Tag: communes

  • L’interco de Carpentras échappe à l’extrême droite

    L’interco de Carpentras échappe à l’extrême droite

    Alain Constant, maire (SE) de Bédoin, succède à Jacqueline Bouyac à la présidence de la CoVe avec 37 voix sur 59 lors du conseil communautaire d’installation, ce mardi 31 mars.

    Celui qui siégeait déjà au sein du bureau de la majorité se réjouit de voir « 23 communes qui décident de travailler ensemble après deux mandats depuis la ville centre ». 23 sur 25, car les élus des majorités d’Aubignan et de Carpentras, toutes deux d’extrême droite, ont voté pour l’autre candidat, Bertrand de la Chesnais (extrême droite). « Avec les autres villages, on va un peu plus avoir le droit au chapitre », note le premier édile de la commune d’un peu plus de 3 000 habitants, au pied du Ventoux.

    Il devance donc Bertrand de la Chesnais, 6e adjoint au maire de Carpentras, Hervé de Lépinau (RN), et qui a également été directeur de campagne d’Éric Zemmour lors de l’élection présidentielle 2022. Les 22 élus affiliés à l’extrême droite sont même sortis de l’assemblée lors de l’élection des vice-présidents, dans la foulée d’un discours particulièrement virulent d’Hervé de Lépinau, qui a même évoqué la possibilité de changer d’intercommunalité.

    Le nouveau président de la CoVe regrette l’attitude du nouveau premier édile de la capitale du Comtat Venaissin. « On a toujours été dans une posture pour travailler ensemble. On est ouverts aux bonnes idées, donc j’espère que ça va évoluer. Sans la ville centre qui participe, c’est tout le territoire qui va en souffrir », appuie-t-il, évoquant de multiples rencontres avec les équipes de l’ancien député et la promesse d’un poste de vice-président qui a finalement été attribué à un autre élu suite à ce départ en trombe.

  • Le PCF varois pointe la « désunion » de la gauche

    Le PCF varois pointe la « désunion » de la gauche

    Au terme d’élections municipales qui ont vu l’extrême droite se maintenir ou l’emporter dans six communes du département (Fréjus, La Seyne-sur-Mer, La Valette-du-Var, Six-Fours, Salernes, Puget-sur-Argens), la fédération varoise du PCF fait le bilan.

    Si « la gauche était unie au premier tour dans plusieurs villes », la désunion, notamment à La Seyne et à Toulon, « les deux villes les plus importantes du département », fruit « de petits calculs politiciens irresponsables », est pointée du doigt. Au même titre que l’éloignement « des préoccupations du monde du travail et des quartiers populaires, avec une image brouillée au niveau national par les votes à l’Assemblée nationale », responsable du « recul » global des forces progressistes. « Les communistes ont agi pour rassembler les habitants sur des enjeux de progrès. Cela n’a pas suffi pour remporter des victoires », déplore le PCF 83, qui salue tout de même « les élus de gauche qui, dans leur diversité, vont siéger dans des conseils municipaux ».

    « Un travail en direction des abstentionnistes »

    Les communistes soulignent aussi « l’effondrement de la droite aux manettes depuis des décennies. Cette droite qui, par son implication dans différentes affaires judiciaires, ses allers-retours vers la macronie, sa porosité avec l’extrême droite, a ouvert la voie à cette dernière ».

    Pour contrer cette avancée, il faudra donc « poursuivre l’engagement contre l’urbanisation à outrance, la spéculation immobilière, la casse des services publics, leur privatisation », tout en défendant « l’emploi, le pouvoir d’achat, des logements accessibles, l’accès à des soins de qualité, le vivre ensemble ».

    Enfin, eu égard au taux d’abstention qui dépasse les 40% dans le département, le PCF Var mènera « un travail en direction des abstentionnistes, notamment pour les salariés ouvriers, employés, le monde du travail, qui attendent un positionnement politique qui corresponde à leurs attentes. »

  • Quand les moustiques attaquent en plein hiver

    Quand les moustiques attaquent en plein hiver

    Attention ça pique… déjà. Sans présager de ce que pourra être la saison estivale, l’EID (Entente Interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen), constate « des éclosions généralisées d’Aedes detritus, une espèce de moustique hivernale caractéristique des zones temporairement inondées ». La bestiole, plus discrète que son cousin tigré, car « sans motif particulier », sans « ornementation sur les pattes », reste « un des moustiques les plus présents et nuisants des marais halophiles du littoral méditerranéen » estime l’EID. La multiplication des étendues d’eau et les températures douces depuis décembre ont permis sa prolifération. Les agents de l’EID étant aussi empêchés d’agir à terre de par les inondations et n’ayant eu qu’un « recours restreint » aux moyens aériens. Résultat : la présence de larves a été repérée sur près de 6 000 hectares entre janvier et février, contre 2 900 hectares sur la même période en 2025.

