Tag: Consommation

  • Bouches-du-Rhône : une poupée sexuelle enfantine saisie dans un colis

    Bouches-du-Rhône : une poupée sexuelle enfantine saisie dans un colis

    Une poupée « à caractère pédopornographique » découverte dans un colis en provenance de Chine… En pleine polémique sur ce genre de « jouets » pour le moins abjects vendus sur la plateforme numérique Shein, le procureur de la République d’Aix-en-Provence indique dans un communiqué ce lundi 3 novembre, qu’à la demande d’employés d’une société de livraison, la gendarmerie est intervenue, découvrant la poupée. Les investigations ont rapidement permis « d’identifier et d’interpeller le destinataire », qui « était déjà connu du fichier judiciaire des auteurs d’agressions sexuelles » précise le procureur.

    Déjà connu de la police

    « L’intéressé » qui a par ailleurs reconnu avoir « commandé cette poupée à des fins sexuelles », a été déféré ce mercredi 5 novembre au parquet d’Aix-en-Provence et devrait être convoqué devant le tribunal correctionnel après avoir été placé sous contrôle judiciaire. Cette affaire intervient alors que la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) avait alerté la justice sur la présence de poupées à caractère pédopornographique sur plusieurs plateformes de e-commerce, dont AliExpress ce lundi, après avoir déjà épinglé Shein. Le gouvernement a décidé d’engager la suspension de cette dernière qui a inauguré mercredi son premier magasin physique au monde au BHV. Shein a dit prendre acte de la décision du gouvernement, dans un communiqué, martelant que « la sécurité de nos clients et l’intégrité de notre marketplace sont nos priorités absolues ».

  • Grand Avignon : le collectif de l’eau pointe un manque d’anticipation

    Grand Avignon : le collectif de l’eau pointe un manque d’anticipation

    « Quand on a entendu qu’il n’y avait pas assez d’argent pour des investissements à cause de la baisse de la consommation d’eau, on est tombés des nues. Tout le monde sait que l’on consomme moins d’eau », lance, en ouverture d’une conférence du collectif de l’eau ce mardi 4 novembre, la présidente de l’association, Mireille Dapon.

    Et ce, en référence aux « choix » à faire, évoqués par Xavier Belleville, vice-président (LR) du Grand Avignon en charge des finances, lors du conseil communautaire du 6 octobre : à savoir celui d’augmenter la part de fiscalité dans la facture d’eau et d’investir dans des travaux sur un réseau qui en a grandement besoin, ou bien de ne pas l’augmenter et de réduire fortement ces projets.

    « Cette alerte subite nous a un peu séchés. Pourquoi une espèce de prise de conscience si soudaine et un désir de faire rentrer plus d’argent si on connaît les besoins ? », pousse la présidente. Une problématique qui n’avait pas été abordée lors de la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) du Grand Avignon, qui s’est tenue le mardi 23 septembre, soit quelques jours avant ces déclarations. « Avec la raréfaction de la ressource et l’augmentation des pollutions, l’eau va devenir plus chère et la population en a de plus en plus conscience. Mais elle sait moins qu’elle doit payer pour ce qui n’a pas été fait pour l’entretien des infrastructures par les délégataires successifs », pousse le collectif dans un communiqué émis pour l’occasion. « Suez nous dit qu’ils sont en déficit. Mais, en regardant dans des documents que l’on s’est procurés, on peut voir qu’en 2023, par exemple, plus de 600 000 euros de dividendes ont été versés », argumente Mireille Dapon, tout en épluchant les comptes de résultats successifs de l’Eau du Grand Avignon, détenue par Suez France.

    Pour le débat

    « Les usagers payent. Ils doivent participer aux décisions », lance par la suite la présidente, qui regrette « l’opacité » de l’intercommunalité sur le sujet. Et ce, en plaidant, comme depuis plusieurs années, pour une régie publique de l’eau. « Une augmentation du prix de l’eau socialement acceptable, c’est possible. Mais si elle est concertée et contrôlée en régie », poussent-ils. Et d’appeler à ce que le Grand Avignon « organise un débat avec la population, sous peine d’être accusé de mauvaise gestion ».

