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  • [International de pétanque] De jeunes joueuses talentueuses

    [International de pétanque] De jeunes joueuses talentueuses

    Après un samedi ou le quota limité à 128 triplettes engagées était bien rempli. Elles ne sont plus que 16 le lendemain pour venir s’attaquer au Graal. Ces dernières assaillantes seront rejointes par 74 triplettes de jeunes venus disputer leur propre compétition, dans la répartition suivante : 25 minimes, 28 cadets et 21 en juniors.

    En zappant d’un jeu à l’autre sur cette verdoyante et ombragée étendue du Parc Jourdan, avant d’arriver au stadium, écrin des parties finales, on pouvait observer et apprécier de jeunes et talentueux boulistes, qui mettaient bien du cœur à l’ouvrage, histoire de porter ou d’ouvrir d’un fleuron leur palmarès. Chez les féminines, elles font partie du Pôle espoir du département. Elles se sont déjà distinguées dans d’autres épreuves nationales, mais cette fois au cœur de la Provence, elles se sont mises en évidence, s’illustrant au plus haut niveau, ces trois jeunes filles, bien en osmose, ce qui va leur permettre de surmonter les difficultés, d’aligner les succès pour décrocher le graal. L’affaire dans le dernier acte, sera réglée en six mènes dont deux nulles, face à des Bivéroises emmenées par Marine Rocchietta. Principal artifice de ce rapide succès, la force de frappe de cette jeunesse : Mélissa Marsille frappant 7 boules sur 8 tirées et Mélissa Mordenti réalisant un 2 sur 2. Si l’on ajoute sur chaque ouverture de mène Léa Navarro qui mettait la table, le Pôle 13 peut prétendre tenir, là, de « belles » espoirs, de talentueuses jeunes joueuses…

    Fiche technique

    Quarts de finale

    1) Ginier-Maurel Bat Bonetto – Montagne Salas 13-0

    2) Navarro bat Lavaly- Mahé – Bernard 3 -13

    3) Dran ba Arnaud – Blanche – Cros 13 -11

    4) M. Ferrero Bat Piazzola – Verdoya – Bert 13 – 8

    Demi-finales

    Navarro bat Dran – Brondino – Onorrus 13 à 4

    Ferrero bat Ginier-Maurel – Germain – Romuald 13 à 12

    Finale

    Navarro – Mordenti – Marsille battent M et A Ferrero – Rocchietta

    Evolution du score : 3-0 / N / 7-0 / N / 11-0 / 13-0

    Focus sur les jeunes

    MINIMES

    Cette ultime partie dirigée par l’arbitre local Fréd. Cafieri. Kaylon Winterstein – Vaildy Fajardo – Jackson Vignal (à droite) les vainqueurs ont battu en finale les Varois de Salerne : Noé Lamotte- Maylan Démol – Keelan Lacroix 13 à 4. Ces Varois sur lesquels les joueurs de la Barque Esaie Cortes, le récent champion départemental en individuel, Tyron Sbrega et Anthony Bajolle ont échoué au stade des demi-finales.

    JUNIORS

    Si les « Barquais » Enzo Alazay, Gianni Seignouret et Tylan Kapfer pouvaient prétendre à un statut de favoris, leur défaite en quart de finale pouvait laisser présager d’un passage de témoin. Cela va se vérifier deux heures plus tard quand leurs vainqueurs Lorenzo Béraud, Malone Mourzelas et Valentin Vallet, après avoir vaincu Sony Guermoud, Dylan Cantarel et Jimmy Botella, vont se retrouver en finale. Dans ce dernier face-à-face, le suspense ne sera pas ménagé. Les joueurs de la Barque Diego Chapiteau, Lionnel Rodriguez Pinto ont fort bien voyagé avec la Monégasque Naïs Szczotkowski, avant d’échouer d’un infime écart.

