Tag: costumes

  • Miss Lulu fait chavirer tous les cœurs de 7 à 77 ans

    Miss Lulu fait chavirer tous les cœurs de 7 à 77 ans

    « Miss Lulu pose ses valises à Marseille le temps d’un récital. C’est une diva très fantasque qui a su traverser les âges et le temps », explique son créateur et interprète, Olivier de Narnaud. Il poursuit : « Contre-ténor, je suis aussi passé par le Théâtre du Soleil. Mon personnage inspiré de ma grand-mère est né de ce mélange, il y a bientôt 10 ans. Enfin, j’ai beaucoup d’affection pour les chansons réalistes des années 20, 30, 40 du siècle dernier. »

    Jamais sans P’tit Pierre

    Passée par chez Michou à Paris, Miss Lulu fait partie de la revue du Cabaret de l’étoile bleue depuis deux ans. Le personnage vit son propre spectacle avec son accordéoniste P’tit Pierre. Le public va de 7 à 77 ans. « Les enfants sont scotchés par la voix, les costumes, par ce personnage qui chante, danse, raconte des histoires d’aujourd’hui », témoigne l’interprète, qui n’a jamais oublié cette petite fille habillée en princesse venue à sa rencontre en fin de soirée. « Nous n’arrivions plus à nous quitter » relate-t-il avec émotion.

    Indissociable de Miss Lulu, P’tit Pierre est son accordéoniste, mais aussi l’un de ses amours, et son souffre-douleur qui subit toutes ses colères. « Un musicien de formation classique, avec une prédilection pour le jazz, notamment manouche. Il est capable de produire 10 000 couleurs, car il joue de tous les instruments en un seul », détaille Olivier de Narnaud.

    Le 24 avril à 19h à l’étoile bleue. 107 bis, bd Jeanne-d’Arc à Marseille (5e). Réservation
    au 06.48.14.83.40.

  • La pluie n’a pas eu raison de l’esprit carnavalesque de Martigues

    La pluie n’a pas eu raison de l’esprit carnavalesque de Martigues

    Il s’en est fallu de peu. Samedi, le carnaval a failli être avorté. Il faut dire qu’une heure avant le départ du défilé, samedi, il pleuvait des cordes. La décision a été prise en dernière minute. « Un nouveau challenge est lancé : le record de parapluies dans le cortège ! » lançait Santillane Sabouret, coordinatrice de l’événement.

    Décalé à 16h, le départ a tout de même réuni du monde, dont Cindy et sa fille Athéna, déguisée en princesse au visage de tigre. « Elle est trop contente, c’est son premier carnaval », se réjouissait sa mère. Finalement, les couleurs des costumes ont égayé le gris morose de la météo.

  • Le carnaval de tous les records se prépare collectivement à Martigues

    Le carnaval de tous les records se prépare collectivement à Martigues

    Il s’annonce comme le carnaval de tous les records. L’extraordinaire carnaval de Martigues, prévu samedi 7 février, est l’objet de tous les superlatifs depuis l’inauguration – pour le moins loufoque – de son quartier général, fin décembre (voir notre édition du 20/12).

    La devanture de l’espace Simone-Veil donne le ton : « Pas fini, déjà un record », « records imaginaires acceptés » sont inscrits au correcteur blanc sur les vitres, tandis que le logo d’une célèbre marque de pastis a été détourné en « Record ». Le lien avec le carnaval ? La participation populaire à un délire collectif. « L’idée est de ne pas être juste spectateur. Le principe du carnaval est de créer de l’interaction entre les participants, que tout le monde puisse contribuer », explique Santillane Sabouret, à l’organisation et en charge de l’accueil du QG du carnaval, ce mercredi.

    Tout est prévu pour cela. À l’entrée, des formulaires « cerfo » permettent de consigner par écrit les idées de records les plus folles. Un pan de mur leur est dédié, avec en exemple le « vlan la godasse » consistant à établir le record du plus long lancer de chaussure dans un filet de pêche.

    Ce côté absurde assumé attire justement les curieuses. Virginie, sa compagne et leurs trois filles passent la porte du QG, ce mercredi après midi. « Ce sont les inscriptions comiques et le bon accueil, la semaine dernière, qui nous ont fait revenir », confie-t-elle. Les trois écolières sont accueillies par Adrika Badjoudj, experte de la machine à coudre, le temps de réaliser quelques cocardes en feutre.

    Préparation participative

    Elles n’ont jamais participé au carnaval, ni à sa préparation. Mais « ça donne envie » assure la mère des jeunes filles. Adrika Badjoudj, habituée du carnaval depuis 25 ans, guide ces dernières, tout comme le reste du public, pour « aider à réaliser des chapeaux, des masques et des lunettes décorées ».

