Tag: Corse

  • [Kallisté] Intempéries en Corse : après les pluies, le temps de la solidarité

    [Kallisté] Intempéries en Corse : après les pluies, le temps de la solidarité

    À Solenzara, plus de 640 millimètres de pluie sont tombés au cours de cet épisode, dont 538,5 millimètres en seulement six heures. Des précipitations historiques qui ont provoqué d’importantes inondations dans plusieurs communes.

    Malheureusement, ces intempéries ont également coûté la vie à un homme de 65 ans à Ghisonaccia, emporté par les eaux alors qu’il se trouvait dans son véhicule.

    Au-delà des dégâts matériels, on pense évidemment aux familles touchées, à celles qui ont vu leur maison inondée, leurs biens endommagés et qui vont devoir engager d’importants travaux pour retrouver une vie normale.

    Dans ces moments difficiles, la solidarité prend tout son sens. Les pompiers, les agents des collectivités, les services de secours et de nombreux habitants se sont mobilisés pour venir en aide aux sinistrés.

    Un engagement qu’il faut saluer

    Ces événements nous rappellent aussi les conséquences du dérèglement climatique. Si l’on ne peut pas attribuer un épisode météorologique isolé au changement climatique sans étude spécifique, on sait que le réchauffement favorise des pluies extrêmes plus intenses. Espérons que de telles catastrophes ne deviennent pas une habitude pour la Corse et ses habitants.

    Mais face à cette menace, il est indispensable de renforcer les moyens consacrés à la prévention des risques, à l’entretien des infrastructures et à la protection des populations. Car au-delà de l’urgence, c’est aussi notre capacité à anticiper et à protéger les habitants qui est en jeu.

    Aujourd’hui, il faut espérer que les communes et les habitants touchés pourront bénéficier rapidement de tout l’accompagnement nécessaire pour faire face aux conséquences de ces intempéries.

    Une pensée particulière pour la famille de la victime et pour toutes celles et ceux qui traversent cette épreuve.

  • Une première expérience pour la Boule du Stade d’Ajaccio

    Une première expérience pour la Boule du Stade d’Ajaccio

    Une formation composée de jeunes joueuses, fières de porter les couleurs du club. Un groupe qui a vécu une belle expérience.

    Accompagnées de leur coach Florent Cordonnier, elles ont pour ce premier déplacement à Marseille aux Amis de Saint-Julien, disputé de belles et agréables parties. Croisant des joueuses expérimentées à l’image des Sandrine Poinsot et Cindy Peyrot voire même à des degrés moindres des Muriel Ben Hocine, et Mireille Pellissier des championnes locales.

    Voilà donc des confrontations au haut niveau, qui permet à ces jeunes de progresser, développer leur savoir-faire, d’améliorer leur talent. De vivre un grand moment humain et sportif.

    Comme c’est souvent le cas, quand les insulaires viennent participer, ils ont aussi le plaisir de retrouver les encouragements de ces cousins et amis de la diaspora, à l’image d’Hélène et Bernard Guazzini

    Pour conclure force est de reconnaître que pour ces joueuses de l’Ile de Beauté, le plus difficile reste de trouver les ressources pour poursuivre l’aventure. On dit bien que les voyages forment la jeunesse, alors pourquoi pas ! Toutefois voilà, rejoindre le continent, les hébergements tout à un coût et des soutiens deviennent indispensables.

  • [Kallisté] La pulenda, une tradition corse à partager

    [Kallisté] La pulenda, une tradition corse à partager

    En Corse, l’automne est aussi la saison des châtaignes. Pendant longtemps, elles ont occupé une place importante dans l’alimentation des familles corses, notamment dans les villages de l’intérieur de l’île.

    Dans certaines régions, comme la Castagniccia, le châtaignier était même surnommé « l’arbre à pain », tant il était essentiel à la vie quotidienne. Sa farine permettait de préparer de nombreux plats, dont l’un des plus connus reste la pulenda.