    Des traitements par drones

    Portés par le vent, les insectes se déplacent « assez rapidement, de plusieurs kilomètres vers l’intérieur des terres » et tendent « à se réfugier dans les zones abritées en attendant les moments calmes et doux pour piquer en journée à l’extérieur ». Dans son bulletin concernant les Bouches-du-Rhône pour la semaine, l’EID indique qu’ils ont débarqué en Camargue et dans les communes de l’étang de Berre. Des traitements larvicides biologiques avec l’épandage d’une bactérie qui bloque le développement des larves, « ont été réengagés par différents moyens aériens et terrestres dès mardi 17 mars, et vont se poursuivre au gré des conditions favorables », précise-t-on.

    Plus de 160 hectares ont été traités la semaine précédente dont 31 % par avion. Des traitements par drone ont également été effectués. L’EID prévoit un risque de nuisance maintenu sur les territoires déjà impactés « avec un déplacement possible vers l’intérieur des terres lors des journées où les vents de mer souffleront faiblement. »

  • Beaucaire pourrait-elle changer d’ère ?

    Beaucaire pourrait-elle changer d’ère ?

    Ensuite parce qu’il a laissé la place à Nelson Chaudon, 21e sur sa liste, qui, du haut de ses 33 ans, n’a que peu d’expérience en politique. Pour les électeurs, l’heure est aussi à juger le bilan de 12 ans de gestion par le RN. Et là, les points noirs sont nombreux. Car au-delà d’une ville fracturée, le centre-ville est délaissé, les points de deal n’ont pas tous été démantelés comme promis malgré une hausse importante des effectifs de police municipale, le marché est en perte de vitesse, la voirie est en mauvais état et l’investissement sur la base nautique de 8 millions d’euros contraint aussi les finances de la Ville.

    En face, Luc Perrin, à la tête de la liste « Unis pour Beaucaire », tente d’avancer un programme solidaire pour fédérer la commune en ayant par exemple un élu délégué et un référent dans chaque quartier. Le candidat soutenu par les forces de gauche souhaite aussi rénover l’École nationale, végétaliser les cours d’école, remettre la Maison des jeunes en activité, augmenter les places en crèche et créer un « vrai comité des fêtes ».

  • [Bouches-du-Rhône] L’extrême droite cible de nombreuses villes moyennes

    [Bouches-du-Rhône] L’extrême droite cible de nombreuses villes moyennes

    Novice, débarqué au RN un an plus tôt, Christophe Gonzalez avait pris la mairie de Rognac avec 38,24% des voix en novembre 2024, après une gestion calamiteuse de Sylvie Miceli-Houdais (UDI). Et compte bien remettre ça, malgré des méthodes controversées, fort d’une première victoire symbolique. Un coup de tonnerre trente ans après le succès de ce qui était alors le Front national à Marignane et Vitrolles.

    Vitrolles qui a de nouveau placé l’extrême droite en tête lors des législatives et des européennes, a de quoi nourrir tous les espoirs pour Fabien Bravi, un ancien cadre des Républicains passé au RN, un temps attaché parlementaire de Renaud Muselier (Ren) et conseiller au cabinet de Martine Vassal (DVD) à la Métropole. Pour « ne pas diviser les voix de droite et faire barrage aux socialistes », entendre Loïc Gachon qui brigue un 4e mandat, le candidat DVD, Bruno Morosini, en se retirant, lui facilite la tâche.

    Berre et Miramas dans le viseur

    À Marignane aussi Éric Le Dissès, suppléant de Franck Allisio (RN) aux législatives et avec qui il a fondé le Rassemblement pour Reconstruire (RPR), y retourne, dans une ville où le RN Romain Baubry avait obtenu 65,18% des voix aux législatives.

    Arles, longtemps bastion communiste avant l’arrivée aux manettes de Patrick De Carolis (Hor.), nourrit aussi les espoirs frontistes. Lors des législatives, le candidat PCF-NFP, Nicolas Koukas (51,43%) et celui du RN, Emmanuel Taché de la Pagerie (48,57%), étaient au coude à coude, ce dernier finissant par remporter la circonscription. Pour ce premier tour, la tête de liste RN, Rémy Benson, éleveur de brebis, se fait le chantre de la ruralité.

