Tag: déchèterie

  • Le chantier de Bonpas dépollué et dans les clous

    Le chantier de Bonpas dépollué et dans les clous

    Au milieu d’une cinquantaine d’agents du Département de Vaucluse, vêtus de gilets jaunes et orange fluo, une grande benne remplie à ras bord de pneus trône, ce jeudi 21 mai, à proximité du chantier du carrefour de Bonpas. À quelques mètres de là, un camion-grappin ramasse des dizaines de sacs-poubelles déposées le long de la route menant aux travaux. Le tout s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération de nettoyage et de dépollution du site, menée en parallèle des aménagements routiers.

    Une « opération coup de poing », comme la qualifie Isabelle Pacaud, cheffe du service Politique et expertise en infrastructures routières, en charge de l’opération. Les abords des 800 mètres de voirie, qui mènent également au marché aux puces d’Avignon situé à quelques dizaines de mètres, ont été défrichés et nettoyés par des agents des routes, mais aussi par des volontaires « des bureaux » issus d’autres services, ainsi que par des employés du groupe Vinci. « C’est un fléau commun. Chaque jour, nos agents ramassent en moyenne 10 kg de déchets par kilomètre », assure Jérôme Pissonnier, directeur d’exploitation adjoint de Vinci Auvergne-Rhône-Alpes. Un peu plus de 6 tonnes de déchets ont été ramassées, dont des centaines de pneus, le coin étant connu comme un « dépôt sauvage », regrette Dominique Santoni.

    « C’est un éternel recommencement. C’est un site reculé et loin de la ville, donc, certains ne s’embêtent pas », glisse Isabelle Pacaud, qui demande du civisme et espère que « la police pourra attraper les contrevenants ». L’élue départementale évoque de son côté la mise en place de panneaux préventifs lors d’une prise de parole devant les agents. « Oui, c’est plus cher de déposer en déchetterie, mais on est tous sur la même planète. Beaucoup trop de gens cèdent à la facilité. On met notre pierre à l’édifice et on espère que cela aura un effet papillon », poursuit Dominique Santoni.

    Fin en 2027

    L’occasion est également propice pour faire un point sur l’avancée des travaux de ce « principal point noir du trafic routier » en Vaucluse, selon le conseil départemental. Et « on avance bien, sans retard », assure la présidente, qui estime que le chantier sera bien terminé en 2027, sans pouvoir préciser « si ce sera plutôt en juin ou en septembre ». Avec des échéances importantes qui arrivent dans les prochaines semaines, comme l’ouverture à venir, en juillet, de la bretelle Avignon Sud, qui va relier le péage de l’A7 à la Cité des Papes et devrait fluidifier la circulation, d’après les services départementaux. Mais, aussi, des discussions autour de la mise en place d’un parking de covoiturage à proximité de ce même péage, avec Vinci, ce qui « va avancer durant cet été », assure l’élue. « À part ça, pas de ralentissements particuliers. Pour l’instant, ça fonctionne », conclut-elle.

  • Un homme abattu par la police municipale à Marseille, une enquête ouverte

    Un homme abattu par la police municipale à Marseille, une enquête ouverte

    Abattu jeudi en fin d’après-midi lors d’un contrôle routier boulevard des Libérateurs (11e), à côté de la déchetterie, par un équipage de la brigade cynophile de la police municipale, l’homme armé d’un couteau n’a pas survécu. La victime aurait tenté d’agresser les policiers municipaux indiquait le parquet, la Ville précisant qu’il était sorti de sa voiture muni d’une arme blanche, se dirigeant rapidement vers les agents, conduisant ces derniers à faire « usage de leur arme de service ».

    L’homme âgé de 25 ans, a priori défavorablement connu des services de police, sera touché par trois projectiles.

    Les policiers municipaux, « extrêmement choqués » ajoute la Ville, ont été orientés vers une cellule psychologique de l’hôpital de la Timone. Une enquête a été ouverte en flagrance et confiée à la direction de la criminalité territoriale (DCT). Le maire de Marseille a lui souligné « le courage des agents (…) face au danger [qui] assurent la sécurité des Marseillaises et des Marseillais au quotidien ».

    Ce fait divers remet également sur la table la question de l’armement de la police municipale. « Il est urgent de se demander : dans les villes où la police municipale doit être désarmée, auraient-ils eu une chance de survivre à une telle attaque ? » interroge le syndicat des cadres de la sécurité intérieure, sur les réseaux, appelant au « pragmatisme ». Près de 80% des polices municipales sont équipées d’armes, létales ou non, selon l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales.