    CADETS

    Dans cette finale, sous l’arbitrage du Vauclusien Jean Saletti, une question se pose. Que s’est-il passé dans la tête de ces Aixois qui sont vice-champions de France, ne l’oublions pas ? Loni Szczotkowski, Mylan Terryn et Ezekiel Cortes. Eux qui viennent d’inscrire 4 points suite à trois tirs victorieux dont trois carreaux. Rendant ainsi la pareille à leurs adversaires. Le score indique une égalité à 11 Dans le jeu suivant refusant d’attaquer ils vont sentir souffler le vent du boulet. Ne concédant qu’un point. Sur le renvoi, le jet des Varois de Salerne n’est pas bon, les locaux décident de flirter avec la bordure. Le visiteur réalise un appoint moyen sur lequel Cortes reste court par deux fois… C’est à partir de là que tout part à vau-l’eau, ils décident quatre boules en main de noyer le petit, mais par trois fois il surnage. Le dernier appoint par en éclat sur un tir victorieux. Les Salernois Devon Demol – Tom Lamotte – Keelan Lacroix s’imposent donc 13 à 11 face aux vice-champions de France, dont on peut écrire qu’ils se sont fourvoyés.

  • Les douanes, une administration qui recrute aussi en Provence

    Les douanes, une administration qui recrute aussi en Provence

    « Moi, ça m’intéresse bien, ça me saoule les petits boulots à 31 ans. » Venu avec sa sœur depuis Paris, Mehdi découvre au fil des stands installés dans l’Hôtel des douanes ce mardi 13 octobre pour une journée portes ouvertes, toute la diversité des métiers de cette administration. De quoi « ouvrir des perspectives » se réjouit ce titulaire d’un master en électronique. Et il marque des points au stand des services support de la douane. Car il y a des besoins, reconnaît bien volontiers Anne-Sophie Peyron, cheffe du pôle des ressources humaines à la direction interrégionale des douanes à Marseille en charge de l’organisation de cette « première ».

    « On a besoin de nouveaux talents, on a besoin de nouveaux profils aussi », explique-t-elle, « la douane recrute comme toujours des juristes, des collègues qui font un petit peu de tout, mais on recrute aussi de plus en plus des profils scientifiques parce qu’on travaille de plus en plus sur la donnée, sur l’intelligence artificielle ». Au niveau géographique, si au départ, les agents ne choisissent pas leurs affectations, les postes sont répartis « sur tout le territoire », précise-t-elle, « Marseille et la région Paca au sens large. On pourrait croire comme ça que c’est bouché mais c’était il y a 10 ans, c’est fini. Il y a des occasions ».

    Motards et maître-chien ont la cote

    Laboratoire, contrefaçon, aide aux entreprises… Pour donner à voir toutes les facettes de leur mission, les douanes ont vu grand. Après la démonstration d’intervention sur le dojo, les motocyclistes, « 224 en France » ont du succès. Mais avant de pouvoir enfourcher les rutilants destriers à moteur, il y a une sélection physique et être titulaire du permis moto ne suffit pas. Position d’amazone, debout sur les cale-pieds, retourné… Lors d’une formation de 4 mois à l’école des douanes de la Rochelle, il faut apprendre « à ne faire qu’un avec la moto, l’oublier » pour faire les contrôles en toute sécurité, témoigne un agent de la branche surveillance. Alexandre, moniteur de jet ski, qui a pris le train depuis Nice s’y voit déjà. « Je kiffe », commente-t-il, bombardant de questions techniques le douanier.

    La recherche de stup’ par l’équipe cynophile remporte aussi l’adhésion. Pez, labrador noir de 7 ans, pile sans faillir devant la roue de la voiture où son maître a caché un paquet. Ce dernier raconte ne faire qu’un avec son équipier à quatre pattes. « Je suis venue pour ma fille », explique une visiteuse, « elle adore les chiens, ça l’intéresse ». L’atelier « scan » de marchandises avec le fourgon à rayons X et celui de tir virtuel, installation unique en France, impressionnent. Devant l’écran, Laurent, coordinateur sécurité, insiste « quand on sort une arme, en état de légitime défense, ce n’est pas pour dissuader mais pour s’en servir ».

