Tag: crédit municipal

  • Des solutions financières pour fuir les violences conjugales

    Des solutions financières pour fuir les violences conjugales

    « L’emprise économique est un vrai sujet dans les cas de violences conjugales », rappelle Clara Agnello, coordinatrice de projet chez Une voix pour elles. Face à cette problématique, le Crédit municipal de Marseille a décidé de s’emparer du sujet en rencontrant, ce jeudi à Marseille, de nombreuses associations d’accompagnement d’aide aux victimes de violences conjugales.

    Avec 90% de clients qui sont des clientes, « cette démarche est en cohérence avec notre public, explique Christelle Gerlier, directrice générale déléguée du Crédit municipal de Marseille. Et on sait qu’avec notre structure on peut répondre aux problèmes financiers que connaissent certaines femmes victimes de violences ». En effet, 20% des femmes victimes de violence ayant appelé le 3919 sont en situation de dépendance économique.

    Le Crédit municipal de Marseille, créé il y a plus de 300 ans, permet aux personnes exclues du système bancaire, d’avoir accès aux crédits. Les outils de l’établissement bancaire, comme les microcrédits accompagnés, le prêt sur gages ou encore le placement de petites sommes, peuvent donc être des solutions face à cette violence économique.

    « Une aide dans l’urgence »

    Le prêt sur gage a particulièrement interpellé Nada Baher, directrice adjointe du planning familial 13. Autorisé seulement dans les crédits municipaux en France, ce type de prêt permet à n’importe qui, sous réserve d’avoir une pièce d’identité et un justificatif de domicile, d’échanger un objet contre une somme d’argent. « C’est vrai que beaucoup de personnes peuvent avoir un objet de valeur. C’est donc quelque chose qui peut débloquer de l’argent rapidement et être une aide dans l’urgence. » Pour l’association Les Louves d’accompagnement de victimes, c’est plutôt le microcrédit accompagné qui a intéressé. Ils pourraient couvrir les frais juridiques que ces femmes doivent engager lors de divorce ou de dépôt de plainte.

    Des outils qui restent toutefois à affiner selon les besoins des associations. « Le but, ce n’est pas de réfléchir seuls à des solutions, mais avec les professionnels de terrain pour répondre au mieux aux différentes problématiques de ces femmes », explique Christelle Gerlier. Pour la directrice du centre d’information sur le droit des femmes et de la famille, Marielle Vallon, il reste par exemple « des interrogations sur la façon de sécuriser les demandes de papiers administratifs, pour que le conjoint ne soit pas au courant. Nous avons des choses réciproques à s’apprendre ». Des projets à coconstruire, entre réalité du terrain et moyens du Crédit municipal.

  • Les enchères solidaires du Crédit municipal font le plein

    Les enchères solidaires du Crédit municipal font le plein

    Mise à prix 7 000 euros, c’est pris. 8 000, 9 000, 10 500, 600, 700, adjugé à 13 300 euros dans la salle ! » Le bracelet Cartier baptisé « clou » serti de diamant et vendu dans sa boîte d’origine faisait partie des objets phare de la vente aux enchères organisée par le Crédit municipal ce vendredi 5 décembre à l’hippodrome Borély. C’est sous les applaudissements qu’une dame remporte la vente, une des rares faites en présentiel quand l’essentiel des pièces se vend par Internet ou téléphone.

    Avec cette vente, cet établissement bancaire pas comme les autres, qui prête à ceux qui n’ont pas accès à l’emprunt et reverse une partie de ses bénéfices au CCAS (centre communal d’action sociale) de la Ville de Marseille, renouait cette année avec une tradition abandonnée depuis le Covid. Une réelle aubaine pour « la banque des travailleurs pauvres » a rappelé son nouveau directeur depuis un an, Benoît de Rosamel.

    Au Crédit municipal, « on vient, on laisse des objets de famille pour finir les fins de mois », explique le maire DVG de Marseille, Benoît Payan. Lors de ces enchères, personne ne perdra d’argent au contraire, insiste-t-il, « si l’objet vaut 100 euros et qu’il est vendu plus cher, on lui verse la différence ». Et de préciser qu’en cette fin d’année, les clients qui ont laissé un objet d’une valeur maximale de 50 euros, « on leur laisse jusqu’au 31 janvier » pour le retirer sans avoir à rembourser. Un « petit bonus pour les Marseillaises et les Marseillais qui sont dans la difficulté », se félicite l’édile avant de s’emparer du marteau.

    Beaucoup de curieux

    et des amateurs avertis

    Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il sait y faire et y prend plaisir. Au cours de la première heure des enchères, il se montrera intarissable sur la qualité des bagues, montres, colliers en perle, leur histoire, celle de la marque, capable de secouer la salle pétrifiée par une chaleur étouffante ou de la calmer quand c’est nécessaire. « Regardez le travail de sertissage, cette opale », harangue-t-il. L’élu n’a pas le droit de prononcer le fameux « adjugé » mais joue du marteau volontiers. Suivront les tableaux, les meubles, et même des lingots d’or. Une pièce de 50 pesos en or, mise à prix à 2 700 euros trouve preneur à 3 940 sous les murmures du public, fasciné.

