Pour leur 3e année d’existence, les Toulon Provence Regatta ont de nouveau offert une démonstration de l’étendue de l’histoire maritime. Des dizaines de bateaux, des vaisseaux historiques aux engins plus contemporains, étaient présents dans la rade pendant quatre jours pour des régates, défilés et visites à bord, qui ont su ravir amateurs de voile comme novices. Une édition marquée par les 400 ans de la Marine nationale, mise en valeur pour l’occasion.
Mais la tradition a su laisser une place à la modernité, avec l’organisation de la première Destinus AI Regatta, samedi, dans l’anse du Lido, au Mourillon. Une compétition novatrice, première mondiale du genre, diffusée en direct streaming, qui a mis aux prises plus de 25 bateaux miniatures automatisés, contrôlés par IA, et développés par des étudiants et élèves de cinq écoles d’ingénieurs et de robotique. Le tout, avec trois formats de compétitions : deux courses classiques et un « battleboat », où (presque) tous les coups étaient permis pour franchir la ligne en premier.
Parmi ces écoles, les benjamins de la compétition étaient les élèves de l’École des Robots de Toulon, qui forme des jeunes de 7 à 18 ans. « Dès 12 ans, on propose un cursus drones nautiques. L’objectif était de créer un robot sur un élément spécial qu’est l’eau », explique son président, Jean-Michel Moreira, qui a aussi enseigné à ses élèves des éléments pragmatiques. « Paradoxalement, peu d’enfants connaissaient bien la mer. Donc on leur apprend les nœuds marins, la signalisation, l’histoire maritime… » L’enseignant voit dans la compétition « un double-objectif pédagogique : concourir face aux écoles d’ingénieurs en tant que seule école composée de mineurs. Pendant un an, les enfants se sont entraînés, avec chaque semaine des objectifs et apprentissages. Ils créent, programment, testent. Si ça ne marche pas, comprendre pourquoi, réajuster, retester. C’est le cercle vertueux de la science ».
Pour le sponsor Destinus, spécialiste des solutions aérospatiales et de défense, leader des drones de combats européens, c’est l’occasion « de se faire connaître auprès de la DGA, des autorités marines et d’échanger avec d’autres entreprises », note Anne-Pascale Guedon, directrice générale France. Elle y voit aussi un intérêt technique : « En Ukraine, il n’y a pas de points GPS en permanence, donc l’aspect GPS automatisé est intéressant », au même titre que « voir comment se comportent ces drones sur l’eau ». « Ça développe l’intelligence collective et la connaissance », ajoute Didier Goguenheim, directeur général de l’association Toulon Var Technologies (TVT), qui accompagne des entreprises innovantes. « Les drones auront beaucoup d’applications dans le futur. Il est important de solliciter des talents et de pouvoir les rencontrer. »


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