selle pour relever un beau défi solidaire au Rove

    C’est dans une ambiance chaleureuse que s’est déroulée, ce jeudi, la journée de lancement de l’initiative « Les Éclaireurs, le défi à vélo qui rassemble » organisée en étroite association avec la municipalité du Rove.

    Le maire, Paul Sabatino, était présent avec une délégation d’élus composée de Michel Bartoli premier adjoint, Marie-Claude Bonnet déléguée aux solidarités, ainsi que Véronique Martinez et Laurent Rivoire. « Au-delà des kilomètres, c’est une véritable aventure humaine qui s’engage, portée par des valeurs de solidarité, de partage et d’espoir. Nous avons immédiatement répondu présents lorsque nous avons été sollicités. Nous tenions à être présents en ce jour J de lancement et nous continuerons à l’être jusqu’à la fin du défi », assure l’édile du Rove.

    Le défi est de parcourir collectivement – (une ambition partagée par quatre Ehpad des Bouches-du-Rhône) – 10 000 kilomètres sur des vélos connectés d’ici le 3 juillet. Soit 2 500 km pour l‘établissement rovenain. L’enjeu dépasse largement la simple performance sportive et permettra de déclencher un don de 2 500 euros au profit de la Compagnie Après la Pluie, une association profondément engagée auprès d’enfants hospitalisés en oncologie pédiatrique.

    Pour ceux qui ont manqué ce premier rendez-vous, deux prochains événements sont programmés : le samedi 13 juin (de 14h à 18h) au gymnase et le dimanche 14 juin (de 9h30 à 12h) place Georges-Rosso. De plus, jusqu’au 1er juillet, chaque cycliste peut lier sa sortie quotidienne à cette bonne action. Ainsi toute portion de route à vélo passant par la Carrairade pourra être comptabilisée. Les kilomètres effectués entre le point de départ et l’établissement seront enregistrés pour faire grimper le compteur.

  • Les Foulées de l’Espoir à la veille de son défi des 20 ans

    Les Foulées de l’Espoir à la veille de son défi des 20 ans

    Il est à la fois « impatient et stressé de ne rien oublier. » Marc Arnal, major de Police à la CRS n° 59 d’Ollioules, n’est pourtant pas le perdreau de l’année. Voilà 20 ans qu’il parcourt la France en courant, au service de nobles causes : associations d’orphelins de la Police Nationale, de soutien aux enfants atteints de maladies rares ou porteurs de handicap… Plus de 5 500 km et 130 000 euros récoltés plus tard, le président de l’association « Les Foulées de l’Espoir » et ses compagnons de route se trouvent à la veille d’un nouveau défi sur les traces de leurs précédents périples.

    Des Pyrénées aux Alpes

    Du 20 au 29 mai, ils rallieront les Alpes depuis les Pyrénées. « Je cherchais qu’il y ait le plus de symboles possibles, à commencer par le départ et l’arrivée », indique Marc Arnal. En 2018, il avait traversé les Pyrénées d’Hendaye jusqu’à Cerbère pour les enfants du couple de fonctionnaires du ministère de l’Intérieur (une agent administratif et un policier) assassinés à Magnanville. C’est donc à Cerbère qu’aura lieu le prologue de 6 km, ce mardi, en présence de la sœur du policier. En 2022, ils avaient parcouru la route des grandes Alpes de Thonon à Nice. « Normalement, elle s’arrête à Menton. Nous avons des liens étroits avec le Lion’s club de Menton, qui nous soutient et va nous accueillir. C’est pourquoi l’arrivée aura lieu là-bas », précise-t-il.

    D’autres passages emblématiques sont prévus, notamment au Luc, où vit Marc Arnal et où se trouve le siège des Foulées de l’Espoir. Près de 800 km, pour 6000 mètres de dénivelé positif. Pas de quoi effrayer celui qui a couru plus de 4000 km depuis décembre, à raison d’un semi-marathon par jour et d’une sortie longue (de 32 à 74 km) par semaine. « C’est trois fois moins de dénivelé que l’an dernier. Et je me sens encore mieux physiquement », assure-t-il.

    Au programme, entre 63 et 88 km de course par jour pendant dix jours, au profit de l’association « Les Mamans du Ciel », qui œuvre pour les enfants de victimes de féminicides ou d’attentats. 15 000 euros ont déjà été récoltés. Un bon début pour Marc Arnal, qui espère tout de même battre le record de l’année dernière (20 380 euros). Encore un défi supplémentaire.

    Dons sur la page Facebook des Foulées de l’Espoir, ou sur la cagnotte en ligne

  • Une journée sans écran avec des activités pour les enfants

    Une journée sans écran avec des activités pour les enfants

    Les enfants d’une quinzaine d’écoles, réunis dans le jardin de Guy-Azaïs, s’amusent sur des structures gonflables et jouent entre eux. La journée des alternatives propose un parcours de diverses activités et un temps de réflexion autour des écrans.

