Tag: déambulation

  • À Avignon, une manifestation encadrée

    À Avignon, une manifestation encadrée

    Au milieu de la manifestation de lycéens à Avignon ce vendredi 2 octobre, quelques personnes détonnaient par leurs gilets jaunes sur les épaules. Ce sont des parents d’élèves venus pour « soutenir et encadrer les jeunes », explique Sabine, dont la fille est scolarisée à Avignon et qui a pris un jour de congé pour l’occasion.

    Lors de la longue déambulation d’un peu moins de 200 élèves, qui sont partis du lycée Mistral avant d’aller successivement devant l’Hôtel de Ville et les lycées Aubanel, Saint-Joseph et Louis-Pasteur, ils ont notamment calmé les ardeurs de certains, aidés par les médiateurs sociaux de la ville. « On est là pour dire qu’on est derrière eux et qu’on partage leurs revendications » indique Sabine. Le lycée Philipe-de-Girard était lui fermé, théâtre de heurts ces derniers jours. Le préfet avait interdit les rassemblements aux abords de l’établissement ce vendredi 2 octobre. La préfecture de Vaucluse fait état ce vendredi de 32 interpellations. La veille, le parquet annonçait 60 interpellations, dont 51 mineurs ce jeudi. 22 personnes ont été déférées au parquet jeudi.

    Huile sur le feu

    Nino, en terminale au lycée Mistral, se réjouit de cette présence. Et assure qu’il restera mobilisé « tant qu’il n’y a pas d’annonces concrètes » car « on est tous épuisés par la situation ». Une assemblée générale est prévue ce lundi et une mobilisation ce mardi 6 octobre. « Cette explosion n’arrive pas comme ça. Les dernières annonces du gouvernement, c’est de la provocation, donc on est aux côtés de la jeunesse » confie Marie-Antoinette Mosca pour FO collèges lycées. Dans un communiqué, la CGT Éduc’action 84 demande comme réponse politique de « l’écoute, du dialogue et de la prise en compte des revendications exprimées ».

  • Châteauvallon-Liberté s’exporte dans le quartier de la Beaucaire

    Châteauvallon-Liberté s’exporte dans le quartier de la Beaucaire

    Dans un monde idéal, l’art n’a pas de frontières. Dans le monde réel, il ne parvient pas toujours jusqu’à une part de la population. Le décloisonner est donc l’une des principales missions de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, la culture se voulant être, par essence, un prérequis à la démocratie.

    Dans cette optique, et car Châteauvallon, comme le théâtre Liberté, ne sont pas des lieux faciles d’accès, tant géographiquement que symboliquement, c’est la scène nationale qui doit parfois venir à la rencontre des habitants de son territoire. Depuis trois ans, elle organise l’opération « Quartiers en liberté ». Après une première édition à Sainte-Musse, puis une deuxième au Pont-du-Las, c’est à la Beaucaire qu’elle a lieu, cette année. Depuis mardi, la compagnie arlésienne de cirque aérien Gratte ciel, qui a notamment participé à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, y a posé ses valises pour une résidence artistique d’une semaine.

    Déambulation artistique et spectacle dimanche

    Un rendez-vous préparé en amont. « Avant d’arriver, les artistes ont assisté aux réunions de quartier, rencontré les associations, se sont rendus dans les écoles, explique Tiphaine Samson, directrice des programmations de Châteauvallon-Liberté. Ensuite, pendant une semaine, ils organisent ateliers et rencontres pour aboutir à un grand rendez-vous, un spectacle préparé avec une vingtaine d’habitants, dimanche, auquel tout le monde est convié. »