    Au bureau recrutement, nombre de visiteurs laisseront leur CV, un premier pas. Quelque 361 postes sont ouverts au concours en 2026.

  • [International de pétanque] Christophe Pattier persiste à faire patiner les boules

    [International de pétanque] Christophe Pattier persiste à faire patiner les boules

    Les passionnés de pétanque se sont massés autour du carré d’honneur, dimanche matin au Parc Jourdan, pour assister au quart de finale de Maison Durk, Kévin Prud’homme et Baldwin Magny, considérés comme les favoris au titre après avoir éliminé la veille Jean-Michel Puccinelli, Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann. Face aux trois canonniers, trois hommes aux maillots blancs, dont un reconnaissable à sa barbe soignée et à son regard déterminé, étaient prêts à en découdre.

    Originaire de Marseille, avec des attaches familiales à Aix-en-Provence et Tarascon, Christophe Pattier, licencié au Jardin du Luxembourg (Paris 6e), a longtemps été considéré comme un prodige de la pétanque. « Il était très fort quand il était jeune », se souvient Maryan Barthélémy, directeur du Mondial La Marseillaise.

    Une dizaine de titres des Bouches-du-Rhône chez les jeunes, trois titres de Ligue (championnat régional) et un titre de champion du Vaucluse, lui ont ouvert les portes du groupe France junior en 2003. Malgré son talent, Christophe Pattier n’a jamais eu sa chance avec la sélection nationale, pour des raisons « extra-sportives ».

    « J’avais a minima le même niveau que les autres », estime le minot de la génération 1988, en concurrence avec des garçons à l’instar de Mickaël Jacquet, Christophe Calissi ou Jérémy Darodes. « Il savait tout faire », confirme Maryan Barthélémy.

    Longue pause de 12 ans

    Sa progression fulgurante s’est construite au sein de clubs provençaux comme les Cigalons Meyrarguais, « chez Jean-Roch (Marchetti) » à la Boule du Panier, avec laquelle il a été champion des clubs des Bouches-du-Rhône, ou encore la Boule de la Petite Vitesse, au parc Jourdan. Lieu qu’il a retrouvé ce week-end lors de son aventure jusqu’en quart de finale de l’International d’Aix.

    « Ce sont des bons souvenirs qui remontent. J’ai été licencié ici, j’allais à l’école et au lycée ici. J’avais les boules dans le sac pour aller faire des parties d’intérêt après les cours », sourit-il.

    Après une seule saison chez les seniors, le Marseillais avait rangé les boules pour se consacrer à sa vie familiale et professionnelle. Douze ans plus tard, il a retrouvé le chemin des terrains, malgré un emploi du temps chargé. Père de six enfants, il travaille dans le secteur du nucléaire, avec six jours de travail par semaine et de nombreux déplacements en France et à l’étranger.

    Le National aixois n’est d’ailleurs que sa 5e compétition de la saison. « Je suis devenu l’ombre de moi-même », lâche Christophe Pattier. « Sans pratique, impossible de performer. Après un long arrêt, retrouver le rythme, le mental et la confiance est compliqué. »

    Cela ne l’a toutefois pas empêché de signer une belle performance à Aix, en éliminant en 8e de finale Sébastien Batista et Stéphane Pagni, quarts de finalistes du France doublette.

  • Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Au terme d’un week-end qui a réuni 408 équipes à l’occasion de la deuxième édition de l’International d’Aix-en-Provence, National Top 1 000 organisé au parc Jourdan, Patrice Gregori, Jean-Christophe Gimenez, dit « Steeve » et Marc Cognard, surnommé « Fafou », ont décroché la victoire. Les trois compères marseillais, licenciés dans le club corse de Saint-Georges, ont chacun joué leur partition à merveille de bout en bout.

    « On se connaît, on se complète, on a l’habitude maintenant », sourit Steeve Gimenez, le canonnier du trio, qui décroche ainsi sa première victoire de la saison après avoir enchaîné les demi-finales et les finales.