    Pour Mohamed (*), 10 ans, ce rendez-vous est important : « D’habitude, au lieu de passer du temps ensemble, on est sur nos téléphones. Là, on joue tous ensemble comme on le faisait avant. Avant que le téléphone n’existe », explique-t-il, en reprenant les termes de son père. Pour Lola, 11 ans, se défaire de son téléphone est difficile malgré le fait qu’elle en connaisse les dangers : « Je passe 4h par jour dessus parce que ça m’amuse beaucoup. On a appris beaucoup de choses aujourd’hui, je vais peut-être diminuer, c’est vrai que je suis moins fatiguée quand je suis moins dessus. »

    L’association En parenthèse propose des ateliers manuels dédiés aux enfants. Pour Frédéric Berry, membre de l’association, il faut simplement les initier : « Ils passent beaucoup de temps sur les écrans. Les journées comme ça, ça permet de voir ce qu’on peut faire comme activité loin des écrans et ça, c’est une très très bonne initiative. »

    Sensibiliser les parents

    Mathiot Yann, enseignant qui les accompagne, constate une grande différence avec les années 90 : « J’enseigne depuis 28 ans, donc avant les années 2000, où il n’y avait pas d’écran. En tant qu’enseignant, on voit très bien l’agitation, le manque de concentration, c’est très caractéristique de ceux qui passent beaucoup de temps sur les écrans. »

    Au fil des éditions, le nombre d’écoles qui participent à cette journée est passé de 1 à 15. Pour Manon Millet, directrice du centre social de la Capelette, il y a un enjeu parental : « On aimerait toucher les jeunes parents. C’est difficile parce qu’ils ne veulent pas du tout qu’on leur dise de diminuer les écrans. On est inquiets parce qu’il y a une vraie méconnaissance des parents, qui pensent éduquer leurs enfants en les mettant devant des vidéos. Sauf que l’enfant absorbe sans rien retenir. C’est une habitude à déconstruire. »

    Pour Youssef, papa de Leïla, âgée de 8 ans, le discours est à nuancer : « Il y a écran et écran, ça peut être éducatif parfois. Après, c’est sûr que je ne suis pas un bon exemple, pour moi, c’est un vrai combat personnel de diminuer le temps d’écran. »

    Le ministère de la Santé préconise une exposition inférieure à 2h par jour pour les 5- 17 ans, mais les données du site Vie Publique indiquent que « 55% des enfants de 9-11 ans passent en moyenne plus de 2h par jour devant les écrans ».

    Du 19 au 28 mai, 18 centres sociaux des Bouches-du-Rhône participent au défi déconnexion.

    (*) Les prénoms ont été modifiés

  • 2 000 enfants invités à débrancher en Uzège

    2 000 enfants invités à débrancher en Uzège

    Et si, pendant onze jours, les écrans passaient au second plan ? Du 18 au 28 mai, le Pays d’Uzès relève à nouveau le Défi sans écran. L’initiative, citoyenne et pédagogique, invite enfants, adolescents et familles à réduire leur temps passé devant téléphones, tablettes, télévisions et consoles, pour retrouver d’autres usages du temps : jouer, lire, bouger, créer, discuter. Rien d’une croisade technophobe, mais une question simple : quelle place laisse-t-on encore au réel dans la vie des plus jeunes ?

    Cette année, le dispositif franchit un cap. Porté par l’association « À l’Asso des écrans », née pour structurer et amplifier la démarche, avec l’appui de la Communauté de communes Pays d’Uzès, il concernera plus de 2 000 élèves. Le projet, lancé il y a trois ans autour de l’école Jean-Macé d’Uzès par des parents d’élèves, s’étend désormais largement : 22 écoles primaires dans 18 villages, l’Institut Jean-Paul II, les classes de 6e de Saint-Firmin et depuis cette année le collège Lou Redounet participent à l’édition 2026. « C’est beau de se dire que tout a commencé dans un conseil de classe à Jean-Macé », confie Jean-Christophe Quilez, président de l’asso et parent d’élève co-créateur du défi.

    Éteindre sans culpabiliser

    Le principe est volontairement concret. Chaque enfant dispose d’un livret de bord pour consigner son temps d’écran, ses efforts, ses découvertes. L’objectif n’est pas seulement d’éteindre, mais de remplacer : par du sport, de la culture, du jeu, de la nature, du lien familial. Dans un contexte où l’exposition précoce aux écrans est devenue un sujet de santé publique, l’Uzège choisit une méthode douce : ne pas culpabiliser, mais entraîner tout un territoire. « Cette initiative montre que l’enjeu de la gestion des écrans ne passe pas toujours par l’interdit », salue Christophe Mauny, directeur académique du Gard, soulignant l’importance d’une démarche menée « par le jeu, par l’invitation ».