    Depuis mardi, des mats culminant à plusieurs mètres de haut, des cerceaux et des draps suspendus côtoient des ateliers peinture et chants dans les jardins désaffectés de l’ancienne CAF, avec en toile de fond les immeubles qui se fondent parfaitement dans ce cadre vertical. Tout en préparant la déambulation artistique qui aura lieu en amont du spectacle dominical, petits et grands se rompent aux joutes de disciplines spectaculaires. « Ce sont des publics a priori non conviés, dans des espaces non dédiés, avec des dimensions non conventionnelles. La grande hauteur n’existe pas dans les espaces intérieurs comme les théâtres. Donc l’espace public, c’est une autre relation au public », décrit Camille Beaumier, codirectrice de la compagnie Gratte ciel. Une façon, aussi, de sortir de sa zone de confort pour Stéphane Girard, l’autre codirecteur, qui y voit une métaphore puissante : « Le cirque veut aussi dire prendre des risques et avoir peur. Et cela est éminemment politique, c’est un business pour ceux qui voudraient faire croire que, parce que nous avons peur de l’autre, il faut fermer les frontières. Or, ici, on ouvre les portes parce que la peur fait partie de l’apprentissage citoyen. »

    Naoufel, animateur dans un centre aéré de la ville, qui observe les enfants prendre de la hauteur tels des circassiens de la première heure, acquiesce : « D’habitude, on leur propose plutôt des activités sportives. Là, ils découvrent des activités auxquelles ils ne sont pas habitués, et se rencontrent, créent du lien par la même occasion car ils ne se connaissent pas forcément. » Il a déjà eu l’occasion de participer à des ateliers de Châteauvallon hors les murs étant plus jeune. « J’habitais à Sainte-Musse. Chaque année, il y avait un événement, et on l’attendait avec impatience, se rappelle-t-il. Mais le plus souvent, c’était nous qui allions à Châteauvallon. C’est un grand du quartier qui organisait cela. Ce sont de bons souvenirs, et aujourd’hui, c’est moi qui fais découvrir ça à mes enfants. »

    Gageons que la transmission continuera de se faire, et que cette bulle artistique de quelques jours suscitera l’envie de monter quelques centaines de mètres plus haut, encore, pour prendre place dans le mythique amphithéâtre de pierre de Châteauvallon.

    Rendez-vous devant les anciens Jardins de la CAF – la Beaucaire, à Toulon, dimanche à 15h30, pour la déambulation artistique, suivie du spectacle intitulé « Tawa en Liberté »

  • Le festival de cirques Jours [et nuits] sur le fil dans les Bouches-du-Rhône

    Le festival de cirques Jours [et nuits] sur le fil dans les Bouches-du-Rhône

    Faire le lien, le lien entre les corps en mouvement, les artistes et un public qui ne se connaissent pas, et pourtant se reconnaissent.

    Vous l’aurez compris, la nouvelle édition du Festival Jours [et nuits] de cirque(s) organisé par le Centre International des Arts en Mouvement (CIAM) est de retour dès ce samedi et jusqu’au 27 septembre avec différents événements proposés dans les Bouches-du-Rhône.

    L’occasion de découvrir ou redécouvrir des compagnies et créations circassiennes mais aussi d’inciter et inviter le public à se laisser surprendre par le cirque, emporter, émouvoir, transcender, déranger ou interroger à travers cet art.

    Cette année, le festival parle de famille, de transmission, de parentalité mais aussi de rôles que l’on reçoit et que l’on transforme. Sous les chapiteaux, dans le Magic Mirrors ou au plus près des artistes, « les corps racontent ce que les mots ne disent pas toujours. Un cirque viscéral, poétique et indocile, qui relie autant qu’il bouscule ».

    Un week-end riche
    en découvertes

    Le premier rendez-vous est donné ce samedi à Aix-en-Provence avec une traversée de la ville au fil de l’eau et plus précisément de ses fontaines. « Le cirque, de fontaine en fontaine » c’est trois parcours de cirque en espace public qui relient les fontaines du centre-ville et la Bastide du Jas de Bouffan, lieu cher à Cézanne exceptionnellement ouverte. Corps en mouvement, gestes suspendus et haltes poétiques, entre patrimoine et cirque contemporain vous attendent gratuitement mais sur réservation entre 11h et 15h30.

