Tag: Conseil de territoire

  • Bonnieu, hotspot d’une nature protégée

    Bonnieu, hotspot d’une nature protégée

    Lors du dernier conseil de quartier (notre édition du 6/11), l’élue annonçait l’extension du périmètre de l’arrêté préfectoral de protection du biotope (APPB) de 2018, qui avait consacré une zone de près de 7 hectares en 2018 dans un couloir partant du parking de la plage le long du chemin allant en direction de Carro.

    Désormais, c’est une zone étendue sur plus de trente hectares qui est protégée par l’arrêté, entre la plage de Bonnieu et sur le littoral de la pointe Donnelle à l’Anse des Arnettes, l’extension de l’APPB couvrant à peu près la boucle ouest du sentier botanique. « Nous voulions l’agrandir car nous considérons que les zones en bordure de Méditerranée doivent aussi être protégées et font partie du patrimoine communal », affirme l’adjointe.

    L’écologie du vivre-ensemble

    L’enjeu de cette réglementation est de protéger plusieurs espèces de plantes et d’animaux présents sur la plaine de Bonnieu, parmi lesquelles le gravelot à collier interrompu ou la mérendère à feuilles filiformes, « car c’est une des rares zones de France où ces espèces habitent », précise Odile Teyssier-Vaïsse. Cette espèce est réputée « encourant un risque très élevé d’extinction dans la nature » et figure sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’outil de référence pour connaître le niveau de danger pesant sur la biodiversité dans le monde.

    Il fallait pour cela fermer le parking proche de la plage, et surtout « empêcher l’accès aux deux roues, qui venaient souvent faire du motocross dans la plaine » indique l’adjointe, de même que d’éviter « tout déplacement de véhicules, de rassemblements générateurs de piétinement ou même d’empêcher des constructions », complète-t-elle.

    Un patrimoine sensible qui n’est pas pour autant mis sous cloche. « Il ne s’agit pas de barricader l’espace », comme le détaille Odile Teyssier-Vaïsse, mais de penser la plaine comme un espace de vie dont la gestion se « travaille avec les associations, comme la Ligue de protection des oiseaux, l’Office français de la biodiversité mais aussi les cyclistes, promeneurs et chasseurs pour faire cohabiter les usages ». En l’occurrence, le sentier de la boucle botanique de Carro, prisé des promeneurs et des amateurs de nature, ne sera pas rendu inaccessible.

    Du reste, l’APPB vient compléter les mesures compensatoires du site du Vallon du fou, créé au milieu des années 2000 par l’ancien conseil de territoire et aujourd’hui propriété de la Métropole.

    Si l’arrêté « n’a pas de vocation touristique » selon Odile Teyssier-Vaïsse, « la Ville a toujours eu cette envie de faire connaître sa richesse faunistique et floristique aux gens ». Les ateliers participatifs de l’atlas de la biodiversité populaire, en sont un exemple concret, dont celui dédié à la plaine de Bonnieu s’est déroulé en avril dernier.

  • Le Conseil Communautaire de Sud Sainte-Baume vote une aide sur l’eau

    Le Conseil Communautaire de Sud Sainte-Baume vote une aide sur l’eau

    C’était un effort attendu par l’ensemble des habitants de la communauté d’agglomération Sud Sainte-Baume, au sein de laquelle la colère était considérablement montée ces derniers mois, notamment du côté du Beausset où se sont tenues des réunions publiques houleuses durant l’été.

    Le conseil communautaire, réuni lundi, a voté une subvention aux CCAS des neuf communes, pour aider les personnes en difficulté, à payer leur facture d’eau. Suite au passage d’une régie communautaire à une délégation de service publique (DSP, gérée par Véolia au nord du territoire, et Suez au sud) au 1er janvier 2025, la facture de juillet comporte deux abonnements (1er janvier-30 juin et 1er juillet-31 décembre), et la grille de tarification a changé, occasionnant dans certains cas un doublement du montant de la facture. Les aides ont été allouées en fonction de la taille de la commune (de 13 449 euros à Sanary, à 1 472 euros pour Evenos), et seront réparties par les CCAS, en vertu du quotient familial des bénéficiaires.

    Nouvelle aide pour la dette du GP du Castellet

    Sud Sainte-Baume a aussi annoncé la mise en place d’un service de covoiturage à destination de ses citoyens. Depuis le 1er octobre, ceux-ci peuvent trouver des automobilistes effectuant les mêmes trajets quotidiens qu’eux via l’application Karos. Le conducteur perçoit une indemnité de 2 euros par trajet, sur laquelle l’agglo finance 1,50 euro, ce qui ramène le coût pour l’usager à 50 centimes. Un bon coup de pouce, quand on sait que deux tiers des salariés de la zone d’activités de Signes vivent hors du territoire. Sud Sainte Baume a budgété 12 450 euros pour une année, soit environ 8 300 trajets.

    Enfin, la communauté d’agglomération a également voté une seconde contribution au remboursement de la dette du GIP Grand Prix de France F1 du Castellet. Organisé de 2018 à 2022 après 26 ans d’absence, il reste endetté à hauteur de 12 millions d’euros (30 millions originellement). Le 31 mars dernier, Sud Sainte Baume avait proposé de procéder, via une délibération, à un premier versement 72 017 euros.

    Ce versement correspond à deux critères : la participation de Sud Sainte Baume dans le GIP (2,2%) et aux sommes remboursées par les autres partenaires (le département et la Métropole toulonnaise, qui participent à hauteur de 14,8%, ne s’étaient vus demander que 484 000 euros). Le Conseil d’Administration du GIP a déposé un recours pour faire annuler cette délibération, demandant à ce que l’Agglo verse 750 000 euros. Aujourd’hui, même si le recours n’a pas été retiré, il est demandé un second versement fixé à 183 880 euros, « ce qui correspond à notre participation à due proportion, puisqu’il est demandé au département et à la métropole 1 236 113 euros » se satisfait le président de Sud Sainte-Baume Jean-Paul Joseph.