    L’ancien pensionnaire du Case de Nice évolue régulièrement avec Marc Cognard depuis près de trois ans, mais n’a commencé à jouer aux côtés de Patrice Gregori que cette saison, depuis que tous trois ont rejoint l’île de Beauté.

    Ensemble, ils ont rapidement marqué les esprits en se hissant jusqu’en demi-finale du championnat de France triplette. « On mérite, on a fait un super week-end », lance Gregori, le pointeur expérimenté, conscient qu’ils ont chacun d’entre eux « un sacré caractère ».

    Une finale à sens unique

    Mais pour s’adjuger l’International aixois, les Corso-marseillais ont dû franchir plusieurs obstacles de taille, notamment lors de la dernière journée. En huitième de finale, ils ont écarté l’équipe de Joseph « Tyson » Molinas, avant de prendre le dessus sur celle d’Antoine « Vigo » Dubois en quart, puis sur la formation de Kevin Delys en demi-finale.

    Restait à négocier la finale face à la bande de Maison Durk, annoncée comme favorite après avoir éliminé en seizièmes de finale la triplette de Jean-Michel Puccinelli, accompagné par Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann. Dans cette ultime opposition, la complémentarité du trio Gregori-Cognard-Gimenez ont fait merveille. Les Corso-Marseillais ont profité d’une entame complètement manquée de leurs adversaires, qui ont concédé pas moins de onze points en deux mènes, afin de prendre rapidement le large.

    Mais fallait-il encore transformer cet avantage en victoire. Steeve Gimenez s’en est chargé avec brio, signant une prestation exceptionnelle au tir avec neuf tirs réussis sur dix, dont huit carreaux, malgré deux sorties de bouchon successives de Prud’homme.

    Associée à la précision de Gregori au point et à la régularité de Cognard, cette adresse a permis au trio de maîtriser les débats jusqu’au bout.

    Marsille brille à domicile

    Mélissa Marsille, licenciée à la Boule Aixoise, club organisateur de l’International d’Aix, a remporté le National Top 1 000 féminin, dimanche après-midi, aux côtés des Aubagnaises Léa Navarro et Mélissa Mordenti. Dès les quarts, cette triplette a totalement imposé son style sur les terrains du Parc Jourdan. Elles ont même conclu la journée en infligeant une Fanny en finale face à Marion Ferrero, Alice Ferrero et Marine Rocchietta.

  • [Entretien] Marion Chopinet, Snes-FSU : « La jeunesse démontre qu’il va falloir compter avec elle »

    [Entretien] Marion Chopinet, Snes-FSU : « La jeunesse démontre qu’il va falloir compter avec elle »

    Dans les salles des professeurs comme dans les classes, le malaise était palpable depuis longtemps. Tous dénoncent une dégradation du système éducatif. Alors qu’une nouvelle mobilisation est annoncée pour le mardi 13 octobre, Marion Chopinet revient sur les ressorts d’un ras-le-bol parti pour durer.

    La Marseillaise : Ce mouvement lycéen s’annonce durable, avec un nouveau rendez-vous le 13 octobre, porté par une intersyndicale lycéenne, étudiante et enseignante, ainsi qu’un appel interprofessionnel de la CGT. Est-ce quelque chose à quoi vous vous attendiez ?

    Marion Chopinet : À la fois, on ne l’a pas vu venir et en même temps, ce n’est pas étonnant du tout. Il y a eu le démarrage en région parisienne et des mouvements ponctuels déjà, avant la rentrée, dans les outre-mer. Cette colère lycéenne gronde depuis pas mal de temps. Elle s’est étendue à toutes les académies après la mobilisation de la fonction publique du 29 septembre. Dans l’académie d’Aix-Marseille, les mobilisations lycéennes commencent autour de cette date, qui a marqué le début des premiers blocus de lycées ici.

    En tant que syndicat enseignant, comment accompagnez-vous les lycéens ? Peut-on parler de convergence des luttes ?