    Le lendemain, plusieurs rendez-vous sont donnés sur la place Jean-Pierre Saez à Venelles, au Grand pré de Jouques, à l’abbaye de Silvacane de La Roque-d’Anthéron ou encore au Stadium de Vitrolles. Entre déambulation circacienne, visite-spectacle, solo de jonglage plein d’humour et de cirtuosité et, énergie urbaine brute, toutes les propositions vous attendent entre 11h et 15h30 selon le programme autour d’une appellation commune : « Patrimoine [en mouvement] ».

    Toute la programmation sur le site : joursetnuitsdecirques.fr

  • Les costumés vénitiens célèbrent 20 ans de flâneries

    Les costumés vénitiens célèbrent 20 ans de flâneries

    À Venise, on ne se déguise pas. On se costume. Éliane Damlejian et son mari Rafy sont bien placés pour le savoir. Ce couple de retraités est tombé amoureux de la Cité des Doges lors de leur premier voyage là-bas un mois de février, pendant le carnaval, « il y a 31 ans ». De retour chez eux, ils créent l’association des Masqués vénitiens de France et font leur première déambulation dans les rues de Martigues en 2007. Ils signent cette semaine leur 20e édition de la manifestation des « Flâneries au miroir », en collaboration avec la Ville de Martigues.

    Pour cet anniversaire, le programme est dense. Au sein de la médiathèque Louis Aragon, une exposition visible jusqu’au 6 septembre retrace l’histoire de l’événement. Les photos de costumes flamboyants faits à la main séduiront petits et grands. « Chaque année, on imagine et on crée un nouvel apparat », révèlent Éliane et Rafy. Des centaines d’heures de travail devant la télé pour quelques heures de déambulations. « C’est sportif, on a une dizaine de kilos sur le dos et puis c’est surtout qu’on a du mal à respirer avec le masque, mais quelle joie de voir les yeux des passants s’illuminer », confie Éliane. Cette année, une centaine de costumés de toute l’Europe défileront dans le centre-ville les 5 et 6 septembre, à partir de 15h45. Un spectacle sur podium « I Giochi di Arlecchino », « Les jeux d’Arlequin », aura lieu samedi au théâtre de Verdure. Le ténor Sergio Conte Cerutti, la soprano Sherrie Anne Gieve et la chanteuse Camilla Lodini accompagneront la représentation.

    Des échanges commerciaux

    Du 2 au 6 septembre, le village artisanal et gastronomique Les Italiennes s’installera au Jardin de Ferrières avec des nocturnes le vendredi et le samedi de 20h30 à 23h. Enfin, du 3 septembre au 27 novembre, l’exposition « Martigues, Venise Provençale » à l’Office de Tourisme de Martigues mettra en valeur les liens qui unissent Martigues à la Cité des Doges.

    « Moi je ne connaissais Martigues que sous le nom de Venise provençale, car ma mère chantait la célèbre chanson d’Alibert “Adieu Venise provençale”, confie Éliane Damlejian. Ce sont avant tout les canaux qui ont donné à Martigues cet aspect vénitien. Il a été découvert, lors de fouilles pendant la construction d’une maison martégale, des ducats vénitiens. Il s’avère que sur des cartes maritimes du musée Correr, à Venise, on retrouve Martigues et non pas Marseille sur les routes de commerce. C’est la preuve que les deux villes faisaient des échanges. » Toute la semaine, les charmes de la lagune vénitienne se mêleront à ceux de la Venise Provençale.

  • [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    Composez votre propre voyage musical », annonce le conservatoire Darius-Milhaud à l’occasion de la 13e édition du festival Musique dans la rue. Au programme, 47 rendez-vous dans quatre lieux d’exception : la cour Sainte-Catherine, la place d’Albertas, l’église du Saint-Esprit et le jardin du Pavillon de Vendôme. « L’objectif est de proposer un festival accessible, ouvert à tous, même au jeune public, et gratuit. Pour les Aixois comme pour les touristes, le but est de découvrir des lieux emblématiques de la ville et de venir écouter des répertoires très différents », explique Louisiane Toumelin, coordinatrice du festival.

