Tag: commerçants

  • À Istres, un nouveau marché provençal au service de l’attractivité

    À Istres, un nouveau marché provençal au service de l’attractivité

    En culotte d’antan, galoubets et tambourins à la main, les bénévoles de l’association de danse folklorique Lou Trelus déambulent dans les allées Jean-Jaurès. Samedi matin, ce haut-lieu du centre-ville istréen est bondé de monde à l’occasion de la première matinée du marché « L’instant provençal », rendez-vous hebdomadaire qui s’étendra jusqu’au 26 septembre.

    Une petite trentaine d’exposants sont installés de part et d’autre de la rue piétonne ombragée. Parmi eux, Monique, qui tient un étal en face de sa boutique « Au manoir des anges », qu’elle a ouvert il y a 9 ans et demi. « C’est génial, c’est convivial, se réjouit-elle. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu du chaland comme ça. Le samedi matin, d’habitude, c’est vide. Là, pour moi, c’est gagné ! »

    Même enthousiasme du côté des habitants. « Enfin ! », réagissent Annick et sa mère Jacqueline en déambulant : « Ça fait vivre la ville. » Un marché est déjà en place le mardi matin à Istres, mais « ça n’a rien à voir, et puis beaucoup de gens travaillent en semaine ». Pour les deux femmes, l’accent mis sur l’identité provençale est « malin, c’est bon pour le tourisme ! ».

    Valoriser le patrimoine

    Chez les commerçants, on joue le jeu. Monique témoigne : « C’est vraiment un marché dédié au terroir, moi-même, j’ai beaucoup de produits dans ma boutique, mais je mets en avant ceux qui sont en lien avec notre région, ceux avec de la lavande par exemple. »

    Le maire Robin Prétot (LR) revendique cette identité. « Nous sommes convaincus qu’il faut aller plus loin dans la valorisation et dans l’affirmation de cette richesse, parce que notre patrimoine raconte une histoire, notre histoire, affirme-t-il. Ce patrimoine, c’est celui du vieil Istres, du centre historique, de cet hôtel de ville emblématique pour lequel nous nous sommes battus et qui, aujourd’hui, est revenu dans notre giron. » L’élu pointe le besoin de retrouver du « lien humain, ce qui nous rassemble, et c’est tout le sens du marché “L’instant provençal” ».

    Devant le succès de cette première édition, Adrien Bouterin a le sourire. L’adjoint au maire délégué aux affaires économiques, au projet de centre-ville, au commerce et à l’artisanat explique la démarche : « Les mots d’ordre étaient : Provence, été et qualité. On voulait quelque chose qui fasse revenir du flux le week-end en centre-ville. (…) Ça part d’une vraie analyse, avec l’Office du commerce, on est allés interroger les gens en terrasse pour leur demander ce qui leur manquait et le marché revenait quasi systématiquement. »

    Si l’affluence se confirme, la municipalité pense pérenniser le marché à l’année. « On envisage également de le dédoubler sur le boulevard Paul-Painlevé, à la condition de trouver des marchands en restant qualitatif », révèle l’adjoint.

  • À Gréoux-les-Bains, l’agglo mise sur l’aide aux commerçants et le logement social

    À Gréoux-les-Bains, l’agglo mise sur l’aide aux commerçants et le logement social

    Le conseil a aussi validé un document fixant des objectifs précis pour la construction et la programmation de logements sociaux sur les trois prochaines années à Manosque. Il permet de planifier la mobilisation du foncier afin de répondre aux besoins des familles du territoire.

  • La Métropole exige la libération de l’espace public privatisé

    La Métropole exige la libération de l’espace public privatisé

    Avec le printemps, c’est un plaisir évident de boire un verre en terrasse au soleil. Pour autant certains commerçants poussent tables et chaises sans autorisation obstruant les trottoirs pour leur business. Un phénomène chronique que les collectivités qui se partagent les secteurs, peinent à juguler en dépit d’une « charte des terrasses » visant à harmoniser l’esthétique et garantir un cheminement piéton minimal. L’association nationale Sites et Monuments alerte depuis des mois les autorités sur ces violations frontales en site patrimonial remarquable (SPR) et sur le site classé du Vieux-Port.