    Les communes du pourtour de l’étang de Berre restent aussi des cibles majeures avec Miramas où le maire sortant, candidat à sa succession, Frédéric Vigouroux (DVG) a été lâché par le PCF et se retrouve confronté à une liste LFI-Les Écologistes. Ce qui pourrait profiter au candidat d’extrême droite Kilian Santana dans une ville où le RN Emmanuel Taché de la Pagerie a totalisé 55,51% des voix. À Berre, la division de la gauche, avec trois listes face au RN pourrait favoriser ce dernier. Lors des législatives, le frontiste Romain Tonussi l’avait emporté ici loin devant le candidat Renaissance, Jean-Marc Zulesi (54,67% contre 45,33%).

  • [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    C’est le cas à Martigues où le maire communiste sortant, Gaby Charroux, va tenter de conserver le bastion communiste qu’il tient depuis 2009. Mais il doit faire face à une extrême droite qui ne cesse de progresser lors des scrutins nationaux (45,47% des voix dès le premier tour sur la ville lors des législatives de 2024). Et surtout une belle division à gauche avec deux listes concurrentes, l’une conduite par l’insoumis Frédéric Grimaud et une autre de son ancienne adjointe Anne-Marie Sudry (GRS). Lors des dernières municipales, il avait été réélu dès le 1er tour (plus de 60%), contre deux listes qui retentent le coup pour ce scrutin : une d’extrême droite et une pour Les Républicains.

    C’est un peu le même principe à Fos-sur-Mer où Rémi Esnault, le successeur désigné du maire, René Raimondi (ex-PS), fait face à une autre liste classée à gauche, et une liste d’alliance entre la droite et l’extrême droite ainsi qu’une liste centriste. À Miramas, là aussi la gauche part en ordre dispersé. Avec d’un côté, la liste du maire sortant, Frédéric Vigouroux (DVG) élu depuis 2008, et d’un autre côté la liste d’union de la gauche. Le tout, face à une liste du RN. Et que dire de Berre-l’Étang où le maire candidat à sa succession, Mario Martinet, se retrouve avec deux autres listes divers gauche et le RN.

    À Istres comme à Vitrolles, les deux maires sortants en place depuis plusieurs mandats et élus dès le premier tour en 2020, font aussi face à des oppositions à l’affût. Pour Istres, François Bernadini (DVG), en lice pour un 5e mandat retrouve une liste du RN, une liste de droite et une autre liste estampillée à gauche pour lui contester cette sous-préfecture. Configuration moins élargie à Vitrolles où le socialiste Loïc Gachon, maire depuis 2009, a le RN et une liste centriste face à lui.

    Des progressistes

    en bonne position

    Il y a des villes où les listes progressistes ont des raisons d’espérer une bonne position au soir du premier tour. À Roquevaire, c’est Hélène Spinelli, la première adjointe du maire sortant Yves Mesnard, qui conduit la seule liste de gauche sur la commune et peut compter sur la division de la droite avec deux listes, ainsi qu’une liste centriste. À Septèmes-les-Vallons, le maire communiste historique de la commune, André Molino vise un 5e mandat. Mais à la différence de sa victoire de 2020 dès le premier tour (plus de 80%) des voix face à une liste RN, il fait face cette fois à un candidat investi par l’Union des droites d’Éric Ciotti et une liste insoumise.

    Des duels et des bastions

    à reconquérir

    Dans deux autres bastions communistes, à Port-de-Bouc et au Rove, la configuration est similaire : le PCF est en duel direct avec l’extrême droite et l’élection sera jouée dès ce 15 mars. Pour la première, le maire sortant, Laurent Belsola est confronté à une liste de droite soutenue indirectement par le RN. Pour la seconde, Paul Sabatino, également maire sortant puisque le défunt Georges Rosso lui avait passé la main, a un duel avec une liste RN.

    Du côté des reconquêtes possibles, trois communes d’importance sont dans le viseur. À Arles, ville longtemps sous pavillon rouge, le maire sortant, Patrick De Carolis (Horizon), voit son siège contesté avec une désunion dans son camp via une autre liste centriste. Une fenêtre donc pour le communiste Nicolas Koukas, arrivé 2e en 2020, à la tête d’une vaste liste d’union de la gauche mais sans les insoumis, qui en conduisent une autre.