    « On en a pour tous les goûts ! », se félicite-t-elle. Entre concerts et fanfares ambulantes, une large diversité d’artistes et de genres musicaux est proposée, du rock à la musique lyrique, en passant par la bossa nova, le classique et le jazz. Chaque concert dure une trentaine de minutes, afin de pouvoir « voir des choses très diversifiées », précise la coordinatrice. « Le but est de susciter la curiosité du public. Par exemple, on a un concert qui va proposer des reprises de musiques de Gainsbourg, de Rihanna, mais aussi de compositeurs classiques comme Mozart », annonce-t-elle.

    La soirée d’ouverture se déroulera au conservatoire Darius-Milhaud, ce vendredi 21 août de 20h à 21h15, pour une rencontre « placée sous le signe de l’excellence musicale et du dialogue entre les cultures ». Le violoniste franco-syrien aixois Bilal Alnemr jouera aux côtés du Jeune Ensemble de Berlin lors d’un concert symphonique.

    Des musiciens

    à la rencontre du public

    Trois déambulations festives sont prévues les 27, 28 et 29 août. Entre fanfare électrique et jazz créole, Louisiane Toumelin invite le public à « se raccrocher à la déambulation quand elle passera devant les terrasses de cafés ». Après des éditions compliquées dans le contexte du Covid, la coordinatrice du festival insiste : « On est ravis de proposer une belle édition, avec autant de concerts dans des lieux en simultané. Ce qui va être difficile pour le public, c’est de choisir ce qu’il a envie de voir ! »

    Programmation complète
    sur le site de l’office de tourisme.

  • [C’est l’été] La fête de la Véraison s’empare de Châteauneuf-du-Pape

    [C’est l’été] La fête de la Véraison s’empare de Châteauneuf-du-Pape

    Pendant trois jours Châteauneuf-du-Pape se transforme en cité médiévale avec marché, démonstrations d’armes d’époque, combats, animations et défilés à l’occasion de la 41e édition de la Fête de la Véraison qui débute ce vendredi à partir de 11h.

    Un village entouré

    de vignes

    C’est une immersion au cœur du XIVe siècle, à l’époque même où le Pape Clément VI séjournait dans sa résidence estivale à Châteauneuf, ce village perché sur les hauteurs, entouré de vignes et baigné de soleil.

    C’est le pape Jean XXII, deuxième souverain pontife d’Avignon, qui fait bâtir la forteresse qui domine encore aujourd’hui le paysage. Il encourage aussi la culture de la vigne et la production de vin, faisant de Châteauneuf-du-Pape un terroir d’exception. Ces vins, autrefois appelés « Vins du Pape », jouissent rapidement d’une grande renommée, toujours d’actualité pour ces cépages d’exception.

    Au programme, c’est un défilé du Pape Clément VI et de sa cour pontificale qui ouvrira les festivités. Concerts, danses et animations pour les enfants viendront ponctuer les journées lors de cette fête qui mêle traditions, héritages viticoles et arts vivants pour tous les âges.

    Les ruelles s’animent ainsi au rythme des troubadours, des chevaliers ou encore des cracheurs de feu le tout accompagné de déambulations costumées et scènes théâtrales plus vraies que nature. D’ailleurs, les visiteurs sont eux aussi invités à vêtir leurs plus beaux costumes médiévaux pour s’imprégner de l’ambiance d’époque. Pour rappel, Le mot « véraison » et la fête célébrée depuis 1985 désignent le moment où le raisin passe du vert au pourpre et commence à révéler les arômes complexes qui font la renommée des vins du village.

    Dès 11h. À partir de 5 euros

    et gratuit pour les – 18 ans.

  • [Week-end] La Dame Blanche arpente Valréas

    [Week-end] La Dame Blanche arpente Valréas

    La Dame Blanche est une déambulation lente, silencieuse et envoûtante portée par une marionnette géante accompagnée de ses quatre artistes-marionnettistes et deux musiciennes. Elle, figure féminine à la fois sage et puissante, avance avec grâce dans l’espace public. Eux, brillants et légèrement grotesques, l’entourent comme un cortège étrange et fascinant. Ensemble, ils composent une image à la fois poétique, surprenante et profondément troublante.

