Tag: Collaboration

  • Des billets de trains en vente entre les timbres et les colis

    Des billets de trains en vente entre les timbres et les colis

    Ils sont de plus en plus nombreux, les guichets fermés dans les petites gares. Et l’absence de personnel pour aider les usagers à prendre leur billet rend l’accès aux trains plus compliqué pour certains. Face à ce constat la poste, la Région Sud et la SNCF ont noué un partenariat pour faire des points de ventes Zou !, nom du réseau de transport de la région Sud, au sein de certains bureaux de poste de la Région. Une collaboration officiellement lancée ce jeudi, à Salon de Provence.

    « à Salon-de-Provence, on a plus de guichet, explique Nicolas Isnard, maire (LR) de Salon-de-Provence. Et beaucoup de nos habitants sont âgés et n’arrivent pas à prendre leur billet [sur internet]. C’est donc un soulagement d’avoir ce service, car nos usagers en avaient besoin. »

    En ouvrant des guichets alternatifs dans ces bureaux de poste, la SNCF espère rendre plus accessible l’achat de billets « pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas prendre le billet sur internet », précise Andrine Bernard, directrice de lignes TER ouest Provence pour SNCF Voyageurs.

    Chaque personne souhaitant acheter un titre de transport pour un TER de la région Sud pourra se rendre dans l’un des 26 bureaux de poste de la région qui a ce dispositif. Elle sera accompagnée par un chargé de clientèle qui l’aidera à choisir l’horaire de son train, la fera payer et imprimera son billet.

    Maintenir le service public

    « C’est pratique pour ceux qui n’arrivent pas avec la technologie, ceux qui préfère avec un billet papier ou encore ceux qui ont cassé leur téléphone », indique Nathalie Collin, directrice générale grand public et numérique de la Poste.

    L’objectif de ce partenariat est donc d’ouvrir des points de vente dans les postes de villes dotées de gare mais sans guichet ou avec des horaires restrictifs. Pour Nathalie Collin, « c’est une belle façon de maintenir le service public dans les territoires qui n’ont plus suffisamment de flux pour avoir chacun son guichet ».

    L’initiative a également court dans la Région Grand Est, où 11 Postes peuvent vendre des billets de TER.

    L’objectif est d’élargir à plus de villes, pour permettre au plus grand nombre d’avoir accès au train. « Car si la sécurité, la santé et l’éducation sont des services publics essentiels, la mobilité est tout aussi importante », insiste le maire de Salon-de-Provence et 9e vice-président de la Région Sud.

    Liste des postes concernées.

    Bouches-du-Rhône : Cassis, Salon Massenet, Port-de-Bouc, Sausset-les-Pins, Martigues Jonquières, Istres Les Échoppes, Vitrolles Les Arcades, Tarascon.

    Alpes-de-Haute-Provence : La Brillanne, Sisteron

    Hautes-Alpes : Aspres, Chorges, Serres, Veynes

    Var : La Garde

    Vaucluse : Bollène, Pertuis, Sorgues.

  • Nicolas Pagnol signe un pastis avec Guillaume Ferroni

    Nicolas Pagnol signe un pastis avec Guillaume Ferroni

    J’aime bien l’apéro, je voulais mon pastis. Pour moi, c’est le symbole de la Provence, de l’amitié. Je l’ai fait par passion », lance joyeusement Nicolas Pagnol depuis la colline de la Treille. L’odeur de la garrigue, le chant des cigales lui font remonter le temps. Il poursuit « Ça faisait longtemps que j’y pensais, je voulais réhabiliter mon enfance avec un pastis de comptoir au goût de réglisse et d’anis. »

    La maison Ferroni passionnée par la création de spiritueux effectue régulièrement des collaborations. Guillaume Ferroni, historien-distillateur raconte sa rencontre avec Nicolas Pagnol : « Il m’a fait part de son envie de créer un pastis qui ferait écho aux collines du Garlaban. Nous nous sommes rapprochés comme ça. Avec Aurélien mon maître de chai, nous avons fait des balades dans la colline jusqu’à la maison d’Angèle pour faire état des plantes fraîches nécessaires pour ce pastis de garrigue. »

    Breuvage populaire

    Historiquement, le pastis est un produit domestique, sans alambic, issu d’une macération à froid. « C’est de la tisane, du coup on retranscrit totalement l’arôme de la plante », détaille Guillaume Ferroni. Selon le cahier des charges « on retrouve 6 plantes du terroir et colline, et les deux plantes obligatoires soit l’anis et le réglisse. Un produit typiquement méditerranéen. » Nicolas Pagnol raconte avoir cogéré le développement gustatif : « Avec mes petites éprouvettes, je me suis pris pour un chimiste. » L’enthousiasme est réel. Avec ses 45 degrés, de l’avis de tous, il est important de le consommer avec modération, même en période de forte chaleur. Et Nicolas Pagnol cite Fernandel : « Le pastis, c’est comme les seins : un, c’est pas assez et trois, c’est trop. »

    Pastis Taoumé. 26 euros.