    Même principe à Aubagne, également ancienne ville communiste, prise en 2014 par l’actuel maire sortant Gérard Gazay (LR). La présence de deux listes classées au centre, conduites par d’anciens adjoints, risque de ne pas l’aider. Le candidat de l’union de la gauche (là encore hors LFI qui a sa propre liste), Jean-Pierre Squillari, a une carte à jouer. Quid de Gardanne, ville historiquement PCF malencontreusement passée à droite en 2020. Le maire de droite sortant, Hervé Granier (LR) fait face à une gauche largement unie autour de Jean-Marc La Piana et une candidature du RN.

  • La CGT des services publics monte au créneau

    La CGT des services publics monte au créneau

    L’Union départementale et son collectif services publics jugent nécessaire d’intervenir dans la campagne des élections municipales », campe Frédéric Larrivée, pour la CGT des Finances publiques du département, ce mardi, aux côtés des représentants des travailleurs de différents pans des services publics.

    Tous portent le même message en vue du premier tour, ce dimanche : « Il y a la possibilité d’avoir un relais au rapport de force. » Et, in fine, que l’élection des maires, « premier échelon politique », est cruciale sur bien des aspects pour le monde du travail comme pour les administrés. « Il y a des règles d’injustice fiscale, au national comme au local », entame Frédéric Larrivée, prenant l’exemple de la taxe foncière, compétence municipale. Monia Haddaoui, pour la CGT Éduc’Action 13, abonde avec l’exemple de « la loi pour le statut des AESH [accompagnants d’élèves en situation de handicap, Ndlr] refusée par les sénateurs ». Lesquels sont élus par les grands électeurs et représentent les collectivités.

    Le lien est tout trouvé avec l’alerte de la CGT Métropole AMP : « La montée du fascisme pourrait donner un représentant de l’extrême droite à la tête de l’établissement », s’inquiète Dominique Maccari pour le syndicat. Car la composition de l’hémicycle métropolitain dépend des municipales. « La question du visage politique qu’aura la Métropole peut entraîner une vraie baisse de moyens via les dotations aux communes », ajoute Véronique Dolot, de la CGT AMP.

    « L’extrême droite,

    c’est du recul social »

    Laquelle craint « des mesures dont l’objectif serait d’affaiblir tout bloc d’opposition aux idées fascistes ». Johnny Benoît, pour les agents territoriaux du Département, en sait quelque chose : « Quand une collectivité est gérée par l’extrême droite, c’est du recul social. À Marignane, la priorité est d’investir dans la levée de drapeau et les uniformes plutôt que de rénover le bâti scolaire. »

    Même inquiétude à l’hôpital, avec la CGT de l’AP-HM (Assistance publique – Hôpitaux de Marseille) qui dénonce un potentiel relais des politiques libérales dans la santé : « Les conseils de surveillance des hôpitaux publics sont présidés par les maires. C’est là que se votent les budgets et se décident les orientations », conclut Greg Fontaine pour l’organisation.

    Amaury Baqué
  • La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    « L’Union locale appelle à voter pour les candidats qui défendent les intérêts des travailleurs, pour les forces progressistes. » Nicolas Guglielmacci secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles ne fait pas de mystère sur la position de son organisation syndicale en vue des élections municipales. « Évidemment, on appelle à voter pour les listes d’union de la gauche et faire barrage à l’extrême droite », développe-t-il, au nom du bureau de l’UL. Et ce, pour les communes de « Vitrolles, Marignane et Gignac-la-Nerthe ». « On a une expérience passée, ce qui n’est pas le cas de tout le monde : l’extrême droite, on l’a déjà essayée à Vitrolles et ça n’a pas réussi ! », rappelle-t-il. Manière de répondre « à ceux qui disent qu’on ne les a jamais essayés ».

    Concrètement, l’appel concerne la seule liste de gauche pour Vitrolles, celle du maire socialiste sortant, Loïc Gachon (PS), qui fait face à une liste RN et une autre estampillée divers centre. Même principe pour Marignane avec la candidate Ariane Lombardi (PCF) opposée au maire sortant d’extrême droite, Éric Le Dissès et une liste de Christian Amiraty, classée divers centre. Et pour Gignac-La-Nerthe, le doute n’est pas permis non plus puisqu’on ne compte qu’une liste seule classée à gauche conduite par René Tassy (DVG), contre une liste du RN et une liste de droite. « La CGT s’est exprimée directement aux candidats, au niveau confédéral comme départemental, sur les attentes des travailleurs et leurs prises en compte », conclut l’Union locale.