    M.C. : D’une certaine manière oui, car leurs revendications rejoignent les nôtres. Quand on se mobilise, nous, contre les réformes, le choc des savoirs, la réforme Blanquer en fait à l’origine de tout le bazar dans les lycées aujourd’hui, on se mobilise pour nous. Mais nos conditions de travail, ce sont les conditions d’études des élèves. Là, c’est le mouvement lycéen qui a pris le plus d’ampleur et qui continue à grandir et on se rejoint complètement. Après, c’est un équilibre assez difficile à tenir. Car si on a des revendications communes, en dehors des moments où on a nos casquettes syndicales, on est aussi leurs profs. Il ne s’agit pas de confondre les deux et de se servir d’une manière ou d’une autre de l’« autorité » qu’on peut avoir sur eux pour influer sur le mouvement. Cela doit rester le leur, ils doivent pouvoir s’organiser et décider. À nous, éventuellement, de répondre plutôt à leurs sollicitations et à leurs besoins pour avoir un service d’ordre, du matériel pour faire des pancartes, l’accès à un local… Toutes ces manifestations qui associent depuis plusieurs jours personnels de l’Éducation nationale, lycéens, étudiants, d’autres corps de métier et les parents marchent très bien et font la démonstration que le cœur du sujet, ce sont les revendications des lycéens et pas les violences.

    Du côté des enseignants, vous alertez depuis longtemps sur une véritable souffrance…

    M.C. : Nous avons effectivement des enseignants qui sont submergés de tâches annexes, dont les salaires n’ont pas été revalorisés depuis extrêmement longtemps. Ce qui participe aussi de la crise de recrutement et du manque d’enseignants, au-delà des suppressions de postes. Les jeunes ont compris aussi que s’ils veulent avoir plus de profs et plus de candidats au concours, il faut revaloriser le métier. Les revendications autour du statut de la fonction publique pour les AESH sont aussi un enjeu pour nous et les élèves d’avoir des accompagnants pour ceux en situation de handicap. Des personnes recrutées par concours, formées, rémunérées correctement et qui soient présentes dans les établissements pour eux.

    La répression du mouvement lycéen est-elle, selon vous,
    une manière de l’étouffer
     ?

    M.C. : Oui, il y a forcément des consignes pour faire peur le plus possible aux élèves et aux parents. Ces violences policières sont complètement disproportionnées, absolument délirantes. Nous les avons dénoncées dans de nombreux communiqués.

    La réponse apportée par le gouvernement, entre les annonces du Premier ministre sur les prix à la pompe et le déblocage de 3 000 postes d’enseignants, est-elle à la hauteur ?

    M.C. : Ça ne correspond pas du tout à ce qu’on demande, même si pour les enseignants aussi, la question du prix de l’essence et de ce que coûtent les trajets pour se rendre sur leur lieu de travail, ça compte. Pour les 3 000 postes qui seraient débloqués, on attend de voir la réalité. Nous réclamons surtout des postes au concours, une revalorisation, une réflexion aussi sur le bâti scolaire. Rien n’est dit du tout sur ce qui est essentiel pour les élèves : Parcoursup. Et au-delà, la réforme Blanquer, mise en place en 2018, qui touche au lycée et au bac sans laquelle Parcoursup ne peut fonctionner. C’est elle qui permet cette sélection terrible dans l’accès au supérieur et qui accompagne de façon extrêmement efficace les suppressions postes. Après, il y a eu le « choc des savoirs » avec Gabriel Attal. Tout ça, c’est la déclinaison de la même chose : dire que ça coûte trop cher et qu’il faut trier les élèves le plus tôt possible. Ce qui va à l’encontre du projet du Snes et de la FSU entre autres, qui avait cours depuis les années 80, de démocratisation scolaire, de faire en sorte que la majorité des jeunes arrivent jusqu’à un niveau bac.