    Ce plat traditionnel, à base de farine de châtaigne, d’eau et de sel, fait partie du patrimoine culinaire corse. Une recette toute simple, qui demande néanmoins un peu d’huile de coude !

    Autrefois préparée dans un chaudron, la pulenda se retrouve encore aujourd’hui sur les tables corses, souvent accompagnée de brocciu, de fromage frais, d’œufs ou de figatellu.

    Et comme les meilleures traditions sont celles qui se partagent, voici la recette pour essayer de la préparer chez vous !

    La recette
    de la pulenda

    Les ingrédients pour 4 à 6 personnes : 500 g de farine de châtaigne corse, 75 cl d’eau et 1 à 2 pincées de sel.

    La préparation : faire bouillir l’eau salée dans une casserole à fond épais. Lorsque l’eau bout, verser la farine de châtaigne tamisée en une seule fois. Mélanger énergiquement à l’aide d’une cuillère en bois pour éviter les grumeaux. Continuer à travailler la pâte sur le feu jusqu’à ce qu’elle soit bien lisse, épaisse et qu’elle se détache des parois. Verser la pulenda sur une planche légèrement farinée et lui donner une forme arrondie. La découper en tranches, traditionnellement à l’aide d’un fil, et servir bien chaud.

    Une recette simple et généreuse, qui nous rappelle que la cuisine corse, c’est aussi une histoire de traditions, de partage et de transmission.

    Source de la recette : Syndicat de défense de la farine de châtaigne corse AOC/AOP.

  • Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Au terme d’un week-end qui a réuni 408 équipes à l’occasion de la deuxième édition de l’International d’Aix-en-Provence, National Top 1 000 organisé au parc Jourdan, Patrice Gregori, Jean-Christophe Gimenez, dit « Steeve » et Marc Cognard, surnommé « Fafou », ont décroché la victoire. Les trois compères marseillais, licenciés dans le club corse de Saint-Georges, ont chacun joué leur partition à merveille de bout en bout.

    « On se connaît, on se complète, on a l’habitude maintenant », sourit Steeve Gimenez, le canonnier du trio, qui décroche ainsi sa première victoire de la saison après avoir enchaîné les demi-finales et les finales.

    L’ancien pensionnaire du Case de Nice évolue régulièrement avec Marc Cognard depuis près de trois ans, mais n’a commencé à jouer aux côtés de Patrice Gregori que cette saison, depuis que tous trois ont rejoint l’île de Beauté.

    Ensemble, ils ont rapidement marqué les esprits en se hissant jusqu’en demi-finale du championnat de France triplette. « On mérite, on a fait un super week-end », lance Gregori, le pointeur expérimenté, conscient qu’ils ont chacun d’entre eux « un sacré caractère ».

    Une finale à sens unique

    Mais pour s’adjuger l’International aixois, les Corso-marseillais ont dû franchir plusieurs obstacles de taille, notamment lors de la dernière journée. En huitième de finale, ils ont écarté l’équipe de Joseph « Tyson » Molinas, avant de prendre le dessus sur celle d’Antoine « Vigo » Dubois en quart, puis sur la formation de Kevin Delys en demi-finale.

    Restait à négocier la finale face à la bande de Maison Durk, annoncée comme favorite après avoir éliminé en seizièmes de finale la triplette de Jean-Michel Puccinelli, accompagné par Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann. Dans cette ultime opposition, la complémentarité du trio Gregori-Cognard-Gimenez ont fait merveille. Les Corso-Marseillais ont profité d’une entame complètement manquée de leurs adversaires, qui ont concédé pas moins de onze points en deux mènes, afin de prendre rapidement le large.

    Mais fallait-il encore transformer cet avantage en victoire. Steeve Gimenez s’en est chargé avec brio, signant une prestation exceptionnelle au tir avec neuf tirs réussis sur dix, dont huit carreaux, malgré deux sorties de bouchon successives de Prud’homme.

    Associée à la précision de Gregori au point et à la régularité de Cognard, cette adresse a permis au trio de maîtriser les débats jusqu’au bout.

