Tag: congrès national

  • Deux jours de congrès à Port-de-Bouc pour changer le monde

    Deux jours de congrès à Port-de-Bouc pour changer le monde

    On veut changer le monde, et ça urge », résume Pierre Villard en introduction de la conférence de presse du Mouvement de la paix, vendredi midi, présentant les enjeux du congrès national de l’organisation qui se tient à Port-de-Bouc, vendredi et ce week-end. « L’Homme a la capacité de disparaître plus rapidement que les dinosaures et on propose de ne pas essayer », reprend le coordinateur régional du mouvement. « La paix est un moteur des transformations sociales du monde et c’est en construisant la culture de paix qu’on répondra aux conflits mondiaux », affirme Pierre Villard.

    En plein mouvement lycéen, cet aspect moteur se révèle. « Cela interpelle sur la capacité des lycéens à pouvoir s’exprimer pacifiquement. » La professeure de droit Raphaëlle Maison, invitée du Forum, relève qu’« il y a une forte conscience politique dans ce mouvement », citant des pancartes vues comme « financez nos facs, pas des génocides ».

    Une illustration concrète de cette culture de paix que Pierre Villard appelle « boussole de la convergence des aspirations ». Celles des femmes, enfants, racisés, Lesbienne-Gay-Bi-Trans (LGBT), handicapés… « Toutes les minorités sociales ont intérêt et droit à la paix. Les oppressions auxquelles ils font face servent le même objectif de faire régner l’ordre par la force et non la loi. Nous, on voudrait l’inverse : au lieu de la loi de la force, la force de la loi. »

    Question démocratique

    La culture de paix revêt un caractère particulier en Paca, région clé du complexe militaro-industriel de la France. « Nous avons décidé, localement, de nous inscrire dans le congrès et dans la campagne pour le désarmement nucléaire », indique Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. L’organisation d’une grande manifestation régionale devant la base aérienne 125 d’Istres est envisagée le 20 mars 2027 « pour témoigner du refus des armes nucléaires », d’après le responsable.

    Michel Dolot pointe aussi « une question démocratique », celle « du poids de ce qu’on met dans la défense au détriment de la sécurité humaine », considérant que « quand vous êtes militaire, vous n’avez pas de souci de logement ou de santé, tandis qu’à Aubagne, on n’a pas les moyens de rénover l’hôpital ».

    Alors que la France vient de faire une nouvelle démonstration de son missile nucléaire M51, le Mouvement de la paix dénonce un « acte politique qui va à contre-pied total de l’évolution du monde, selon Pierre Villard. Dans un des pires moments de la guerre froide, l’URSS et les USA ont réussi à dépasser la défiance a priori des autres. » D’où l’idée que « si l’ONU n’existait pas, il faudrait l’inventer ». Comme la paix.

  • Le droit international, boussole pour la paix

    Le droit international, boussole pour la paix

    Blocages politiques, impuissance face aux grands conflits mondiaux, réformes impossibles, difficultés financières… Créée en 1945 pour maintenir la paix et la sécurité internationales, l’Organisation des Nations unies (ONU) traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire. « En tant qu’institution, elle est en danger », constate avec inquiétude Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. Lors d’un forum qui s’est tenu vendredi, veille du congrès national de l’organisation ces 10 et 11 octobre, chercheurs, universitaires, diplomates et responsables d’ONG se sont réunis autour d’une question volontairement provocatrice : « Et si l’ONU n’existait pas ? » Objectif de la journée : disséquer les blocages du droit international, jeter les bases d’un nouveau multilatéralisme et inviter la société civile à se mobiliser.

