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  • [Entretien] Marc Poggiale et Jean-Luc Corréard : « Nous voulons assurer une sécurité totale de ce Grand prix »

    [Entretien] Marc Poggiale et Jean-Luc Corréard : « Nous voulons assurer une sécurité totale de ce Grand prix »

    Le Grand prix de Marseille – La Marseillaise fait figure, comme chaque année, de lancement de la saison cycliste. En France, c’est la toute première épreuve du calendrier, où toutes les équipes font tourner les jambes pour la première fois de l’année. L’édition 2026 se disputera le 1er février, Marc Poggiale et Jean-Luc Corréard évoquent les premiers détails de l’événement, à un mois et demi du jour-J.

    La Marseillaise : Qu’est-ce que représente le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise ?

    Marc Poggiale : Déjà, la première chose, c’est qu’il y aura un Grand prix. Il va avoir lieu le 1er février 2026, ce sera la 48e édition. L’épreuve s’inscrit dans une semaine de compétition cycliste dans le sud de la France, en compagnie de l’Étoile de Bessèges (4-8 février). Nous sommes intimement liés. Le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise s’inscrit dans l’ensemble des démarches du journal et dans les événements qu’il veut développer. La course se déroule le 1er février donc normalement, il fera beau. En tout cas, on l’espère.

    Jean-Luc Corréard : Le Grand prix marque le début des compétitions cyclistes professionnelles sur le territoire français. C’est traditionnellement la première épreuve pro, il n’y en a pas d’autres avant, même si maintenant ils ont l’habitude d’aller dans d’autres territoires [notamment en Australie avec le Tour Down Under, dès le 20 janvier, Ndlr]. C’est donc un rendez-vous important et suivi par le monde du cyclisme, car c’est là que l’on va découvrir les nouveaux maillots, les nouvelles mutations, les équipes… La course fait partie de la Coupe de France – FDJ United Series, qui regroupe 17 épreuves sur le plan national, avec un classement national. Et nous sommes donc la première de ces 17 épreuves.

    Quel est le nombre de personnes mobilisées pour organiser un tel événement ?

    M.P. : C’est l’un des éléments importants, dans notre façon de faire, de travailler. Le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise est construit grâce à une équipe de bénévoles. Actuellement, lors de la préparation, il y en a quelques dizaines mais il y en aura beaucoup plus au moment où va se tenir l’épreuve. Il faut un tas de gens sur le parcours, au départ, à l’arrivée, pour assurer la sécurité, le service, la prise en charge des coureurs et pour tous les spectateurs. Dans le monde du sport, sans les bénévoles, on ne peut pas faire grand-chose, donc c’est bien de les mettre en valeur.

    J.-L.C. : Nous aurons aussi un grand renfort de la gendarmerie d’un point de vue sécurité, nous aurons plus de 250 signaleurs, 25 gendarmes cyclistes.

    Pouvez-vous me détailler le parcours de cette 48e édition du Grand prix ?

    J.-L.C. : Le départ fictif sera donné à Château-Gombert puis le réel sera dans le village de Plan-de-Cuques. On va ensuite passer par Gréasque, Fuveau, Belcodène, Trets avant de monter le Pas de la Couelle (5,9 km à 4,6% de pente moyenne), qui est surnommé par les cyclistes « Le Petit Galibier ». Ensuite, les coureurs passeront par Nans-les-Pins, Gémenos, Cuges-les-Pins, Le Castellet avec, donc, un petit passage dans le Var. Ils iront à Roquefort-la-Bédoule, prendront le Pas d’Ouillier (2,3 km à 3,5%) à l’envers, franchiront le col de la Gineste (7,4 km à 3,2%) avant l’arrivée au Stade Vélodrome, ce qui n’avait pas été possible pour l’édition 2025. Un parcours qui sera entre l’est des Bouches-du-Rhône et l’ouest du Var. Les deux classements de la montagne seront au col de l’Espigoulier et au Pas de la Couelle. Le départ est prévu à 12h30 et l’arrivée aux alentours de 16h, pour 149 km de course.

    C’est la descente de la route des Crêtes qui était jugée dangereuse ?