  • L’appel du 18 juin 1940 et son écho actuel

    L’appel du 18 juin 1940 et son écho actuel

    Trois minutes, un micro, un homme. Depuis Londres, sur les ondes de la BBC la radio publique britannique, un général de brigade français tout juste nommé, inconnu, entre dans la légende. « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas », assène Charles de Gaulle le 18 juin 1940. Le mot est prononcé : « Résistance. » 86 ans plus tard, ce message contre la résignation prend un sens aigu alors que l’extrême droite menace.

    Retour en 1940. Vingt-quatre heures plus tôt, le maréchal Philippe Pétain devenu président du Conseil, utilise lui aussi la radio pour demander l’armistice à l’Allemagne nazie. « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat », déclare-t-il aux troupes françaises. « Le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! », répond le lendemain de Gaulle. Exilé dans la capitale britannique à l’issue de la démission du gouvernement de Paul Reynaud où il était alors sous-secrétaire d’État à la Défense, le général de 49 ans entend négocier la poursuite du combat aux côtés des forces alliées britanniques : « J’invite les officiers et les soldats français avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. » C’est d’abord à eux que ce message est initialement adressé.

    Contrairement à la croyance populaire, ce discours est en réalité peu entendu en direct au moment de sa transmission et il n’en existe aucun enregistrement. Le texte est publié dès le lendemain dans certains journaux français, rapidement reproduit et affiché clandestinement. Il résonne chez ceux qui refusent de capituler face à l’envahisseur, face au nazisme et de rejoindre ceux qui ont choisi la collaboration, mais de les combattre, de combattre la haine. Charles de Gaulle promet alors de s’exprimer à nouveau et dès le 22 juin 1940, il lance : « Quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ? » Le jour même l’armistice est signé entre le représentant du Troisième Reich allemand et celui du gouvernement français.

    Dans ses Mémoires de guerre, le général dévoile le contexte autour de l’un des messages les plus marquants de la Seconde guerre mondiale : « La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s’offrait pour cela. Dès l’après-midi du 17 juin, j’exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre qu’aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la BBC à ma disposition. Nous convînmes que je l’utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l’armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu’il l’avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l’on connaît. » Ce texte est inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco, au registre Mémoire du monde. Célébré chaque année, l’appel du 18 juin dépasse la figure de Gaulle, le temps et les frontières, pour devenir un symbole de résistance et de refus de la défaite.

    RN sans honte

    Le Collectif Six Fours à Gauche, Écologiste, Régionaliste et Citoyenne dénonce « la récupération honteuse de l’héritage gaulliste par le RN, par la commémoration par ses élus, ce jeudi, de l’appel lancé par le Général de Gaulle le 18 juin 1940 ». Et proteste « contre une nouvelle tentative de réécriture de notre Histoire par un parti crée sur un fond d’antigaullisme virulent ». Le collectif rappelle que Pétain a lui choisi « le déshonneur et la trahison ». Il interpelle : « Gaullistes sincères, allez-vous réagir ? »

    LES COMMÉMORATIONS

    Aix-en-Provence

    Hommage à 9h dans la cour de l’Hôtel de Ville.

    Avignon

    Le rendez-vous est donné à 11h30 aux monuments aux morts dans le jardin du rocher des Doms.

    Aubagne

    Organisée par la mairie, la commémoration a lieu à 17h30 sur l’esplanade du général Charles-de-Gaulle.

    Digne-les-Bains

    Le rassemblement est prévu à 9h30 devant le monument aux morts sur le rond-point du 11 novembre.

    Gap

    À 18h, des gerbes de fleurs seront déposées en souvenir de l’appel sur l’esplanade de la Légion-d’honneur, place Saint-Arnoux, devant le monument aux morts.