    À l’angle de la Canebière et du quai des Belges où le flux touristique est particulièrement intense, l’établissement Cappuccino a ouvert il y a six mois dans les anciens locaux des Eaux de Marseille. « Il a progressivement colonisé les arcades du Club Pernod. On ne peut plus circuler », proteste Josiane une riveraine. « Et là regardez toutes ces tables et ces chaises qui débordent maintenant devant les arcades. Ils privatisent le trottoir. Ils en ont mis tout le long et depuis quelques jours, ils ont monté des palissades en bois pour leur crêperie. C’est parfaitement intolérable. Un automobiliste se prend 135 euros s’il monte sur un trottoir et ici c’est Marseille bébé ! » Contacté, l’exploitant n’a pas donné suite.

    La Ville de Marseille, déjà saisie de la reconstruction sans permis de la terrasse couverte de la Samaritaine, nous répond que « ce commerce est titulaire d’un arrêté uniquement côté Canebière » autorisant une terrasse de 30 m² (7,5mx4m) détachée du commerce et délimitée hermétiquement par des jardinières contre la piste cyclable. « Pour la partie sous les arches, nous n’avons pas autorité. Le pourtour du Vieux-Port est à ce jour sous l’égide de la Métropole. »

    « Une occupation illégale »

    La Métropole reconnaît la situation. « L’absence d’AOT pour cet établissement est parfaitement identifiée par nos services. Une facturation majorée pour occupation sans droit ni titre a d’ores et déjà été émise à l’encontre de l’exploitant. Cette mesure financière marque la détermination de la Métropole à ne tolérer aucune forme de régularisation tacite de cette situation », explique la collectivité décidée à aller au contentieux. « Face au maintien de l’occupation illégale, la Métropole prépare actuellement la saisine du tribunal administratif afin d’obtenir la libération de l’espace public. La Métropole réaffirme sa volonté absolue de faire respecter les règles d’occupation du domaine public dans ce secteur. »

    La Ville se borne souvent à des signalements au parquet, sans plus. Les contraventions de 5e classe à 1 500 euros sont indolores au regard des profits tirés. D’où cette culture ancrée à Marseille de privatiser la rue. C’est d’ailleurs le cas du portique à arcades du Club Pernod : il a été édifié en 1970 non seulement sans permis mais en empiétant sur le domaine public qui doit rester inaliénable et imprescriptible car à l’usage de tous.

  • Marché du Soleil : le procès de l’insécurité

    Marché du Soleil : le procès de l’insécurité

    Souriant mais affaibli, Georges Dahan, 81 ans, le patron du Marché du Soleil comparaissait lundi pour refus de fermeture d’un établissement recevant du public (ERP) malgré les arrêtés et mises en demeure de la Ville en 2023 et 2025 pour non-conformité aux règles de sécurité et, concomitamment, pour mise en danger d’autrui.

    Ce chef d’entreprise est à la tête depuis 1987 d’un bazar populaire de 3 600 m² près de la Porte d’Aix. Une opération de police et des douanes menée sous l’égide de la loi Narcotrafic a entraîné la fermeture par la préfecture le 30 janvier des 168 boutiques de vêtements, de quincaillerie… et parfois d’articles de sport contrefaits. 14 personnes dont 3 sociétés doivent être jugées en juin pour négoce en bande organisée de marchandises contrefaisantes et blanchiment. Trois policiers municipaux et un agent de la préfecture répondront, eux, de corruption et de trafic d’influence.

    S’agissant du volet sécurité incendie jugé lundi, le Marché du Soleil était sous le coup d’un premier arrêté municipal de fermeture de juin 2008 suite à un incendie, arrêté resté totalement inappliqué sous Jean-Claude Gaudin qui a laissé faire sa réouverture en 2015. Les travaux réalisés depuis n’ont jamais trouvé grâce aux yeux de la commission communale de sécurité et les deux arrêtés de fermeture d’octobre 2023 et octobre 2025, sont restés lettres mortes.