    Le programme donne la mesure de cette mobilisation. Dès le 18 mai, les enfants pourront choisir entre initiation à l’escalade, kung-fu ou visite guidée au musée Borias sur les loisirs d’autrefois. Le lendemain, place aux échecs, à un atelier de fabrication d’une boîte de rangement des téléphones, puis à une conférence à l’Ombrière, « Grandir à l’ère du numérique », avec le pédopsychiatre Patrick Ben Soussan et la psychanalyste Sophie Marinopoulos.

    Le reste de la semaine déroule un véritable inventaire des possibles : multisports, lectures de contes, ludothèque, concert d’ados, portes ouvertes de Radio Fuze, bowling, ateliers photo, ou encore « 36 heures à la rédac » pour se glisser dans la peau de jeunes reporters. Même les crèches entrent dans la boucle, avec « Au jardin avec Papagena », un opéra pour bébés proposé dans plusieurs structures du territoire. Le 27 mai, la journée des enfants et des familles à Vallabrix, le nettoyage des berges de la vallée de l’Eure avec véhicule hippomobile et la balade contée en pleine nature prolongeront cette ambition.

    À travers ce défi, l’Uzège assume un choix politique au sens noble : faire de l’éducation, de la culture et du collectif des réponses à une inquiétude partagée par de nombreux parents. « Ce projet est né de parents pour les enfants, mais il ne peut grandir que collectivement », résume l’équipe fondatrice. Le téléphone ne disparaîtra pas du quotidien. Mais pendant onze jours, les enfants pourront vérifier qu’il existe mille et une façons de grandir sans être capté par un écran.

  • La nature invite à sa fête annuelle

    La nature invite à sa fête annuelle

    Visites guidées de parcs, ateliers jardinage, balades naturalistes, événements festifs… Du 20 au 25 mai, les rendez-vous sont nombreux et gratuits dans le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et les Alpes. Mer ou montagne, en famille ou en solo, il y en a pour tous les goûts, le site internet dédié permet de se localiser les activités et de pouvoir s’inscrire si besoin.

    Vaucluse

    La communauté d’agglomération Les Sorgues du Comtat décide de prendre un peu d’avance et dès ce samedi 16 mai organise sa 1ère fête de la nature ouverte à tous et gratuite à Althen-des-Paluds de 9h à 17h. Autour du Ventoux, là encore, on décide de prendre un peu d’avance en proposant du 16 au 17 mai, des bivouacs pour Sault et Bédoin sur les traces du loup. Peut-être, aura-t-il un œil sur vous ! Pierre Peyret le guide propose de pister la bête à petits pas en forêt du Ventouret. Ecouter, observer, espérer un indice, l’animal est peut-être là…

    Alpes

    Dans les Alpes-de-haute-provence, à Digne-les-Bains du 20 au 23 mai, ballades, peintures végétales, découvertes du castor ou encore ballade naturaliste pour découvrir les oiseaux. Du côté des Hautes-Alpes, dès le mercredi 20 mai, une balade découverte de la biodiversité de la Durance avec des agents de l’Office français de la biodiversité est proposée à Rochebrune. Le vendredi 22 mai, c’est à Crévoux qu’a lieu l’inauguration de la Mare de Champ Olivier.

    Var

    De La Seyne-sur-Mer jusqu’à Ramatuelle, les propositions ne manquent pas. La ville de Toulon propose une ballade immersive au Mont-Faron le 22 mai dès 9h45, soit un parcours de moins de 2 km, au cœur d’une pinède et d’essences méditerranéennes variées. Du 23 au 24 mai, les Salins à Hyères et le conservatoire du Littoral sont un incontournable pour un dépaysement total entouré de flamants roses.

    Bouches-du-Rhône

    À moins que l’appel du Verdon ne vous entraine dans une balade naturaliste. Vauvenargues, la Sainte Victoire, Arles, Aix-en-Provence ou bien Marseille et les Calanques ? Vous êtes bien dans les Bouches-du-Rhône. Les propositions sont très variées, et il est conseillé de consulter le site de la fête de la nature pour choisir au mieux. Et pour ne rien oublier, la ville de Marseille participe cette année encore au City Nature Challenge. Aux côtés de centaines d’autres villes du monde entier, Marseille va relever le défi lancé par l’Académie des sciences de Californie et le Muséum d’histoire naturelle du Comté de Los Angeles pour valoriser et préserver la biodiversité en collectant le plus d’observations possibles d’espèces végétales et animales avec iNaturalist. Du Frioul au Parc urbain des Papillons, en passant par la ferme du Collet des Comtes de nombreuses sorties encadrées sont proposées. En participant, chacun peut découvrir et faire savoir l’incroyable richesse naturelle du territoire communal, à terre, sur le littoral et en mer. Tout est possible, le territoire vous ouvre grand les bras !

    Fetedelanature.com ressence ville par ville toutes les initiatives labelisées.