    Marsille brille à domicile

    Mélissa Marsille, licenciée à la Boule Aixoise, club organisateur de l’International d’Aix, a remporté le National Top 1 000 féminin, dimanche après-midi, aux côtés des Aubagnaises Léa Navarro et Mélissa Mordenti. Dès les quarts, cette triplette a totalement imposé son style sur les terrains du Parc Jourdan. Elles ont même conclu la journée en infligeant une Fanny en finale face à Marion Ferrero, Alice Ferrero et Marine Rocchietta.

  • Par la grève les marins obtiennent le maintien des emplois et lèvent l’ancre

    Par la grève les marins obtiennent le maintien des emplois et lèvent l’ancre

    Le vendredi 2 octobre pour le STC à Bastia, le samedi 3 octobre pour le syndicat CGT à Marseille, « satisfaits » des réponses apportées par la direction de leur compagnie maritime dans la matinée de samedi, ainsi que de l’État, les marins ont cessé leur mouvement de grève. « Pour autant, nous restons prudents et vigilants », modère Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT des marins de Marseille.

    « Nous avons obtenu le maintien de l’emploi dans les deux compagnies », se félicite Frédéric Alpozzo. Le syndicaliste craignait de voir 90 emplois temps plein supprimés à Corsica Linea, conséquence directe d’une stratégie jugée « ubuesque » de la compagnie : l’affrètement, prévu le 2 octobre, du navire Massalia, détenu par La Méridionale (groupe CMA-CGM), sur des lignes de la Corsica Linea, reliant Marseille aux ports corses de Propriano et de l’Ile-Rousse, à la place d’un autre navire de cette dernière.

    Recadrage

    La grève a permis de suspendre l’affrètement. L’opération a été décalée au 1er janvier 2027. Le navire de La Méridionale, exploité avec son propre équipage, devrait être positionné transitoirement sur la Corse pour couvrir des arrêts techniques. À partir de mars 2027, le bateau est voué à rejoindre les lignes entre Marseille et l’Afrique du Nord.

    Le consortium d’entrepreneurs corses CM Holding, propriétaire de Corsica Linea, avait fait part de son exaspération devant « un blocage de trop ». Il annonçait « suspendre l’ensemble de l’activité de l’entreprise », jusqu’à lundi.

  • Fin du mouvement social des marins CGT de Marseille

    Fin du mouvement social des marins CGT de Marseille

    Si le Syndicat des travailleurs corses a levé son blocage du port de Bastia vendredi, la CGT Marins de Marseille avait reconduit la grève, annulant à nouveau les traversées avec la Corse. Le mouvement a finalement été stoppé ce samedi.

    « On a voté la levée de la grève et la suspension du mouvement », explique ce samedi matin Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT des marins de Marseille. Avant de développer : « On a reçu toutes les réponses qu’on demandait. Elles sont de bonnes facture mais n’apportent pas de solution définitive ».

    Concrètement, l’affrètement du navire Massilia, propriété de La Meridionale, par la Corsica Linea est « reporté en janvier ». « Les travaux vont se poursuivre. On a gagné le maintien de l’emploi », se félicite Frédéric Alpozzo.

  • [Kallisté] Deux musées pour découvrir la Corse ancienne

    [Kallisté] Deux musées pour découvrir la Corse ancienne

    Au Musée d’archéologie de la Corse, à Sartène, les collections témoignent de la diversité des sociétés qui ont vécu sur l’île et de leurs échanges avec le monde méditerranéen. Objets du quotidien, vestiges d’archéologie sous-marine et statues-menhirs permettent d’en approcher les savoir-faire, les croyances et les modes de vie. La visite s’achève avec une vue remarquable sur la ville et les paysages alentour.