  • Succès pour la déchetterie éphémère en centre-ville d’Avignon

    Succès pour la déchetterie éphémère en centre-ville d’Avignon

    « Il faut absolument le refaire, c’est une super idée », lance une dame croisant les équipes de ramassage des déchets du Grand Avignon, ce mercredi 14 janvier, alors qu’une déchèterie éphémère a été mise en place par l’intercommunalité et la Ville d’Avignon sur la place Pie.

    « On a fait cette action pour répondre à un vrai besoin. Et cela évite les dépôts autour des points de collecte. Pas tout le monde ne peut se rendre en voiture en déchèterie », explique Laurence Lefevre, adjointe au maire d’Avignon déléguée à la qualité de vie. Ainsi, de 8 heures à 14 heures, chacun était libre de déposer les encombrants au personnel présent sur place. Ceux-ci ont ainsi pu trier les objets par catégorie et même proposer ceux encore en état au don sur place. Pas moins de 150 personnes ont utilisé le service avant midi.

    « Je n’ai pas de moyens de transport et je n’ai pas tout le temps envie de demander à un voisin. Il faut le faire ici, mais aussi en extra-muros », s’exclame Françoise Blanchouin, la septuagénaire et habitante de l’intramuros de la Cité des Papes, qui vient tout juste de déposer un grille-pain et un transistor qui ne fonctionnent plus. « Ce sera aux prochaines équipes de maintenir cela, mais c’est un succès », estime de son côté Régis Vaz, responsable des encombrants au Grand Avignon.

  • Uni.e.s pour Draguignan organise une réunion publique sur la gestion des déchets

    Uni.e.s pour Draguignan organise une réunion publique sur la gestion des déchets

    Le projet de Pôle de transition écologique (PTE) au Puits de l’Éouve, à l’est de la commune, ne verra pas le jour, tel que l’avait annoncé le maire (DVD) de Draguignan, Richard Strambio, en avril dernier. Raisons invoquées : son coût (132 millions d’euros), l’absence de subventions de la part de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui refuse depuis fin 2024 de financer la production des combustibles solides de récupération (CSR) destinés à alimenter la chaufferie du PTE, ainsi que la nécessité de créer une piste de défense anti-incendies, qui aurait généré un surcoût de 15 millions d’euros.

    Il faut donc trouver une solution, d’autant que la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) oblige les collectivités à réduire de 50% leur stockage de déchets non dangereux non inertes. Cela signifie que Dracénie Provence Verdon Agglomération doit diminuer de moitié les 33 000 tonnes de déchets stockés annuellement au Cannet-des-Maures et à Bagnols-en-Forêt.

    C’est à ce titre que la liste « Uni.e.s pour Draguignan » organise une réunion publique ce vendredi (18h) à la Maison des Sports et de la Jeunesse.

    Farouchement opposés au PTE, « Uni.e.s pour Draguignan » veut lancer d’autres pistes de réflexion. « On a soumis un questionnaire à la population il y a un mois. On en a recueilli environ 150. On en fera la restitution avant de proposer des solutions », explique Philippe Jérôme, l’un des colistiers (PCF).

    « On militera toujours pour une gestion publique »

    Il ajoute : « On veut s’orienter vers une réduction des déchets avec une campagne sur le tri et sur une restructuration de la déchèterie de Draguignan, qui n’est plus en phase avec l’évolution de la ville, d’autant plus avec l’interdiction de brûler des déchets verts. » Il ne s’agira que « de propositions », assure-t-il. « Notre idée reste de coconstruire avec la population », tel que la liste l’a déjà fait, sur ce même procédé, pour l’école publique, et le fera, prochainement, sur les questions liées aux transports et à la démocratie locale.

    Philippe Jérôme reconnaît toutefois que tout ne pourra être réalisé tel que le voudrait « Uni.e.s pour Draguignan », notamment en raison du renouvellement du renouvellement du contrat de délégation de service public (DSP) sur la gestion des déchets avec Pizzorno jusqu’en 2032 : « On militera toujours pour une gestion publique, mais si on étions élu, ça coûterait très cher de remettre en cause la convention. Nos propositions viennent s’insérer dans le cadre contraint de ce contrat. » Cette réunion débutera par ailleurs par une prise de parole de la tête de liste, qui devrait être investie ce jeudi.