    Une autre équipe s’affaire cet après-midi. De l’autre côté du local, une structure en bois sur chariot reçoit une parure de roseau des mains de bénévoles de l’association Afrosafari. Juste à côté, un portant est chargé de costumes colorés réalisés avec la costumière de la compagnie Camélopard, partenaire de la Ville.

    Suzanne Belba est de la partie. Elle explique qu’« au carnaval, ces tenues sont faites pour délirer. Mais il y a une histoire derrière ». « Notre message est que nous voulons abolir l’excision. Ces costumes sont portés par les filles quand elles sont excisées, pour faire honneur à leurs parents. Mais on n’a pas besoin d’être excisée pour mettre ça », revendique la bénévole. C’est d’ailleurs pour cette raison que la structure sur chariot porte le record de « la case la plus militante », comme l’indique Mauve, membre de l’organisation.

    Il est encore possible de créer son costume et de préparer son carnaval avant le jour J, le 7 février. Le QG du carnaval accueille le public le lundi, mardi et mercredi de 10h à 13h puis de 14h à 18h, et les vendredis de 11h à 20h, en présence de la compagnie Camélopard.

  • La folie du carnaval infuse à Martigues

    La folie du carnaval infuse à Martigues

    C’est une drôle de scène qui s’est déroulée sur le parvis du rond-point de l’hôtel de ville, jeudi 18 décembre. Debout sur une estrade montée devant l’espace Simone-Veil, trois honorables membres du jury carnavalesque jugent, chronomètre à la main, le record de lancer de ligne de pêche d’un champignon. Muni d’un panneau, un dinosaure passe sporadiquement, intimant au public tantôt d’applaudir, tantôt de se taire. Le moteur d’une moto retentit. Un homme débarque pour devenir à son tour officiellement le meilleur de son domaine : le plus long regard dans le vide, « sans penser à rien ».

    Si rien de tout ça n’est réel, une chose l’est bel et bien : l’inauguration du QG du carnaval de Martigues, qui se tiendra le 7 février 2026. L’événement a beau être festif et fantaisiste, la Ville prend son organisation très au sérieux. « C’est une tradition ancrée, un outil fort de la politique culturelle, explique Santillane Sabouret, en charge de son organisation. Le carnaval résulte chaque année d’un travail de concertation entre des compagnies d’art de rue et les habitants, c’est un temps de création collective et de transmission de savoir-faire. »

    Faire ensemble

    Cette année, c’est la compagnie Camélopard qui s’occupe de la direction artistique de la fête. L’association culturelle arlésienne avait déjà pris part à l’organisation en 2025 en menant des interventions dans les maisons de quartier et les centres sociaux « avec des ateliers sur le recyclage pour montrer comment on peut construire des triporteurs, des mini-chars ou des costumes à partir de matériaux déjà utilisés, dans une volonté de favoriser l’économie circulaire », explique Laura Pazzola, metteuse en scène et comédienne.

    « On va continuer avec cette philosophie mais cette fois, on a un lieu qui sera ouvert, tout le temps, pour que les habitants aient un endroit où se retrouver pour fabriquer leurs accessoires, échanger des idées ou juste boire un café », poursuit-elle.

    L’espace Simone-Veil sera tenu par la direction culturelle de la Ville du lundi au mercredi. Le vendredi, la couturière, le constructeur scénographe et la metteuse en scène de la compagnie Camélopard animeront l’espace de 11h à 20h. « On a du matériel de base pour le défilé, chacun pourra venir demander conseil et prendre part à l’écriture du carnaval en imaginant des tableaux tout le long du parcours », dont on sait déjà qu’il démarrera de la place des Martyrs, à Jonquières.

    Laura Pazzola est enthousiaste : « Le fait d’avoir un QG qui appartient à tout le monde va permettre d’embarquer les gens dans une aventure qui devient une expérience collective. (…) Pour nous, ce qui est important c’est certes la journée même, donc la déambulation, cet événement festif, mais le carnaval c’est aussi tout ce qui se passe avant, le fait de se retrouver, de tisser des liens, de rêver, de s’amuser ensemble. »

    Marceline Zéphir, conseillère municipale déléguée au carnaval (PCF), affirme : « C’est d’abord une fête populaire. » « Pour arriver à ça, la Ville met à disposition les moyens qu’il faut, avec un lieu dédié mais aussi une plus-value artistique. Non seulement ça fait travailler des compagnies et le milieu de la culture, mais ça donne une dynamique extraordinaire à cet événement qui se fera avec des gens ordinaires. »