    La Ciotat

    La mairie organise à 18h30 à l’hôtel de ville une commémoration pour le 86e anniversaire de l’appel.

    Manosque

    Ce jeudi à 17h30 devant le monument départemental de la Résistance, sur le boulevard Elemir-Bourges, a lieu la cérémonie d’hommage à l’appel.

    Marseille

    Le préfet de région Jacques Witkowski préside la cérémonie de commémoration à 8h30 sur la place du général-de-Gaulle.

    Martigues

    Le maire les représentants des associations patriotiques de Martigues commémorent l’appel du Général de Gaulle à 18h30 devant le monument aux morts de 39/45, place du 8-mai-1945.

    Port-de-Bouc

    La commémoration a lieu à 18h au rond-point de l’appel du 18 juin.

    Sisteron

    Le rendez-vous est donné devant le monument de la résistance, cours Melchior-Donnet à 11h.

    Sorgues

    Rendez-vous à 18h15 devant le mémorial du Général de Gaulle.

    Toulon

    Commémoration à 18h au rond-point de l’appel du 18 juin (entrée Est des plages du Mourillon).

    Vitrolles

    La cérémonie de commémoration a lieu à 18h sur la place Bachaga-Boualem (Rond-Point Caucadis)

    Hyères

    La cérémonie a lieu à 9h30 place Théodore-Lefèvre.

  • À Avignon, Semailles fait sa fête avec les centres sociaux

    À Avignon, Semailles fait sa fête avec les centres sociaux

    « Semailles en fête prend son envol avec l’espace social et culturel de la Croix des Oiseaux. » C’est derrière ce jeu de mots que l’association de la Ceinture verte d’Avignon, qui réalise de l’insertion par l’activité économique sur ses 16 hectares de maraîchage, annonce la 4e édition de sa fête qui se tiendra ce vendredi 19 juin sur ses terres, au 2 370 avenue de la Croix-Rouge.

    Avec donc évidemment un programme festif dès 17h. Car les organisateurs ont vu les choses en grand avec deux scènes cette année. Et des artistes locaux à l’image d’Adama Cissoko, Djama ou encore le DJ local Soul Freak Brother. « On est quasiment en mode festival. On s’est un peu enflammés », s’en amuse Olivier Capgras, directeur de Semailles. Le tout en collaboration avec le centre social de la Croix des Oiseaux qui coorganise l’événement. « On va restituer plusieurs travaux réalisés pendant toute l’année », précise Florian Dacheux, chargé de mission au centre social. Dont notamment un concert de lectures musicales par les poètes de la structure pendant le repas de l’événement.

    Solidarité

    Mais aussi un contenu plus pédagogique et solidaire. « Le rôle premier de Semailles reste l’insertion par l’activité économique ainsi que le maraîchage et l’éducation à l’environnement », rappelle le directeur. Se tiendra ainsi le marché bio et solidaire qui propose des produits de qualité à des prix réduits pour ceux dans le besoin. Ainsi qu’un espace avec de nombreuses animations à partir de 17h. Entre ateliers nature, espace détente, du maquillage, des balades contées ou des animations musicales.

    Programme et infos sur semaillesavignon.fr

  • Le monument des cheminots rénové à Avignon

    Le monument des cheminots rénové à Avignon

    Une réhabilitation réalisée grâce à la collaboration entre la SNCF, la CGT Cheminots et l’Institut d’histoire sociale (IHS) de la CGT. « Cela perpétue la mémoire des anciens qui luttaient contre les nazis et le régime fasciste français », glisse Pierre Chotard, de l’IHS. « Que les cheminots d’aujourd’hui puissent connaître l’histoire et la transmettre n’est pas anodin. En cette journée, l’inauguration prend tout son sens », abonde Delphine Couzi, directrice régionale TER Paca.

  • Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Dans le salon du maire d’Avignon ce mardi 26, à l’occasion de la visite du consul général de Chine à Marseille, Youlin He, le premier magistrat Olivier Galzi a annoncé souhaiter « une coopération beaucoup plus importante » avec le pays du Milieu.

    Une collaboration dans les domaines du tourisme, des industries culturelles et créatives, mais aussi des technologies de pointe autour de l’agriculture développées à Agroparc « qui intéressent beaucoup le gouvernement chinois », explique le maire. « Avignon a une très belle histoire. On va trouver une coopération pour aider les peuples de la France et de la Chine dans tous ces domaines », explique le diplomate chinois, qui affirme qu’il s’agit de sa troisième visite à Avignon. A aussi été évoqué un jumelage « à hauteur de la ville », assure Olivier Galzi, à savoir avec la ville de Yiwu qui est « un modèle de production », assure Youlin He.