    Le Musée de l’Alta Rocca, à Lévie, resserre le regard sur les communautés qui se sont succédé dans cette région de montagne. On y découvre notamment la « Dame de Bonifacio », un squelette daté d’environ 6 500 ans avant notre ère, découvert en 1972 sur le site d’Araguina-Sennola. Les collections prennent tout leur sens lorsqu’on poursuit la visite sur le terrain : l’abri préhistorique de Curacchiaghju, le site fortifié de Cucuruzzu et la forteresse médiévale de Capula se trouvent à proximité. Une randonnée accessible permet de relier les deux derniers sites en deux heures environ.

    Du côté de Sartène, le site de Cauria prolonge lui aussi la découverte. Ses alignements de menhirs, I Stantari et Rinaghju, ainsi que le dolmen de Fontanaccia, donnent à voir une autre part du patrimoine préhistorique corse.

    Ces deux musées offrent ainsi deux façons de remonter le temps : à l’échelle de toute la Corse à Sartène, au plus près d’un territoire et de ses paysages à Lévie. Une belle occasion de faire suivre la visite des salles par celle des lieux où cette histoire s’est écrite.

    Gilbert Stromboni

    U CALENDARIU

    Du 25 septembre au 5 octobre

    Notre association sera présente à la Foire de Marseille sur le stand de la Maison de la Corse au village corse

  • Master de pétanque : le Final Tour à Île Rousse

    Master de pétanque : le Final Tour à Île Rousse

    Nous y sommes, après sept étapes, du suspense et des rebondissements quatre équipes ont gagné le droit de rallier l’île de Beauté et viser le titre.

    Île Rousse sera le théâtre d’un des événements majeurs de l’année avant le grand international samedi et dimanche.

    L’équipe Bonetto lauréate 2025 sera bien là pour défendre son titre. Elle aura fort à faire dans une demi-finale quel que soit l’adversaire. Ça devrait être l’équipe Dylan Rocher, Diego Rizzi, Stéphane Robineau et Jean Michel Puccinelli. Après un parcours en dents de scie, cette formation 100% Fréjusienne a arraché sa qualification en remportant la dernière étape de Nevers. Mais tout n’est pas rose dans ce quatuor pas toujours sur la même longueur d’onde sur les choix tactiques. Mais il y a tant de talent.

    Mickaël Bonetto, Christophe Sarrio, Yohan Cousin et Ludovic Montoro visent un doublé qu’aucune équipe n’a réalisé avec les mêmes joueurs depuis l’existence de l’épreuve ( 2001). Ce n’est pas une mince affaire.

    On retrouve les rois de la pétanque, les incontournables. La dream team Henri Lacroix, Philippe Suchaud, Philippe Quintais, Laurent Matraglia. Très mal partis dans les premières étapes, ils ont fini sur les chapeaux de roues en écrasant tout sur leur passage. Incontestablement ils seront les favoris de ce final tour tant ils dégagent de la force, du talent, de l’expérience avec un Lacroix au sommet de son art. Il faudra dans un premier temps se débarrasser de l’étoile du sud qui a terminé première de la phase qualificative mais a perdu de sa splendeur.

    Toutefois leur présence à chaque demi-finale est un signe de régularité

    Le problème de ce quatuor est la non-présence d’un pointeur confirmé. Entre N’Diaye, Zigle et Yves Rakotoarisoa. On connaît leur force de frappe mais il manque une présence stable efficace à l’appoint. Marcel Gbetable, souvent absent, est capable de jouer ce rôle.

    Les Femmes aussi

    Chez les féminines Sabine Fara et Axelle Bernard seront dans le quatuor. Une belle opportunité de montrer toute l’étendue de leur talent contre le haut du panier. En l’occurrence Fanja Aubriot et Mouna Beji et aussi Nadia Djabri et Laëtitia Canavero ainsi que Mélanie Leonardi et Margaux Hamelet.

    Rappel : la finale se jouera par poule. Les deux vainqueurs de chaque demi-finale se rencontrent. Et le gagnant accède à la finale. Un barrage entre les deux perdants permettra au vainqueur de rencontrer le perdant. Le vainqueur accédera à la finale.