    Pour l’élue, « vouloir faire la fête, vouloir le vivre-ensemble, vouloir préparer des choses collectivement, c’est encore plus important maintenant qu’avant ». « Dans le monde délétère qui se profile, le carnaval devient un acte de résistance », assure-t-elle. De résistance, mais aussi de liberté. « Juste un mot : le ridicule ne tue pas », lance Patrick Eleonore, un grand expert des carnavals selon Laura Pazzola, à l’assemblée. « On est là pour s’amuser, on souffre déjà assez le reste de l’année. »

  • Carnavals en série à Draguignan

    Carnavals en série à Draguignan

    Le carnaval n’est pas proprement une fête qu’on donne au peuple mais que le peuple se donne à lui-même. » Signés par Goethe dans ses Voyages en Italie en 1788, des mots résonnant dans le parcours « Carnavals d’ici et d’ailleurs », qui prend ses quartiers depuis ce week-end à l’Hôtel départemental des expositions du Var. Qu’il soit de Venise ou de Rio, de la Méditerranée comme des tropiques, le carnaval comporte un « caractère universel : ils se déroulent entre le mercredi des Cendres, ils sont organisés par la société civile, et non pas par un pouvoir, de manière libre, pour créer un moment festif avec des costumes, déguisements et moments joyeux permettant d’envisager un défilé dans la ville », campent Mireille Jacotin et François Dallemagne, commissaires d’un parcours jalonné de plus de 150 œuvres, objets et documents : d’un marbre Pan et Daphnis, provenant du Musée archéologique de Naples, à des œuvres style « Beaux-Arts et même plus contemporaines. On a voulu montrer comment certains artistes se sont emparés du sujet du carnaval comme Mircea Cantor, Pierre Alechinsky pour le carnaval de Binche, Ben pour celui de Nice, ou Jean Tinguely dont on fête le centenaire ».

    Du Languedoc à Rio

    L’exposition est séquencée en épisodes évoquant par exemple les carnavals du Languedoc et ses mascarades avec un clin d’œil au Sans toit, ni loi d’Agnès Varda (1985), celui de Bâle nourri ses « cliques et lanternes », ou du plus mythique d’entre tous, celui de Rio de Janeiro. « La nature des objets présentés est très variée. Il y a aussi des costumes, tous portés. On pense notamment à ceux prêtés par Alain Taillard, collectionneur belge qui participe à ce carnaval depuis longtemps », illustrent entre autre Mireille Jacotin et Françoise Dallemagne. Autant d’évocations faisant cheminer le visiteur dans la galaxie carnavalesque, mais qui le conduisent aussi à s’interroger finalement autour de la question suivante : « le carnaval d’aujourd’hui n’est-il plus simplement qu’un événement pour servir les politiques d’attractivité des territoires, en lien avec des traditions locales renouvelées et adaptées pour devenir des spectacles où le public est convié à regarder plus qu’à participer ? »

  • Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Les allées du parc Chanot grouillent de monde et il n’est pas impossible de croiser au détour d’un stand une créature imaginaire, un personnage kawaï ou encore un héros tout droit sorti d’un jeu vidéo. Le Hero Festival est le rendez-vous des cosplayeurs qui peuvent, ici être eux-mêmes et profiter de chaque instant. «Ici on est bien on sait que les gens ne vont pas nous regarder bizarrement il n’y a pas non plus de concurrence. C’est un lieu très agréable où l’on peut profiter de chaque instant et ce n’est pas le cas de toutes les conventions de ce genre », soulignent un groupe de cinq amis, tous costumés venus de Lyon pour l’occasion. Cela fait des années qu’ils se donnent rendez-vous à Marseille, un «rituel» qu’ils partagent.

    Une ferveur qui se partage

    « C’est bien plus que porter un costume, c’est un partage d’expérience du personnage que l’on devient. C’est un exercice très intéressant au même titre que le théâtre pour les personnes timides et je le conseille. D’ailleurs ça ressemble beaucoup au drag ! C’est un exutoire pour nous », poursuit Ela, habillée en Sans d’Undertale.