    On trouve là beaucoup de curieux, qui notent consciencieusement les prix sur leur catalogue, venus un peu rêver. « On découvre, c’est la première fois pour nous, c’est rigolo mais on ne compte pas acheter », s’amuse ce couple à la retraite. Un autre a repéré une pièce en particulier. Concentré, il refuse d’en dire plus. Au premier rang il y a également les amateurs mais aguerris. Calculette en main, l’un d’eux nous décrit les ficelles tout en renchérissant d’un signe de main. « Alors là, le monsieur c’est le crieur qui relaye les offres », nous explique-t-il. Lui a repéré ce qui l’intéresse, il vient assez souvent « se faire plaisir » tout en respectant un budget précis. « Le Crédit municipal c’est une vente par mois », détaille-t-il, mais il ne les fait pas toute. À raison de 40 lots à l’heure, il a calculé que la vente allait durer jusqu’au soir. Plus discrets, souvent en ligne, il y a également « des professionnels » ajoute un autre. Ce qui lui plaît, lui, c’est « l’adrénaline » lâche-t-il avant de nous congédier d’un regard, fasciné par un nouveau lot…

  • Le Crédit municipal, une banque pour les travailleurs pauvres

    Le Crédit municipal, une banque pour les travailleurs pauvres

    Un chauffe-eau qui pète, une voiture qui lâche… Le Crédit municipal vient en aide aux « travailleurs pauvres », ceux qui n’ont pas accès au prêt bancaire, insiste son directeur, Benoît de Rosamel, 30 ans de carrière dans la banque, en poste depuis un an. Fier d’être à la tête de cette « très vieille dame qui a eu 350 ans il y a deux ans » et issue des Monts-de-piété dans l’Italie du Moyen Âge, il tient à en rappeler le fonctionnement « car son rôle s’est perdu, les gens ne savent plus que cela existe ou se disent que ce n’est pas pour eux », or « ce n’est pas plus humiliant qu’un crédit à la consommation ».

    Cet établissement bancaire de plein exercice, « satellite de la Ville », souligne Benoît de Rosamel, dont une part du résultat -environ 850 000 euros l’an dernier- est reversé au Centre communal d’action sociale (CCAS), se concentre sur deux activités : le prêt sur gage pour lequel les Crédits municipaux ont le monopole et le micro-crédit. « Un bien de valeur, quel qu’il soit, sauf l’immobilier, on l’expertise et on vous prête, dans les 10 minutes, sans conditions de ressources », précise le directeur du Crédit municipal qui ne compte pas moins de 16 000 clients actifs sur une base de 40 000.

    Permettre de « réaliser

    des projets »

    De quoi « permettre à 50 000 personnes à Marseille de vivre mieux ou de réaliser des projets ». Une centaine de personnes par jour ose pour le moment, passer la porte du 37, rue Saint-Bazile (1er). Le micro-crédit permet d’emprunter jusqu’à 8 000 euros sur une durée jusqu’à 84 mois pour un taux d’environ 4% sans frais de dossier, sachant que le contractant peut rembourser à tout moment sans pénalité. « On peut prêter des sommes très petites », témoigne Benoît de Rosamel.

    Cette année, le Crédit municipal renoue également avec sa grande vente aux enchères de prestige, organisée à l’hippodrome Borély le vendredi 5 décembre. Avec des pièces qui sortent de l’ordinaire comme ce lingot d’or ou ces montres et bijoux de luxe. Autre opération exceptionnelle pour Noël, un « dégagement » gratuit. Les clients du Crédit municipal bénéficieront de la restitution gratuite d’objets déposés en gage, jusqu’à 50 euros et pourront durant tous le mois de décembre récupérer leurs biens sans avoir à rembourser ni le capital emprunté, ni les intérêts, précise Christelle Gerlier, directrice générale déléguée.

  • Le Crédit municipal reconduit son aide de 170 000 euros au CCAS

    Le Crédit municipal reconduit son aide de 170 000 euros au CCAS

    C’est dans ses locaux situés rue Villeneuve (1er) que, comme chaque année, le Crédit municipal de Marseille, un établissement public communal de crédit et d’aide sociale qui octroie des prêts sur gages, a procédé ce mercredi à la remise d’un chèque de 170 000 euros destiné au CCAS de la ville. L’établissement public administratif communal oriente ses actions vers les personnes âgées et/ou en situation de précarité et d’exclusion.

    « Le Comité d’orientation stratégique du Crédit municipal [présidé par le maire DVG Benoît Payan, Ndlr] a décidé de reconduire le même montant que l’an dernier, l’activité du prêt sur gage étant restée stable », note le communiqué de la municipalité. « Cette démarche illustre la volonté commune de la Ville de Marseille et du Crédit municipal de renforcer les actions sociales au bénéfice des Marseillaises et des Marseillais les plus vulnérables, dans un esprit de solidarité et de coopération durable », est-il ajouté. Ce financement s’ajoute au partenariat autour du microcrédit solidaire.