Lui-même avait retiré son dossard il y a 16 ans, lorsqu’il avait démissionné de la direction générale de la candidature d’Annecy pour les JO 2018. Cette fois-ci, Edgar Grospiron va être disqualifié par ses pairs. Ce jeudi, à la suite du bureau exécutif du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop), à Décines (Rhône), le champion olympique 1992 ne fera plus partie de l’aventure Alpes Françaises 2030.
Le Cojop est secoué depuis ses débuts par de nombreux désaccords entre ses principaux personnages. Début février 2025, l’ex-biathlète Martin Fourcade avait renoncé au siège de président qui lui était promis. Edgar Grospiron avait donc été nommé 15 jours plus tard. Depuis, l’organisation a connu orage après orage.
Le 9 décembre 2025, premières démissions. Anne Murac et Arthur Richer, respectivement directrice des opérations et directeur de la communication, claquent la porte en raison de dysfonctionnements trop importants. Numéro 2 de ces JO français, Cyril Linette s’en va deux mois plus tard, en plein milieu des Jeux de Milan. La raison évoquée : « des désaccords insurmontables entre le président, Edgar Grospiron, et le directeur général, Cyril Linette ».
À la suite d’une clarification de la gouvernance, le calme était progressivement revenu au Cojop. Mais l’élection d’Éric Ciotti à la tête de la Ville de Nice a rebattu les cartes. Exit la Baie des Anges, le pôle glace est transféré intégralement vers la capitale des Gaules, Lyon, suite à des désaccords là aussi profonds avec le nouvel édile. Un camouflet de plus et les tensions ne baisseront plus jusqu’à ce jeudi 10 septembre 2026.
Un président intérimaire devra inévitablement être désigné avant de trouver un successeur à Edgar Grospiron. Le prochain rendez-vous pour le Cojop se fera donc sans l’ex-champion de ski de bosses. La commission de coordination du CIO débarque à Lyon entre le 14 et le 16 septembre pour inspecter les futures patinoires olympiques. Une visite en présence de son président, Pierre-Olivier Beckers, et de Christophe Dubi, directeur des Jeux au Comité international olympique. Pour apaiser légèrement les tensions avec un CIO qui pourrait perdre patience.