    Un endroit qui se veut donc convivial mais aussi sans contrainte pour l’ensemble des participants qui sont libres de représenter l’univers qui leur parle. « Il y a énormément d’univers qui se mélangent ce qui favorise l’interaction on prend tous beaucoup de plaisir et c’est très motivant», ajoute Maxime, aka Link dans Twilight Princess. Une passion qui s’exprime à travers des costumes plus extraordinaires les uns que les autres dont certains sont des œuvres réalisées à la main. «J’ai commencé mon costume au mois d’avril et je l’ai terminé ce matin », sourit Clément avec son armure noir et or de Monster Hunter. Il y vient chaque année en famille avec son frère et sa sœur eux aussi gagas de cosplay. Une ferveur qui peut aussi se transmettre de mère en filles. « On vient chaque année, c’est un rendez-vous qu’on ne raterait pour rien au monde», s’enthousiasme Jessica fan de Dragon Ball qui a transmis son amour du manga à ses filles respectivement habillées en Sailor Moon et en Geisha.

  • Provence Studios en vitrine du 7e art

    Provence Studios en vitrine du 7e art

    Pour la première fois, Provence Studios s’invite à la Foire Internationale de Marseille. Et ce n’est pas un hasard : 2025 marque les 100 ans de la Foire, les 130 ans du cinéma et les 10 ans de Provence Studio. Une triple célébration que son président fondateur, Olivier Marchetti, a imaginée comme un premier plan réussi.

    « On a produit un petit film de 100 secondes qui retrace un siècle de cinéma à Marseille, depuis l’arrivée du train en gare de La Ciotat qu’on a modernisé », explique-t-il. « On communique habituellement sur les Journées du patrimoine mais cette année on est venu à la Foire pour montrer un peu l’arrière des coulisses ». Sur un immense espace de 750 m2, installé au fond du Hall 3, après avoir traversé les stands d’équipements de la maison, les visiteurs les découvrent comme rarement.

    Décors, costumes, effets spéciaux, tout y est jusqu’à la célèbre « Peugeot 406 blanche » de Taxi 3, ou le carrosse de Catherine de Médicis, utilisé dans la série américaine The serpent queen. « C’était l’un des éléments principaux de la série sur l’histoire de Catherine de Médicis, tournée chez nous. Le château de Chambord a été refait à 100% à Martigues. Tous les décors ont été construits par des techniciens marseillais, le carrosse, le trône, la tapisserie… », détaille avec passion Olivier Marchetti.

    « Montrer ce que le cinéma est capable de créer »

    Les enfants, eux, montent les marches du Festival de Cannes comme des stars et peuvent tester en avant-première le jeu The memory thieves, pendant que les adultes s’essaient à la présentation météo sur fond vert, découvrant les secrets de l’incrustation en temps réel. « On voulait montrer ce que le cinéma est capable de créer et rendre hommage à Marseille, à Pagnol », confie-t-il.

    Un petit décor de bar permet ainsi aux visiteurs de rejouer sa célèbre partie de cartes, dans une ambiance conviviale. « On n’a pas refait le bar de la Marine parce qu’il est inimitable mais on a créé un petit set et on a volontairement laissé la partie arrière visible avec les béquilles, pour montrer que l’illusion est assez forte quand on regarde l’écran. »

    Parmi les pépites du stand, on découvre Clémentine, jeune costumière marseillaise passée du cosplay au cinéma, ou encore les costumes du film Megalopolis de Francis Ford Coppola. Un clin d’œil à l’envergure internationale de Provence Studio, qui a accueilli des tournages prestigieux comme Titane, Bac Nord, ou The Amateur avec Rami Malek.

    « Si vous n’êtes pas fils ou la fille de, c’est compliqué »

    Installé à Martigues, Provence Studios est devenu en dix ans un acteur majeur de la filière française. Avec ses 17 plateaux, ses décors monumentaux et son écran LED de 14 mètres, il attire productions françaises et américaines. Mais au-delà, Olivier Marchetti défend une vision inclusive et créative. Parmi les partenaires présents sur l’espace, Provence Campus occupe ainsi une place particulière. L’association accompagne des personnes éloignées des réseaux du cinéma pour leur permettre d’y accéder. « Si vous n’êtes pas le fils ou la fille de, c’est compliqué », reconnaît le boss des studios. Des ateliers d’écriture et de jeu d’acteur, des rencontres et même des castings organisés sur place chercheront à ouvrir ces portes.

    Le stand ne désemplit pas. « Les gens sont heureux de découvrir un univers qu’ils ne soupçonnaient pas. On a énormément de messages de sympathie de la part de gens qui ne savaient pas que Provence Studio existait. Certains nous cherchent pendant une heure, mais une fois là, ils ne veulent plus repartir », sourit le fondateur.

    À la Foire, Provence Studios ne vend rien que son image. Il partage d’abord une passion, une ambition et une promesse : celle d’un cinéma marseillais ouvert, inventif et accessible à tous.