    « Deux piliers »

    Le maire s’est aussi permis une pique à l’ancienne municipalité, assurant que la relation entre Avignon et la Chine était « quasi inexistante ». Et ce alors qu’il existait bien un jumelage avec le district de Bao’an-Shenzen où vivent 3 millions de personnes depuis 2023. « Ce n’est pas qu’il n’était pas important mais il n’était pas valorisé », assure le maire. Mais cette nouvelle possibilité « est un deuxième pilier », poursuit-il. « Les relations avec Yiwu et Bao’an peuvent exister et avancer en même temps », confirme le consul.

  • Laurent Simon président de l’Huveaune

    Laurent Simon président de l’Huveaune

    À l’origine prévue pour le 20 mai, date du premier conseil d’administration de l’organisme, l’élection du président de l’Établissement public d’aménagement et de gestion des eaux de l’Huveaune, des fleuves côtiers et des Aygalades (Epage Huca), anciennement syndicat mixte de l’Huveaune, s’est finalement déroulée ce mardi, offrant la victoire à Laurent Simon, maire (LR) de Plan-de-Cuques. Ce dernier a obtenu 16 voix , contre 6 pour son concurrent Anthony Krehmeier, maire (PS) des 2e et 3e arrondissements de Marseille.

    Ce résultat fait suite à une série de rebondissements concernant les noms des candidats à la présidence de cet organe métropolitain. La semaine passée, lors du premier conseil d’administration, la candidature de Laurent Simon avait visiblement été une surprise pour Anthony Krehmeier, convaincu d’être le seul postulant du fait d’un accord passé entre Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille et Nicolas Isnard, président (LR) de la Métropole. D’après nos confrères de La Provence, les deux hommes se seraient alors isolés pour s’entretenir en privé. La conversation aurait débouché sur le retrait de la candidature de Laurent Simon. Plusieurs élus, agacés, auraient alors quitté le conseil, rendant impossible l’élection, le quorum n’étant plus atteint. Mais le maire de Plan-de-Cuques a, ce mardi, décidé de tenter sa chance à l’élection, qu’il a remportée. « Je n’ai jamais été confronté à tant d’amateurisme, s’est indigné Anthony Krehmeier. Il y avait un accord avec le président de la Métropole qui n’a visiblement pas réussi a imposé son autorité. C’est le retour du clivage droite-gauche au sein de la Métropole. » L’Epage Huca regroupe 27 communes* et a pour principale mission l’aménagement des cours d’eau notamment pour lutter contre les inondations.

    * Allauch, Aubagne, Auriol, Belcodène, Cadolive, Carnoux, Cuges, Gémenos, Gréasque, La Bouilladisse, La Destrousse, La Penne-sur-Huveaune, Le Castellet, Marseille, Mimet, Nans-les-Pins, Péypin, Plan d’Aups, Plan-de-Cugues, Riboux, Roquefort-la-Bédoule, Roquevaire, Saint-Savournin, Saint Zacharie, Signes, Simiane, Trets.

  • À Istres, un « jeu d’acteurs » au service du bénéficiaire

    À Istres, un « jeu d’acteurs » au service du bénéficiaire

    Attirer, former et recruter. C’est l’objectif poursuivi par la Halle immersive, inaugurée en novembre dernier au sein du Centre de formation des apprentis (CFAI) istréen de l’Union des industries et métiers de la métallurgie. Depuis l’ouverture, plus de 1 000 visiteurs sont passés dans ce lieu. Derrière, les Missions locales et France Travail se mobilisent pour présenter les parcours proposés par les organismes partenaires.

    Dans la région, les enjeux sont grands : 15 milliards d’euros d’investissements publics et privés sont annoncés d’ici 2030-2040, soit, possiblement, 10 000 emplois supplémentaires dans l’industrie. Sans oublier 60 000 recrutements pour remplacer les départs à la retraite.