    Raphaëlle Maison, professeure de droit international public à l’Université Paris-Saclay, dit avoir une « très grande difficulté à défendre l’ONU », devant un tableau qu’elle qualifie de « cauchemardesque ». Elle et son collègue, le professeur de sciences politiques à l’Université Bourgogne-Europe à Dijon et chercheur au Centre de recherche et d’étude en droit et science politique, Raphaël Porteilla, sont sans appel : « La politique a trahi les idéaux de la Charte des Nations unies. »

    Et d’illustrer. Dans la résolution 2 803 du 17 novembre 2025, le Conseil de sécurité reprend le premier point du plan Trump pour Gaza, qui vise, selon Raphaëlle Maison, à « effacer les traces du génocide, en tirer profit et rééduquer les survivants afin qu’ils oublient leur histoire ». Le 11 mars 2026, quelques jours après l’opération conjointe américano-israélienne en Iran, le même organe de l’ONU dénonce « les attaques inacceptables perpétrées par la République islamique (…) contre les territoires de l’Arabie saoudite, de Bahreïn, des Émirats arabes unis, du Koweït, d’Oman, du Qatar et de la Jordanie et considère que ces actes portent atteinte au droit international », omettant de mentionner les frappes aériennes des deux membres permanents du Conseil de sécurité. Raphaëlle Maison dénonce une « inversion du réel ».

    L’Assemblée générale des Nations unies n’est pas en reste. Le 24 septembre, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, suspecté de crimes de guerre, y prend la parole malgré le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale en novembre 2024. « Quelques jours avant, le président états-unien faisait publiquement part de son choix possible d’annihiler l’Iran », poursuit-elle. « Le crime est désormais revendiqué à l’Assemblée générale des Nations unies, alors que le recours à la force et la menace de recours à la force sont interdits par la Charte. Les propos de Donald Trump sont une sorte de profanation. » Pour Raphaël Porteilla, « tout ça montre que le monde continue d’être structuré par des hiérarchies coloniales, raciales, et expose de manière assez crue un ordre juridique international impérialiste ». Il ajoute : « Il y a des règles, mais il y a la souveraineté des États, c’est-à-dire leurs intérêts individuels, et ces intérêts priment sur les règles internationales. Cinq peuvent décider du sort des résolutions. »

    Le patrimoine juridique

    de l’humanité

    Face aux « dérives politiques des institutions » de l’ONU et notamment du Conseil de sécurité, Raphaëlle Maison appelle à revenir au texte de la Charte, qui constitue « le patrimoine juridique de l’humanité », et à une évolution coutumière de ce texte pour renforcer le rôle de l’Assemblée générale.

    L’enseignante propose par ailleurs quelques pistes : abolir le Conseil de la paix pour Gaza ; promouvoir le recours à la Cour internationale de justice pour le règlement des différends ; ne pas céder à la propagande de guerre, « cette guerre contre le terrorisme qui justifie tout » ; réaffirmer l’égalité en droit des États, le principe de non-ingérence et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Peuples dont il est question en préambule de la Charte : « Nous, peuples des Nations unies (…) ». Raphaël Porteilla croit « que les citoyens ont quelque chose à dire et ce sont eux, que ce soit dans la rue ou à travers les urnes, qui vont pouvoir demander aux gouvernants de respecter ceux pour quoi ils ont été élus », bien que la paix soit la grande absente des programmes. Face à l’impérialisme, le politologue pousse à trois gestes individuels : conserver la faculté de s’indigner ; se former au droit international pour débloquer le verrouillage de l’information ; et enfin s’engager pour donner du sens à l’indignation.

    Il assène : « Pour moi, le droit international reste la boussole sur laquelle on doit se fonder pour construire l’avenir des générations futures. Sans ce droit international, imparfait, incomplet, critiquable et réformable, sans cette base de valeurs qui sont les principes de la Charte, l’anarchie reviendra et elle guette avec une odeur guerrière et de suprémacisme nauséabond. Il nous faut nous lever ensemble. »

  • La section du Parti communiste affiche un esprit de conquête

    La section du Parti communiste affiche un esprit de conquête

    Un mélange d’expérience, de jeunesse, de syndicalisme et de diversité sociologique. » C’est en ces termes que Gérard Permingeat, secrétaire de la section, présente la nouvelle direction du PCF toulonnais, fraîchement élue dans le sillage du congrès national du parti, qui s’est tenu à Lille, du 3 au 5 juillet. Les forces en présence lui donnent raison : l’expérience du secrétaire de section réélu, mais aussi celle d’André de Ubeda, ancien élu à la mairie de Toulon, de Marie-Hélène Guyot, trésorière de la section, et de Gilbert Poitoux, retraité de l’arsenal. À leurs côtés, un vent de fraîcheur est apporté par Natalie Baer, ancienne conseillère municipale à Guémené-Penfao (Loire-Atlantique), ainsi que par Maxime Fuhry, jeune entrepreneur toulonnais.