    Une création qui invite le public à vivre un moment suspendu, hors du temps, où la rue devient scène et le quotidien se transforme en expérience sensible. Une parenthèse enchantée ou le partage, la lenteur et la beauté sont au rendez-vous.

    Dimanche de 19h30 à 20h10. Gratuit.

  • Les Architectures vives fêtent leurs 20 ans

    Les Architectures vives fêtent leurs 20 ans

    Voilà 20 ans que le Festival des architectures vives (FAV), fondé par deux architectes montpelliérains, Élodie Nourrigat et Jacques Brion, propose un dialogue poétique et contrasté entre patrimoine historique et architecture contemporaine. Chaque année, durant quelques jours, les hôtels particuliers du cœur de Montpellier, véritables joyaux de pierre habituellement fermés au public, accueillent, dans leurs cours intérieures, des installations contemporaines créées par de jeunes équipes d’architectes du monde entier. « L’idée n’est pas de donner une leçon d’architecture, mais de faire éprouver l’expérience d’un lieu, d’un espace. Car l’architecture est ce qui constitue notre quotidien, notre environnement », explique Elodie Nourrigat, cofondatrice du FAV. « Pour cela, on a voulu croiser deux éléments : la dimension patrimoniale et la dimension d’architecture contemporaine, pour montrer que le patrimoine s’incarne aussi dans une contemporanéité, que c’est là qu’il peut vivre et survivre. La production contemporaine est une pierre pour constituer le patrimoine de demain. »

    Cette rencontre, cet alliage entre la mémoire et l’avenir, entre les inspirations d’hier et celles d’aujourd’hui fait tout le charme de cette déambulation dans le cœur de Montpellier, à la découverte d’œuvres éphémères, surprenantes et poétiques. Cette année, 13 hôtels particuliers ouvrent leurs portes, dont un nouveau : l’hôtel de Beaulac. Édition anniversaire oblige, le FAV 2026 sera placé sous le thème de la transmission, « ce fil invisible mais essentiel qui traverse les générations d’architectes, d’artisans, de bâtisseurs ».

    640 architectes du monde entier accueillis en 20 ans

    « D’habitude, on fait un appel à candidatures auprès de jeunes architectes du monde entier. On a à peu près une centaine de réponses et on en retient entre 10 et 13. Cette année, on a voulu changer de format pour célébrer cette notion de transmission : on a invité des équipes qui ont participé à des éditions précédentes à jouer le rôle de mentors, de passeuses d’héritage, en nous proposant de jeunes architectes dont elles souhaitent mettre le travail en lumière », détaille Elodie Nourrigat. Depuis sa création, le festival – dont la dernière édition a rassemblé pas moins de 16 000 visiteurs – a accueilli plus de 640 architectes du monde entier. C’est parmi eux que se trouvent les mentors de cette nouvelle édition, venus du Japon, du Canada, du Portugal, d’Espagne, d’Italie et bien sûr de France.

    Pour célébrer la transmission, toujours, le parrainage de ce FAV 2026 a été confié à Julien Tuffery, qui incarne la quatrième génération d’une lignée de maîtres tailleurs-confectionneurs. Fondé en 1892 à Florac, au cœur des Cévennes, l’atelier Tuffery est aujourd’hui le plus ancien fabricant français de jeans encore en activité. « En accueillant Julien Tuffery comme parrain, le FAV met à l’honneur une vision de la création profondément ancrée dans le temps long, celle qui relie les générations, valorise le geste et affirme que l’innovation peut naître de l’héritage. » Au sein de l’hôtel Saint-Côme, l’installation « Téisser » transformera la cour en un vaste métier à tisser mettant en scène la transformation du denim et son cycle de vie. « Évolutive, l’installation invite chaque visiteur à nouer à son tour une lanière de denim et à participer au tissage collectif. »

  • La grande fête des enfants de 20 ans pour Festo Pitcho

    La grande fête des enfants de 20 ans pour Festo Pitcho

    Pour son 20e anniversaire, Festo Pitcho, festival de théâtre pour les enfants et adolescents en Vaucluse, mais aussi avec une représentation à Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône et Sauveterre dans le Gard, propose pas moins de 18 spectacles tout public à travers 12 villes du territoire du 28 mars au 12 avril.

