Tag: Corsica Linea

  • Par la grève les marins obtiennent le maintien des emplois et lèvent l’ancre

    Par la grève les marins obtiennent le maintien des emplois et lèvent l’ancre

    Le vendredi 2 octobre pour le STC à Bastia, le samedi 3 octobre pour le syndicat CGT à Marseille, « satisfaits » des réponses apportées par la direction de leur compagnie maritime dans la matinée de samedi, ainsi que de l’État, les marins ont cessé leur mouvement de grève. « Pour autant, nous restons prudents et vigilants », modère Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT des marins de Marseille.

    « Nous avons obtenu le maintien de l’emploi dans les deux compagnies », se félicite Frédéric Alpozzo. Le syndicaliste craignait de voir 90 emplois temps plein supprimés à Corsica Linea, conséquence directe d’une stratégie jugée « ubuesque » de la compagnie : l’affrètement, prévu le 2 octobre, du navire Massalia, détenu par La Méridionale (groupe CMA-CGM), sur des lignes de la Corsica Linea, reliant Marseille aux ports corses de Propriano et de l’Ile-Rousse, à la place d’un autre navire de cette dernière.

    Recadrage

    La grève a permis de suspendre l’affrètement. L’opération a été décalée au 1er janvier 2027. Le navire de La Méridionale, exploité avec son propre équipage, devrait être positionné transitoirement sur la Corse pour couvrir des arrêts techniques. À partir de mars 2027, le bateau est voué à rejoindre les lignes entre Marseille et l’Afrique du Nord.

    Le consortium d’entrepreneurs corses CM Holding, propriétaire de Corsica Linea, avait fait part de son exaspération devant « un blocage de trop ». Il annonçait « suspendre l’ensemble de l’activité de l’entreprise », jusqu’à lundi.

  • Fin du mouvement social des marins CGT de Marseille

    Fin du mouvement social des marins CGT de Marseille

    Si le Syndicat des travailleurs corses a levé son blocage du port de Bastia vendredi, la CGT Marins de Marseille avait reconduit la grève, annulant à nouveau les traversées avec la Corse. Le mouvement a finalement été stoppé ce samedi.

    « On a voté la levée de la grève et la suspension du mouvement », explique ce samedi matin Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT des marins de Marseille. Avant de développer : « On a reçu toutes les réponses qu’on demandait. Elles sont de bonnes facture mais n’apportent pas de solution définitive ».

    Concrètement, l’affrètement du navire Massilia, propriété de La Meridionale, par la Corsica Linea est « reporté en janvier ». « Les travaux vont se poursuivre. On a gagné le maintien de l’emploi », se félicite Frédéric Alpozzo.

  • Les marins de Corsica Linea en grève et sur le pavé

    Les marins de Corsica Linea en grève et sur le pavé

    Coup de colère en mer également du côté de la CGT des Marins de Marseille et de la CGT Corsica Linea. Le syndicat a appelé à la mobilisation dans le cadre d’un appel national et c’est sur le pont des navires de la compagnie maritime corse que la tempête fait particulièrement rage.

    Le Jean Nicoli est resté à quai, rejoint par le Vizzavona, qui ne bougera pas non plus durant 48 heures. Une grève reconductible, dont le secrétaire général de la CGT Marins de Marseille, Frédéric Alpozzo, est déjà convaincu, « sauf surprise » qu’elle sera reconduite après l’assemblée générale. Il appelle d’ores et déjà « tous les personnels navigants à la grève ». En cause : « Nous refusons que le Vizzavona sorte de la flotte de la compagnie. Cela représenterait la perte de 90 emplois marins français en CDI », précise le syndicaliste.

    Cette décision attise d’autant plus la colère des équipages que « les actionnaires des deux compagnies, les dirigeants, ont signé un accord d’affrètement sans avoir l’aval, ni même avoir consulté les élus des personnels dans le CSE (comité social économique) ».

    Par ailleurs cette décision arrive en contradiction d’un accord d’entreprise « où la règle prévue est un départ pour une embauche ». Deux motifs qui ont conduit le CSE à déclencher une procédure devant le tribunal.

    Quelle stratégie ?