    Face à l’extrême droite

    Aussitôt élu, aussitôt au travail, dans la droite ligne du texte adopté lors du congrès national, intitulé « Un communisme de conquêtes ». Trois piliers structurent cette orientation : le combat contre les logiques impérialistes et pour la paix ; une République démocratique, sociale et universaliste plaçant les travailleurs au centre ; et la transformation du mode de production fondée sur l’appropriation sociale des richesses au bénéfice des travailleurs et des salaires. Le tout sous l’égide du Plan climat 2050 du PCF, qui vise à atteindre « la neutralité carbone d’ici 2050, via une réindustrialisation fossile liée à un mix nucléaire renouvelable », précise le secrétaire de section.

    Au niveau local, cet esprit se traduit d’abord par la lutte engagée contre le Rassemblement national : « On a appelé à battre le RN à Toulon en votant Massi, mais cette majorité fait le lit de l’extrême droite », dénonce Gérard Permingeat. Un travail contre le l’extrême droite et reconquérir « son électorat et la conscience de classe. Il y a une contradiction pour certains de ses électeurs, alors que le RN vote pour des politiques antisociales », pointe André de Ubeda.

    Une forte vigilance sera portée sur l’action municipale et métropolitaine. Parmi les questions prégnantes, celle du chœur de l’opéra, toujours en danger, les soucis d’accès aux écoles maternelles de la Convention et primaire du Pont-Neuf, ou encore des impôts locaux qui, malgré le faible endettement de la Ville, sont « au même niveau que des villes qui sont beaucoup plus endettées », note André de Ubeda. Cela, même sans élu à la Ville.

  • La ligne stratégique du PCF affinée au congrès de Lille

    La ligne stratégique du PCF affinée au congrès de Lille

    Début juillet, on ne saura pas encore officiellement si Fabien Roussel est candidat à l’élection présidentielle 2027. Mais il sera possible de deviner si cette option tient ou pas la corde.

    Du 3 au 5 juillet, le 40e congrès national du PCF, qui se tient à Lille, va préciser la ligne du parti sur sa place dans la recomposition d’une gauche fracturée et bien sûr sa préférence en vue de l’élection reine d’avril 2027. Si Fabien Roussel a déjà laissé entendre qu’il serait si nécessaire « disponible » pour la présidentielle, ce congrès ne vise pas à désigner directement un candidat communiste mais à élire, via les délégués, le nouveau conseil national du PCF et donc sa direction.

    Si l’on se fie au vote des adhérents des 6-7 juin, la direction actuelle garde une longueur d’avance. Même si le plébiscite est moindre qu’en 2023 (24 608 suffrages contre 29 212) c’est bien le texte d’orientation porté par Fabien Roussel qui est majoritaire avec 61,38% des voix. Cette ligne devance le texte des « communistes à l’offensive » (25,35%) soutenu par Pierre Laurent ou Stéphane Peu, celui de « la lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme » (7,6%) et enfin le courant le plus minoritaire, « Résister et construire, une nouvelle page du communisme » (5,67%).

    C’est donc le texte d’orientation proposé par le conseil national qui sertde base commune de discussion. Reste à savoir dans quelles proportions il sera amendé. Le PCF préparera-t-il sa candidature autonome comme le souhaite l’actuelle direction ou bien laissera-t-il entrouverte l’hypothèse d’une candidature commune à gauche ?

    Dans la foulée du congrès les délégués se réuniront en conférence nationale pour proposer une option qui sera tranchée par le vote des adhérent début septembre.