    Un événement pour « favoriser l’accès au spectacle vivant pour tous et toutes dès le plus jeune âge », rappelle Mathieu Castelli, directeur du Totem, association scène conventionnée art enfance jeunesse d’Avignon. Une volonté illustrée aussi par les 24 représentations scolaires pendant les deux semaines. Et prône la « visibilité et la diversité de la création contemporaine » qui « font partie de ce festival », insiste-t-il.

    Diversité qui se retrouve dans les spectacles programmés. Que les organisateurs ont voulu illustrer à travers trois spectacles. Zola pas comme Émile, tout d’abord, au théâtre des Halles, joué par Zola Forbon N’Zakimuena, où il incarne son parcours et notamment la bataille autour de son prénom « jugé trop peu français ».

    Ou encore Sensible, de la Compagnie Un Château en Espagne au Grenier à Sel le samedi 4 avril. Les spectateurs seront plongés dans un véritable décor champêtre. « Une expérience sensorielle totale », expliquent les organisateurs car seront installées trois « cabanes », une minérale, une végétale et une avec des animaux pour « prolonger les instants de rêverie », insistent-ils. Et enfin La voix de l’eau, de la compagnie Okkio le mercredi 8 avril à La Gare du Coustellet, à Maubec, qui « invite les enfants à entrer dans un cocon sensoriel où voix, basse, couleurs et reflets se mêlent pour raconter le lien intime entre une mère, son enfant et la mer ».

    Lampion papal

    Le tout sera lancé avec la grande fête d’anniversaire pour souffler les 20 bougies de l’évènement. Et contrairement à d’habitude, le lancement sera plutôt nocturne. Avec le samedi 28 mars à 18h30 sur la place du palais des Papes, une déambulation-spectacle lumineuse, marionnettes géantes et danse aérienne avec Les 4 saisons de petite fleur, de la compagnie Archibald-Caramantran. Le tout avec « un final dansant et participatif ».

    Mais la participation commence dès 16h30 avec un atelier de construction de lampions qui serviront à colorer encore plus la parade. On retrouvera également des jeux géants en bois et un atelier de dessin. Le tout accessible gratuitement, avec un coin goûter et buvette.

    Programme complet et liens vers les billetterie sur festopitcho.com

  • [Témoignages] Carnaval de Martigues : ils participent

    [Témoignages] Carnaval de Martigues : ils participent

    Romain Maury, grand champignon du carnaval

    « Donner le sourire aux gens et oublier le quotidien »

    Être champignon, c’est un aboutissement de nombreuses années d’entraînement. Une vraie valorisation de mon talent qui consiste à regarder dans le vide, mais sans aucune pensée. Je sais qu’il y a beaucoup de challengers. Mais tous finissent par penser à quelque chose avant la fin du temps à battre pour dépasser mon record. Ils ont toujours une idée, ou une pensée sur une action à faire, comme par exemple aux courses, au prochain repas, ou d’aller chercher les enfants à l’école. Mais moi j’y arrive, je pense à rien de rien.

    Plus sérieusement, on prépare chacun un rôle dans le carnaval, et le mien sera d’amuser les gens. C’est important pour nous de donner le sourire aux gens, de ne pas se prendre la tête et d’arrêter de penser au quotidien, au travail, au patron, à l’argent, pour pouvoir profiter de l’instant présent sans se poser trop de questions. Au carnaval, on peut devenir n’importe qui et c’est ça qui fait du bien à tout le monde. C’est aussi un moment pour sortir, se retrouver, partager une expérience avec tout le monde quelles que soient nos habitudes. On s’amuse et on profite et je pense que c’est ça l’essentiel de l’esprit Carnaval.

