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  • Les petites mains du conservatoire de Marseille relèvent la tête

    Les petites mains du conservatoire de Marseille relèvent la tête

    « On est les boucliers du conservatoire : on gère tout mais on ne pense jamais à nous. » Dans les salles du Palais Carli, dans le 1er arrondissement de Marseille, les agents d’accueil et de surveillance du conservatoire Pierre Barbizet sont remontés et entendent bien taper du poing sur la table. Les petites mains de cet établissement de l’Institut national supérieur d’enseignement artistique Marseille Méditerranée (Inseamm) sont en mouvement social depuis ce lundi, avec l’appui de la CGT, à coups de deux heures de grève le matin et en fin d’après-midi.

    De quoi impacter l’accueil des usagers mais surtout mettre en lumière leurs conditions de travail qu’ils jugent « plus que dégradées ». Sous couvert d’anonymat, les agents dénoncent une multitude de problématiques, allant d’une nouvelle salle de repos à des recrutements en passant par une revalorisation salariale. Nicolas* dénonce : « On fait face seuls à plein d’aléas, il y a des procédures qui ne sont pas forcément suivies, c’est en mode freestyle ». Marie*, son homologue, prend un exemple concret : « Le soir, on est les derniers présents sur le site. Parfois, on réalise le travail du service scolarité, c’est-à-dire qu’on doit gérer les enfants quand les parents sont en retard mais on n’a même pas accès au logiciel pour avoir leurs numéros de téléphone ! » Autre anecdote qui en dit long : « Quand il y a des inondations, c’est nous qui nettoyons, alors que ce n’est pas dans nos fiches de poste. » In fine, ils demandent une reconnaissance accrue au regard « du premier maillon de la chaîne » qu’ils représentent.

    Un travail sur « des propositions concrètes »

    Tous pointent l’état de leur salle de repos, en réalité un local technique dans un état peu reluisant où se mêlent casiers personnels, colonne informatique et fenêtre cassée. Une première discussion avec la direction a eu lieu, ce lundi. Les agents relatent un « échange constructif » et une direction globalement à l’écoute. Ce que confirme le directeur général de l’institut Raphaël Imbert : « On a eu un échange sur l’expression d’un mal-être au travail qu’on a entendu et sur les débuts de réponses que l’on peut apporter. » Dans une situation budgétaire contraignante (lire notre article du 06/01), il assure travailler à « des propositions concrètes » comme sur le passage en filière technique, le réaménagement de la salle de repos, un audit, une revalorisation… « Ils manifestent un besoin d’écoute et de reconnaissance, on a convenu de faire un effort », conclut le directeur général.

    *Les prénoms ont été changés

  • Mouvement social des agents du conservatoire de Marseille

    Mouvement social des agents du conservatoire de Marseille

    Pas d’ouverture à l’heure pour le conservatoire Pierre Barbizet (situé au Palais Carli, dans le 1er arrondissement de Marseille), ce lundi. Cet établissement de l’Institut national supérieur d’enseignement artistique Marseille Méditerranée (Inseamm) fait face à un mouvement de grève des agents d’accueil et de surveillance depuis ce lundi. La CGT a déposé un préavis de grève qui court jusqu’à la fin du mois, à coup de deux heures le matin puis l’après-midi.

    Les agents revendiquent pêle-mêle « une revalorisation financière et indemnitaire, une amélioration des conditions de travail avec l’aménagement d’un vrai espace de repos… ». Exemple concret : ils réclament une hausse de plusieurs centaines d’euros du CIA (complément indiciaire annuel, l’équivalent d’une prime, lire notre article du 29/12). « Il y a aussi une demande de recrutements de plusieurs agents », ajoute Richard Alzéal, secrétaire général CGT cadres des territoriaux de la Ville de Marseille.

