« Une résidence à taille humaine et de qualité », soulignent les protagonistes. Ce projet
« illustre notre volonté de préserver l’âme de Cassis et de permettre aux actifs, aux familles et aux jeunes de pouvoir se loger ici ! », a rappelé Danielle Milon. Plus d’une vingtaine de familles cassidaines devaient dès juin amménager dans les logements flambant neuf.
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Quand la grande course fait quelques retouches
Les superlatifs ne manquent pas pour décrire la grandeur du Marseille-Cassis. Ce semi-marathon, imaginé par André Giraud en 1979, ancien président de la SCO Sainte-Marguerite et de la Fédération française d’athlétisme, est devenu au fil des éditions un événement incontournable de notre territoire. « On est passé d’une course de quartier à une compétition internationale avec 76 pays représentés », note Thierry Santelli, vice-président (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, partenaire principal de l’événement. « Je dirais même que c’est la plus belle course au monde », surenchérit Danielle Milon, maire (DVD) de Cassis. Mais Marseille-Cassis représente plus qu’un simple événement sportif. Il se veut social, avec la deuxième édition du Marseille-Cassis des quartiers, qui met en avant le mois de l’inclusion, soutenu par la délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes).
Jimmy Gressier comme parrainIl se veut également solidaire, en soutenant l’association On’Tchao (lire ci-dessus), qui accompagne les patients atteints de mucoviscidose, et en permettant à des jeunes adultes en rémission d’un cancer de prendre le départ de la course. Et il se veut responsable et durable pour la planète, avec la mise en place de nouveaux aménagements pour accompagner l’hydratation des coureurs sur le parcours.
Pour cette 46e édition, l’organisation de Marseille-Cassis a choisi un parrain d’exception : Jimmy Gressier, sacré champion du monde du 10 000 m et médaillé de bronze sur 5 000 m à Tokyo. Le natif de Boulogne-sur-Mer, en lice pour le titre de meilleur athlète de l’année, sera au cœur du peloton, aux côtés de son épouse Aude Clavier, triple vice-championne de France et originaire d’Aix-en-Provence. Une autre star de l’athlétisme français se cachera dans la foule : Pierre-Ambroise Bosse, champion du monde du 800 m en 2017 à Londres. « PAB » accompagnera l’initiative Clean Challenge, une action de nettoyage en envoyant des photos des déchets ramassés. Cette opération, qui a enregistré la collecte de 1 037 kilos de déchets, a d’ailleurs permis à 215 coureurs de gagner leur dossard pour le grand jour.
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À Cassis, le village a été nettoyé en une nuit
Il est environ 15h, lundi, et le gérant du bar La Fontaine sert ses clients en terrasse. Rien à voir avec la veille. « L’épisode pluvieux a été très fort et soudain. Le débit était impressionnant… », livre Léo Maillefaud. Son établissement se situe « au confluent » de deux rues pentues, juste avant la grand rue. Là où, vers 19h30 dimanche, une vague torrentielle de 1 mètre de hauteur a déferlé pendant plusieurs heures… Selon le Service d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône, il est tombé 86 millimètres de pluie sur Cassis dimanche, soit 86 litres par mètre carré en quelques heures… Or en ce début d’après-midi, hormis quelques cailloux çà et là, il semble ne s’être rien passé. « Les services de la Métropole ont nettoyé toute la nuit. À 7 heures du matin, tout était propre », confirme la maire (LR) de Cassis, Danielle Milon. Selon elle, les réseaux d’évacuation d’eau ont bien fonctionné. « Depuis que j’ai été élue, en 2008, chaque fois qu’on touche à la voirie, on reprend le réseau pluvial et on augmente le diamètre des canalisations. Presque tout a été refait, sauf vers le port. Nous avons aussi réalisé plusieurs bassins de rétention. » Elle enchaîne : « Je n’ai jamais connu un épisode aussi violent. Entre 19h30 et 22h30, Cassis était sous un rideau de pluie dense. On ne voyait pas à deux mètres… »
Avenue du Pr René Leriche, lundi, des habitants chaussés de bottes s’accordent une pause. Ils sont en train de nettoyer leurs garages. Situés en souterrain à la copropriété Cézanne, ceux-ci ont été inondés dimanche. « Heureusement, mes enfants ont sorti leur voiture à temps », commente Catherine, propriétaire de 2 garages. En contrebas, des gens, équipés de balais, poussent la boue. L’eau a atteint 1,80 mètre, faisant flotter les voitures. « Elles sont foutues », tranche Catherine. La maire a demandé le classement de la commune en catastrophe naturelle.
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Cassis : le violoniste Nicolas Dautricourt fait vibrer Les Accords face à la mer
« C’est un événement qui me tient très à cœur », assure Nicolas Dautricourt. Reconnu par ses pairs « comme l’un des violonistes français les plus brillants et les plus attachants de sa génération », le musicien, qui se produit régulièrement dans les grandes salles internationales a choisi, pour la deuxième année consécutive, d’ancrer son festival à Cassis.
« Je n’ai pas de sang cassiden, mais mon oncle et ma tante vivent à Cassis depuis vingt ans, je suis venu souvent », explique le concertiste qui a fait ses débuts en 2019 à la Philharmonie de Paris. S’il a connu cette année des déboires dans la préparation du festival, « ce qui m’a donné la force de continuer, c’est mon amitié avec la maire Dany Milon qui me fait confiance, et l’accueil du public. L’an dernier, les concerts faisaient le plein chaque soir », livre-t-il. Cette année, les Accords de Cassis s’étoffent d’un concert nocturne supplémentaire. « L’endroit est magique », salue le musicien. Les concerts* sont en effet donnés sur la Promenade Aristide-Briand, entre quai et mer avec, au loin, la silhouette ocre de la falaise du Cap Canaille… Une toile protège les musiciens et le public au cas où la pluie s’inviterait sans y être conviée…
« Mon objectif avec ce festival, c’est de réunir le public autour de la musique, avec des concerts de grande qualité, où tout le monde se sente bien », déclare le violoniste. Le 20 août, Family Business ouvrira le bal. Dans « un programme surprise entre concert et jazz », évoque Nicolas Dautricourt, la cantatrice Natalie Dessay (soprano), se produira avec son époux baryton Laurent Naouri et leurs enfants Tom et Neïma. Ils seront accompagnés par celui qui fut « pianiste de Johnny Hallyday », Yvan Cassar. Le lendemain, le violoniste a invité deux lauréats de la fondation Gautier Capuçon, Luka Ispir (violon), et la japonaise Karen Kuronuma (piano), avec lesquels il interprétera le trio de Brahms. Le 22 août, le duo de piano à 4 mains explorera le répertoire, « de Rachmaninov à Gershwin ».
À l’image de Nicolas Dautricourt, qui aime l’éclectisme en musique, le concert de clôture, le 23 août, réunira sur scène un pianiste, un contrebassiste et deux violonistes, pour donner aux « Quatre saisons de Vivaldi et à la Fantaisie des airs de Carmen des couleurs tsiganes ». Si Les Accords de Cassis enchantent les nuits, ils ne délaissent pas pour autant le jour. Du 20 au 23 août**, des concerts gratuits seront donnés dans la ville, par « de bons musiciens amateurs ».
* À 20h30. Tarifs : 25 euros adulte, réduit 13, enfant : 10. Billetterie Office de tourisme. Tél. : 04. 28. 01. 01. 03
** À 11h et 17h30.