    Des animations dans les écoles

    Je travaille pour les services de la Ville comme coordinateur des temps périscolaires sur la ville. Les animateurs proposeront des activités dédiées au carnaval le midi. Le soir, le périscolaire ouvrira les portes aux parents en garderie pour préparer les décors pour les carnavals de quartier. Il y en aura une douzaine répartie une semaine avant et après le principal. Ce seront plein de petits événements pour faire durer le bonheur !

    Patrick Eleonore, jury au sommet mondial du carnaval

    « On peut faire des costumes avec tout sans dépenser »

    C’est un rassemblement de partage de savoir-faire. Le but est de montrer aux jeunes, aux parents, aux enfants, qu’on peut faire un costume sans dépenser. C’est possible, par exemple, en utilisant du papier journal ou des prospectus découpés en bandelettes et collées sur un vieux vêtement. Ou en utilisant des bouteilles, comme on l’a fait aux Fadas du monde. C’est une forme de recyclage !

    Les Antillais fabriquent aussi des costumes avec des feuilles de bananes. Chez nous c’est traditionnel, mais il faut les trouver car il en faut au moins 300. On utilise aussi les guirlandes de Noël et des miroirs, comme je l’ai déjà fait avec des découpes pour ne pas se blesser, mais on peut bien sûr en acheter des morceaux autocollants. J’ai même déjà réalisé un costume en papier mâché ou en vieux vêtements peints à la bombe.

    Pendant 20 ans j’ai été au comité du carnaval de Guadeloupe qui dure parfois plus d’un mois. Aux Antilles pour le défilé des enfants on utilise parfois même des gobelets en plastique découpés en fleurs et coloriés à la peinture. Pour cinq euros même pas t’as un costume.

    La satisfaction du costume fait main

    C’est aussi satisfaisant de défiler que de faire son costume soi-même. Après tout on n’est pas là pour ridiculiser l’un ou l’autre mais pour apprendre chacun. Certains savent couper, d’autres coller ou peindre, c’est un vrai partage. Quand on arrive à voir des groupes costumés de la même façon, avec les mêmes costumes, c’est encore plus impressionnant.

    Fabrice Vidal, président de l’association des Pêcheurs libres

    « Un moment de liberté où on retrouve son âme d’enfant »

    Je suis investi dans plusieurs associations, dans celle de pêche, je m’occupe aussi de la fête vénitienne. On construit des chars nautiques à la Fabrique. On a déjà commencé pour la prochaine édition. On fait une pause pour les fêtes de fin d’année, mais on reprendra en janvier. J’organise aussi des petits repas avec les copains le vendredi.

    Bref, je m’occupe tout au long de l’année de plein de choses à Martigues. Pour moi, faire partie de la vie de la cité et du monde associatif est plus qu’important, c’est vital. Donc participer au carnaval était une évidence.

    Je ne sais pas encore si je pourrai être présent le jour du défilé car je suis très occupé avec toutes mes activités, mais je passerai régulièrement au QG. C’est un bel espace pour s’entraider. Ça nous permet d’avoir un point d’attache. Si on a un problème on tape à la porte, et on sait qu’on sera toujours bien reçu.

    J’ai fait quarante ans de social au port autonome, et je me régalais trop pour arrêter à la retraite. J’aime voir les gens se divertir, plaisanter… Le rire est un bon remède pour tout. Le carnaval c’est exceptionnel, ça permet aux enfants de s’émerveiller. C’est beau de voir leurs yeux briller.

    S’émerveiller et s’épanouir

    Ça permet à d’autres de s’épanouir, de participer à une aventure collective, de tisser du lien, de faire connaissance avec des inconnus qui peuvent devenir des amis, d’apprendre des techniques artistiques et d’explorer leur côté créatif. C’est un moment de liberté, où tout le monde retrouve son âme d’enfant.