    Nous sommes aussi dans un contexte d’austérité budgétaire…

    M.C. : C’est catastrophique, pour l’Éducation nationale comme l’ensemble des services publics. C’est à eux que l’on fait payer le prix de l’austérité et de la dette. Il y a aussi un enjeu autour des budgets des collectivités territoriales et du bâti scolaire. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est que ces jeunes ont passé des examens sous canicule, l’an passé. Des élèves qui font leur rentrée dans des salles à plus de 30-35 degrés, des journées de cours épuisantes… Toute une réflexion est à mener sur l’adaptation au changement climatique et les budgets qui devaient y être consacrés ne sont pas à la hauteur ou ont été supprimés.

    D’aucuns tournent la mobilisation lycéenne en dérision, s’offusquent des débordements… Comment voyez-vous la suite ?

    M.C. : Je pense que les élèves ont comme perspective de tenir au moins jusqu’aux vacances. Nous, on annonce déjà une nouvelle date à la rentrée, le 5 novembre, avec l’intersyndicale de la fonction publique, sur les salaires, conditions de travail, etc. La consultation inventée par Sébastien Lecornu est aussi une manière d’étouffer ce mouvement. On a vu comment les gouvernements Macron ont fonctionné avec les Gilets jaunes, les cahiers de doléances qui n’aboutissent à rien. Les jeunes l’ont bien compris. Sur la prise en considération, je fais le lien avec les débats sur la loi intégrale, tout ce travail fait par les associations féministes et enfantistes. Cela dit, vu comment notre société regarde les enfants et les jeunes, se méfie d’eux, considère qu’ils n’ont pas droit à la parole… Ils font la démonstration que la jeunesse, c’est autre chose que de rester collé sur son téléphone et qu’il va falloir compter avec eux. Le monde qu’on est en train de construire, c’est le leur. Ils ont droit au chapitre.

  • Châteauneuf-le-Rouge : une nouvelle récompense pour le Fournil du village

    Châteauneuf-le-Rouge : une nouvelle récompense pour le Fournil du village

    C’est une distinction de plus pour Franck et Céline, les gérants de la boulangerie-pâtisserie de ce village du Pays d’Aix. En effet, cette nouvelle récompense vient s’ajouter à celles qu’ils ont reçues pour consacrer l’excellence de leur production dans les catégories meilleur croissant, meilleure baguette tradition et meilleur Colombier. « Toute l’équipe est très fière de cette nouvelle victoire », ont réagi les gérants. Leur secret ? Un flan crémeux, constellé de grains de vanille, et une pâte croustillante. Situé place Auguste-Baret, le Fournil de Châteauneuf-le-Rouge est ouvert du lundi au samedi de 6h à 19h.

  • 400 pompiers provençaux ont manifesté à Paris avec les leurs

    400 pompiers provençaux ont manifesté à Paris avec les leurs

    Ils étaient près de quatre cents pompiers des Bouches-du-Rhône à rejoindre, la semaine dernière le cortège parisien pour réclamer plus de moyens. Les renforts matériels, surtout humains, ont cruellement manqué sur les feux de forêts en Gironde notamment, dont les images ont inondé les médias. Une « belle mobilisation », « respectueuse et propre », selon la CGT du Sdis 13. « Il y a quand même une prise de conscience, de la part du ministère, des problèmes que nous avons soulevé tout l’été », souligne Laurent Guilloteau, secrétaire général de la CGT au Sdis 13. Pour autant « aujourd’hui, c’est juste une volonté gouvernementale de ne pas donner plus d’argent à la Sécurité civile », estime le syndicaliste et pompier. Dans le projet de loi de finances (PLF) qui vient d’être présenté, le gouvernement envisage de débloquer 200 millions d’euros pour renforcer les moyens des Sdis. Une première étape, mais « d’un autre côté, les caisses des services publics sont vidées. Il faut taper là où ça fait mal, sur les superprofits des grandes entreprises, faire payer les pollueurs. S’il y a un effet domino, ce sera la Sécurité civile qui sera en première ligne. Aujourd’hui, ça a un coût. Équiper des casernes comme Martigues, Fos ou Rognac, d’un fourgon mousse grande puissance c’est 4 fois 700 000 euros d’investissement pour les Sdis qui ne peuVENT absorber seuls ce coût. » Selon la CGT, aucune réponse claire sur les moyens humains n’a été donnée. Sur le territoire national, 21 000 sapeurs-pompiers volontaires manquent à l’appel selon la CGT. « Tous les ans, les concours ouvrent entre 2 500 et 3 000 places. Si les Sdis avaient de l’argent ils ouvriraient les concours à 4 000 personnes comme ça arrivait dans les années 2000. On a divisé par deux le nombre de recrutements. » Situation « impossible » dans un contexte, rappelle Laurent Guilloteau où « on a tourné, cet été, à 500 interventions par jour ». Le représentant de la CGT promet de s’atteler à sensibiliser les parlementaires sur ce qu’est la Sécurité civile.