  • À la découverte de la culture du safran provençal

    À la découverte de la culture du safran provençal

    « Les gens sont très curieux de découvrir la culture du safran emblématique de la Provence. » à la safranière d’Anne Jeanjean, la ferme du Lézard vert, les visites organisées ce week-end affichent déjà complet. Et pour cause, elle n’en propose qu’une par an. « La floraison du safran est très courte : un mois environ, donc on ne peut faire que très peu de visites », explique-t-elle.

    Surtout qu’à Cuges-les-Pins, on cultive depuis longtemps le crocus sativus, cette fleur violette dont est extrait le safran. « Les agriculteurs les faisaient pousser sur les restanques [mur de pierre sèche permettant de créer des terrasses en agriculture] pour utiliser tous les espaces cultivables, explique la safranière. Ils le faisaient surtout pour leur consommation personnelle. » Aujourd’hui, ils ne sont plus que cinq à cultiver cette fleur dans la commune.

    Si cette plante originaire du Moyen-Orient prospère, c’est qu’elle est parfaitement adaptée au climat méditerranéen. « Le safran à une floraison inversée. Elle fleurit à l’automne, fait des feuilles l’hiver et dès le retour des chaleurs, elle rentre en dormance. Donc elle supporte très bien l’été provençal », explique la safranière.

    Une culture emblématique de la région et une épice mondialement connue. Pourtant, son ramassage reste un mystère pour beaucoup, ce qui explique l’engouement des visites à la ferme du Lézard vert. Des gestes méticuleux et lents : après avoir cueilli les fleurs, il faut en retirer le stigmate, les fameux pistils rouges qui, une fois séchés, deviennent cette épice très puissante. Un travail lent et minutieux. « Pour un gramme de safran, il faut environ 200 fleurs, explique Anne Jeanjean. Mais il suffit de seulement 0,1 gramme pour faire un repas pour 5 à 6 personnes. »

    La ferme du Lézard vert organise, pendant la floraison, des visites de groupes, en plus de la visite grand public.

    Contact mail : lafermedulezardvert@outlook.fr

  • Indecosa CGT 83 invite à protéger les consommateurs

    Indecosa CGT 83 invite à protéger les consommateurs

    Face aux coupes budgétaires du futur budget de l’État, l’Indecosa CGT 83 (Information défense des consommateurs salariés) tire la sonnette d’alarme. Une situation qui s’inscrit dans la lignée de la politique macroniste : « Depuis 2017, des centaines de milliards d’euros d’argent public ont été distribuées (…) aux “clientèles” privilégiées par la droite : les entreprises et les grandes fortunes, aux frais de la population ».

    Parmi les coupes suggérées, la fermeture de plusieurs établissements publics, ou leur mise au régime sec : l’Agence du bio, ciblée par LR, victime d’une baisse drastique de son budget (15 M d’euros). L’Office français de la biodiversité est également la « cible de la FNSEA et de la très droitière Coordination rurale ». Dans la même optique, l’Agence de la transition écologique (Ademe) est aussi dans le viseur du RN et LR.

    Mais ce qui alerte le plus l’Indecosa, c’est la possible disparition de l’Institut national de la consommation (INC). Cet « organisme indépendant des pouvoirs économiques » revendique « la revue “60 millions de consommateurs”, référence des tests comparatifs et alertes santé et des émissions d’info suivies chaque semaine par plus de 3 millions de téléspectateurs ». Il faut aussi mentionner la baisse des moyens des Centres techniques régionaux de la consommation (CTRC), alors que « la défense des consommateurs s’appuie sur l’INC, qui assure l’expertise, les associations qui accompagnent les familles, et les CTRC, chargés de la formation des bénévoles associatifs », détaille l’Indecosa. « Tous les débats sur la malbouffe, le nutri-score, le bio seraient clos ? », interroge l’association, qui a également lancé une pétition auprès du Sénat pour maintenir une TVA à 5,5% sur le gaz et l’électricité, que le gouvernement veut faire passer à 20%.