    « On n’était pas dangereux. On a mis pour 450 000 euros de sprinklers sur 3 000 m² et il n’y a plus de faux plafond. Nous avons six sorties de secours balisées. Aujourd’hui les commerçants pleurent d’être à la rue », proteste le patriarche. « à aucun moment le marché n’a été en insécurité », témoigne son frère Théodore, architecte. « On a l’impression d’un capharnaüm mais les choses sont régulées. Il y a des détecteurs, des extincteurs, des sprinklers, des exutoires de fumées asservies, Je ne sais pas où ils ont vu un péril imminent. On a fait 700 000 euros de travaux mais ils nous ressortent toujours les mêmes choses ! »

    « Il y a un risque majeur évident en termes de sécurité incendie sur ce bâtiment », oppose le procureur Guillaume Bricier. « En cas de survenance d’un sinistre, ces manquements exposent à un risque immédiat de mort ou d’infirmité permanente. Oui, tout le monde pense au drame de Crans Montana en Suisse même si notre saisine date d’avant », précise-t-il démentant que ce dossier soit instrumentalisé par l’autre volet pénal. De requérir pour « la gravité des manquements et la persistance à maintenir le marché ouvert » une peine d’un an de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction de gérer contre l’octogénaire ; 75 000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction contre sa société.

    « Dans ce bal des hypocrites ! »

    Plaidant la relaxe, Me Stéphane Ceccaldi, a rappelé que l’arrêté de fermeture de 2008 a été signé par l’adjoint au maire José Allegrini qui pourtant avait été l’avocat de George Dahan en 2005. « Entre 2008 et aujourd’hui, Il y a eu 25 procès-verbaux de la commission de sécurité, mais il faut attendre le 17 février 2026 pour que la Ville prenne un arrêté de mise en sécurité urgente sur un petit escalier branlant, après la fermeture préfectorale du 30 janvier 2026, ce qui veut dire qu’un arrêté “matraque” était possible. En réalité, chacun trouvait son compte dans ce bal des hypocrites ! » Se fondant sur un arrêt de la Cour de cassation, Me Ceccaldi rappelle que la violation d’une obligation de sécurité ne suffit pas, fut-elle particulièrement grave, pour caractériser une mise en danger délibérée, cynique de la vie d’autrui, « le risque devant être imminent, concret, immédiat et presque en voie de réalisation ce qui n’est pas le cas. Un travail de mise en sécurité progressive et de régularisation était mené face à une administration de plus en plus réticente à valider ».

    Délibéré le 6 juillet.

  • Une Quinzaine des Fiertés très engagée

    Une Quinzaine des Fiertés très engagée

    Si le Collectif Fiertés Toulon se dit « apartisan », ses « luttes restent politiques », martèle Elsa Nardini, sa porte-parole. Un constat particulièrement d’actualité au sortir d’élections municipales durant lesquelles il s’est ouvertement engagé et mobilisé. « On a eu peur pour l’avenir des marches. Mais on a encore beaucoup de droits à défendre », clame-t-elle.

    Car la montée en puissance de l’extrême droite, désormais à la tête de deux des cinq plus grandes villes varoises, et plus généralement des idées réactionnaires, est un état de fait. Ce qui fait craindre au Collectif un recul de ses libertés, comme en ont récemment témoigné l’annulation d’une exposition photo par la mairie de La Garde, ou encore les craintes de structures culturelles seynoises qui n’accueilleront pas certains événements par peur de se voir retirer leurs subventions. « On perd une visibilité importante », constate Elsa Nardini. Car si « la communauté est sous-représentée dans l’espace public, les jeunes LGBT viennent à manquer de modèles. »

    Un collectif de commerçants en soutien

    C’est pourquoi pour cette Quinzaine des Fiertés 2026, un mot d’ordre clair a été choisi : « Être soi-même est un droit, pas un privilège ». « Cette année, encore plus que les autres, nous voulons dire qu’on est là, pour que nos jeunes aient les possibilités culturelles de s’exprimer », appuie la porte-parole du collectif LGBT. Cette volonté de rappeler que « la marche des fiertés reste une révolte, une marche militante, même si on défile dans une ambiance festive » sera appuyée dès le 29 mai, pour le début de la quinzaine, par une exposition photo à l’Atelier l’Impression, retraçant les origines de la Pride. Ce même jour aura lieu la soirée d’ouverture, avec un grand concert place de l’Équerre. De nombreux événements rythmeront la quinzaine, entre soirées thématiques, drag shows, concerts, projections, spectacles, pièces de théâtre ou encore dépistages de MST gratuits.