    Ce mardi, après la mobilisation, un CSE extraordinaire a été convoqué à la demande des représentants des personnels. Quel est le projet des deux compagnies, La Méridionale (groupe CMA-CGM) et Corsica Linea, qui jusqu’alors étaient partenaires dans la délégation de service public sur la desserte de la Corse ? « Depuis des mois, on se bat pour que la Méridionale et Corsica se repositionnent sur l’Algérie dans une stratégie commune depuis Sète pour faire barrage à la compagnie low-cost GNV, qui use de dumping social », indique Frédéric Alpozzo. Cette décision va à l’inverse de ce qui avait été annoncé par les compagnies.

    De même, interpellé sur cette question, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, avait rassuré, dans un courrier du 28 juillet dernier à la présidente socialiste de la Région Occitanie, Carole Delga, sur l’organisation d’une réunion de suivi « allant dans le sens du renforcement de la compétitivité du pavillon, du suivi des contrôles opérés, de la coopération des ports de la façade, de la transition énergétique, de la formation et de l’emploi des marins français, de la continuité territoriale et de nos relations avec l’Algérie sur le maritime ».

    La réunion est très attendue sur le port de Marseille. Car le risque d’un sabordage est toujours bien identifié du côté des marins, craint Pierre Maury, élu CGT au CSE. La grève se poursuit ce mercredi chez Corsica Linea.

  • La CGT Marins obtient des garanties et suspend la grève

    La CGT Marins obtient des garanties et suspend la grève

    On a voté à l’unanimité la reprise du travail suite aux réponses obtenues », annonce Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT Marins de Marseille, ce vendredi soir à la sortie de l’assemblée générale des travailleurs. L’organisation « suspend le mouvement social » entamé lundi 2 février, notamment suite à plusieurs réunions en préfecture et avec les directions des deux compagnies des marins, La Méridionale et Corsica Linea. « On a un calendrier très précis pour un cycle de réunions de travail sur le programme commun des deux compagnies par rapport à la concurrence déloyale », développe Frédéric Alpozzo, évoquant un « document complet ».

    Le tout, en parallèle « d’une médiation », annoncée la veille par le ministère des Transports. « Il y a toutes les parties prenantes dans les différents cycles de réunions, on a des avancées », commente le syndicaliste. Avant de prévenir : « Ce n’est qu’une suspension, si les discussions se passent mal, on retourne au combat ! ». Pour rappel, ils dénoncent un « dumping social » de certaines compagnies maritimes usant de pavillons internationaux « sur les lignes territoriales françaises à passagers ». « Les marins de ces bateaux n’ont pas de contrats français et sont payés entre 650 et 1 200 dollars par mois », rappelait la CGT Marins, qui défend le pavillon français et son socle de droits sociaux.

    Il faut dire que leur mouvement avait provoqué des remous. Ce vendredi, à l’usine d’Airbus Helicopters de Marignane, Philippe Tabarot, le ministre des Transports, jouait la carte du dialogue social. « Je souhaite que l’apaisement revienne. Je comprends l’émoi d’un certain nombre de salariés par rapport à cette concurrence qu’ils jugent déloyale », assure-t-il. Si les marins réclament des garanties pour l’emploi au pavillon français depuis des mois, le ministre semble aller dans leur sens en affirmant qu’il « lutte contre le dumping social » notamment sur les liaisons transmanche.

    Des « conséquences économiques ravageuses »

    « Nous sanctionnerons sévèrement ceux qui ne respectent pas les règles. Mais tout n’est pas entre les mains de l’État », justifie Philippe Tabarot, citant les « difficultés liées au port de Sète, de compétence régionale ». De quoi renvoyer à la fameuse « médiation » lancée par son ministère. Laquelle doit « produire des conclusions rapides, dans un délai de six à huit semaines ». Il faut dire que même la Corsica Linea a dénoncé, dans un communiqué de presse diffusé vendredi matin, « les conséquences économiques ravageuses de l’expansion du dumping social ». Et a pointé directement des « compagnies maritimes opérant sous pavillons internationaux moins-disant, en dehors de tout respect du socle social minimal imposé par la loi française ». Philippe Tabarot s’est félicité de « la levée du mouvement de grève (…) les deux médiateurs désignés sont à l’œuvre pour parvenir à un apaisement durable avec tous les acteurs », précisait-il vendredi soir.

  • Avec la grève, les marins obtiennent des réponses

    Avec la grève, les marins obtiennent des réponses

    Les syndicats de marins dénonçaient l’arrêt de la liaison opérée par leur compagnie entre Sète et Bejaïa (Algérie) au profit de Grandi Navi Veloci (GNV), compagnie italienne filiale de MSC aux pratiques antisociales. Obtenant des réponses de leur direction, ils ont levé l’ancre, vendredi.