    Pour relever le défi, le « jeu d’acteurs qu’on a réussi à mettre en place avec l’ensemble d’un collectif qui réunit les branches, l’État, le rectorat, France Travail, les Missions locales » est essentiel, confie le directeur du CFAI d’Istres, Jean-Pierre Dos Santos. « Il faut se focaliser sur ce que veut le demandeur, sinon, on passe à côté. » À propos de la visite de Sabrina Roubache, le directeur affirme : « C’est important d’avoir un relais au plus haut niveau de l’État qui comprend ces mécanismes-là et qui va être capable d’encourager l’ensemble des acteurs à continuer de faire ce travail de concertation, de collaboration au service du bénéficiaire. »

    Du côté des formations en alternance, « l’offre n’est pas un problème », assure-t-il. D’autant que « le secteur, particulièrement la chaudronnerie et la soudure, recrutent énormément » d’après la chargée de mission Céline Longobardi.

    Un point d’interrogation subsiste néanmoins pour la rentrée prochaine : les effets de la baisse des aides à l’apprentissage allouées aux entreprises. La ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la formation professionnels précise : « Les aides à l’apprentissage ont été diminuées pour les entreprises de plus de 250 employés, passant de 6 000 à 2 000 euros. (…) On a réajusté. Je pense que les grandes entreprises qui ont besoin de recruter sont capables de le faire et n’ont pas besoin de l’aide de l’état pour investir dans les compétences. » Pour les entreprises de moins de 250 salariés, l’aide est maintenue à 5 000 euros pour la première année, contre 6 000 auparavant.

  • Le Défenseur des droits, pilier face à la discrimination

    Le Défenseur des droits, pilier face à la discrimination

    Devant quelques dizaines de personnes ce mardi 28 avril dans les locaux de la Scierie à Avignon, Mathilde Le Goff, chargée de mission au pôle régional Paca-Corse du Défenseur des droits, et Miguel Couralet, l’un des six délégués territoriaux du Défenseur des droits, ont exposé leurs actions en Vaucluse en matière de lutte contre les discriminations.

    Réuni à l’occasion d’une journée organisée par la Ligue de l’enseignement de Vaucluse, un parterre de responsables et membres d’associations locales a écouté les différents leviers d’action de l’organisation. « Le climat politique étant ce qu’il est, il y a de quoi ne pas baisser les bras. En tant qu’assos d’éducation populaire, vous savez ce que c’est », glisse ainsi en ouverture Christiane Siréta, présidente de la structure en Vaucluse.

    Les membres de l’institution expliquent ensuite leur fonctionnement. Les différents délégués peuvent être saisis pour diverses raisons et « on tente toujours de régler les situations à l’amiable. Sinon, on fait remonter le dossier à Paris, où des moyens juridiques sont souvent déployés », explique Miguel Couralet.

    900 saisines

    Chaque année en Vaucluse, environ 900 saisines sont ainsi effectuées pour discrimination, que ce soit sur l’âge, la religion, le sexe, l’origine et bien d’autres facteurs.

    Le délégué territorial se permet ainsi d’exposer quelques cas locaux et comment la situation a été gérée. Comme lorsqu’un mécanicien, qui postulait pour un poste de mécano-expert dans un garage avignonnais, n’a pas été recruté malgré ses compétences car il était trop âgé. « Je me suis rendu sur place et le responsable de la structure s’est platement excusé et s’est engagé à verser 3 000 euros en guise de dédommagement », explique Miguel Couralet. Mais d’autres cas sont bien plus complexes. Comme lorsqu’un responsable d’une salle de sport a refusé l’entrée d’une jeune femme voilée. « Lorsque je suis allé voir le patron, il est entré dans une colère noire et a dit qu’il faisait ce qu’il voulait chez lui. Le dossier n’a finalement pas abouti alors qu’on demandait juste un remboursement », explique-t-il.

    La structure travaille également en collaboration avec la Mission locale. « Ce n’est pas assez connu. Il faut que les associations locales s’en rapprochent pour que les victimes de discriminations puissent s’en rapprocher », clame Christiane Siréta.

    Contact possible sur défenseurdesdroits.fr/84-vaucluse

  • Le parc régional du Ventoux propose 40 animations gratuites

    Le parc régional du Ventoux propose 40 animations gratuites

    Grâce à une collaboration étroite entre les acteurs associatifs, les villages et l’équipe du Parc, ce riche programme permet « d’explorer le patrimoine, de plonger dans la mémoire vivante des villages et de découvrir de grands enjeux tels que l’eau, la forêt et la biodiversité ».

    Animations nocturnes, bivouacs
    et ascensions nocturnes du Géant
    de Provence sont notamment au programme. Détail du programme sur parcduventoux.fr