    Cette année, pour la première fois, un collectif de 28 commerçants s’est formé pour soutenir l’événement. « Grâce à eux, on pouvait organiser la marche sans subvention, car on n’était pas sûr d’en avoir en début d’année selon les résultats des élections », salue Elsa Nardini. Ainsi, la librairie Charlemagne organisera, jusqu’au 11 juin, une vente de livres LGBT « que les gens pourront acheter et laisser en dons pour créer la bibliothèque du centre LGBT de Toulon », explique la militante.

    Enfin, le 13 juin marquera le point d’orgue de ces deux semaines, avec la traditionnelle Marche des Fiertés. Une quarantaine de partenaires, dont 22 stands associatifs, animeront le village des fiertés, installé place d’Armes. C’est d’ici que partira, à 17h, la marche, avec plus de 4 000 participants attendus. « C’est la plus grosse manifestation du département », se félicite Elsa Nardini. « Des personnes viennent de loin, dont des familles hétérosexuelles avec enfants. » Car, dans ce cortège, il est important « d’accueillir aussi nos alliés », souligne la porte-parole du collectif, qui espère que la maire Josée Massi sera présente pour répondre à l’engagement du collectif, en sa faveur, durant les élections.

    Programme : fiertés-toulon.fr

  • Les artisans et les commerçants en première ligne

    Les artisans et les commerçants en première ligne

    La quasi-totalité des artisans du bâtiment, soit 92%d’entre eux, sont déjà impactés par la hausse du prix du pétrole depuis le début du conflit en Iran, selon une consultation menée par la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) auprès de 2 600 entreprises. Cette étude, que La Marseillaise a pu consulter, rapporte que certains matériaux sont particulièrement concernés par les hausses de prix, notamment les dérivés du pétrole, le bois, le béton, le cuivre, le PVC et le zinc. Les augmentations de prix peuvent atteindre 2,5% à 20% pour certaines familles de produits, et 65% des artisans déclarent avoir reçu des courriers de hausse des tarifs de matériaux par leurs fournisseurs. Enfin, 50% des entreprises perçoivent déjà un impact sur leur activité, même si elles ne peuvent pas le mesurer précisément.

    Depuis le 25 mars, la Capeb appelle donc le gouvernement à réactiver le comité de crise interministériel dédié au bâtiment, créé lors de l’invasion de l’Ukraine à grande échelle. Concernant les hausses des prix du pétrole, l’organisation réclame par ailleurs un accompagnement de l’État, « pour permettre aux entreprises d’absorber l’augmentation du GNR et continuer à travailler dans de bonnes conditions ».

    Adaptation et résilience

    La problématique de l’énergie n’est malheureusement pas nouvelle pour les artisans et les commerçants, qui connaissent des crises régulièrement depuis une dizaine d’années. « Nous sommes rompus à gérer ce genre de situation, se désole Xavier Perret, président de la chambre des métiers et de l’artisanat du Gard. Les artisans sont beaucoup de petites entreprises qui, dans la grande majorité, vont s’adapter et réussir à amortir cette nouvelle hausse si elle ne s’installe pas trop dans la durée. Les artisans ont des investissements moins importants que dans l’industrie et ils sont donc plus résilients. Cependant, la problématique est très importante pour les secteurs totalement dépendants comme les taxis, qui ne peuvent pas monter leurs prix. »

    Xavier Perret rappelle également que par répercussion, il faut s’attendre à une inflation généralisée, puisque le prix des transports augmente et que la France reste dépendante du pétrole. Dans leur majorité, les artisans doivent donc déjà pratiquer une hausse de leurs tarifs pour amortir celle des prix du carburant : « Il faut bien comprendre que les artisans sont très attentifs aux tarifs qu’ils pratiquent, affirme Xavier Perret. Nous nous considérons comme de petites entreprises de proximité et nous connaissons nos clients. Augmenter est donc très anxiogène, notamment dans les métiers de l’alimentaire. »

  • À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    Faire rempart contre l’extrême droite. C’est le but premier de la fusion annoncée ce lundi par le candidat de gauche, Jean-Pierre Squillari avec la liste de Giovanni Schipani (DVC). Une décision qui pourrait bien faire basculer le destin de la ville dimanche soir… Alors que Joëlle Melin (RN) est arrivée en tête du premier tour avec 24,94% des voix, talonnée par le maire LR sortant Gérard Gazay qui a rassemblé 24,83% des suffrages, il s’agit pour la tête de liste de l’union de gauche de « chasser Gérard Gazay de la maison et d’empêcher que Joëlle Melin y rentre », expliquait-il dans nos colonnes. Huit colistiers de la ligne « Aubagne mérite mieux » l’ont donc rejoint. « Un rassemblement naturel puisque nous avons le même langage », insistait Jean-Pierre Squillari.