  • Toulon : Aux journées de la réparation, on incite à ne plus jeter ou remplacer

    Toulon : Aux journées de la réparation, on incite à ne plus jeter ou remplacer

    Pendant quatre jours, du 16 au 19 octobre, les Journées nationales de la réparation et de la durabilité des produits ont eu lieu partout en France. Un grand rendez-vous pour encourager les Français à réparer plutôt que remplacer leurs équipements, qui a donné lieu à plusieurs événements dans le Var, comme à l’Amarre, à Toulon. Ce samedi s’y tenait une journée dédiée à la réparation de toutes sortes d’objets (petit électroménager, électronique, vêtements…), encadrée par les bénévoles de ce tiers-lieu participatif lancé il y a quatre ans, et qui s’est doté d’un Repair Café, lieu où chacun peut venir réparer ses objets endommagés.

    Et même si l’association n’a pas besoin de ce cadre pour promouvoir l’idée, « c’est bien de participer à ces journées pour fédérer autour de la réparation », explique Marc Hocdé, secrétaire de l’association et responsable du Repair Café. Ce samedi, un atelier a été installé devant le tiers-lieu. Mais pour les bénévoles, l’objectif n’est pas simplement celui de réparer, mais « de réparer ensemble. Nous sommes bricoleurs, les gens viennent avec leurs objets et nous les aidons », précise le bénévole. Car l’intérêt réside aussi dans le fait de « créer du lien. En général les gens sont ravis, même si on ne répare pas à tous les coups », reconnaît-il, avançant une réussite « de 60% ».

    Halte à l’obsolescence programmée

    Pour bénéficier du service, il faut adhérer à l’association (5 euros pour une adhésion à la journée, 30 pour une adhésion annuelle, et à partir de 1 euro en tarif solidaire). Une modique somme qui offre ensuite accès à l’ensemble des activités de l’association. Parmi les nouveaux adhérents, Sandrine, venue réparer un grille-pain et des vêtements : « Je me suis dit que ce serait plus sympa d’apprendre à réparer moi-même que de confier mes objets à quelqu’un qui incite à acheter du neuf. » Car ceci est fréquent chez les fabricants, qui incitent à l’achat, notamment via l’obsolescence programmée : « Ils créent leurs propres vis, ce qui nous oblige à acheter des outils particuliers. Ils collent, ou font des systèmes de clips indémontables », fustige Marc Hocdé, qui pointe ainsi la viabilité du label QualiRepar, octroyé à des réparateurs pour attester de leur compétence, et qui donne droit à un bonus réparation au consommateur : « C’est super, mais quand les fabricants font tout pour rendre la réparation impossible… »

    Malgré cela, le principe de réparation fait des émules, si bien que le Repair Café a signé un partenariat avec le collège la Marquisanne, où a été créé cette année un champ professionnel Segpa sur la réparabilité. « Il faut lutter contre la surconsommation et pour l’écologie, car un objet réparé n’est pas reconstruit ni jeté. Il y a un double bénéfice. Et ce genre de journée permet de sensibiliser autour de ça », conclut Marc Hocdé.

  • Une saison en dents de scie pour les hôteliers

    Une saison en dents de scie pour les hôteliers

    « On a eu très peur », ressasse Jean-Pierre Ghiribelli, président de l’Union des métiers des industries de l’Hôtellerie du Var (UMIH). Après un début d’année positif, l’hôtellerie-restauration « traditionnelle » a connu des difficultés d’avril à juillet, entre remous politiques, inondations et canicule. Qui plus est, la clientèle française, en crise de pouvoir d’achat, « un facteur à prendre en compte à l’avenir » tout comme « les séjours courts », a chuté de 20%, rattrapée par la fréquentation étrangère, et un mois d’août plus dynamique.

    Début de saison compliqué également dans les apparts hôtels et villages vacances. La suite a été meilleure, malgré un creux fin juillet, avec, là encore, un mois d’août salvateur. Les changements d’habitudes de consommation sont un facteur d’explication : « On arrive à faire de la dernière minute sur juillet-août, il a fallu s’adapter, tout en continuant à travailler sur le confort client », analyse Isabelle Lyobard, déléguée régionale à la fédération nationale des résidences de tourisme.

    Enfin, dans les hébergements extérieurs, qui représentent 55% de l’offre hôtelière, on note une progression de 4%, avec un excellent mois d’avril, de bons ponts de mai, et un bon mois de juin (+5%). Juillet fut plus compliqué, avec des séjours plus courts, mais rattrapé là aussi par août. « Les taxes de séjour à 34% et la lenteur des permis de construire vont finir par coûter cher », prévient cependant Michel Nore, président du syndicat d’hôtellerie plein air.