    J.-L.C. : Nous voulons assurer une sécurité pleine et totale de cette épreuve, le comité d’organisation dirigé par Marc Poggiale a décidé de ne plus prendre la route des Crêtes cette année. C’est un secteur dangereux. Il y avait la possibilité de la prendre dans le sens inverse, mais cela n’a pas été retenu. Ça doit être notre leitmotiv, car il y a eu une attaque, notamment sur l’Étoile de Bessèges l’année dernière, pour dire que les organisateurs ne prenaient pas assez en compte la sécurité. Ce qui n’est pas vrai.

    Sur l’aspect sportif, que pouvez-vous révéler à l’heure actuelle ?

    J.-L.C. : Les engagés, je ne les connais pas car ce sont les équipes qui décident. Tout ce que l’on peut dire, c’est que nous aurons les deux équipes World Tour françaises [la première division mondiale du cyclisme, Ndlr], que sont Decathlon – CMA CGM et Groupama – FDJ, l’équipe du patron Marc Madiot, mais aussi de Maxime Decomble, jeune cycliste de La Ciotat (vice-champion d’Europe espoirs et 5e du Tour de l’Avenir) désormais intégré à l’équipe World Tour. Les Pro Team françaises (la deuxième division) seront également là, avec notamment Cofidis et Total Energies. Il y aura des équipes italiennes, espagnoles et des équipes comme Team Nice-Métropole Côte d’Azur ou Vélo Club Roubaix. D’ici la fin de la semaine, je pense que l’on pourra sortir le plateau complet avec toutes les équipes.

    M.P. : Ce plateau, ce sera 18 équipes, allant du World Tour aux équipes dites continentales.

    Quelles sont les actions prévues autour de la course ? Il y aura des animations ?

    M.P. : Nous allons avoir une conférence de presse le 15 janvier où nous allons présenter la course sous tous les angles. C’est-à-dire les équipes confirmées, tous les détails du parcours, les spécificités, les difficultés etc. On donnera des informations au fur et à mesure que les partenariats sont confirmés. On est en train de finaliser plein de choses sur la course et, tout autour de ça, on va mettre en place un certain nombre d’animations.

    La 48e édition du Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise se déroulera le 1er février 2026, avec une boucle de 149 km entre Château-Gombert et le Stade Vélodrome.

  • [Entretien] Pablo Longoria : « Une belle victoire importante pour la suite »

    [Entretien] Pablo Longoria : « Une belle victoire importante pour la suite »

    La Marseillaise : Après deux journées sans prendre le moindre point face au Sporting Portugal
    et à l’Atalanta Bergame, vos joueurs ont retrouvé le chemin
    de la victoire en Ligue des Champions, mardi soir au stade Vélodrome, face à Newcastle. Soulagé d’être toujours en course pour une qualification
     ?

    Pablo Longoria : Je suis très satisfait de la victoire mardi soir. C’était un gros match de Ligue des Champions où nous avons eu la bonne réaction. J’ai fait tous les calculs mathématiques possibles dans la nuit pour savoir ce qu’il nous reste à faire afin de nous qualifier pour les barrages de la compétition. Maintenant, nous devons nous concentrer sur le prochain match, samedi, contre Toulouse, puis celui de Lille qui arrive bientôt, avant de penser au déplacement à l’Union Saint-Gilloise. Pour revenir sur la rencontre contre Newcastle, je suis content, mais ça ne reste qu’un match, il faut trouver de la continuité avec les différentes performances.

    Est-ce que cette victoire vous
    a rassuré pour la suite et pour une éventuelle qualification ?

    P.L. : C’est une belle victoire, importante pour la suite, mais ça dépend des différents résultats. Les victoires, les points, les différences de buts : beaucoup de facteurs entrent en compte avec ce nouveau format de la Ligue des Champions. Ce succès face à Newcastle nous a, au moins, permis de prendre de la confiance. Je crois que ce genre de rencontres, où il faut trouver la force de revenir au score dans un moment compliqué, surtout en Ligue des Champions contre un adversaire très fort, dévoile la personnalité, la maturité, la capacité physique de nos joueurs.

