Tag: cumul des mandats

  • Au nom des maires, une 4e liste à droite pour les sénatoriales

    Au nom des maires, une 4e liste à droite pour les sénatoriales

    Le maire LR de Gardanne, Hervé Granier, va constituer une liste pour les sénatoriales. Présentée comme un « rassemblement des élus de terrain », cette candidature se veut une « liste de maires » indépendante. Elle compte la maire centriste du Paradou, Pascale Licari, en deuxième position, et le maire (DVD) de Ceyreste, Patrick Ghigonetto, en troisième. « Cette expérience de terrain est indispensable pour élaborer des lois utiles et applicables », défend l’élu.

    Cette entrée en campagne ajoute une quatrième liste à droite dans les Bouches-du-Rhône, après celle de Brigitte Devésa (UDI) et Renaud Muselier (Renaissance), investie par Les Républicains et la majorité du Sénat, et celles des sénateurs sortant Stéphane Le Rudulier (LR) et Valérie Boyer (LR). Un embouteillage qui promet une belle dispersion des voix des grands électeurs.

    Pour Hervé Granier, la démarche répond à une attente. « En toute humilité car je ne suis pas le représentant des maires du Département, je porte la voix de mes collègues qui veulent qu’un maire soit au Sénat. C’est important, dans le contexte actuel, de pouvoir faire remonter les problématiques qu’on partage dans nos 119 communes. »

    « Fâché avec personne »

    Une manière aussi de se distinguer de la liste Devésa-Muselier qui met aussi en avant les communes sans placer toutefois de maire aux deux premières places. « Notre liste porte des maires aux places éligibles : on vise deux ou trois sièges, sans prétention, et on a la certitude profonde d’y arriver. »

    Malgré la multiplication des candidatures à droite ? Le maire de Gardanne refuse de parler de division. « Ce n’est pas utopique de penser qu’on peut rentrer trois sièges. Il n’y a pas de question de division, juste une question de liste de droite et avec des maires susceptibles d’être élus. C’est la différence », explique-t-il. « Moi, je ne suis fâché avec personne et je souhaite une bonne campagne à mon amie Brigitte Devésa et à Valérie Boyer. Il n’y a pas de sujet, chacun mènera sa campagne comme il l’entend, avec ses arguments. »

    Pour convaincre les grands électeurs, Hervé Granier entend défendre « la proximité », arguant qu’un maire, « quand il se présente à ce type d’élection, sait de quoi il parle : signer un arrêté, répondre à un administré parce qu’il y a un problème à la crèche ou de service public… C’est le rôle d’un maire et c’est ce que je veux faire remonter au Sénat ».

    Même si, non-cumul des mandats oblige, l’édile perdra de facto son statut, comme ce fut le cas de Valérie Boyer ou Stéphane Le Rudulier. « Si j’arrive à avoir d’autres maires, il y en aura d’autres sur la liste, mais certainement qu’il y aura aussi des personnes qui comptent dans le paysage politique. On est déjà en contact avec certains. Après, il faut qu’ils aient la volonté de venir. Mais on la montera d’une manière ou d’une autre. »

    « Ambitions politiques personnelles »

    À Gardanne, le groupe d’opposition municipale « Ensemble, changeons de cap pour Gardanne-Biver » critique la candidature d’Hervé Granier (LR) aux sénatoriales, quatre mois seulement après son élection à la mairie. Les élus de gauche estiment que ses « ambitions politiques personnelles » prennent le pas sur son mandat et appellent celui qui est déjà conseiller départemental à se consacrer pleinement aux dossiers communaux en matière de logement, services publics, sécurité ou finances : « Ces sujets méritent un maire pleinement investi, pas un élu déjà en campagne pour le Palais du Luxembourg ».

  • Grandes villes d’Occitanie : de nouveaux maires et députés

    Grandes villes d’Occitanie : de nouveaux maires et députés

    Si les deux locomotives régionales Toulouse et Montpellier ont réélu leur maire (Jean-Luc Moudenc et Michaël Delafosse), plus de la moitié des grandes villes d’Occitanie ont changé d’édile.

    Parce qu’ils ne se représentaient pas ou qu’ils ont été battus, 14 maires des 27 villes de plus de 20 000 habitants ont laissé la place. Le grand vainqueur est l’extrême droite, qui, après Béziers (2014), Beaucaire (2014) et Perpignan (2020), fait main basse sur
    5 nouvelles villes : Montauban (Didier Lallemand), Carcassonne (Christophe Bathès), Castres (Florian Azéma), Agde (Aurélien Lopez-Liguori) et Bagnols-sur-Cèze (Pascale Bordes).