  • Une herboriste sud-alpine remporte un concours

    Une herboriste sud-alpine remporte un concours

    L’herboriste oraisonnaise Kelly Colongues a remporté le concours Femmes Entrepreneures 2026, qui vise à débloquer les freins rencontrés par les femmes entrepreneures, que la docteure en biologie végétale a connus. « J’ai complètement ressenti que l’entrepreneuriat était plus difficile en tant que femme. On a un certain scepticisme. Il y a des raccourcis vers la sorcière du village, qui sont péjoratifs », relate l’herboriste depuis la boutique de son collectif de cueilleuses de Forcalquier. « Au niveau des financements, on est beaucoup moins prise au sérieux en tant que femme. Souvent, on nous demande où est l’homme qui fait les calculs derrière », regrette-t-elle. « Si je ne me présente pas directement en tant que docteure en biologie des plantes, je sens une réelle différence sur la façon dont les personnes s’adressent à moi. »

    Le concours distingue 101 gagnantes pour les 101 départements français, et Kelly Colonges est la lauréate pour les Alpes-de-Haute-Provence. Elle a elle-même réussi à soigner un problème médical personnel à l’aide de plantes, après son doctorat en biologie végétale et un cursus de trois ans dans une école d’herboristerie de Montpellier. « Je me suis dit que je n’étais sûrement pas la seule pour qui les plantes pouvaient être une aide. Et donc, j’ai décidé de créer mon entreprise », explique-t-elle.

    Au quotidien, Kelly Colonges cueille des plantes, comme du tilleul ou de la sarriette, sur la montagne de Lure ou encore à Dauphin. Elle les transforme, les fait macérer, les filtre, les met en bouteille et les vend à des personnes qui ont des problèmes de sommeil, de stress, d’articulations, de digestion ou encore des carences.

  • Un policier accusé d’aviser un rooftop d’une descente

    Un policier accusé d’aviser un rooftop d’une descente

    Un policier de la BAC Sud de Marseille comparaissait mardi pour violation du secret professionnel, détournement de fichier à des fins privées et une poursuite rarement utilisée de prise de mesure suivie d’effet pour faire échec à la loi. Le parquet a requis 15 mois de prison avec sursis, 5 ans d’interdiction d’exercer toute fonction dans la police.

    Alexis C., 47 ans, brigadier-chef à la BAC Sud de Marseille, nie avoir informé son ami Loïc D., 45 ans, responsable de la sécurité du rooftop le Limone à La Ciotat, de l’arrivée le 26 juillet 2025 d’inspecteurs de l’Urssaf et de policiers pour contrôler les contrats de travail des employés de l’établissement de nuit ouvert sur le toit terrasse du cinéma CGR.

    Ce n’était pas le premier contrôle de l’Urssaf ainsi planté. En juin, des opérations avaient été mises en échec à Marseille par des fuites. Le Pop Club à Vaufrèges où travaille aussi Loïc D. avait fermé 30 minutes avant l’arrivée de la patrouille. L’enquête de l’IGPN a révélé des échanges nourris entre les deux prévenus, très amis. Tatoués sur les doigts et jusque sur le crâne, ils fréquentent le même club de motards.

