Tag: coût de la vie

  • Pour des vacances à moindre coût dans les Alpes

    Pour des vacances à moindre coût dans les Alpes

    Parmi les centaines de touristes chinois arrivant en car ou en minivan dans les champs de lavande du plateau de Valensole, de nombreux Français font le choix de découvrir eux aussi la Provence, une destination plus économique pour eux avec l’augmentation des prix de l’essence, du pétrole et des billets d’avion.

    « C’est sûr que ça coûte moins cher que d’aller à l’étranger », avancent Jordane et Jacques, couple originaire de Seine-et-Marne venus découvrir les champs de lavande avec leurs deux enfants, Caroline et Pierre. « Avec le prix de l’essence, on fait attention, on s’adapte au coût avec des modifications pour rouler moins cher », expliquent Audrey et Bruno Da Cruz, un couple d’Alsaciens qui roulent désormais à l’éthanol, beaucoup moins onéreux. « On est venus en train car cela revient moins cher », confient Claudine et Patrick, couple venu du Nord de la France. Ils ont rejoint une amie lyonnaise, Véronique Boulat, et roulent « à cinq dans la voiture » pour éviter des coûts supplémentaires.

    « On a vu l’augmentation des prix des billets d’avion, ça pousse à rester en France », regrettent Victoria et Emmanuelle Lampe, deux jeunes sœurs jumelles originaires de Narbonne et de Perpignan. Elles logent dans un Airbnb, ce qui « permet de payer moins cher ». « Avec le prix du carburant, on réfléchit à deux fois avant de partir ailleurs », explique Valérie Cattanea, Marseillaise venue visiter la Maison de la Pistache depuis sa maison secondaire d’Oraison avec son mari Pierre, retraités depuis deux ans. « On préfère partir en mars, les prix sont moins élevés », avancent Mickaël Pontier et Marine Graff.

  • Une mobilisation inédite des salariés du Crédit Agricole

    Une mobilisation inédite des salariés du Crédit Agricole

    C’est une première, j’ai 20 ans de Crédit Agricole et cela ne s’est jamais fait. » Alexandre Ferretti, secrétaire général de Sud Crédit Agricole Alpes-Provence, relaie, avec le Sneca/CGC, le mouvement de grève national prévu ce jeudi 22 janvier sur les caisses de la région. Date à laquelle se tient un comité social et économique. Débrayage ou journée de mobilisation selon les agences, ce mécontentement fait suite « à l’échec des négociations salariales, dans un contexte pourtant marqué par des résultats économiques solides », indique une intersyndicale dans un communiqué CGT-Sneca-Sniam-Sud-Unsa. De « 16 à 17 euros bruts par mois » à mettre en regard de résultats nets au troisième trimestre de plus de 3 milliards d’euros, détaille Alexandre Ferretti. Pour lui, « on ne peut pas demander de l’excellence relationnelle, de l’engagement aux salariés et ne pas les augmenter dans une région où le coût de la vie est plus important qu’ailleurs ».

    Les syndicats dénoncent également une dégradation de leurs conditions de travail. « On se rend compte avec une intelligence artificielle de plus en plus présente, la concurrence des banques en ligne, la demande croissante de nos clients, on doit être encore plus réactifs qu’avant », explique Alexandre Ferretti.

    « Le sang vert »

    Si l’engagement et « l’appartenance à l’image » restent « très forts », « on a des éléments qui nous sont présentés dans les CSE, sur l’absentéisme notamment. Nous sommes inquiets de la santé de nos collègues », témoigne le représentant syndical. Par-dessus tout ça, les réformes organisationnelles menées par le Crédit Agricole ajoutent à l’angoisse. Le projet « Efficacité » prévoit de réduire « les coefficients d’exploitation ». « On commence à perdre certains services au niveau de certaines caisses », précise Alexandre Ferretti. Si chaque caisse régionale est indépendante avec des services dits « support », dédiés par exemple à l’assurance emprunteur, ces derniers sont regroupés. « L’objectif, c’est de faire des économies d’échelle dans le temps », poursuit le syndicaliste, inquiet pour les « emplois de demain ». Si aucune suppression d’emplois n’est prévue au sein du Crédit Agricole Alpes-Provence qui rassemble quelque 2 200 salariés, les non-remplacements commencent déjà dans d’autres caisses, assure-t-il.

    « Ce qui fait notre force c’est la proximité et pour que ça tienne, il faut que les gens soient heureux », martèle Alexandre Ferretti, « les salariés ont le sang vert mais il faut voir comment on va vers ce nouveau projet d’entreprise ». Raisons pour lesquelles des « points conviviaux » sont organisés dès 8h30 ce jeudi 22 janvier sur les sièges de Gap et Aix-en-Provence pour échanger avec les salariés.

    Contactée, la direction régionale n’a pas donné suite. Une prochaine réunion de négociation au niveau local est prévue début février.