    La direction juge les revendications légitimes

    Contacté, Raphaël Imbert le directeur général de l’Inseamm, explique ne pas voir d’un mauvais œil les revendications des agents qu’il juge « légitimes ». S’il se dit « ouvert » aux discussions et « à l’écoute », il nuance ses possibilités d’action au regard « du contexte budgétaire restreint » de l’institut. « On est dans une situation budgétaire complexe et soumis à des problématiques du fait du statut de l’institut », précise-t-il. Par exemple, sur la revendication d’une salle de repos dédiée, il renvoie « aux contraintes bâtimentaires ». Et sur le CIA : « On verse le montant maximum alloué par la Ville, on est dans le dialogue autant que faire se peut. » Reste à savoir si cela convainc les grévistes. « Sur le CIA, c’est le maximum oui, mais il est divisé par trois comparé à avant », répond un agent. Si une première discussion a eu lieu, les agents et la CGT poursuivent la grève.

  • À la rencontre des architectures du quotidien

    À la rencontre des architectures du quotidien

    La 10e édition des Journées nationales de l’architecture, organisées par le ministère de la Culture, ambitionne de mettre en lumière les « architectures du quotidien ». Plus de 100 événements sont déclinés en région, ce week-end, pour donner les clés de compréhension de ces bâtiments et équipements de tous les jours.

    Cette programmation éclectique reflète la richesse, la multiplicité des lieux de notre quotidien, que ce soit nos maisons, écoles, équipements sportifs, commerces, lieux de travail, infrastructures publiques, etc. mais aussi des tiers-lieux, des jardins partagés, des habitats participatifs. L’architecture est plurielle, elle croise les styles, les époques, elle façonne notre cadre de vie. Une édition qui fait résonance avec le choix du prix Pritzker, qui récompense cette année l’architecte chinois Liu Jiakun pour « une architecture affirmée qui célèbre la vie des citoyens ordinaires ».

    Ces journées appréciées du public sont l’occasion de balades urbaines, de visites inédites de chantiers, d’expositions, de projections, de débats, d’ateliers. Retenons, par exemple, que la ville de Martigues propose une lecture architecturale de l’école maternelle de Ferrières, ouverte en 1952. Cet équipement inscrit aux monuments historiques est le fruit de la collaboration des architectes Alphonse Arati, Marius Boyer, Charles Lestrade et des Ateliers Jean Prouvé qui l’ont construit.

    René Egger et Luminy

    à Marseille, les portes de l’Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires, place Jules-Guesde, s’ouvrent au public pour dévoiler, depuis son entrée jusqu’à son dernier étage, son forum, ses amphithéâtres, ses grands ateliers, mais aussi le point de vue qu’offre cet équipement public inauguré en 2023 sur le grand paysage de Marseille. Une table ronde y est organisée sur la sortie du livre d’Elise Guillerm, consacré à l’architecte marseillais René Egger (1915-2016) et à la construction des écoles supérieures d’art et d’architecture, à Luminy. Ces dernières sont ouvertes samedi à 15h pour deux visites : l’une sur leur histoire architecturale, la seconde sur les enjeux de leur reconnaissance patrimoniale, en 2024, au titre de monument historique.

    à Toulon, la direction régionale des Affaires culturelles, l’association Architectures en Ligne, Image de Ville et le conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement du Var organisent la projection du film documentaire Penser l’incertitude, au cinéma Le Royal. Dans ce film, le réalisateur, Christian Barani, part à la rencontre des 24 lauréats du concours 2023 des Albums des Jeunes architectes et paysagistes. Il en résulte le portrait d’une nouvelle génération qui dévoile ses valeurs et ses espoirs, fait preuve d’un engagement à prendre soin des territoires, de celles et ceux qui y vivent.

    À Arles, une visite commentée de la Tour LUMA, conçue par Frank Gehry, propose une immersion dans les coulisses de sa conception, de sa construction à son aménagement, en mettant en lumière les défis techniques qui ont façonné ce bâtiment phare, inauguré en 2021.

    À Aix, la Compagnie des rêves urbains propose un carnet spécial pour découvrir sur un itinéraire de ballade jusqu’à huit bâtiments d’architecture contemporaine : le Grand théâtre de Provence, le Pavillon Noir, le Conservatoire, le Palais Victor Hugo, la Cité du Livre, etc.