    Sur les téléphones saisis, les messages s’enchaînent : 22h23, le policier qui est en repos envoie un texto « répond urgent » car Loïc n’a pas décroché à l’appel WhatsApp. 22h24, les deux amis se parlent 20 secondes. 22h25, le chef de la sécurité envoie deux textos à ses patrons : « Urssaf part de Marseille pour contrôle Limone » – « Tu es sûr ? » – « Mon pote m’a appelé pour m’avertir » – « Il faut mettre les agents de sécu à l’abri. Que ceux qui n’ont pas de contrats se mettent à couvert » ordonne le patron. Loïc contacte aussi des potes militaires « ils vous ont pas grillé en videurs ? »

    « Je ne suis pas avisé de ce contrôle et je ne vois pas par quel moyen je peux l’être. Je suis ciblé particulièrement car je suis l’ami de Loïc, mais cette année, plusieurs policiers ont été contrôlés travaillant dans des établissements de nuit », réfute le policier muté en police secours. Pour lui, la concomitance du contrôle et des SMS, « c’est un concours de malchance ».

    « C’est une fille sur le parking qui m’a prévenu » assure Loïc D., très défavorablement connu avec 7 mentions au casier et contre lequel 9 mois ferme sous bracelet sont requis. L’ambulancier ultra-tatoué était sorti d’un an de prison en août 2024 pour des violences conjugales en récidive. Il admet avoir « beaucoup de contacts policiers dans [s]on téléphone ». Pour l’ambiance, c’est l’ex-leader de Blood and Honour Hexagone (BHH), un groupuscule néonazi dissout par Emmanuel Macron en juillet 2019.

    « Tous les deux, vous échangez régulièrement sur un contrôle de police pouvant avoir lieu. Le 14 février 2025, il y a ce SMS d’Alexis qui vous écrit “fais gaffe ce week-end je ne bosse pas” » note la juge. Le policier avance une autre explication, protectrice : « Avec les règlements de compte au Miami [4 morts en mai et août 2023, à la Valentine], j’ai des raisons de l’avertir. J’assure la sécurité de tout le monde, des boîtes, des commerces de nuit, des prostituées aussi. Je sais, ça peut faire un peu Batman d’avertir un ami que je ne travaille pas ».

    Pour le procureur Mathieu Vernaudon, « la chronologie est imparable sur l’origine de la fuite même si on n’a pas identifié d’où le policier tenait l’info. Cette téléphonie indiscutable est corroborée par une source anonyme du commissaire divisionnaire de La Ciotat ».

    « C’est un bon policier qui a toujours été exemplaire. Il a quelques fois fait passer son amitié en premier. Les fuites pourraient venir d’autres policiers pouvant faire des gâches dans ce genre d’établissement » a plaidé Me Pierre Gassend. Sur le fouinage dans un fichier d’État, « il y a pléthore de policiers qui abusent. Ne soyons pas hypocrites c’est une pratique courante ». Délibéré le 16 octobre.

  • Les meilleurs apprentis de France à la pépinière Derbez ce week-end

    Les meilleurs apprentis de France à la pépinière Derbez ce week-end

    Ils incarnent déjà l’excellence dans leur domaine. Samedi et dimanche, 35 talentueux jardiniers et paysagistes en herbe du pays vont s’affronter à la pépinière Derbez, à Gassin, dans le cadre de la finale nationale du concours « Un des meilleurs apprentis de France », organisé par la Société nationale des meilleurs ouvriers de France. Un défi de prestige au cours duquel ils devront concevoir et vitaliser des jardins, en associant imagination, technique, précision et maîtrise des gestes professionnels. Leurs créations seront ensuite soumises à un jury composé de professionnels reconnus.

    Démonstrations de MOF

    En parallèle du concours seront également proposées des démonstrations réalisées par une quinzaine de Meilleurs Ouvriers de France (MOF) dans différents domaines : jardinerie, paysagisme mais aussi ébénisterie, bijouterie, couture, céramique, restauration de tapis ou encore lunetterie. L’accès à la pépinière est gratuit.