    L’armateur français s’était retiré de la ligne Sète-Béjaïa pour se repositionner sur Marseille. Corsica Linea laissait ainsi « le champ libre à GNV ainsi qu’à Corsica Ferries », dénonçait Frédéric Alpozzo, secrétaire général du syndicat CGT des Marins de Marseille. Ajoutant que « ce repositionnement d’escale à Marseille réduit la fréquence du service public de continuité territoriale entre Marseille et Propriano ». Le syndicat demandait « le maintien annuel de la ligne régulière passagers ».

    Maintien de l’offre

    Soulignant que « cette évolution n’est en aucun cas liée à un choix de l’entreprise », mais qu’elle résultait « d’une décision des autorités algériennes », la direction de Corsica Linea a donné à ses personnels des assurances sur le maintien de l’offre à Sète. Quant à la liaison entre Marseille et la Corse, elle indique que « suite à l’annonce de Corsica Ferries d’ouvrir une ligne en OSP légères en situation de concurrence déloyale, nous maintenons nos trois voyages par semaine entre Marseille et Propriano en DSP ».

    « Tout sera fait pour couvrir la totalité des escales avec Algérie Ferries, et si ce n’est pas le cas, nous y veillerons », a réagi Frédéric Alpozzo, « GNV doit sortir impérativement des lignes à passagers France-Algérie en 2026, il n’y a pas d’alternative ».

  • Grève des marins contre le dumping en Méditerranée

    Grève des marins contre le dumping en Méditerranée

    C’est un coup de semonce. Les marins du navire Jean Nicoli de la compagnie Corsica Linea, assurant la desserte entre Sète et Bjaïa en Algérie, ont cessé le travail jeudi 9 octobre au matin. La raison de leur courroux : « nous venons de découvrir qu’après n’avoir rien dit pour l’ouverture de GNV dans ces conditions à Sète en saison sur l’Algérie, notre direction libère à présent sa ligne Sète-Bejaïa au profit de GNV, pour se repositionner sur Marseille et lui laisser le champ libre ainsi qu’à Corsica Ferries », précise dans un communiqué à la presse le responsable du syndicat CGT des marins de Marseille, Frédéric Alpozzo. « Ce repositionnement d’escale à Marseille réduit la fréquence du Service Public de Continuité territoriale entre Marseille et Propriano ». Et de dénoncer « un choix stratégique industriel, économique et social, incompréhensible sauf dans le cadre d’une entente entre armateurs contre l’emploi maritime national et les droits sociaux des marins sous pavillon français 1er registre ainsi menacé de disparaître, afin de se restructurer et de fusionner par la suite avec La Méridionale propriété de CMA CGM, sur la future desserte maritime de la Corse exclusivement et avec moins de Service Public. Des centaines d’emplois sont menacés, en Corse comme sur le continent ». Les marins exigent notamment le maintien de La ligne Sète-Bejaïa et des escales prévues en continu au programme initial 2025 avec le port de Sète et le Port de Bejaïa. »

    Le 2 septembre, des parlementaires des régions Occitanie, PACA et Corse ont signé une tribune transpartisane dans les colonnes du journal Le Marin.

    « Le dumping prédatoire »

    Ils y dénoncent « une guerre silencieuse se joue sur les mers de Méditerranée. Elle n’oppose pas seulement des navires, mais deux visions du commerce : d’un côté, celle des opérateurs maritimes soucieux de rentabilité, d’équité sociale, de souveraineté nationale. De l’autre, celle d’un acteur soutenu par un géant financier qui, ligne après ligne, brise les équilibres des entreprises naturellement durables. Cet acteur, c’est GNV (Grandi navi veloci), filiale du groupe MSC. En trois ans, GNV a perdu plus de 500 millions d’euros, dont 257 millions en 2024, sans jamais freiner sa course à l’expansion. Pourquoi ? Parce qu’elle peut se le permettre : MSC injecte massivement du capital (290 millions d’euros en 2024), couvrant les pertes abyssales sans exiger de rentabilité à court terme. Ce comportement, totalement décorrélé des règles économiques usuelles, a un nom : le dumping prédatoire. », écrivent-ils. Parmi les signataires : Denis Bouard, sénateur du Gard (PS), Hussein Bourgi, sénateur de l’Hérault (PS) et Fanny Dombre-Coste, députée de l’Hérault.