    À Avignon, SNCF Gares & Connexions organise quatre expositions photographiques sur des biens labellisés « Architecture contemporaine remarquable » dans les gares de Rennes, Avignon TGV, Lille Europe et Strasbourg. C’est aussi l’occasion de découvrir les architectes qui se cachent derrière ces réalisations et qui, par leurs expérimentations et leur audace, ont renouvelé les techniques constructives et architecturales.

    La friche Duclos

    À Septèmes les Vallons, il sera question, samedi à la médiathèque, du futur écoquartier sur la friche industrielle Duclos recyclée. à Mimet, pour comprendre comment se conçoit et se réalise l’architecture publique au plus près du terrain, les équipes de maîtrise d’œuvre proposent une visite exceptionnelle du chantier d’extension et de modernisation du centre de secours.

    À Salin-de-Giraud, dimanche, des conteuses raconteront l’histoire de deux entreprises et de leurs cités ouvrières avec ses bains-douches, la place Carle-Naudot, autant de lieux qui gardent la mémoire des Salinières et des Saliniers, preuve que l’architecture est ancrée dans l’humain.

    Programme complet sur journeesarchitecture.culture.gouv.fr

    « L’architecture doit être un révélateur, c’est-à-dire être en mesure de capter puis exprimer l’essence d’un lieu et des personnes qui y habitent.  »

  • L’éveil culturel et sportif en mixité au centre social Pistoun

    L’éveil culturel et sportif en mixité au centre social Pistoun

    Ce mardi matin, c’est une deuxième rentrée pour les enfants des quartiers de Canto-Perdrix, des Quatre Vents, de Barboussade et de l’Escaillon. Dès 9h, les habitants se présentent pour inscrire les enfants aux activités proposées par le centre social Jeanne-Pistoun, qui revendique près de 700 adhérents pour la dernière saison. Café en prime.

    C’est le cas de Floriane Elena, venue inscrire sa fille de 4 ans à l’éveil corporel et musical « pour qu’elle fasse du sport » le mardi soir. « C’est important, car à l’école, ils sont cadrés, ils doivent rester assis et quand je la récupère, elle court, elle a besoin de se dépenser », développe la mère de famille, qui remarque que les enfants « sont différents sans leurs parents » quand approche l’heure de se dépenser.

    Astrid Rousseau, professeure des écoles, de métier, également venue inscrire sa fille de 4 ans à la même activité, complète en expliquant que cet éveil « est extrêmement important pour le développement des enfants de 0 a 6 ans, car ils apprennent par le geste, le son et tout ce qui est sensoriel ». Elle souligne également que « c’est une grande chance que ce soit gratuit à Martigues ».

    Un projet social

    Éveil corporel et musical, accompagnement éducatif, découverte musicale ou encore hip-hop : toutes ces activités sont gratuites pour les enfants, à condition d’adhérer à l’Association pour l’animation des centres sociaux (AACS), au tarif de 3 euros par an pour les Martégaux. L’éveil et la découverte corporelle comme musicale « sont des activités déconcentrées du conservatoire Pablo Picasso et qui font partie du projet du centre social », détaille Sandrine Faure, directrice. « Nos adhérents viennent surtout des quartiers de notre zone, mais aussi du reste de la Ville. Cela crée une forte mixité sociale », ajoute-t-elle.

    Notamment au regard des activités proposées en dehors de celles dédiées aux petits. Club des jeunes, tricot, jardin partagé ou encore le café poussette figurent au programme. De nombreuses permanences sont aussi proposées : aide administrative, mission locale, médiation scolaire, ou encore accompagnement par le Centre intercommunal d’action sociale (Cias).

    Cette pluralité de services est due au « lien étroit que nous avons avec la Ville, qui va bien au-delà de la subvention. Le fait que nous ayons une médiathèque dans le centre social et toutes ces activités est une volonté martégale », insiste Sandrine Faure, pour qui « le soutien des services techniques et développement des quartiers, ainsi que la proximité et l’accessibilité des élus, sont un plus ».

    Le projet phare de l’année sera la Semaine de la solidarité, prévue en décembre. « Un projet porté par l’État et CDC habitat, où l’on abordera toutes les formes de solidarité, qu’elles soient environnementales ou alimentaires », conclut Sandrine Faure.