À la fin de l’été, tandis que la pierre blonde des arènes retiendra encore la chaleur, Nîmes remettra ses habits de feria. Du 18 au 20 septembre, cinq rendez-vous taurins composeront les Vendanges 2026, entre grandes figuras, jeunes pousses et paris audacieux. Dévoilés le 20 juillet, les cartels veulent mêler prestige, transmission et attachement à l’amphithéâtre.
La Corrida Carmen ouvrira le bal vendredi à 17h30. Après une première édition remarquée en 2025, ce rendez-vous entre art et tauromachie revient avec un mano a mano de haute volée entre Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey. Les deux maestros affronteront des toros de Jandilla, Victoriano del Río et El Freixo, dans un décor confié à Muriel Goro. Installée à Lunel, la peintre, céramiste et sculptrice a puisé dans la Camargue et les couleurs méditerranéennes pour habiller cette corrida que Simon Casas rêve d’installer comme un emblème nîmois.
Samedi matin, la relève entrera en piste. Mario Vilau, Manuel Quintana et Clovis, vainqueur de la Cape d’Or à Pentecôte, se mesureront aux novillos des Hermanos Sandoval, présentés pour la première fois en France. L’après-midi, le public retrouvera trois toreros familiers des tendidos nîmois : Sébastien Castella, José María Manzanares et Tomás Rufo, face aux toros de García Jiménez.
Mais le pari le plus spectaculaire attendra dimanche matin. À seulement 18 ans, Marco Pérez affrontera seul six toros de différents élevages. Une encerrona qui place le jeune Espagnol dans les pas des grands noms ayant déjà relevé ce défi à Nîmes. « Nîmes, pour moi, est une plaza à part. Mon cœur y bat différemment », a-t-il confié lors de la présentation. Derrière l’exploit physique, l’affiche dit surtout l’ambition d’un torero déjà adopté par l’amphithéâtre.
La feria s’achèvera dimanche après-midi sur une corrida française. Juan Leal, Adriano et El Rafi affronteront les Fuente Ymbro. Les deux derniers, enfants de Nîmes, restent sur leur triomphe lors de la corrida française de Pentecôte. Une clôture qui entend récompenser les résultats plus que les passeports. Entre figures consacrées, jeunesse impatiente et fidélités locales, les Vendanges promettent de faire résonner le vieux cercle romain au rythme des clarines et des ovations.