  • La LPO en congrès national, mobilisée pour la biodiversité

    La LPO en congrès national, mobilisée pour la biodiversité

    Table ronde, échanges, sorties nature… La cité phocéenne accueille le congrès national de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ce samedi 20 juin. Une première se félicite Danielle Castagnoni, présidente de la LPO Paca D’abord, « c’est vraiment une ville où on a développé des partenariats importants, que ce soit au niveau de la sensibilisation, de la protection des espèces et des espaces, de l’éducation à l’environnement, on mène beaucoup d’actions avec la Ville », explique-t-elle. Dans une région « très riche en biodiversité » mais aussi « fragile » sous la pression du tourisme et du développement urbain, ce congrès a aussi toute son importance estime Danielle Castagnoni.

    Avec plus de 400 bénévoles et près de 5 000 adhérents sur l’ensemble du territoire, la LPO Paca est engagée depuis près de 30 ans sur « un grand nombre de fronts », rappelle sa présidente. Une priorité cependant : informer et sensibiliser. Citoyens, entreprises, collectivités, établissements scolaires, la LPO implique une large palette d’acteurs. Où l’on peut apprendre à identifier les libellules à Hyères, se former sur les reptiles méditerranéens dans les Bouches-du-Rhône ou suivre un webinaire sur le campagnol amphibie.

    Une trame verte

    Parmi les projets phare, ajoute Danielle Castagnoni, le réseau de refuges LPO. « Ce sont des personnes, des entreprises ou des institutions, qui vont décider de transformer leur terrain, leur jardin, en refuge de manière à accueillir la biodiversité », explique-t-elle, « notre volonté, ça serait de faire une trame verte pour permettre à cette biodiversité de se déployer sur tout le territoire ».

    L’école ornithologique, avec six formations théoriques et terrains destinés aux particuliers comme aux professionnels, a également « un gros succès » se félicite-t-elle, 90 personnes ayant participé cette année. L’association réalise aussi des études aux côtés des scientifiques. Comme celle publiée ce 16 juin sur la Pie-grièche méridionale dont la région abrite la plus grande population malgré le déclin de l’espèce en Europe, avec l’Institut méditerranéen biodiversité et écologie. Il faut dire que grâce à son réseau d’observateurs, la LPO Paca dispose d’une base de 13 millions de données sur la faune sauvage, des observations récoltées depuis 2009 au moyen d’une application sur smartphone. « On vient aussi de reprendre en 2026, en cogestion, les marais du Vigueirat en Camargue. Un hot spot particulièrement riche en oiseaux », annonce Danielle Castagnoni.

    Toujours dans cette optique de préservation, le congrès abordera notamment les 50 ans loi de protection de l’environnement. Parce qu’on « assiste à la volonté de dégrader », déplore Danielle Castagnoni. Et la LPO ne compte pas laisser faire.

  • Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    De Martigues à Embrun en passant par Toulon ou Marseille, les différentes sections locales du Parti communiste français de toute la région ont tenu leurs congrès, ou conférences de section, ce week-end. « Il y aura eu 38 congrès de sections qui se seront tenu d’ici mardi soir. La plupart l’ont fait entre jeudi et ce week-end », relate Dylan Zeitoun, responsable fédéral de la vie du parti dans les Bouches-du-Rhône. Avant de rappeler que ces congrès se déroulent à quelques semaines du congrès national du PCF à Lille, début juillet : « L’objectif c’est aussi de travailler à l’unité des communistes signataires des 4 textes. » Dans son département, les militants ont approuvé à 74% le texte du conseil national (CN) comme base commune. « Il y a une confiance dans la direction et ses orientations. Pour autant, les camarades essaient de trouver un élan. » De quoi bien préparer les différents congrès fédéraux qui se dérouleront également simultanément, le week-end prochain. « On veut créer les conditions d’être en ordre de bataille dans la perspective des élections. Les communistes ne se cantonnent pas aux échéances électorales mais savent que c’est un moment attendu », martèle Dylan Zeitoun.