    Le programme

    Jeudi 17 septembre

    9h : 1ère partie des Masters Féminin, demi-finales

    10h30 : Masters féminin, finale et petite finale

    13h30 : 1ère partie des Masters de Pétanque

    15h30 : 2e partie des Masters de Pétanque

    17h30 : Barrage

    20h : Gentleman

    21h15 : Grande finale des Masters de Pétanque

  • La Méridionale ouvre ses ventes pour 2027 avec deux nouveaux navires

    La Méridionale ouvre ses ventes pour 2027 avec deux nouveaux navires

    « Plus modernes, plus confortables et plus performants sur le plan environnemental, ces deux navires incarnent l’investissement de la compagnie dans l’avenir de la desserte maritime de la Corse », explique la compagnie, filiale de la CMA-CGM. Sous pavillon français premier registre, d’une capacité de 935 passagers et de 274 cabines chacun, les deux navires proposeront sept catégories de cabines, dont 21 cabines Luxe avec balcon. Leur propulsion hybride GNL-électrique, associée à des batteries de 13,5 MWh, permettra de réduire de l’ordre de 50% leurs émissions de CO 2 par rapport au Piana.

    Réservations : www.lameridionale.fr ou 09.70.83.20.20

  • [Kallisté] Matisse, d’Ajaccio à la révolution de la couleur (2/3)

    [Kallisté] Matisse, d’Ajaccio à la révolution de la couleur (2/3)

    À partir de l’interview réalisée par l’Association des amis de Matisse à Ajaccio avec Alix Agret, chargée de recherches au Musée national d’art moderne du Centre Pompidou et membre de l’équipe scientifique de l’exposition « Matisse 1941-1954 », Kallisté propose une série de trois articles consacrés au peintre. De son séjour fondateur en Corse en 1898 à la liberté de ses dernières œuvres, retour sur un parcours profondément marqué par la lumière et la couleur.

    En 1941, Henri Matisse a 71 ans. Il vient de subir une lourde opération qui le laisse très affaibli et l’oblige à vivre avec une colostomie. À cette souffrance quotidienne s’ajoutent les insomnies et la Seconde Guerre mondiale. Tout aurait pu conduire le peintre au repli. Pourtant, les treize dernières années de sa vie seront parmi les plus fécondes et les plus inventives de son parcours.

    L’exposition « Matisse 1941-1954 », présentée au Grand Palais, a permis de porter un nouveau regard sur cette période. Alix Agret rappelle que l’artiste ne pouvait être réduit à l’image d’un bourgeois hédoniste vivant sous le ciel bleu de la Côte d’Azur.

    Matisse était pleinement conscient de la guerre. Sans prendre publiquement position, il estimait avoir le devoir de continuer à peindre en France : c’était sa manière de résister.

    Créer malgré la guerre et la maladie

    Ses œuvres ne traduisent pourtant ni ses angoisses ni ses souffrances. Elles semblent au contraire toujours plus lumineuses, aériennes et libres. Dans les tentures « Polynésie, le ciel » et « Polynésie, la mer », les formes blanches flottent sans que l’on distingue vraiment le haut du bas, le ciel de l’océan. La faune et la flore rappellent les lagons de Tahiti, mais aussi sa fascination pour la lumière du Sud éprouvée bien plus tôt à Ajaccio.

    Cette apparente simplicité est le fruit d’un travail considérable. Matisse faisait photographier ses tableaux aux différentes étapes de leur réalisation, puis effaçait, reprenait et transformait. La Blouse roumaine nécessita ainsi quatre mois de travail. Dix photographies successives permettent d’en suivre les métamorphoses et de comprendre ce qui se cache derrière son évidence finale.

    Chez Matisse, créer n’est jamais reproduire une formule acquise. C’est chercher, recommencer et transformer. Dans la guerre comme dans la maladie, cette exigence demeure intacte. La lumière entrée dans son œuvre à Ajaccio ne cessera plus de l’accompagner.

    À suivre…