    À ceux qui déplorent une « alliance contre nature », Giovanni Schipani estime dans un communiqué que « cette formule est commode, mais elle ne résiste pas aux faits ». « J’ai échangé et rencontré l’ensemble des équipes politiques locales depuis plus de trois ans. J’ai construit des relations de travail et de respect », estime-t-il, mettant l’accent sur « des proximités programmatiques » avec la liste de gauche, sur « des engagements prioritaires pour Aubagne ».

    Un programme partagé

    Reconnaissant avoir reçu des sollicitations de colistiers de Joëlle Melin, il a fait le choix d’ouvrir des discussions avec les équipes de Jean-Pierre Squillari et de Mohammed Salem (DVC), martèle-t-il et avoir travaillé au-delà d’une simple « fusion technique ». De son côté, Mohammed Salem qui a totalisé 6,6% des voix au premier tour a apporté son soutien au maire sortant. Mais certains de ses colistiers sont tout de même allés au soutien de la nouvelle liste fusionnée comme Yohann Otokpa présent au meeting de ce jeudi à la salle du Bras d’Or.

    Arrêt du bétonnage à tout crin, renouveau du centre-ville avec la construction d’une halle ou le soutien local au pouvoir d’achat font partie de propositions sur lesquelles se sont rassemblés les deux candidats de la gauche et du centre. Tous les deux sont également favorables à la tenue de tables rondes avec les commerçants pour contrer la fermeture des magasins et attirer de nouvelles enseignes à Aubagne. À noter que Jean-Pierre Squillari défend également la réhabilitation totale de la piscine du Bras d’Or pour en faire un vrai pôle aquatique couplé avec l’aménagement d’un parc urbain.

    Une campagne
    tout azimut

    Au cours d’une dernière journée de campagne, les militants des deux équipes ont mis le paquet, et se sont retrouvés ce vendredi matin devant les commerces de Valriant et de Camp major, pour poursuivre devant plusieurs boulangeries du centre-ville, puis devant les écoles de la Pérussonne, Marie Mauron, Antide Boyer et Nelson Mandela avant de terminer avec un porte-à-porte géant dans le centre-ville.

    Dans le cadre de cette triangulaire, il s’agissait ces derniers jours d’aller également à la pêche aux abstentionnistes quand un Aubagnais sur quatre ne s’est finalement pas rendu aux urnes au premier tour.

    « Battre à la fois le RN et raccompagner Gérard Gazay à son domicile est à portée de vote » estimait vendredi Jean-Pierre Squillari, assurant que « celles et ceux qui nous rejoignent sont de plus en plus nombreux chaque jour ». Giovanni Schipani martèle : « Notre union n’est en aucun cas une adhésion mais le choix de la raison. » Puis prudent, le candidat divers centre appelle à la mobilisation. « Chaque voix comptera pour transformer l’essai car rien n’est gagné », considère-t-il.

  • Ces commerçants marseillais disent « non à l’extrémisme »

    Ces commerçants marseillais disent « non à l’extrémisme »

    Une soixantaine de commerçants marseillais ont signé une tribune contre l’arrivée potentielle de l’extrémisme à la tête de la cité phocéenne, en annonçant choisir la liste du Printemps Marseillais, « la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville ». Parmi ces commerçants, on retrouve par exemple Amaury Lapinte et Pierre Da Silva (Marché des argonautes), Aurélien Lecour et Tony Van Hua (Ginger phœnix), Hazem El moukaddem, président des commerçants de la Plaine, Dorian de Blasis (Optique République), Mohamed Bouslama (Potager de Saint-Barnabé) ou encore Lena Cardo (Le réfectoire – 13 solidaire).

    La tribune débute ainsi : « Marseille doit demeurer attractive et rayonnante, ouverte à toutes et à tous, accueillante et généreuse. Nous, commerçants de Marseille, sommes attachés à l’image de notre ville. Nous ne voulons pas qu’elle soit marquée, pour les années qui viennent, par le stigmate de l’extrémisme, de la division, de l’exclusion ».