    Même retour dans les Alpes-de-Haute-Provence où 9 sections ont également fait leurs conférences. « Elles se sont déroulées dans la sérénité, avec la volonté d’avancer très sérieusement pour enrichir le texte de la base commune », explique Bertrand Perrin, secrétaire fédéral. Comme pour les Bouches-du-Rhône, ce moment de démocratie a permis un « renouvellement » dans certaines sections.

    « S’enrichir mutuellement »

    « Il y a des camarades qui laissent la place à des jeunes, avec le sentiment d’une passation générationnelle », développe Bertrand Perrin, notant que le texte de base commune a été voté à 65% dans son département.

    Si le texte proposé par le CN n’a été voté qu’à 48% dans le Var, les débats des congrès des 18 sections ont été tout autant enrichissant. « Il y a des discussions qui reflètent une diversité d’opinion mais une volonté de converger. Beaucoup de camarades veulent piocher de bonnes réflexions dans les différents textes, pour s’enrichir mutuellement », relate Pierre Daspre, secrétaire fédéral varois.

    « Tout le monde a quelque chose à amener, les congrès se sont déroulés de manière très fraternelle », abonde Sophie Delfino, secrétaire fédérale pour les Hautes-Alpes qui compte 5 sections et où « la base commune proposée par le CN a été plébiscitée à 84% ».

  • Pour 2026, le Mouvement de la paix mise sur la solidarité

    Pour 2026, le Mouvement de la paix mise sur la solidarité

    « Cette année 2026 exigera de nous des efforts considérables pour préserver le monde du terrible fléau de la guerre. » Ce lundi soir au sein de la Maison des associations à Marseille, Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix 13, entend envoyer un message aux militants et partenaires de l’organisation à l’occasion des vœux pour la nouvelle année. « Notre seul bouclier est fait de l’alliage du droit et de la solidarité. Mais ce bouclier est aujourd’hui ébréché », tonne-t-il. Avant de faire référence au « génocide perpétré par Israël et soutenu par ses alliés en Palestine, l’agression contre le Venezuela » ou encore « la guerre en Ukraine ». Il dépeint l’année 2025 comme un temps de « deux poids deux mesures à l’application du droit international ». Et s’inquiète « des ouragans de rage qui détruisent 80 années d’efforts pour bâtir les défenses de la paix ». Un terrible mais factuel constat qui pousse les militants du Mouvement à l’action pour 2026. « Elle doit être l’année d’un sursaut pacifiste, qui débutera ici à Marseille », martèle-t-il. Un sursaut qui s’appuie sur le triptyque « désarmement, progrès du droit international et promotion de culture de paix ». De quoi faire face aux « idéologies d’extrême droite qui prospèrent, le racisme et la xénophobie qui progressent » en France.

    Et le travail de l’organisation est déjà lancé : une conférence sur « Quelle démocratie pour construire ensemble une société de paix » se déroulait ce lundi avant ses vœux. Animée par Jérôme Devillard, auteur de Repenser la démocratie, une réflexion commune pour un modèle commun, les militants questionnaient déjà « la notion de démocratie dans le cadre d’une culture de paix ». Le tout, en présence de plusieurs partenaires de l’organisation à l’instar de Naky Sy Savane, directrice du groupe d’action contre les mutilations féminines et les mariages forcés ou encore Charles Hoareau pour l’ANC.

    Une année chargée

    en initiatives

    Et le Mouvement entend passer à la vitesse supérieure avec une série d’initiatives. Dès avril, Michel Dolot évoque « une grande mobilisation marseillaise pour la paix » avec d’autres organisations. Cela sera suivi dans la foulée par « En mai, les arts en paix », la quatrième édition du festival « d’éducation populaire et de solidarité créative ».

    Côté interne, le congrès national se tiendra dans le département voisin du Var, en octobre. Et ce quelques mois après le congrès départemental dans une optique de « renouvellement et renforcement des instances et du mouvement ». De quoi bien préparer la Journée internationale de la paix, le 21 septembre. Laquelle aura forcément un écho bien singulier avec ce contexte de tensions mondiales.