    La droite récupère Millau (Christophe Saint-Pierre) au PS. Les Républicains dirigeront toujours Castelnau-le-Lez mais avec Julien Miro. Des maires centristes dirigeront Tarbes (Pascal Claverie), Rodez (Stéphane Mazars) et Cugnaux (Aurélien Andreu-Seigné). Enfin, outre Nîmes (Vincent Bouget), la gauche sera aux affaires à Auch (Camille Bonne), Plaisance-du-Touch (Florence Queval) et Cahors (Vivien Coste).

    Touchés par le cumul des mandats, 4 députés RN et 1 Renaissance vont laisser la place à leur suppléant. Dans le Gard Nicolas Meizonnet (Vauvert) passe la main à Caroline Devaux et Pascale Bordes (Bagnols/Cèze) à Catherine Dellong Meng. Dans l’Hérault, Bernard Chaumeil remplace Aurélien Lopez-Liguori (Agde). Dans l’Aude, Édouard Jordan supplée Christophe Barthès (Carcassonne). Et dans l’Aveyron, Pauline Cestrières (Renaissance) remplace Stéphane Mazars (Rodez).

  • [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    Forte de 54,34% des suffrages, la nouvelle majorité du Printemps marseillais s’assure une avance confortable avec 73 élus sur les désormais 111 sièges du conseil municipal, version réforme de la loi PLM, soit 10 de plus qu’en 2020. Pour mémoire il y a 6 ans, en pleine crise sanitaire, il avait fallu ferrailler dur pour que l’écologiste Michèle Rubirola prenne la tête de la Ville, avec le soutien de Samia Ghali (DVG) qui briguait elle aussi le poste dans un premier temps.

    Devenue finalement maire adjointe, cette dernière a désormais intégré le Printemps marseillais et fait partie des piliers sur lesquels s’appuie le Printemps nouvelle mouture. Tout comme Pierre Huguet (G.s), ex-adjoint à l’Éducation, Éric Méry, ex-adjoint à l’Urbanisme, le député PS Laurent Lhardit, les socialistes Joël Canicave, ex-adjoint aux Finances, Anthony Krehmeier, maire des 2-3 réélu, ou encore Yannick Ohanessian ex-adjoint en charge de la Tranquillité publique. Jusqu’alors en charge du Logement, Patrick Amico (GRS), bien que 71e sur la liste, est aussi de retour.

    On retrouve également les communistes, Audrey Garino, Jean-Marc Coppola, Nathalie Tessier, respectivement en charge de la Solidarité, la Culture et le Droit des femmes dans la mandature écoulée. Rangs du PCF qui se trouvent renforcés avec Anthony Gonçalves, oncologue et chef de file du parti pour ces municipales, Mohamed Itrisso, militant des quartiers nord et cofondateur du collectif SOS Comores et Ibrahim Mze, responsable du collectif fédéral du logement du PCF 13.

    Troisième de la liste, le militant écologiste, Amine Kessaci, devenu symbole national de la lutte contre le narcotrafic après l’assassinat de deux de ses frères, va également peser dans l’hémicycle.

    Une opposition RN

    Il y a aussi les petits « nouveaux » qui ne le sont pas vraiment, ayant déjà fait leurs preuves dans les secteurs ou à la métropole, comme Emilia Sinsoilliez, ex-première adjointe au maire des 2-3, Enda Amraoui, présidente du collectif pour une société plus inclusive, « Plus jamais sans nous » et ex-adjointe à la mairie des 4-5, Juliette Masson, ex-déléguée aux Écoles dans les 6-8 ou Jean-Marc Signes, ex-conseiller métropolitain écologiste, élu dans les 11-12. Côté société civile, Karim Touche, directeur général de la Ligue de l’enseignement 13 ou Yahya Güngörmez, représentant du Conseil démocratique kurde à Marseille font leur entrée.

    En face l’extrême droite. Franck Allisio, ayant totalisé 40,29% des voix, se pose en leader d’une opposition passée de 9 à 34 élus. Cumul des mandats oblige, il devra sans nul doute démissionner de la Région. Il s’appuiera sur des historiques comme Jean-Marc Graffeo, responsable départemental de Reconquête !, la députée RN Gisèle Lelouis ou Eléonore Bez, conseillère régionale. Il pourra compter sur une ribambelle d’ex-élus de secteur, Sophie Arrighi, Thibaut Charpentier, Jessy Nakache, ou Gérard Audibert. Figure aussi Jean-Baptiste Rivoallan, ancien président du groupe de la droite marseillaise à la métropole.

    Droite marseillaise atomisée avec 4 élus seulement dont Martine Vassal (DVD), présidente du Département, son bras droit Romain Simmarano (Ren.), Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Marseille et Stéphane Pichon, président du Conseil régional de l’ordre des pharmaciens.