  • L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    Une communication sans équivoque. L’Union locale CGT des syndicats de Port-de-Bouc a diffusé sur les réseaux sociaux, ce lundi 9 mars, un tract au message clair : « Le 15 mars, votez pour la liste “Avec Laurent Belsola, poursuivons de l’avant”. »

    Une montée au créneau loin d’être anodine à moins d’une semaine du premier tour : « Les municipales auront lieu dans un contexte de poursuite des attaques sociales menées contre les droits des travailleurs. Elles seront déterminantes : la commune peut être soit un rempart face à l’austérité, soit en devenir le relais. » Pour rappel, les travailleurs de Port-de-Bouc devront choisir entre le maire sortant, Laurent Belsola (PCF) et son opposant Pascal Spanu (DVD).

    Des valeurs communes

    D’où l’explication de l’organisation syndicale : « Le candidat de l’opposition, parrainé par le Rassemblement national et proche de l’union des droites, porte un projet dangereux.» Une référence au soutien du « RPR », mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio à Pascal Spanu. Ce dernier porterait un projet avec « les mêmes logiques de régression sociale que le gouvernement macroniste : réforme des retraites, de l’assurance chômage, de la santé, etc.»

    A contrario, « la candidature communiste conduite par le maire sortant, Laurent Belsola s’inscrit dans une continuité claire : celle des valeurs de solidarité, du vivre ensemble, de défense des services publics et de progrès social », juge l’UL CGT. Des valeurs évidemment communes avec celles de la CGT. Qui conclut : « Nous sommes attachés à une politique municipale dans l’intérêt de toutes et tous, nous appelons à soutenir une équipe engagée pour l’intérêt général ! »

  • Var : Cogolin, champion de l’extrême droite

    Var : Cogolin, champion de l’extrême droite

    L’extrême droite est en ordre de bataille dans le Var, avec 32 listes dans 28 communes. En particulier à Cogolin, où quatre listes d’extrême droite se présentent. En plus de Philippe Vallet, investi par le RN, les (ex) proches de Marc-Etienne Lansade se livrent une guerre de succession : la maire par intérim et ex-première adjointe Christiane Lardat (qui a depuis porté plainte contre lui pour harcèlement), ses anciens adjoints aux sports Pascal Cordé (2014-2016) et Francis Laprade (2020-2025, ce dernier partant avec une étiquette DVD), et… sa sœur, Véronique Lansade, novice en politique, dont la candidature de dernière minute – et invisible sur la place publique -, ressemble à une contre-attaque de l’ex-maire, condamné à 3 ans d’inéligibilité en juillet dernier pour abus de faiblesse, et qui semble avoir perdu prise sur ses anciens colistiers.

    Lavalette, Rachline, Boccaletti…

    Mais au premier rang des listes d’extrême droite figure celle conduite à Toulon par Laure Lavalette. La députée RN de la 2e circonscription du Var, également porte-parole du parti, tente de dissimuler son ancrage en se présentant sans étiquette. Une manœuvre qui ne saura faire oublier ses prises de position contre l’IVG, le mouvement LGBT, la PMA, les droits des travailleurs étrangers, ou en faveur de l’OAS.

    Plus sulfureux encore : Frédéric Boccaletti. Le député RN de la 7e circonscription se présente pour la 4e fois à Six-Fours. Ex d’Égalité et Réconciliation, mouvement d’Alain Soral, proche de Jean-Marie Le Pen, admirateur de Charles Mauras, il a détenu une librairie négationniste à Toulon, de 1997 à 1998. Accusé de violences par son épouse en 1999, il fut ensuite condamné, en 2000, à 1 an de prison dont 6 mois fermes pour « violence en réunion avec arme », après avoir poursuivi un groupe d’hommes en compagnie d’autres militants FN, et fourni une arme à l’un d’eux, qui en avait fait usage.

    Enfin, maire de Fréjus depuis 2014, David Rachline va briguer un 3e mandat. Soupçonné de prise illégale d’intérêt, il a été relaxé en janvier mais le parquet a fait appel. Il doit également être jugé en septembre pour favoritisme quant à l’attribution de marchés publics. Deux affaires qui ont poussé le RN à lui retirer son investiture, alors qu’il en était l’une des figures de proue dans le Sud.