« J’ai découvert plein de choses, je pensais en gros que les bateaux rentraient, sortaient, et ça s’arrêtait là. Et puis ça m’a ouvert des perspectives avec le métier d’agent consignataire que j’ai découvert. » Le jeune Reda, en seconde GATL (Gestion administrative, du transport et de la logistique) du lycée Caucadis à Vitrolles, qui dispose aussi d’une filière qui prépare au Brevet d’initiation à la mer (Bimer), fait partie des 30 000 visiteurs du Port center. À leurs côtés, on trouve aussi des troisièmes du collège Vieux-Port.
Ouvert depuis le 1er mai 2024, visitable tous les samedis matin après réservation auprès de l’office de tourisme ou sur demande auprès du port, ce lieu se veut « une ouverture ville-port » pour « offrir une vision globale des bassins Est et Ouest et donner à voir toutes les activités », explique Nathalie Bakhache, secrétaire générale du Grand port maritime de Marseille (GPMM). Quand ce qui se passe derrière les grandes grilles blanches reste souvent inaccessible, il ne s’agit pas là de combler un déficit d’image, assure-t-elle, mais « d’apporter une meilleure connaissance aux riverains, et aussi à l’ensemble [des habitants] du territoire ». Si le respect « du droit, des conditions financières et de sécurité sont respectées », d’autres espaces sont aussi à disposition, ajoute-t-elle, prenant en exemple l’ouverture récente de la digue du large.
en nombre
Ce jour-là, des ateliers et visites guidées sont organisés pour les scolaires, « plus de 3 000 des 30 000 visiteurs, donc 10% », précise-t-elle. Sous les pieds des lycéens vitrollais, au sol du bâtiment de cette ancienne gare maritime, des photos des installations portuaires vues du ciel. Sur les murs, des écrans diffusent des vidéos mettant en avant l’histoire portuaire et dans les vitrines, des maquettes de bateaux donnent à voir le type de navires accueillis.
Stéphane Pellen, directeur chargé de mission auprès de la secrétaire générale, 30 ans d’expérience au compteur, assure la visite. « Et ça, c’est quoi ? », interroge-t-il. Les 15 garçons et 3 filles de la section Bimer sèchent. « Ce sont les formes de la réparation navale, la 8, la 9 et la 10, plus grande du mode, l’équivalent de 4 terrains de foot », indique Stéphane Pellen. Avec 42 600 emplois dans les Bouches-du-Rhône, il insiste sur le poids économique du GPMM, sur la diversité de ses activités, du transport de passagers au trafic de conteneurs en passant par la croisière. « Le port de Marseille est polyvalent, un des rares d’Europe avec Rotterdam, même si on ne joue clairement pas dans la même division », poursuit-il.
Il n’élude pas le revers de la médaille. « Un bateau, ça pollue », assume-t-il, même si au regard de ses capacités de transport par rapport au train, il reste à l’heure actuelle un moyen de transport imbattable, nuance-t-il. « On essaie de travailler à réduire ces nuisances avec notamment l’utilisation du gaz, on a commencé aussi à brancher les navires à quai, d’abord ceux de la Méridionale, puis vers le Maghreb et, depuis avril, trois navires de croisières peuvent utiliser l’électricité en simultané », déroule Stéphane Pellen en bon communiquant. Les petits sont repartis conquis…


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