    L’autre bonne surprise
    de la soirée reste la première titularisation de Darryl Bakola…

    P.L. : Darryl est un bon exemple du travail que nous faisons sur le développement des jeunes. C’est le cas aussi des autres joueurs, qui sont obligés de jouer comme Robinio Vaz ou Tadjidine Mmadi. Ça fait plaisir de voir un jeune issu de notre centre de formation débuter en Ligue des Champions, surtout avec la personnalité avec laquelle il a joué. Affronter une équipe de Premier League dans un tel contexte, ce n’est pas facile, mais Darryl a été à la hauteur. C’est le fruit du travail collectif de nos éducateurs et du courage du joueur.

  • Trophées des villes : Marseille sur la touche

    Trophées des villes : Marseille sur la touche

    Patrick Fara, président du Comité 13, était très déçu de cette non-sélection. « C’est la deuxième fois en cinq ans que nous sommes privés de cette compétition. On est plus dans une logique sportive mais dans celle d’un business. J’estime que Marseille a sa place dans ce Trophée, simplement de par son histoire avec la pétanque. » Le président ne dégage pas de colère mais se veut pessimiste sur le futur de la pétanque. « Je pense que les compétitions de clubs sont l’avenir de la pétanque, on y retrouve des valeurs aujourd’hui disparues avec les notions de solidarité et de plaisir. » Voilà qui est dit.

    Dans cette épreuve, on retrouvera bien sûr les grosses écuries comme Fréjus et son armada qui visera un triplé historique. Arlanc, récent vainqueur de la Coupe d’Europe, sera un candidat au titre, même si Philippe Suchaud sera absent des débats. Ajaccio et l’Île Rousse, qui voudront imiter Bastia, lauréat en 2008, ou Le Mans, peuvent également viser haut. À domicile, Nice voudra marquer de son empreinte l’édition 2026. D’autant que deux équipes seront en piste. C’est l’avantage de recevoir. Celle emmenée par Mickaël Bonetto, associé à Mayron Baudino, Ludovic Montoro et Mason Buche, puis la seconde composée de Basil Jackel, Joseph « Riba » Gimenez, Christophe Calissi, Joseph Gimenez.

    Pour la petite histoire, Nice a déjà accueilli le Trophée des villes en 2003 (victoire d’Angers- Christophe et Damien Hureau, Vilfroy et Kerouedan face à Bordeaux – Chagneau, Planton, Grandet et Vallejo). Une autre époque.

    On suivra la pépite de la pétanque française Dawson Herlemann (15 ans) sous les couleurs de Thonon. Il pourra compter sur Jason Giraud (17 ans), avec qui il a remporté le titre de champion de France juniors. Christophe Coletta et Didier Cailloce, deux fois vice-champion de France, complètent l’équipe. Attention à cette jeunesse insouciante.

    La pépite Reda Arramon

    Une autre pépite sera présente sous les couleurs d’Auch dans la cité niçoise. Il s’agit de Reda Arramon, 15 ans, champion de France de tir de précision chez les juniors en 2025. On n’oublie pas La Crau redoutable prétendant avec ses champions de France triplette Henri Lacroix, David Doerr et Laurent Matraglia. Le fiston de Laurent, Lenzo, complétera l’équipe. Gageons que les Matraglia voudront briller pour honorer la mémoire d’un papa et grand-père disparu récemment : le grand Bert Matraglia, figure emblématique du Var et du monde des boules.

    On aura un œil attentif sur Gap-Pelleautier le représentant alpin avec les talentueux Fabien Devezeaud, Mickael Arsac, Fabien Lepart, Nolan Combe. Fabien Devezeaud est le chef de file avec une grosse expérience. Il est également président du club de Pelleautier.

    La table est mise. Place au spectacle qui sera complété par un tir de précision haut de gamme. Il suffit de cocher les prétendants pour s’en apercevoir Bonetto (Nice champion d’Europe), Rocher (Fréjus), Le Boursicaud (Romans-sur-Isère), Lacroix (La Crau), Hajatiana Ratsimbazafy (Deuil-Enghien), Cyril Begon (Arlanc), Maison Durk (Canohes 66).