    Avant un scrutin décisif, les 35,02% de suffrages obtenus par le candidat d’extrême droite, Franck Allisio, inquiètent. Ce score, inattendu pour beaucoup, a agi comme un signal d’alarme. Les commerçants signataires soulignent : « Dans les rues du centre-ville, dans nos quartiers, dans nos noyaux villageois comme sur les plages, nous ne voulons pas d’un tri entre les uns et les autres, entre les couleurs de peau, les origines, les religions. »

    Autre inquiétude évoquée : les conséquences d’une prise du pouvoir du RN sur le tourisme. « Nous connaissons l’effet délétère de l’extrémisme sur l’attractivité d’un territoire », écrivent-ils. Pour appuyer leur propos, le texte met en avant l’exemple de Donald Trump : « Depuis son élection, les États-Unis anticipent une baisse de 25% du tourisme et des pertes allant jusqu’à 15 milliards de dollars ». Ces commerçants marseillais se positionnent clairement : « La vitalité de nos commerces doit prendre appui sur le rayonnement de notre ville en France, en Europe et dans le Monde. Cela passe par des grands événements populaires, par des services publics efficaces et solidaires, par une politique municipale apaisée ». « En conscience, fidèles à nos valeurs et soucieux de l’image de Marseille, dimanche, nous ferons donc barrage à l’extrémisme en choisissant la liste du Printemps marseillais, qui est aujourd’hui la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville », conclut le communiqué.

    Célia Sennegon
  • [Tribune] Pour que Marseille rayonne : non à l’extrémisme

    [Tribune] Pour que Marseille rayonne : non à l’extrémisme

    Nous ne voulons pas qu’elle soit marquée, pour les années qui viennent, par le stigmate de l’extrémisme, de la division, de l’exclusion. Dans les rues du centre-ville, dans nos quartiers, dans nos noyaux villageois comme sur les plages, nous ne voulons pas d’un tri entre les uns et les autres, entre les couleurs de peau, les origines, les religions.

    Nous connaissons l’effet délétère de l’extrémisme sur l’attractivité d’un territoire : depuis l’élection de Donald Trump, les États-Unis anticipent une chute de 25% du tourisme et des pertes allant jusqu’à 15 milliards de dollars.

    À Marseille, la vitalité de nos commerces doit prendre appui sur le rayonnement de notre ville en France, en Europe et dans le Monde. Cela passe par de grands événements populaires, par des services publics efficaces et solidaires, par une politique municipale apaisée.

    En conscience, fidèles à nos valeurs et soucieux de l’image de Marseille, dimanche, nous ferons donc barrage à l’extrémisme en choisissant la liste du Printemps marseillais, qui est aujourd’hui la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville.

    Signataires :

