Tag: Corsica

  • Un deuxième navire au GNL pour Corsica linéa à Marseille

    Un deuxième navire au GNL pour Corsica linéa à Marseille

    La cérémonie s’est tenue au chantier naval chinois CMJL Jinling, à Weihai, aux côtés du partenaire industriel de la compagnie, Stena RoRo et marque l’achèvement de la construction du navire RoPax menée avec succès depuis la pose de la quille en février 2025. Le Capu Rossu rejoindra la France en mai avant d’être baptisé lors de deux cérémonies : le 11 juin à Marseille et le 12 juin à Ajaccio.

  • La CGT Marins obtient des garanties et suspend la grève

    La CGT Marins obtient des garanties et suspend la grève

    On a voté à l’unanimité la reprise du travail suite aux réponses obtenues », annonce Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT Marins de Marseille, ce vendredi soir à la sortie de l’assemblée générale des travailleurs. L’organisation « suspend le mouvement social » entamé lundi 2 février, notamment suite à plusieurs réunions en préfecture et avec les directions des deux compagnies des marins, La Méridionale et Corsica Linea. « On a un calendrier très précis pour un cycle de réunions de travail sur le programme commun des deux compagnies par rapport à la concurrence déloyale », développe Frédéric Alpozzo, évoquant un « document complet ».

    Le tout, en parallèle « d’une médiation », annoncée la veille par le ministère des Transports. « Il y a toutes les parties prenantes dans les différents cycles de réunions, on a des avancées », commente le syndicaliste. Avant de prévenir : « Ce n’est qu’une suspension, si les discussions se passent mal, on retourne au combat ! ». Pour rappel, ils dénoncent un « dumping social » de certaines compagnies maritimes usant de pavillons internationaux « sur les lignes territoriales françaises à passagers ». « Les marins de ces bateaux n’ont pas de contrats français et sont payés entre 650 et 1 200 dollars par mois », rappelait la CGT Marins, qui défend le pavillon français et son socle de droits sociaux.

    Il faut dire que leur mouvement avait provoqué des remous. Ce vendredi, à l’usine d’Airbus Helicopters de Marignane, Philippe Tabarot, le ministre des Transports, jouait la carte du dialogue social. « Je souhaite que l’apaisement revienne. Je comprends l’émoi d’un certain nombre de salariés par rapport à cette concurrence qu’ils jugent déloyale », assure-t-il. Si les marins réclament des garanties pour l’emploi au pavillon français depuis des mois, le ministre semble aller dans leur sens en affirmant qu’il « lutte contre le dumping social » notamment sur les liaisons transmanche.

    Des « conséquences économiques ravageuses »

    « Nous sanctionnerons sévèrement ceux qui ne respectent pas les règles. Mais tout n’est pas entre les mains de l’État », justifie Philippe Tabarot, citant les « difficultés liées au port de Sète, de compétence régionale ». De quoi renvoyer à la fameuse « médiation » lancée par son ministère. Laquelle doit « produire des conclusions rapides, dans un délai de six à huit semaines ». Il faut dire que même la Corsica Linea a dénoncé, dans un communiqué de presse diffusé vendredi matin, « les conséquences économiques ravageuses de l’expansion du dumping social ». Et a pointé directement des « compagnies maritimes opérant sous pavillons internationaux moins-disant, en dehors de tout respect du socle social minimal imposé par la loi française ». Philippe Tabarot s’est félicité de « la levée du mouvement de grève (…) les deux médiateurs désignés sont à l’œuvre pour parvenir à un apaisement durable avec tous les acteurs », précisait-il vendredi soir.

  • La mer, enjeu vital pour l’emploi

    La mer, enjeu vital pour l’emploi

    Des débats stratégiques sur l’avenir des industries maritimes se tiennent depuis mardi dans la capitale française de la Méditerranée, Marseille. Le salon Euromaritime, au Parc Chanot, se déroule dans un contexte très particulier : la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer s’apprête à écrire une nouvelle page historique en prenant le virage de la décarbonation tandis que les marins des compagnies La Méridionale et Corsica Linea, en grève reconductible depuis le 2 février, exigent des décisions au plus haut niveau contre le dumping qui transforme la Méditerranée en nouveau Far West avec des compagnies sans scrupule.

    Les marins veulent être entendus

    D’un côté, des milliers d’emplois à la clé, de 60 000 a minima jusqu’à 115 000 selon les estimations du préfet de région. De l’autre, le risque de destructions d’emplois de marins et la perte de liaisons maritimes au profit de rapaces.

    La France est, dit-on, une « puissance maritime » mais sa stratégie mérite grandement d’être précisée et tenir compte, justement, des enjeux d’emplois de qualité, aux normes sociales de haut niveau. La tenue ce jeudi d’un « comité stratégique de filière des industriels de la mer » en présence des ministres de la mer et de l’industrie en marge de la dernière journée du salon Euromaritime, apportera-t-elle des réponses concrètes ? L’État ne peut se contenter de mots et de déclarations sans lendemain. Il doit s’engager et soutenir ces industries stratégiques, les travailleurs.

    Les marins de la CGT veulent aussi être entendus.

    La mer est un enjeu vital pour l’emploi.