  • Direction les quarts de finale pour les Spartiates

    Direction les quarts de finale pour les Spartiates

    Un doublé de l’attaquant tchèque Jan Dufek, un but du Canadien Alexandre Lavoie et une réalisation signée Emil Tavernier, récemment convoqué avec l’équipe de France pour participer à la Coupe des Nations (du 11 au 14 décembre), ont permis aux Marseillais de faire la différence face à un adversaire évoluant un niveau en dessous.
    Ce succès leur permet de rejoindre pour la première fois de leur histoire le stade des quarts de finale.

  • Puccinelli poursuit sa marche en avant

    Puccinelli poursuit sa marche en avant

    Les trois hommes ont justifié leur statut de favori au pays de Paul Cezanne dans un Parc Jourdan enchanteur.

    La Boule Aixoise a réussi son pari. Celui de faire revivre la pétanque à un plus haut niveau dans un lieu idyllique.

    La première édition de ce national incorporé (15e étape) dans le circuit PPF a tenu ses promesses. Quantitativement et qualitativement.

    Presque toutes les têtes de série étaient présentes (seuls Rocher, Robineau et Quintais manquaient à l’appel).

    Dans ce charivari d’opposition de haut niveau, certains leaders ont laissé des plumes prématurément à l’image des champions de France, Lacroix et Doerr, associés à Bandikian. Ils ont été battus en 32e de finale par une vieille connaissance Julien Castano (vainqueur du Mondial La Marseillaise 2008) qui demeure un sacré canonnier.

    Mais dans ce type de compétition de haut niveau, les plus forts sont souvent à l’arrivée et souvent les mêmes.

    Et les plus forts l’ont emporté. L’osmose entre les trois hommes, Montoro, Puccinelli, Bonetto est parfaite. Chacun est à son poste et on sent une force tranquille.

    Déjà vainqueur à Ajaccio (Nonce Murati, Dawson Herleman) Puccinelli a prouvé combien il était important. Il pallie avec maestria les rares défaillances de ses partenaires. Un trio de choc pour une victoire de prestige.

    Elle fut construite dans la sérénité avec des succès successifs sur Grégori (8e), Sony Prud’homme (quart), plus compliqué en demi-finale face à Maurel , Baudino,Delahaye (13 à 11)

    En finale les trois hommes ont dominé largement Jean Christophe Gimenez, Élie Winterstein et Jimmy Albaladejo (13-4).

    C’est aussi la victoire du Case de Nice représenté par cinq joueurs sur six en finale, (Puccinelli est à Bormes avant de revenir à Fréjus en 2026).

    À noter l’excellente prestation de l’équipe phare aixoise David Riviera, Michel Hatchadourian et Sissou Cantarel. Elle échoue en demi-finale face à Maurel.

    Les Septémoises brillent

    Il y avait d’autres épreuves dans le fief du président Mansio. Notamment le National féminin remporté par la triplette des Septémoises, Lydie Lavaly, Lysiane Bernard associées à Manon Mahé. Une sacrée performance acquise face à l’équipe de la Réunionnaise Pauline Vandenbroucke, Anaïs Ibao, Océane Bell lloch. Ces dernières avaient sorti en demi-finale les favorites Anna Maillard, Cindy Peyrot, Amandine Blanche.

    Chez les vétérans dans un concours régional souvenir Mario Foyot, on a retrouvé également une vieille gloire Bernard Bossy lauréat en compagnie de Skippy Santiago et Patrick Orriere.

    On n’oubliera pas la jeunesse, elle représente l’avenir. Trois catégories ont croisé les fers, dans le cadre du circuit PPF jeune, durant ce week-end pétanque tous azimuts.

    En minimes Esaie Cortes, Anthony Barjolle, Tyrone Sbrega ont été dominateurs. Chez les Cadets la palme revient aux joueurs locaux ( Boule Aixoise) Fabio Marco, Mylan Terryn et Loni Szczotkowski. Enfin en juniors, Tylan Kapfer poursuit sa marche en avant. Il a dominé les débats associé à Enzo Alazay et Gianni Seignouret.

    La boucle est bouclée. Bravo à Bruno Mansio et à toute son équipe de la Boule Aixoise, bravo à Marco Foyot, véritable ambassadeur du club. Bravo également au président Patrick Fara qui a donné de sa personne quatre jours durant.