    1 Amaury Lapinte / Marché des argonautes

    2 Pierre Da Silva / Marché des argonautes

    3 Aurélien Lecour / Ginger phœnix

    4 Tony van hua / Ginger phœnix

    5 Hugues M benda

    6 Mathilde Godart

    7 Hazem El moukaddem / Président des commerçants de la Plaine

    8 Sandra Hassaine / Marché noir

    9 Fred Dravet / Coutellerie Dravet

    10 Michel Zerabi / Le Square

    11 Charlotte Crousillat / Carlotta with, Pompe

    12 Aude Emery / La laiterie marseillaise

    13 Cédric Rubini / Casa Rubini focacceria

    14 Pierre Breuvart / Brasserie sociale la Camaraderie

    15 Boris / Brasserie sociale la Camaraderie

    16 Dorian de Blasis / Optique République

    17 Alice Rafa / Dunes concept store

    18 Laurence Mallaret / artisane

    19 Alexandre Puig / PampaCruz

    20 Anaïs Labate / Absolupro

    21 Sébastien Jaudeau / Tripletta

    22 Dienaba Ba / Tripletta

    23 Marion Penicaud / Eclectic wines

    24 Samantha Grenouiller / Alma Réal

    25 François Ghirardi / Franklin

    26 Maxime Agostini / Cave Agostini

    27 Hedi Hassaine / Bamboche

    28 Thomas Tarek / Mina

    29 William Gebara / Fofoca

    30 Cathy di Meglio / Freedom

    31 Mathieu Bovis / Francette

    32 Maeva Hocini / Bistrot Baya

    33 Laura Nicol / Michou Marseille

    34 Isabelle Valero / oZ le salon

    35 Lilie Ribeiro / Lily dry cut

    36 Éloïse Bridge / Joy coiffure

    37 Mohamed Bouslama / Potager de Saint-Barnabé

    38 Marine Crousnillon / La Fabriquerie

    39 Géraldine Cabarrot / L’ébénisterie

    40 Jean-Claude Hermitte / commerçant 13009

    41 Michel Lecour / Librairie, édition et production coopérative Ubik

    42 Rémi Lonclas / gérant de bar

    43 Jean Hoang / Nguyen hoang

    44 Claire Guerin / Boisson soif

    45 Anne-Sophie Baudouin / Zinzin épicerie café cantine

    46 Serje Banna / Mouné

    47 Yamina Lassal / Baguelerie marseillaise

    48 Nacera Legarrec / Centre formation couture

    49 Raouf Marref / La rose de Tunis

    50 Yassine Guedadi / Chez Yassine

    51 Guillaume Miard / Pas vu pas pris tatoo shop

    52 Odile Lecour / Archipel 49

    53 Johakim Chiarenza / Mio Panino

    54 Lena Cardo / Le réfectoire – 13 solidaire

    55 Stéphanie Borelli / chef de cuisine

    56 Yann Djeddou / Café de la muse

    57 Lenny Dos Santos / Cave Fondère

    58 Louella Coll et Yohan / Bol

    59 Emmanuel Jean / Natto du Dragon

    60 Sandra Malka / Grande pharmacie Saint-Barnabé

  • [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Pour Aubagne, notre alternative est progressiste »

    [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Pour Aubagne, notre alternative est progressiste »

    La Marseillaise : Quels sont les axes majeurs de votre programme ?

    Jean-Pierre Squillari : Le mot d’ordre c’est « Stop Béton » : on fait un moratoire sur les permis de construire, pour interdire ceux qui détruisent les espaces verts, ceux qui sont délivrés sur les terrasses agricoles, que nous allons sanctuariser. Nous voulons aussi construire une halle en cœur de ville, que l’on fera vivre avec des marchés le matin et l’après-midi des activités culturelles, des cours de cuisine ou de poterie… De plus, depuis douze ans, il y a un terrain libre acheté par l’ancienne municipalité pour construire un commissariat mais c’est toujours à un état de jachère… On veut qu’un nouveau soit construit. Donc on va opérer un plan de revitalisation du centre-ville, en attirant des gens avec des manifestations régulières, comme une braderie mensuelle. Il faut dynamiser cet espace, pour les habitants et pour les commerçants.

    Comment avez-vous constitué votre liste ?

    J.-P.S. : De manière originale ! Avec trois amis aubagnais on s’est dit qu’il fallait arrêter cette dégradation de la ville. Alors, on a demandé à des citoyens de venir pour discuter, et la mayonnaise a pris ! Au fur et à mesure, des partis ont adhéré à notre démarche. On a opéré avec des réunions plénières, tous les mois. Parfois on restait une heure sur un sujet pour arriver à un consensus. Aujourd’hui, les deux tiers de la liste sont des citoyens non-encartés, dont moi, et le troisième tiers est constitué des partis. D’entrée, nos portes étaient ouvertes à tous les partis, sauf le RN. Et puis, on a élaboré une charte, qui fait qu’il est impossible que les partis de droite adhèrent à notre mouvement.

    Quel bilan faites-vous du mandat du maire sortant ?

    J.-P.S. : En douze ans, il n’a rien fait, aucun projet n’est sorti, malgré ses promesses. Il n’a fait que démolir : les maisons de quartier, les espaces verts et il a bétonisé. Pour couronner ça, il refuse de débattre. Ça va être dur à réparer, mais il faut stopper cette bétonisation, c’est le plus grand enjeu.

    Quelle alternative proposez-vous en termes de gouvernance ?

    J.-P.S. : Notre alternative est une alternative progressiste, on veut aller à la rencontre des gens, développer la concertation. Nous allons fonctionner avec des conseils de quartiers, avec des élus qui en connaîtront les problématiques réelles.

    Mercredi 11 mars, 18h30. Salle du Bras d’Or.